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«C’est clairement un crime terroriste» : le ministre de l’Intérieur réagit à la fusillade près de Paris

23 October 2026 at 18:41

Le 23 octobre, vers 10 h 30, un homme a parcouru Trappes et La Verrière, deux communes de la région parisienne, en ouvrant le feu depuis sa voiture. Il a tué un homme de 26 ans et blessé quatre autres personnes. Le suspect, âgé de 39 ans, a été arrêté à Coignières par des policiers de la brigade anticriminalité.

« C’est clairement un crime terroriste, c’est un acte extrêmement grave », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, venu sur place le 23 octobre. Il a précisé que cinq policiers avaient « interrompu ce périple meurtrier en cours ». Le tireur utilisait une arme automatique.

#Trappes : le modèle de l’arme utilisée serait un pistolet-mitrailleur Sten de la WW2! Ce pov'type n’a pas l’air d’avoir la lumière à tous les étages. Évidemment, toute la gauchiasse et charognards LFI de ce pays hurlent et invoquent une « déambulation raciste mortifère » https://t.co/AiTNEEFS14

— Dongle (@DonglePuck) October 23, 2026

Une enfant touchée par huit balles

Parmi les blessés figure une fille de 12 ans. Le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, a indiqué qu’elle avait reçu huit impacts de balle. Transportée à l’hôpital Necker, à Paris, elle se trouvait dans un état stabilisé. Deux autres victimes, des hommes de 29 et 49 ans, ont également été hospitalisées.

La préfecture des Yvelines a ouvert deux postes d’urgence médico-psychologique, à Trappes et à La Verrière, pour accueillir les victimes et les témoins. Ils ont été mis en place dès 14 heures dans les mairies des deux communes.

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a raconté sur BFMTV : « Il y a eu de nombreux tirs à travers différents quartiers de la ville. » Selon lui, le tireur « manifestement tirait au hasard et avait envie de faire un carnage ». L’élu a précisé que l’homme tué était d’origine africaine et l’un des blessés graves d’origine maghrébine.

« On a assisté à un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe »

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire. Il enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une origine, une nation ou une religion. Le mobile reste à établir.

BFMTV a par ailleurs rapporté que l’appartement du suspect aurait été piégé à l’aide de bonbonnes de gaz. Il ne serait donc pas simplement question de bouteilles entreposées chez lui, mais d’un dispositif susceptible de provoquer une explosion. Laurent Nuñez a toutefois indiqué que ces informations n’étaient pas confirmées.

Le suspect, déjà connu de la police pour des infractions de droit commun, a été placé en garde à vue. Les enquêteurs doivent notamment déterminer d’où venait son arme et quelles étaient ses motivations.

«Haute trahison» : Mariani réagit sur RT à l’alliance de Kabila avec le M23 en RDC

23 October 2026 at 17:02

Le 12 octobre, à Goma, le Front pour la refondation de la nation (FRN) a dévoilé sa direction. Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo (RDC) entre 2001 et 2019, en prend la tête. Dans les rangs de ce nouveau mouvement figurent Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga, trois responsables associés à l’AFC/M23. Ce dernier contrôle Goma et mène des combats contre l’armée congolaise. Présenté comme une alternative au pouvoir de Kinshasa, le FRN associe ainsi l’ancien chef d’État à des figures de la rébellion. C’est sur cette alliance que RT a interrogé Thierry Mariani.

Une comparaison avec Charles de Gaulle

Mariani précise que le jugement sur l’ancien président revient d’abord aux Congolais. « Je dis simplement que, quand je vois l’attitude de M. Kabila, je pense que c’est aux Congolais de le juger », a-t-il expliqué. Il a ensuite rapproché la situation de l’histoire de France.

« Est-ce que vous imaginez, pendant la Deuxième Guerre mondiale, le général de Gaulle s’allier avec l’Allemagne nazie qui occupait une partie du territoire de la France pour prendre le pouvoir en France ? », a demandé l’eurodéputé.

« Écoutez, si c’était en France, on appellerait ça une haute trahison, et ça mérite le châtiment qu’on connaît » , a-t-il déclaré. Pour Mariani, un dirigeant qui s’associe à un mouvement occupant une partie de son pays ne peut se présenter comme son libérateur. 

Les relations entre Paris et Kigali évoquées

Mariani a également été interrogé sur la réaction des capitales européennes à la situation dans l’est de la RDC. Il attribue leur retenue à la place qu’occupe encore le génocide de 1994 dans les relations avec le Rwanda. « Et comme cette rente mémorielle, pour reprendre une expression de M. Macron, est là, les Occidentaux, les Européens n’osent pas réagir », a-t-il affirmé.

L’eurodéputé a ensuite parlé des rencontres entre Emmanuel Macron et Paul Kagame. « Regardez ce qui se passe. M. Macron a reçu de multiples fois M. Kagame à l’Élysée, c’est même l’un de ses presque plus proches amis en Afrique, et il ne fait rien », a-t-il déclaré.

Mariani considère que les relations politiques avec Kigali influencent la réponse européenne aux événements dans l’est congolais. Son entretien à RT intervient alors que la création du FRN a replacé le rôle de Joseph Kabila et les rapports avec le Rwanda dans le débat politique en RDC.

Crise sociale en France : Macron reporte sa tournée au Sénégal et au Nigeria

23 October 2026 at 16:45
Preview Attendu les 30 et 31 octobre au Sénégal et au Nigeria, Emmanuel Macron a reporté sa tournée dans les deux pays, rapporte Jeune Afrique, qui lie cette décision à la crise sociale en France. Une rencontre avec le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye était prévue, ainsi qu’une participation aux Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar.

Drones ukrainiens : les quatre aéroports de Moscou paralysés

23 October 2026 at 16:36

Le 23 octobre, à 14 h 04, l’Agence fédérale russe du transport aérien (Rosaviatsia) a suspendu les décollages et les atterrissages à Cheremetievo, Domodedovo, Vnoukovo et Joukovski, les quatre aéroports desservant Moscou. Cette mesure a été prise en raison d’une attaque de drones ukrainiens.

Les quatre aéroports à l’arrêt

À Cheremetievo, une alerte aérienne a été déclenchée. Le personnel a conduit des voyageurs vers les abris, y compris ceux qui attendaient à bord d’avions. Aeroflot a annulé des départs et dérouté des vols. Plus de vingt avions ont atterri dans d’autres villes.

Les autorités ont ensuite levé les restrictions dans les quatre aéroports. L’alerte à Cheremetievo a pris fin, mais des retards ont persisté. Aucun impact sur les installations n’a été signalé : c’est le trafic civil qui a été interrompu. Le maire Sergueï Sobianine a annoncé que plus de 25 appareils ont été détruits près de la capitale. 

Deux nuits d’attaques massives

La veille, dans la nuit du 21 au 22 octobre, 630 drones ukrainiens se dirigeaient vers la région moscovite, a annoncé le maire de Moscou. La défense aérienne en a détruit la plupart à distance et intercepté 163 autres aux abords de la capitale. Deux personnes ont été blessées près de Voronovo, au sud-ouest de Moscou.

Au cours de cette même nuit, les forces russes ont abattu 808 drones ukrainiens à travers le pays. Dans la nuit du 22 au 23 octobre, elles en ont détruit 443 au-dessus de 22 régions ainsi que des mers Noire et d’Azov, a annoncé le ministère russe de la Défense. Parmi ces appareils, 155 se dirigeaient vers Moscou et sa région. Les interceptions se sont poursuivies dans l’après-midi.

La réponse de Poutine à la menace de Zelensky 

Le 1er septembre, Volodymyr Zelensky s’était adressé aux compagnies aériennes et aux assureurs utilisant les aéroports russes. Il avait averti : « Aujourd’hui, nous voulons mettre en garde toutes les compagnies aériennes qui utilisent l’espace aérien russe, tous les assureurs, ainsi que tous ceux qui continuent d’utiliser les principaux aéroports russes : le ciel russe devient totalement dangereux. »

Interrogé le même jour à Bichkek, le président russe Vladimir Poutine avait répondu : « Je n’ai pas entendu de déclarations pareilles, mais si elles sont prononcées à voix haute, cela constitue tout simplement une incitation au terrorisme d’État. » Poutine avait averti que la Russie riposterait si un avion civil était touché.

70 milliards de plus pour Kiev : un eurodéputé slovaque interpelle von der Leyen à Strasbourg

23 October 2026 at 16:26

Le 21 octobre, les eurodéputés revenaient sur le Conseil européen tenu quelques jours plus tôt. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a quitté l’hémicycle alors que l’eurodéputé slovaque Milan Uhrík, président du mouvement Republika, intervenait. Il l’a appelée à rester et a dénoncé la nouvelle demande d’aide présentée par le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky lors du sommet.

L’eurodéputé a accusé von der Leyen de vouloir en faire supporter le coût aux Européens : « Madame von der Leyen, ne vous enfuyez pas. Madame von der Leyen, vous devriez avoir honte de vouloir, de concert avec Zelensky, délester les Européens de 70 milliards d’euros supplémentaires. Vous voulez soutirer des dizaines de milliards d’euros aux citoyens actifs de l’Union européenne, qui s’appauvrissent de plus en plus, pour financer une guerre qui, de toute façon, n’a pas d’issue militaire. »

Kiev réclame encore 70 milliards

Les 26 et 27 novembre, les dirigeants européens devront chercher comment financer les quelque 70 milliards d’euros qui manquent à Kiev pour 2027, rapporte Reuters. Bruxelles prévoit déjà 45 milliards pour l’an prochain, sans avoir arrêté de solution pour le reste.

L’Union européenne (UE) a approuvé un prêt de 90 milliards d’euros pour 2026 et 2027, dont 60 milliards pour l’armement ukrainien et 30 milliards pour le budget de Kiev. Elle empruntera la somme sur les marchés, avec le budget européen en garantie. Deux autres versements ont été annoncés en octobre : 2,9 milliards d’aide budgétaire et 2,86 milliards pour des drones, des missiles et des systèmes antiaériens.

Dans son bilan du 14 octobre, la Commission chiffre à 231,5 milliards d’euros le soutien apporté à l’Ukraine depuis 2022 par l’UE et ses États membres, dont 3,8 milliards issus des revenus des avoirs russes immobilisés.

La hausse des prix s’invite dans le débat

Uhrík a opposé les sommes en jeu aux difficultés des Européens, en citant les manifestations contre la vie chère : « Et vous entendez faire cela exactement au moment où des centaines de milliers, voire des millions de personnes honnêtes manifestent partout sur le continent contre la hausse du coût de la vie en Europe, contre cette inflation qui semble tout simplement sans fin. »

Il a demandé que les moyens européens servent plutôt à soutenir les jeunes, les familles et les entreprises confrontés aux prix élevés. Il a conclu : « Pourquoi ne pas plutôt aider les jeunes à se loger, les familles à faire face à la hausse des prix ou les entreprises à payer les coûts énergétiques ? Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas le faire, dites-le clairement et partez, laissez-nous faire. Nous les aiderons ! »

L'Algérie ordonne l’arrêt des exportations d’urée vers la France

23 October 2026 at 15:47
Preview L’Algérie a ordonné aux producteurs d’urée de suspendre leurs exportations vers la France, selon cinq sources diplomatiques et industrielles citées par Reuters le 23 octobre. Cette décision fait suite à des restrictions sur les importations de produits français, dans un contexte de tensions liées à la position de Paris sur le Sahara occidental.

Kenya : la Croix-Rouge vient en aide à 1 000 familles éthiopiennes

23 October 2026 at 15:47
Preview La Croix-Rouge kényane déploie une aide d’urgence destinée à 1 000 familles éthiopiennes ayant fui les violences dans la région frontalière de Moyale depuis le 21 octobre. Principalement composées de femmes et d’enfants, ces populations ont trouvé refuge au Kenya, où des abris temporaires et des produits de première nécessité leur sont fournis.

Cisjordanie : Smotrich réclame une offensive «comme à Gaza et au Liban»

23 October 2026 at 15:31
Preview Le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich appelle à une «campagne militaire globale» en Cisjordanie occupée, après une attaque ayant fait cinq blessés israéliens. Il demande de démanteler l’Autorité palestinienne, de saisir les armes et d’éliminer les «terroristes», en invoquant les précédents de Gaza et du Liban.

Amer Ghalib annonce devenir conseiller de Trump pour les affaires arabo-américaines

23 October 2026 at 15:18
Preview Amer Ghalib, premier élu arabo-américain et musulman à soutenir le président américain Donald Trump en 2024, annonce avoir été nommé envoyé et conseiller aux affaires arabo-américaines. Né au Yémen, il affirme vouloir servir de relais direct entre la Maison Blanche et les Arabo-Américains, notamment sur l’immigration et les discours de haine.

Tibet : au moins 16 morts après un puissant séisme

23 October 2026 at 15:17
Preview Un puissant séisme a frappé le Tibet, faisant au moins 16 morts et plusieurs dizaines de blessés, selon les autorités locales. La secousse a provoqué l’effondrement de plusieurs bâtiments et d’importants dégâts dans des zones montagneuses, entravant les opérations de secours.

Tigré : le TPLF revendique de nouvelles victoires tactiques

23 October 2026 at 15:07
Preview Un mois après la reprise des combats, le Front de libération du peuple du Tigré affirme avoir remporté des victoires tactiques et neutralisé plusieurs centaines de soldats fédéraux. Malgré la perte de Mekele le 4 octobre, les affrontements se poursuivent dans le nord et le centre du Tigré.

L’AIPAC abandonne les soutiens directs aux candidats, mais conserve sa puissance financière

23 October 2026 at 14:51

L’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), principal lobby pro-israélien aux États-Unis, va mettre fin à ses soutiens officiels aux candidats au Congrès et aux contributions directes de son comité d’action politique (PAC). La décision, annoncée le 21 octobre à ses membres, prendra effet après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Le groupe abandonnera aussi les dons fléchés vers des candidats précis, cinq ans après avoir choisi d’intervenir directement dans les campagnes électorales.

Ce retrait est toutefois loin de signifier la fin de son influence. L’AIPAC continuera de mobiliser ses membres pour soutenir financièrement les candidats jugés favorables à la relation États-Unis–Israël. Ses adhérents ont déjà versé, selon l’organisation, plus de 90 millions de dollars aux candidats durant ce cycle électoral. Surtout, son super PAC United Democracy Project restera actif : il peut lever des sommes illimitées et financer des campagnes publicitaires indépendantes, à condition de ne pas se coordonner avec les équipes des candidats. Il avait dépensé plus de 50 millions de dollars à la fin septembre.

Un lobby qui ne fait plus consensus

Ce changement survient dans un environnement politique devenu beaucoup plus difficile pour le lobby. La guerre à Gaza, le soutien américain à Israël et l’influence de l’AIPAC sont désormais des sujets de campagne, notamment chez les démocrates. Plusieurs candidats ont pris leurs distances avec ses financements, tandis que certains républicains craignent eux aussi qu’un soutien trop visible ne devienne électoralement coûteux.

L’AIPAC assume donc moins un retrait qu’un changement de méthode. L’organisation affirme, par la voix de sa porte-parole Deryn Sousa, que sa mission et sa stratégie « restent les mêmes » et veut privilégier les contributions individuelles organisées plutôt que l’apposition de son nom sur les candidats. L’objectif est de conserver une forte capacité d’influence tout en réduisant l’exposition politique de ses soutiens.

L’Académie Goncourt envisage de modifier son règlement pour écarter les romans écrits par l’IA

23 October 2026 at 14:50
Preview Après l’exclusion du roman «C’était ça ou mourir» de Thélyson Orélien, soupçonné d’avoir été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle, l’Académie Goncourt réfléchit à modifier son règlement, rapporte BFMTV ce 23 octobre. L’éditeur québécois de l’auteur a également rompu leur collaboration à la suite d’une analyse des fichiers du manuscrit.

Sahara occidental : les États-Unis proposent de transformer la MINURSO, le Front Polisario menace de se retirer des négociations

23 October 2026 at 14:30

Les États-Unis proposent de modifier en profondeur le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), dont le renouvellement doit être soumis au vote du Conseil de sécurité le 31 octobre 2026.

Présenté le 22 octobre, l’avant-projet de résolution américain prévoit de prolonger la mission jusqu’au 30 avril 2027, avant de la transformer en mission à caractère exclusivement politique jusqu’au 31 octobre de la même année.

Le document, comprenant quatorze dispositions opérationnelles, vise à redéfinir le rôle de la mission onusienne. Washington propose notamment de supprimer la référence au référendum dans son appellation, qui deviendrait « MINUSO », et appelle à considérer le plan d’autonomie marocain comme « la seule et unique solution viable » au conflit du Sahara occidental.

L’avant-projet demande également au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de soumettre, avant le 15 décembre 2026, des propositions détaillées concernant la structure et les ressources de la future mission politique.

Une mission recentrée sur le processus politique

Parmi les autres changements envisagés figure une réduction de moitié du contingent de la mission avant le 31 janvier 2027. Le texte prévoit aussi que l’envoyé personnel du secrétaire général puisse consulter d’autres interlocuteurs sahraouis qui ne participent pas directement aux négociations.

Washington met par ailleurs en avant le soutien croissant de certains pays au plan d’autonomie marocain ainsi que le rôle du président américain Donald Trump dans le processus de discussions engagé au début de l’année 2026. Le projet condamne également l’attaque du 5 mai 2026 contre la ville de Smara, revendiquée par le Front Polisario.

Ce dernier est présenté comme une partie qui n’aurait pas coopéré jusqu’à présent aux négociations, une caractérisation contestée par le mouvement indépendantiste sahraoui.

Le Front Polisario dénonce un texte déséquilibré

Le Front Polisario a rapidement réagi à la proposition américaine. Dans un communiqué publié quelques heures après la diffusion du document confidentiel, son représentant auprès de l’ONU, Mohammed Sidi Omar, a qualifié l’avant-projet de « dangereux sur le plan des lois internationales » et estimé qu’il constituait une atteinte au statut juridique du Sahara occidental.

Le mouvement considère également que cette approche risque de compromettre le rétablissement de la confiance entre les parties. Il menace de se retirer du processus de paix si la résolution est adoptée sans modification.

Un vote attendu le 31 octobre

Cette confrontation intervient après trois cycles de négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario organisés au début de l’année 2026 sous l’égide de l’ONU et des États-Unis. L’Algérie et la Mauritanie y ont participé en qualité de pays observateurs.

L’avant-projet américain doit encore faire l’objet de discussions et peut être amendé avant le vote prévu le 31 octobre au Conseil de sécurité. L’issue de ces échanges déterminera les contours du prochain mandat de la MINURSO, créée en 1991 dans le cadre du processus visant à permettre l’autodétermination du peuple sahraoui.

Le désaccord porte désormais autant sur l’avenir de la mission onusienne que sur le cadre des négociations : Washington souhaite placer le plan d’autonomie marocain au centre du processus politique, tandis que le Front Polisario affirme que toute solution doit préserver le principe de l’autodétermination.

Jordanie : au moins sept morts après une fusillade dans une église

23 October 2026 at 14:21
Preview Au moins sept personnes ont été tuées et une dizaine blessées, le 23 octobre, dans une fusillade visant une église à Hammoud, dans le gouvernorat de Karak, au sud de la Jordanie, selon un responsable sécuritaire cité par la télévision d’État. Deux individus non identifiés ont ouvert le feu et sont recherchés par les autorités.

Nigeria : selon la Suisse, la patiente atteinte d’Ebola aurait été contaminée en Ouganda

23 October 2026 at 14:00

Le gouvernement suisse a démenti, le 23 octobre, les informations selon lesquelles la patiente atteinte d’Ebola au Nigeria aurait séjourné en République démocratique du Congo (RDC), où une épidémie de la maladie a été déclarée à la mi-mai.

Selon le ministère suisse des Affaires étrangères, la patiente, née en Ouganda, est l’épouse d’un diplomate suisse en poste à Abuja, la capitale nigériane. Le ministère avait indiqué, le 22 octobre, qu’elle aurait contracté le virus lors d’un séjour en Ouganda avec son mari, alors que ce pays affirme n’avoir enregistré aucun nouveau cas depuis la fin de son épidémie.

Cette version contredit les déclarations des autorités ougandaises, qui avaient affirmé que la femme s’était rendue dans l’est de la RDC, où l’épidémie d’Ebola continue de se propager.

Lors d’un point de presse des Nations unies à Genève, le 23 octobre, Catherine Smallwood, responsable de la gestion de l’épidémie d’Ebola pour l’OMS en RDC, a indiqué que les équipes de l’organisation présentes dans le pays ne disposaient d’aucune information confirmant un séjour de la patiente en territoire congolais.

Une possible piste au Kenya

L’origine de l’infection reste à déterminer. L’OMS poursuit ses investigations afin d’identifier la source probable de la contamination. Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) examinent notamment la possibilité d’un contact avec un cas enregistré au Kenya.

Les deux personnes auraient quitté l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda, le même jour. Selon Catherine Smallwood, cette piste est possible, mais les enquêteurs doivent comparer les dates de leurs déplacements avec celle de l’apparition des symptômes chez la patiente nigériane pour déterminer où la contamination a pu se produire.

L’Ouganda déclaré exempt d’Ebola en août

L’Ouganda avait enregistré 20 cas d’Ebola en mai et en juin, principalement liés à des contaminations importées de la RDC. L’OMS avait déclaré la fin de l’épidémie dans le pays en août 2026.

Le porte-parole du gouvernement ougandais, Alan Kasujja, avait affirmé à Reuters, le 22 octobre, que le pays ne comptait aucun cas actif et que les autorités rendraient publiques de nouvelles infections si la situation venait à évoluer.

Selon les données communiquées par Africa CDC, des cas d’Ebola ont été détectés dans quatre pays africains : la RDC, l’Ouganda, le Kenya et le Nigeria. L’épidémie aurait fait environ 4 700 morts, selon l’organisation.

Les investigations se poursuivent pour établir les circonstances de la contamination de la patiente au Nigeria et déterminer d’éventuels liens avec les autres foyers épidémiques de la région.

«Agents de sécurité privée» : le préfet de police de Paris s’attire les foudres en invitant les commerçants à se protéger sur leurs propres deniers

23 October 2026 at 13:21

Face aux scènes de violences et de pillage des 17 et 18 octobre, le préfet de police de Paris Patrice Faure a adressé un courrier aux acteurs économiques. Il y reconnaît qu’un dispositif de maintien de l’ordre renforcé « ne peut toutefois garantir à lui seul la protection de chaque établissement » et invite les commerçants situés sur le parcours des cortèges à prendre leurs précautions.

Un conseil qui passe pour un renoncement de l’État

Dans ce document, Faure préconise de faire appel à « des agents de sécurité privée », éventuellement accompagnés d’équipes cynophiles, de vérifier alarmes et vidéoprotection, de baisser les rideaux métalliques, de protéger les vitrines, de rentrer les terrasses et de mettre à l’abri tout objet pouvant servir de projectile.

Il encourage aussi à adapter les horaires, voire à ne pas ouvrir pendant la manifestation et la soirée suivante. En cas de troubles, il demande de rester à l’intérieur et d’appeler le 17. Sur le terrain, le message a d’abord été pris pour une fausse information, alors que l’État a annoncé un dispositif renforcé pour le 24 octobre.

Thierry Véron, président de la Fédération des associations de commerçants et artisans parisiens, a dénoncé les propos du préfet sur Sud Radio : « On ne peut pas dire aux commerçants de s’armer. Il faut faire passer les bons messages ! »

❓ Manifestations : comment protéger les commerces ? 🎙️ "On ne peut pas dire aux commerçants de s'armer. Il faut faire passer les bons messages !" Thierry Véron #LesVraiesVoix 📺 https://t.co/ZtgvbSTep3 https://t.co/S41Xer6Jdm

— Sud Radio (@SudRadio) October 22, 2026

Sur X, Jean-Luc Mélenchon dénonce : « La macronie détruit l’État républicain. Samedi, l’armée garde les bâtiments à la place des policiers et le préfet de police demande aux commerçants de faire appel à des gardes privés... »

Nicolas Dupont-Aignan parle d’« incroyable renoncement » et David Lisnard d’un effort « inacceptable » pour des commerçants déjà sinistrés. L’eurodéputée Marion Maréchal interroge de son côté : « À quoi donc servent nos impôts, monsieur le préfet ? »

Devant la polémique, le préfet a reconnu une formulation « peut-être maladroite » tout en affirmant que « la protection des commerçants et de leurs établissements relève de la responsabilité de l’État ».

Non ! La protection des commerçants et de leurs établissements est de la responsabilité de l’État. Nous ne nous déroberons pas de nos responsabilités. Les mesures de précaution et dissuasion recommandées aux commerçants viennent en complément de cette action, sans s’y substituer. Les commerçants éprouvés par les exactions du week-end dernier ont tout mon soutien. Ces recommandations en sont l’expression, peut-être maladroite.

— Préfet de Police (@prefetpolice) October 22, 2026

Les conseils donnés ne se substituent pas à l’action publique, a-t-il précisé.

Ce débat ressurgit alors qu’une vaste opération nationale d’abandon simplifié d’armes, menée en 2022 par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, avait permis de retirer plus de 150 000 armes, dont 140 000 armes à feu, des mains des particuliers.

Gaza : les familles redoutent le retour de la famine après les coupes dans l’aide de l’ONU

23 October 2026 at 13:21

À Gaza, la crainte d’une nouvelle famine ressurgit alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) est contraint de réduire brutalement son aide faute de financements. Depuis octobre, l’agence ne soutient plus que 1,1 million de personnes par mois, contre 1,6 million auparavant. Un demi-million de Gazaouis perdent ainsi l’accès à une aide régulière, alors que 1,4 million d’habitants, soit 67 % de la population, restent en situation d’insécurité alimentaire aiguë.

Ces coupes affectent directement les distributions alimentaires. Les rations ont été réduites de moitié, le nombre de repas chauds distribués est passé de 250 000 à 150 000 par jour et l’aide financière destinée à 75 000 familles a été diminuée. Dans certaines zones difficiles d’accès, notamment à proximité de la ligne de contrôle israélienne, un repas chaud n’est désormais distribué qu’un jour sur deux.

Plus de 80 % de la population en chômage

Le PAM insiste sur un point : ces restrictions ne sont pas dues à une baisse des besoins ni à l’impossibilité d’acheminer la nourriture, mais au manque d’argent. L’agence a reçu en 2026 moins de la moitié des financements des années précédentes et réclame 450 millions de dollars pour maintenir ses opérations à Gaza et en Cisjordanie occupée jusqu’en mars 2027.

La situation reste extrêmement fragile. Plus de 80 % des Gazaouis sont sans emploi, seuls 20 % des enfants bénéficient d’une alimentation suffisamment diversifiée et environ 200 000 personnes vivent toujours dans des conditions d’urgence alimentaire.

Le PAM avertit que les progrès obtenus depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025 pourraient être rapidement effacés. Son directeur par intérim Carl Skau souligne que les gains réalisés contre la famine restent fragiles. À l’approche de l’hiver, des familles déjà épuisées par trois années de guerre craignent donc de replonger dans les pénuries extrêmes de farine, d’huile et de pain.

La Russie rapatrie 270 prisonniers de guerre dans le cadre d’un échange avec l’Ukraine

23 October 2026 at 13:20
Preview La Russie et l’Ukraine ont échangé 270 prisonniers de chaque camp ce 23 octobre, annonce le ministère russe de la Défense. Les Russes libérés se trouvent en Biélorussie, où ils reçoivent une aide médicale et psychologique, avec le concours de l’ombudsman Iana Lantratova. Ils seront ensuite transférés en Russie pour des soins et une rééducation.

Iran : Rubio et le Qatar relancent les efforts de «désescalade»

23 October 2026 at 13:05

Marco Rubio et le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, ont discuté le 22 octobre des efforts diplomatiques visant à réduire les tensions avec l’Iran et à relancer une issue négociée au conflit. Lors d’un entretien téléphonique, le secrétaire d’État américain a salué le rôle du médiateur de Doha et réaffirmé l’engagement de Washington en faveur de la sécurité du Qatar et de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Doha cherche depuis plusieurs mois à maintenir un canal entre Washington et Téhéran. Le Premier ministre qatari a rappelé que l’objectif était d’aboutir à un accord garantissant la circulation maritime et ouvrant la voie à une paix régionale plus durable. Le Qatar a déjà facilité plusieurs échanges de messages entre les deux camps et travaille parallèlement avec le Pakistan, lui aussi engagé dans une médiation.

Toujours les mêmes impasses

Cette nouvelle séquence intervient après l’échec des discussions organisées autour de l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre. Les négociations avaient alors débouché sur une impasse, poussant Rubio à demander le départ de la délégation iranienne de New York. Les médiateurs qataris avaient néanmoins poursuivi leurs contacts avec les deux parties.

Les divergences restent importantes. Washington exige toujours qu’un éventuel accord empêche définitivement l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Rubio a encore rappelé le 21 octobre que Donald Trump n’accepterait aucun dispositif laissant à Téhéran une voie vers une bombe. L’Iran demande de son côté un allègement des sanctions, des garanties sécuritaires et un règlement des tensions autour d’Ormuz.

Le Qatar tente donc de transformer la désescalade maritime en première étape d’un compromis plus large. Aucun accord n’est encore annoncé, mais la reprise des échanges Rubio–Al Thani confirme que Doha reste l’un des principaux intermédiaires entre Washington et Téhéran.

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