Le discours des partis d'extrême droite, Rassemblement national et Reconquête !, est mis en cause depuis l'attaque terroriste raciste qui a fait un mort à Trappes. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a dénoncé mardi devant l'Assemblée nationale "les mots qui finissent par armer ceux qui passent à l'acte". Une analyse à laquelle souscrit la sémiologue Cécile Alduy, spécialiste des discours de l'extrême droite.
Marine Le Pen tenait son premier meeting de campagne dimanche à Orléans, deux jours après l’attaque terroriste raciste qui a fait un mort et cinq blessés à Trappes. En dépit d’un discours qui stigmatise les étrangers et les musulmans, les électeurs du parti d’extrême droite refusent d’y voir un lien avec le drame de vendredi.
Suivant la consigne d’Emmanuel Macron, désireux d’éviter de nouvelles scènes de chaos semblables à celles du 17 octobre, de nombreux préfets ont interdit ou drastiquement limité les manifestations prévues samedi en France. Les défenseurs des libertés fondamentales y voient une attaque contre l’État de droit. France 24 fait le point avec Serge Slama, professeur de droit public.
Le gouvernement a annoncé mardi l’envoi de la force Sentinelle, samedi, pour "des missions de sécurisation statique" habituellement assurées par des policiers. Des précédents existent mais sont peu nombreux dans l’histoire de la Ve République, les soldats n’étant pas formés au maintien de l’ordre.
L’Union européenne devrait bientôt permettre à ses États membres de créer des "hubs de retour" dans des pays tiers, qui auront pour but d’accueillir les étrangers en situation irrégulière expulsés du territoire européen. Le texte est considéré comme une avancée en matière de politique migratoire par la droite et l’extrême droite, et comme un recul pour les droits humains par la gauche. Explications.