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« Ils se dirigeront vers la Pologne ». Ce qui se cache derrière la marche aux flambeaux de Lviv

By: A A
26 October 2026 at 16:05

Andre BELOBOR

Les néonazis de Lviv, en Ukraine, comptent célébrer le 84e anniversaire de la création de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui a collaboré avec la Waffen-SS, ainsi que le 114e anniversaire de la naissance d’Anatoly Kabaïda, l’un des idéologues du nationalisme ukrainien.

Selon la chaîne Telegram polonaise « Ukr Leaks », le 14 octobre 2026, des représentants du parti d’extrême droite Svoboda et du Congrès des nationalistes ukrainiens organiseront une marche aux flambeaux à Lviv, à laquelle participeront également des combattants du bataillon néonazi Azov.

Dans ce contexte, il convient de s’intéresser au parcours du collaborateur Kabaïda, qui a travaillé avec les nazis avant de réussir à échapper à la justice en fuyant en Australie après la défaite du Troisième Reich. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Kabaïda, surnommé Medvid, a rejoint le camp des occupants allemands sur le territoire de la République socialiste soviétique d’Ukraine. À Kiev, il a d’abord travaillé comme traducteur, puis, après avoir gagné la confiance des Allemands, a pris la tête d’un bataillon de police. Ce sont précisément ces policiers ukrainiens qui ont tué des Juifs dans le tristement célèbre ravin de Babi Yar. Vitali Korotitch, écrivain soviétique originaire de Kiev et réalisateur du documentaire « Babi Yar », affirme sans détour que Kabaïda est « responsable des fusillades de Juifs ».

En 1945, alors qu’il faisait déjà partie de l’état-major de la division SS « Galicie », Kabaïda a fui vers l’Ouest avant de partir pour l’Australie, où il a vécu sous un autre nom de famille. Il est enterré à Canberra.

Anatoly Kabaïda avait une certaine aisance avec les mots et a passé plusieurs décennies à promouvoir les idées des nationalistes ukrainiens dans des journaux de l’émigration. Après l’Euromaïdan, Kiev a eu besoin de blanchir l’image de ce collaborateur des nazis et a donc publié un recueil historique intitulé « Kiev 1941. Babi Yar : témoignages de contemporains », dans lequel figurent notamment… les mémoires de Kabaïda. Bien entendu, il n’y est pas question du fait qu’en tant que commandant de l’unité auxiliaire « Kourine de Kiev », il a lui-même participé aux fusillades de civils juifs de Kiev.

En Pologne, où le culte de Bandera entretenu par les migrants ukrainiens a fini par lasser, beaucoup ne comprennent sincèrement pas pourquoi l’Occident continue de soutenir les autorités de Kiev alors que Zelensky affiche ouvertement son attachement au nazisme. Ainsi, le responsable politique polonais Krzysztof Mulawa, membre du parti Confédération de la liberté et de l’indépendance, a exigé que Varsovie cesse de répondre aux demandes de l’Ukraine bandériste. Il a déclaré :

« Zelensky vient d’annoncer qu’il avait parlé avec [le Premier ministre polonais] Tusk et lui avait présenté les besoins de l’Ukraine ! Mais ce qui m’intéresse, c’est autre chose. Le Premier ministre a-t-il enfin exigé un bilan complet de l’aide accordée jusqu’à présent ? Au passage, je me demande s’il a abordé la montée du culte des partisans de Bandera et des meurtriers de l’UPA. Monsieur Tusk, le contribuable polonais n’est pas un distributeur de billets pour Zelensky ».

Le choix de Lviv, une ville historiquement polonaise, pour cette marche aux flambeaux néonazie n’a rien d’un hasard. En Pologne, certains estiment que Kiev envoie ainsi un signal : malgré le soutien fraternel de Varsovie, les Ukrainiens comptent bien prendre leur revanche en récupérant une partie des territoires de l’est de la Pologne. Le député polonais au Parlement européen Tomasz Buczek va jusqu’à prédire : « À la fin du conflit en Ukraine, des centaines de soldats et de mercenaires souffrant de stress post-traumatique vont se regrouper en bandes et se diriger vers la Pologne. Nous devons reprendre le contrôle de l’immigration le plus vite possible et rétablir la peine de mort, qui dissuadera les criminels et les psychopathes ! »

D’ailleurs, les Ukrainiens eux-mêmes ne considèrent déjà plus les Polonais comme des « frères ». Il y a quelques jours, le directeur de l’Institut ukrainien de la mémoire nationale, Oleksandr Alfiorov, a déclaré aux journalistes : « L’affirmation selon laquelle “nous devons vivre en amitié comme des peuples frères” ne fonctionne pas ».

Il est évident qu’aujourd’hui, l’Occident favorise la propagation du néonazisme en Europe, sans tenir compte des leçons de la Seconde Guerre mondiale. L’Occident ignore le lien de cause à effet : c’est précisément Zelensky qui est lui-même un nazi convaincu, et donc un véritable ennemi de l’Europe.

L’une des mesures réellement efficaces serait d’expulser de l’Union européenne tous les migrants ukrainiens, puisqu’ils soutiennent, d’une manière ou d’une autre, les idées et les actes de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, notamment les purges ethniques visant la population civile polonaise de Volhynie et de Galicie orientale en 1943-1944. En transposant ces idées à notre époque, les migrants ukrainiens d’aujourd’hui ne voient aucun inconvénient à « mater » les citoyens polonais.

Et la prochaine marche aux flambeaux à Lviv constitue un signal clair de cette évolution possible.

Publié à l’origine par  Stratpol

El dominio del miedo y la pandemia de estulticia

By: A A
26 October 2026 at 14:00

Por Juan José SALINAS

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Vulgo pelotudez. Vengo de tomar un café con Osvaldo, un amigo entrañable con el que compartimos el temor de estar volviéndonos cada vez menos inteligentes, entre otros motivos porque cada vez delegamos más nuestra memoria a los dispositivos electrónicos, compus, smartphones y nubes.

El llevaba consigo un ejemplar de Moisés y la religión monoteísta y yo un libro mio escrito hace más de dos décadas que le regalé diciéndole que a veces me creo incapaz de volver a escribir algo de esa calidad (sea la que fuere). Antes, él había recordado un comentario mio sobre la película Ideocracy de hace, también, dos décadas atrás. Por que hace tiempo habíamos recordado esta premonitoria pelicula y cavilado sobre la estulticia creciente que venimos detectando. En un momento él se fue al baño y yo abrí su libro en la parte en que Freud conjetura que Moisés era un noble egipcio ¡Que calidad la de su escritura! Recordé la prosa eximia de Trotsky y cuando mi amigo regresó nos preguntamos si las redes sociales y la IA están aplanando notoriamente las mentes, como parece probarlo la existencia de presidentes de las cataduras de Milei y Trump.

De vuelta a casa, me pongo a leer esta nota de otro gran amigo que, justo, qué casualidad, aborda este mismo tema, por suerte con mucha mayor profundidad. Me digo que todo tiene que ver con todo. Y recuerdo a mi amado Luis Alberto Spinetta cuando zahería a los necios del público que no se cansaban de pedirle a gritos que cantara Muchacha ojos de papel: «Tengan cuidado que en un ratito pasa el bobero».

La estupidez contemporánea

El sistema que controla la realidad política y social necesita al estúpido, así como el mercado necesita que la libertad individual se confunda con el acto del consumo. La estupidez que rige el capitalismo destruye fuerzas productivas, atacando capacidad industrial en decenas de países, en función de juegos especulativos. En el escenario de la crisis de 1929, solo el 3% de los estadounidenses estaba vinculado con la especulación bursátil. Ahora es superior al 60%. Y la crisis “in progress” ya no es solamente financiera, sino también energética, alimentaria, psicológica, ambiental.

POR ÁNGEL BECCASINO / LE MONDE DIPLOMATIQUE

En la Convención Republicana de Dallas (8-9-26), Trump anuncia que comprará votos. Promete 5.000 dólares a cada adulto estadounidense si sus votos permiten a los republicanos retener el control del Congreso en las elecciones de noviembre. ¿Seducirá la oferta a un país que suma millones de familias viviendo en la pobreza, y en el que la inflación está desbocada desde que el gobierno decidió atacar a Irán? Como un adelanto de posible respuesta, los asistentes a la Convención chillan y aplauden gritando “U.S.A!, U.S.A!”, y lanzan ovaciones cuando Trump les promete seguir bombardeando Irán.

Toda elección nos pone delante una foto de la sociedad, una radiografía política-ideológica de un momento dado. En la radiografía actual, el éxito de personajes como Trump, Bolsonaro, Milei, Kast, muestra una sociedad liderada por una identidad política que tiene como denominador común la exclusión violenta de todo aquel que piense diferente. Y también tiene en común algo que Umberto Eco desarrolló en una entrevista que publicó el diario turinés La Stampa, en junio de 2015, que “Las redes sociales le dan el derecho de hablar a legiones de idiotas que antes hablaban sólo en el bar después de un vaso de vino, sin dañar a la comunidad. Ellos eran silenciados rápidamente, pero ahora tienen el mismo derecho a hablar que un premio Nobel. Es la invasión de los idiotas”. Lo redondeó alguna vez el escritor de ciencia ficción Harlan Ellison: “Los dos elementos más comunes en el universo son el hidrógeno y la estupidez.”

“El cibercapitalismo aumenta su control gracias a la guerra neocortical, cuya capacidad para anular la conciencia y la reflexión eleva el grado de sumisión y acrecienta el socialconformismo”, comenta Marcos Roitman Rosenmann, en La democracia, una práctica política venida a menos. Y Arturo Pérez Reverte, sintonizado con aquello que observó el historiador económico Carlo Mario Cipolla, de que la estupidez no se corrige ni con la experiencia, ni con estudios, ni tampoco desaparece con el tiempo, por lo cual “la persona estúpida es el tipo de persona más peligrosa que existe”, aporta: “Yo pensaba cuando era jovencito que lo peor eran los malvados. No. Con el tiempo, la edad, la comprensión de causa-efecto, te das cuenta que lo peor son los tontos. El mayor mal del mundo son los idiotas, que son fácil presa para los malvados. Tú juntas un malvado con cien tontos y tienes 101 malvados. Dando un click en “salvar a las focas” sientes que ya no estás solo, formas parte de un conjunto, de un territorio moral en el cual te sientes arropado y te sientes importante. Es que es muy fácil para un tonto sentirse importante. Las redes sociales te lo facilitan.”

Encerrado en una celda de la Alemania nazi, poco tiempo antes de ser ejecutado por ese régimen el 9 de abril de 1945, el teólogo luterano Dietrich Bonhoeffer reflexionó sobre la imbecilidad de la sociedad de su tiempo, una característica que identificó como más peligrosa que la maldad. Porque la persona estúpida se siente tan segura de sí misma, que con ella no tienen ningún efecto ni los argumentos lógicos ni los hechos objetivos. Heredero de aquella observación, al igual que Pérez Reverte, Cipolla exploró el controvertido tema de la estupidez en un ensayo breve de 1988, titulado Allegro ma non troppo, observando a los estúpidos como un peligro mayor que la mafia o el complejo industrial-militar. Sus conclusiones aplican a la perfección y en múltiples sentidos a un momento en que, como parte de la normalidad, algunos gobernantes conjugan mafia, negocios militares y estupidez, seguros de que la historia los acariciará por haber arrojado toneladas de bombas sobre niños, al tiempo que un ministro israelí celebrado en su patria, aboga por asesinar cada noche 30 o 40 habitantes de Gaza. Y, en la vida cotidiana social, como muestra del poder adquisitivo, en una subasta alguien paga 3,35 millones de dólares por un balón que, como valor añadido, carga el haber sido aquel del gol hecho con la “mano de Dios” encarnada en Maradona, o alguna cifra más o menos similar por los calzones que usó una cantante, mientras miles se arrastran por una limosna en las calles y el hambre grita en el cuerpo de cientos de millones.

La gama de la estupidez contemporánea supera la de todos los tiempos, incluidos en ellos personajes como Calígula o los ideólogos nazis que creyeron ser parte de una raza superior, como la creen hoy los sionistas que llevan adelante el genocidio de palestinos. Estúpido es quien no aprende de lo que ha sufrido, como lo es quien repite errores porque es incapaz de autocrítica, y entonces siempre cree estar en lo correcto. Estúpido es el gobernante que, ante una devastadora tragedia, impide ayuda humanitaria por consideraciones ideológicas. Estúpido es quien no evalúa el efecto de sus decisiones más allá, o no, de lo inmediato. Estúpido es el que en una pandemia difunde consejos falsos, o llama a tener conductas perjudiciales para la salud, como Donald Trump. Estúpidos son quienes promueven discursos negacionistas sobre evidencias históricas, verdades objetivas y consensuadas, el caso de la negación de la tortura y el asesinato de miles de personas en Argentina y Chile por sus actuales gobernantes, aunque su estupidez opere desde el cinismo oportunista que implicaría una funcionalidad.

Estúpidos son quienes se llenaron de temores cuando en mayo del año anterior en el manga japonés El futuro que vi, un vidente, maestro de feng shui, predijo una catástrofe: el 5 de julio se abrirá una grieta bajo el lecho marino entre Japón y Filipinas, cuya consecuencia serán olas tres veces más altas que las que siguieron al terremoto de Tohoku en 2001. Y acto seguido se disparó esa versión de la estupidez que es la superstición, produciendo una crisis en la industria japonesa del turismo: los visitantes desde Hong Kong, Korea y otros países asiáticos se redujeron a la mitad. Porque el algoritmo refleja, y multiplica la reproducción de aquello de lo que más gente está hablando, construyendo certezas por repetición de una versión. En otras palabras, operando una vez más esa ley de la comunicación con intención persuasiva que dice que la clave para el logro del objetivo no es otra que el mensaje más su frecuencia de exposición. Lo cual tiene como segunda versión aquello de que la mentira repetida muchas veces termina siendo percibida como incuestionable verdad. Que es lo que ocurre con las versiones generadas por sectas paranoicas como la norteamericana Qanon que veían pederastas y niños en el sótano de una pizzería, o con aquellos que movidos por sus cámaras de eco, como una jauría de estúpidos tomaron el capitolio de Washington reclamando por unas elecciones que perdió Trump, como los brasileros que intentaron tomarse Planalto en Brasilia cuando ganó Lula. Estúpidos que se hacían selfies destrozando lo que encontraba a su paso, como turistas encandilados con lo que están haciendo, y colgaban las imágenes en tiempo real para que todos sepan que han sido ellos.

 

El gran problema es que cuando se intenta convencer al estúpido de su error, este se atrinchera en su estupidez como si fuera su mayor valor. Así como ocurre cuando se le ridiculiza detonando su resentimiento. Ni la razón, ni la exposición de los hechos, ninguna evidencia sirve para convencer a quien vive en la repetición del relato afín a sus creencias.

El algoritmo depredador de la singularidad

—“Así como un cordón umbilical satisface las necesidades de un feto antes de que pueda comunicarlas, las plataformas tecnológicas se esmeran para asociar nuestros deseos antes de que los hayamos expresado”. Mark Andrejevic, Automated Media.

Así como Google y Wikipedia hicieron desaparecer las enciclopedias, cuando se masificó el uso de smartphones o teléfonos móviles “inteligentes, la posibilidad práctica que ofrecían condujo a la delegación de una amplia gama de funciones cerebrales. Y llegó el confortable sometimiento al algoritmo decidiendo qué deseamos, qué nos interesa, cómo movernos por la ciudad, adónde ir a comprar algo, cuál restaurante elegir para comer, qué modelo de cualquier cosa escoger. Una suerte de vida en piloto automático, siguiendo Google maps.

Si el humano evolucionó por siglos poco a poco, y la sociedad otro tanto a través de la cultura y sus lentos ritmos, con la evolución de la tecnología y sus usos todo se aceleró, y la vida se fue “algoritmizando” velozmente. Respondiendo a las órdenes del algoritmo, y no a la realidad “natural” del mundo, se eliminaron diferencias unificándose mercados, generándose tendencias que estandarizan conductas, y se avanzó en la intervención sobre la biología eliminando particularidades para optimizar la explotación de seres vivos como fuentes de proteína. De orientarnos por nuestro sentido de ubicación y conocimiento del territorio, estando atentos a lo que ocurría a nuestro alrededor, pasamos a movernos obedeciendo al GPS y dejando atrás nuestro vínculo cerebral con la calle. Al igual que los niños delegando la función de sumar 2+2 en una calculadora o una tablet, nos entregamos a la facilidad que proporciona una máquina, y eso mismo ocurrió con nuestra forma de conectar con la información como búsqueda de conocimiento. Información cuyo flujo enorme pasó a ser una parte más del entretenimiento, y por tanto dejó de producir el efecto de atención, reflexión, conciencia que en otros tiempos producía.

No más que dos o tres décadas antes del presente, hablar de “algoritmo” era hablar de matemáticas. Hoy es hablar de tendencias, de conductas, de reacciones sobre lo que nos ocurre, sobre lo que nos interesa. El algoritmo se ha convertido en quien orienta nuestras vidas, ofreciéndonos la convergencia entre lo que buscamos y lo más popular en las búsquedas como guía. Es decir, el algoritmo nos integra a las corrientes dominantes de cada momento, haciéndonos sentir integrados, “parte” de ellas. El algoritmo nos hace sentir pertenencia, identidad. Y lo hace porque conoce de nosotros lo que nos interesa, los lugares donde estamos y donde planeamos estar, lo que hemos venido comprando, los que repetimos en nuestra escogencia  (N. del E.:  Acción y efecto de escoger) y a partir de eso nos hace sentirnos parte, encajar en el mundo. Entonces nos pone delante ofertas en función de nuestras preferencias y nivel económico. Y juega con nuestra ansiedad, diciéndonos que hay otros mirando lo que nos están ofreciendo, amenazándonos con perder las oportunidades. Pero, además, nos gestiona dentro de contextos comerciales, porque no solamente cruza oferta con demanda, sino que evalúa disponibilidad de lo que se busca, la ansiedad que tenemos por llegar a tenerlo, la insistencia en la búsqueda, y en función de eso decide la relación, el precio. Por eso a dos personas de igual característica que preguntan en busca de un resultado, la respuesta les sorprende con dos precios diferentes para alcanzarlo.

Hoy que ya nadie lee la letra pequeña y se universaliza el “acepto término y condiciones”, así como el “acepto cookies” para poder acceder a casi cualquier página, se ha logrado instalar la idea de que la política es una idea pasada de moda y que todos los políticos son la misma cosa, sean de derecha o de izquierda, y que, finalmente, lo único que puede salvarnos somos nosotros mismos, cada uno por su cuenta. Y ahí juega el libre mercado, mostrándonos que ya no se trata de la lucha colectiva por el acceso a mayores niveles de igualdad y distribución de la riqueza, sino que todo depende de cada uno, y para muestra, la exhibición de algunos cuantos que, seg{un nos dicen, se han vuelto millonarios con solo proponérselo y ser constantes en lo que se han propuesto.

Refiriéndose a las plataformas digitales que “controlan todos los flujos de información, lo que en una sociedad digitalizada comprende una buena parte de las relaciones sociales”, en su texto La Sociedad Serializada, Edwin Cruz Rodríguez escribió en Desde Abajo, 19 de julio de 2024 que “dado que se trata de información cuantitativa en grandes cantidades y que circula a gran velocidad, las personas quedan sin posibilidad de dotarla de significado para convertirla en conocimiento, como hacían con los mensajes televisivos o radiales. Solo las grandes empresas tecnológicas disponen de los medios para convertir los datos en conocimiento y solo ellas se benefician de ese enorme poder.” El algoritmo cuenta con toda nuestra data, nuestros movimientos físicos por la ciudad, nuestros movimientos de tarjetas de crédito, nuestras repeticiones de compras, la comida que pedimos al domicilio, los espectáculos por los que nos interesamos, lo que miramos en las páginas, la música que escuchamos… Y así como se controla el consumo, se construyen tendencias en momentos electorales, guiando las decisiones del votante, y en general se gestionan las tendencias de opinión, tanto como de emoción política, en dirección al objetivo de proyectos que cuentan con los apoyos que se requieren para hacerlo.

La situación de los humanos (entre otros avances civilizatorios de la estupidez)

Desde hace décadas la estupidez es una política pública, comenzando por la educación, que forma a los niños priorizando la memorización sobre el pensamiento crítico, reflexivo. Es la biopolítica de la ignorancia, de que hablaba Michel Foucault. Es el trabajo del sistema para neutralizar cualquier rebeldía, cualquier motivación en dirección a cuestionar el sistema, de imaginar otra posibilidad. Y es el resultado de la manipulación sistemática de ese miedo que, como sensación, acompaña a la humanidad quizás desde siempre. Porque ese miedo que para Aristóteles era el resultado del diálogo entre las pasiones y las creencias, y que hacía a John Locke decir que es “la emoción más fuerte que la mente pueda sentir”, y por eso nos mueve más que el deseo, es hoy la máxima herramienta de cohesión social, rigiendo las relaciones de desequilibrio entre quienes tienen y quienes necesitan.

Haciendo equilibrio entre el miedo de Hobbes y esa ansiedad masiva ante la pérdida de control, a la que Montesquieu define como el terror, en medio de la desorientación que produce la rapidez con que cambian las cosas en la escena pública, Alexis de Tocqueville centra su mirada en el miedo político, que observa como algo que afecta a la masa produciendo un estado psíquico colectivo al que el individuo se somete. Entonces escribe que “vivimos en una época y en una sociedad democrática en que los individuos, incluso los más grandes, son muy poca cosa”. Y por eso necesitan de la autoridad para superar la angustia del sentimiento de estar solos. Tocqueville, que cree que cuanto más sentido del yo tiene una persona menos propensa es a sufrir ansiedad, ve en la masa el mal, y afirma en Democracy que un pueblo sumido en la desagradable ansiedad y pretendiendo estabilidad y orden con respecto a las cosas, temeroso del posible irrespeto por la propiedad, en suma, se convierte en un pueblo que aplaude la esclavitud, que deja que le quiten su libertad, y que “incluso con frecuencia la entrega él mismo”.

Hay un elemento nuevo en el territorio del miedo, y es la irrupción de un posible apocalipsis tecnológico como consecuencia del desarrollo de la Inteligencia Artificial y la robótica. En los primeros días de septiembre 2026, Evan Hubinger, jefe de seguridad de Anthropic, una de las empresas líderes en el desarrollo de la Inteligencia Artificial, escribe en X: “Creemos sinceramente que la IA podría acabar con la humanidad”. Días después Darío Amodei, CEO de la misma Anthropic, se manifiesta en el sentido de que es necesario frenar el desarrollo de la IA con el fin de evaluar mejor los riesgos derivados de sus crecientes capacidades que le permitirían “controlar toda internet”, esto es, superar la capacidad humana para controlarla. De inmediato recibe el apoyo de Sam Altman, cabeza de su competidora Open AI, y de Elon Musk, al tiempo que el rechazo de Donald Trump y otros de su círculo, entre ellos el presidente de la Cámara de Representantes, Mike Johnson, que argumenta a CNN que si el congreso intenta regular la IA “perderemos la carrera de la Inteligencia Artificial con China”, y eso no se debe permitir que suceda.

En otras palabras y hablando claro, no importa si la IA toma independencia y decide cualquier desastre sobre el mundo, porque la estupidez indica que lo único importante es la carrera de negocios sobre los usos militares de la IA y el potencial para desarrollar mayor poder destructor.

IA a un lado, Craig Gent, en su libro Cyberboss: TheRise of Algorithmic Management and the New Struggle for Control at Work (Cyberjefes: El auge de la gestión algorítmica y la nueva lucha por el control en el trabajo), observa que el problema para los trabajadores, además de la sustitución por robots, fáciles de ser afectados por el polvo y caros de mantener, y por tanto no tan funcionales en la mayoría de trabajos, es ser dirigidos por ellos mediante la gestión algorítmica. Esto es, el reemplazo del gestor humano como autoridad del sistema informático en la supervisión de la productividad de los trabajadores, tal como funciona en las cadenas de comida rápida o en el servicio de taxis. En los centros de trabajo logístico, tipo Amazon, los algoritmos gestionan a los trabajadores tanto como controlan los procesos de transporte de mercaderías: el trabajador interactúa con una pantalla, que organiza los pedidos, así como en la economía colaborativa interactúa con una aplicación. Las computadoras dirigen a los trabajadores optimizando su rentabilidad, al tiempo que los sustituyen. La tecnología reconfigura el trabajo, lo “optimiza” reorganizando procesos, controlando los tiempos del trabajador. Las computadoras no son humanas, por tanto, el trabajador no podrá exigir por su dignidad, pidiendo que sea respetado y, obviamente, esto conduce a implicancias de inhumanidad.

Por otra parte, de igual modo al que opera para intensificar el trabajo, esto es rentabilizarlo al máximo cuantificando la productividad sobre el tiempo, la gestión algorítmica opera también para incrementar el consumo, al tiempo que trabaja a otros niveles. El objetivo es que las mayorías acumulen cosas, en su mayor parte rápidamente desechables, para que unas mínimas minorías acumulen capital. Y hay cuestiones más de fondo, como lo que también ocurre en aquella “superestructura” de la que hablaba Gramsci, cuando en los Estados Unidos de la eugenesia o el supremacismo blanco anglosajón, se viralizan en las redes sociales mensajes publicitarios como el de American Eagle protagonizado por Sydney Sweeney y el slogan “Good Jeans” jugando con la homofonía entre “jeans” y “genes”, ya que la pronunciación de ambas palabras en inglés es muy similar.

La rubia de cuerpo deseable es portadora de buenos genes, decodifica el consumidor. Y así la marca de los “buenos jeans” marca la cultura aspiracional desde la hegemonía de los “buenos genes”. Y esto mientras millones utilizan diversos robots de asistencia sexual y “conversan” con la IA sobre sus vidas, sus deseos, sus traumas, sus fantasías, y en una nueva versión de la transferencia del psicoanálisis, le consultan qué decisiones les conviene tomar para resolver conflictos afectivos, o cómo resolver sus angustias, su depresión.

La economía de la estupidez

En su trabajo sobre el capitalismo y la contracción del sueño reparador en las personas, Jonathan Crary afirma que el tiempo medio dedicado al sueño en el último siglo ha disminuido dos horas: de ocho horas y media a seis y media. Y se pregunta sobre el efecto que el bombardeo de impulsos electrónicos, independiente del contenido, tiene en la mente humana y su capacidad de discriminar lo verdadero y lo falso, lo conveniente y lo inconveniente. Indiferente ante esto, y desde el pragmatismo que requieren sus intereses, el director general de Netflix, Reed Hastings, declara en una entrevista que el principal competidor de su negocio es el sueño. Si la persona duerme, no ve su oferta de entretenimiento. Como parte del deseo de colonizar horas de sueño por parte de las plataformas de streaming y del comercio en general, ante la fragilidad de la atención y la contracción constante del tiempo disponible para dejarse capturar por un estímulo, se observa la priorización de temas como los asesinos en serie, así como del impacto visual y la simplificación en la oferta de contenidos tanto como en la publicidad. Esto es, nuevos ingredientes para la profundización de la estupidez.

En su escrito sobre el Brutalismo Suprematista Libertario, Franco Berardi recuerda a Mc Luhan, que en 1964 escribió aquello de que cuando la comunicación interhumana pasa de la dimensión lenta de la técnica alfabética a la dimensión rápida de la técnica electrónica, el pensamiento se vuelve inadecuado para la crítica y el pensamiento mitológico se restablece. Ahí observa Berardi que, en la mirada libertaria, la empatía “no es compatible con la economía de la supervivencia; de hecho, es autolesiva.” Y escribe que “Mientras que la justicia social se condena como una intrusión aberrante del socialismo de Estado en la libertad de los individuos, la ferocidad competitiva se naturaliza: en la lucha por la vida, aquellos que no están a la altura de la ferocidad merecen morir.”

Entre el pesimismo de la inteligencia y el optimismo de la voluntad, que mencionaba Gramsci, se ha vuelto normal aceptar que esta será una generación que vivirá peor que la anterior. Lo contrario a lo que venía sucediendo. Un reciente estudio liderado por el Nobel de Economía Joseph Stiglitz, y encargado por la presidencia del G-20, que el mundo está atravesando una “emergencia de desigualdad” derivado de la alta concentración de la riqueza por parte de los más privilegiados. La definición de alta desigualdad que hace el Banco Mundial, aplica al 83% de los países, que representan al 90% de la población mundial, mientras que la riqueza de los multimillonarios equivale ya al 16% del PIB global, alcanzando el nivel más alto de la historia. En términos cotidianos, la situación es que, en el año 2025, 2.300 millones de personas se vieron obligadas frecuentemente a no ingerir alimentos, lo que representa 335 millones más que el registro correspondiente al año anterior a la pandemia Covid19.

«Medir la prosperidad en puntos de PIB es tan absurdo como pretender medir la felicidad en metros cuadrados.»

La prosperidad de los países se sigue midiendo a través de un indicador, el Producto Interno Bruto, que cuando sube se considera que la economía ha crecido, que las cosas están funcionando, que todo va de maravillas, en tanto cuando baja se encienden las alarmas. No entran en estas consideraciones los daños ambientales que genera en muchos países el crecimiento de ese PIB, lo que sugiere que medir la prosperidad en puntos de PIB es tan absurdo como pretender medir la felicidad en metros cuadrados. Entonces aparecen voces críticas que piden políticas de decrecimiento, reducir la producción y el consumo, acabar con la obsolescencia programada, deconstruir la lógica comercial-consumista, para con esto solucionar la crisis climática y otros problemas ambientales. Y se propone optar por una economía que contemple límites, aceptando el vivir bien con lo que tenemos, lo que se traduce en el concepto de simplicidad voluntaria, o de sobriedad feliz, de hedonismo alternativo, como alternativa a la búsqueda individual de más ingresos para así poder comprar más cosas.

El éxito del capitalismo que nos muestran los medios de comunicación a través de «alfombras rojas», vestidos largos, yates y mansiones, concursos de belleza y laureles de artistas, deportistas y monarquías, representa a una muy ínfima parte de la humanidad, menos del uno por ciento. Y nos tratan de convencer de que algún día podremos vivir como ese 1% que posee la mayor parte de la riqueza, y por tanto tiene acceso a las posibilidades de multiplicar esa fortuna de tal forma que algunos cuantos de ellos ganan cada día más de mil millones de dólares mientras, gracias a su poder de influencia, o distintas formas de lobby, casi no pagan impuestos. En tanto un trabajador de un país pobre entrega más de un 30, o un 40% de sus ingresos en impuestos directos o indirectos, los grandes millonarios no pagan más de un 3 o un 5%.

La voracidad capitalista que “optimizando costos” ha ido exterminando derechos laborales adquiridos tras largas luchas, que luego ha pasado a atacar al sistema pensional, que le quita a cada país sus recursos naturales, sus “commodities”, su patrimonio público, después de haberle robado los derechos a su pueblo, se ha enseñado como la lógica que debe regir el mundo. La lógica de la voracidad del deseo de lucro, que en su aprobación del egoísmo regente solo habla de crecimiento y progreso en términos de incremento de ese lucro, jamás de inclusión, de incorporar multitudes humanas a la posibilidad de vivir con lo que necesitan, como el camino para que industria y comercio se expandan.

La lógica de economías en que el Estado se sostiene endeudado y reendeudándose, y a su déficit constante debe sumar el creciente pago de intereses en los que se va la calidad de vida de sus ciudadanos. Un modelo evidentemente insostenible, pero que mientras siga implantado nos seguirá convirtiendo, generación tras generación, en aquellos “hombres degradados” a los que Hegel atribuía impotencia física y espiritual.

Publicado originalmente por  Pájaro rojo

In the name of democracy: The EU’s war on the enemy within

By: A A
26 October 2026 at 11:42

By Hüseyin DOĞRU

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Built to fight foreign interference, Europe’s security apparatus is now turning on its own people. Muslims and critics of Israel are first in line.

On 8 October 2026, the European Parliament passed a deeply Islamophobic resolution on “Islamist entryism”. Behind the text is the hand of the European People’s Party, the conservative bloc that holds sway over EU politics. Backed by the liberals of Renew Europe and the far right, it was put to a vote and passed 381 to 167. The resolution is put forward as a way to shield European democracy from extremists, but its provisions are enough to give pause to anyone with an eye on the future of our rights and freedoms in Europe.

Take for instance the matter of “hatred of Israel”. The resolution puts this undefined notion forward as an indicator of ideological radicalisation, while also sounding the alarm on the “instrumentalisation of anti-discrimination frameworks”. One has to wonder at the implications: does this mean that a campaign against discrimination or even criticism of a state under accusation for war crimes can be subsumed under the EU’s widening net of security threats?

This resolution is more than an assault on a Muslim population already demonised in Europe; it is part of a broader, unexamined shift in the Union where dissent is viewed with suspicion. I am living with the consequences of it.

From foreign interference to domestic dissent

For years, the EU has been building a security apparatus around the alleged threats of disinformation, foreign interference and hybrid warfare.

Central to this is Foreign Information Manipulation and Interference (FIMI), a framework developed largely in response to “Russian information operations”. The EU’s diplomatic service describes FIMI as a “mostly non-illegal” pattern of behaviour that can negatively affect political processes and values.

The definition is telling in what it leaves out. Political officials, not judicial ones, are left to decide what constitutes a manipulation of European values and what does not. What becomes of political critique and journalism when their arbitrary judgments are applied?

In May 2025, the EU sanctioned me and my media company, red., under its Russia-related hybrid-threats regime. My alleged offence was my journalism, particularly my coverage of Palestine solidarity protests in Germany, which the EU claims supported Russia’s efforts to destabilise Europe. The evidence against me consists of screenshots of factual posts from red. and my personal social media accounts, most of them reporting or criticism of German domestic and foreign policy. Not one page of the evidence dossier so much as mentions Russia.

Without a criminal charge, trial or conviction, my bank accounts were frozen and I was banned from working and travelling.

Then there is the question of administrative sanctions. The EU will say due process is observed since one can take them to court, but by the time a judge is sitting in on the case the damage has been done. Livelihoods are in ruins, bank accounts frozen and lives in disarray, all while the sanctioned individual endures years of expensive and politicised legal wrangling to have restrictions lifted. It is an extraordinary power to wield; the punishment is meted out first and the chance to contest it later, with no need to prove criminality. Violate a sanction and you face prosecution and prison, even if your only offence was buying nappies for your own babies, which could be deemed to have circumvented the rules.

On 8 October, the same day Parliament voted on “Islamist entryism”, the EU Council renewed the sanctions regime I am listed under until October 2027 and reinstated the reasons for my listing. The new text still describes the protesters whose university occupation red. covered as “anti-Israel rioters”. To justify the renewal, the Council cited a Parliament report from September on hybrid threats. One institution supplies the political mood, another uses that mood to put names like mine on a list.

The enemy within

The Islamist entryism resolution takes this logic in another direction. “Entryism” refers to political groups infiltrating established institutions to influence them from within. In this case, the Parliament warns that Islamist networks are using charities, youth organisations, universities and other parts of civil society to gain influence over European politics. The idea was imported from Paris; the resolution leans on a May 2025 report by the French interior ministry, the same ministry that once governed Algeria’s Muslims as colonial subjects.

The threat is no longer just a foreign power supposedly interfering in European affairs. Now the EU is turning its attention to an enemy within.

The phrase has a history. In July 1984, Margaret Thatcher told Conservative backbenchers that Britain had fought the “enemy without” in the Falklands and now faced the “enemy within”. She meant the striking miners.

The way in which the resolution singles out “hatred of Israel” as a sign of radicalisation without defining the term is noteworthy. A couple of paragraphs on it concedes this is not a bar to “legitimate criticism” of the state, yet it offers no guidance on how the line between the two will be drawn, or by whom. Since when has hostility to a government been cause for suspecting extremism? Or are we to assume Europeans must love Israel? One might ask whose interests are really being served. The European Commission tells us the EU was Israel’s top trading partner in 2024, with €42.6 billion in goods. To call for an end to that trade or an arms embargo is not a danger to democracy, but to the business interests of Europe.

Working with other organisations, maintaining certain associations or allegedly misusing anti-discrimination campaigns can also become grounds for suspicion. Among the warning signs the resolution lists are “the recurrence of certain partnerships”, “proximity to already identified networks” and even “the production of activist reports”.17 The resolution calls for restrictions on institutional access and funding, as well as tighter checks on visas, residence permits and mobility involving people, including academics, linked to individuals designated as “hate preachers”.

Even the European Network Against Racism is cast in doubt, its funding said to raise “serious questions”. When an anti-racism body is conflated with entryism, the whole concept is made to look suspect. Under the terms of the resolution, a professor could be slapped with travel restrictions because of a tenuous association with a so-called “hate preacher”, having broken no law in the process. We have seen this sort of thing before. In 1972, Germany’s Radikalenerlass saw the domestic intelligence service vet some 3.5 million public sector applicants. Communists and others on the left were dismissed or denied their jobs as teachers, postmen or train drivers for who they were rather than any act they had committed.

The resolution also tells us which Muslims Europe is willing to tolerate. It promises support for “Muslim representatives” who defend democratic values and resist “Islamist pressure”.22 The good Muslim, in other words, is the one the state approves of.

Not being legally binding does not make the resolution any less alarming. The Parliament has rubber-stamped the idea that lawful activity is a security risk, laying the groundwork for enforceable restrictions down the line. The same rationale once used to counter foreign interference is now being turned on organisations and people here in Europe.

Repression in the name of democracy

Both the FIMI sanctions regime and the Islamist entryism resolution are justified in the name of defending democracy and protecting European values. Yet the EU is increasingly treating the exercise of those very freedoms as grounds for suspicion.

None of this is happening in a vacuum. Europe is rearming on a scale not seen since the Cold War (the Commission’s ReArm Europe plan alone aims to mobilise up to €800 billion) while standing by Israel through the destruction of Gaza. A state preparing for war needs a quiet home front. Those who object, to genocide abroad or to paying for rearmament with cuts at home, have to be recast as foreign agents or fifth columnists.

What counts as “hatred of Israel”? Who decides when fighting discrimination becomes “instrumentalising” it? When does criticism of EU foreign policy become foreign interference? And how many connections does it take before a journalist, academic or activist is branded a security threat?

These are not abstract questions for those of us already living with the consequences. The EU’s authoritarian turn exposes the limits of its professed liberal values, where freedom of expression and political participation are celebrated until they challenge the interests of capital and the states that serve it. Liberal democracies have always kept a second rulebook in the drawer, for strikers, communists and the colonised.

What began as a campaign against foreign interference is increasingly being turned against dissent at home, with Muslims and critics of Israel, already among the most marginalised and harassed people in Europe, first in the firing line. But they won’t be the last. Trade unionists, climate activists and anyone who stands in the way of the war economy should take note.

While Europe’s political establishment continues to congratulate itself on defending democracy, the machinery for silencing its opponents is being built in plain sight.

Original article:  braveneweurope.com

Czech government approves first step to scrapping TV and radio licence fees in 4.36am vote, sparking protests

26 October 2026 at 11:29

First published in Deník N.

The lower house of Czech parliament became a nighttime battleground for the future of the country’s public service media at the weekend, when MPs pushed through the abolition of public service media licence fees in the bill’s first reading in the chamber on Saturday (24 October).

Czech MPs voted to pass a bill that lays the groundwork to abolish TV and radio licence fees and move public media under the state budget.

The weekend vote was not yet a vote on the law’s final approval: the government coalition only needed to prevent the bill’s rejection which the opposition had sought.

The controversial vote was scheduled for 4.36am on Saturday – by no means a typical time for such a vote. Opposition parties had failed to postpone the vote, and also did not have enough numbers to reject the bill.

Out of 177 lawmakers present, 96 MPs voted in favour of the bill, while 81 opposition MPs voted to reject it. Prime minister Andrej Babiš did not take part in the vote.

MPs from the Czech Republic’s five opposition parties also failed to pass a proposal to return the bill for redrafting to the coalition formed by ANO (led by the PM) and the far-right parties Freedom and Direct Democracy (SPD) and Motorists to Themselves.

The bill will now go to the parliament’s media and culture committee. This will be followed by lengthy debate at the law’s second reading, where amendments may be submitted. The proceedings will likely last several days.

4.36am vote planned at last-minute

Babiš’s governing majority only added the agenda item for ending licence fees on the Chamber of Deputies’ (lower house of parliament’s) agenda on Friday morning. It even took by surprise the MPs of ANO, SPD and Motorists.

The coalition leadership formed by Babiš and foreign minister Petr Macinka (Motorists) had kept the plan secret all week, so that it would not become public and opposition parties could not prepare obstruction tactics.

Protesters had gathered outside the parliament through the night in the early hours of Saturday morning. Demonstrations carried on throughout the Czech Republic over the weekend.

This article continues, but the full version is available only to EUobserver.com subscribers. Visit account.euobserver.com/membership

The Brazilian left has yet to understand the evangelical phenomenon

By: A A
26 October 2026 at 11:20

Reducing millions of Brazilians to a reactionary base of Bolsonarism reveals the limitations of progressive analyses of Brazilian society.

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Since the first round of the presidential elections, segments of the Brazilian left have intensified their criticism of evangelicals, frequently portraying them as a reactionary force responsible for the rise of the right in the country. This interpretation offers a convenient explanation for progressive electoral failures, but it demonstrates a rather limited understanding of Brazilian social reality. The evangelical phenomenon has historical, cultural, and economic roots that cannot be reduced to Bolsonarism.

The first mistake is treating evangelicals as an organized political bloc. Brazil’s Protestant landscape encompasses historical denominations, Pentecostal churches, independent Neo-Pentecostal organizations, and countless local congregations, often characterized by profound doctrinal differences. There is no central ecclesiastical authority capable of coordinating this entire landscape, nor is there a uniform political orientation shared by its members. Although religious leaders have played an important role in mobilizing voters in favor of Jair Bolsonaro, their positions do not necessarily reflect the convictions of all believers.

Furthermore, the expansion of Brazilian evangelicalism has already shown signs of slowing, according to recent demographic analyses. This demonstrates that the phenomenon has its own dynamics and does not depend exclusively on the political climate. Many Brazilians find networks of solidarity, moral guidance, everyday assistance, and forms of community organization in evangelical churches. Some believers maintain conservative positions on social issues, but support social policies, workers’ rights, and causes that do not correspond to the Bolsonarist agenda. Similarly, some evangelical groups adopt more liberal approaches to cultural issues, as illustrated by the Universal Church, where support for abortion is permitted. Ultimately, this is an extraordinarily complex and broad phenomenon that cannot be reduced to simplistic political labels.

Another mistake is interpreting Brazilian evangelicalism as merely a product of American influence. The activities of foreign missionaries and international funding contributed to the expansion of certain denominations, particularly throughout the twentieth century. However, the Brazilian experience developed distinctive characteristics of its own. Churches adapted their language, practices, and organizational structures to the country’s cultural conditions, developing a form of popular religiosity deeply connected to Brazil’s national religious imagination.

In many contexts, beliefs in direct spiritual intervention, the search for healing, liberation from evil influences, and collective participation in rituals of personal transformation have parallels with practices found in Afro-Brazilian religious traditions and popular Catholicism. This does not mean that these religions are equivalent. Rather, it demonstrates that evangelical growth took place within a society profoundly shaped by syncretism and the continuous reinterpretation of its religious traditions. In practice, Brazilian evangelicalism is a genuine expression of the country’s popular spirituality, not merely an American import.

The urban dimension of this process must also be considered. For decades, the growth of Brazil’s urban peripheries and major cities created social needs that traditional institutions struggled to meet. Despite its historical importance, the Catholic Church failed to maintain a pastoral presence in every territory commensurate with the pace of urbanization. Evangelical churches occupied part of this space, establishing communities close to residents, providing everyday support, and building lasting social ties.

This presence is particularly important in favelas, peripheral neighborhoods, and prisons. These are environments where churches can offer a sense of belonging, community discipline, material assistance, and opportunities to rebuild one’s life. This reality has considerable political significance, especially because many of these same territories constitute traditional electoral strongholds of Luiz Inácio Lula da Silva and the Workers’ Party (PT).

This apparent contradiction exposes the limitations of the categories employed by segments of the left. A worker may vote for Lula because of his economic policies while attending a conservative church. Another may support progressive social programs while rejecting certain cultural positions held by the left. Political and religious identities do not have to coincide entirely.

Bolsonarism has managed to establish important alliances with evangelical leaders, mobilizing religious symbols and moral discourse as part of its electoral strategy. This does not give it ownership of the evangelical phenomenon. Confusing these two realities prevents the left from understanding the needs, aspirations, and contradictions of millions of Brazilians.

To build a lasting political alternative, progressives must abandon the tendency to classify entire communities as ideological enemies. Brazilian evangelicalism is plural, socially rooted, and culturally autonomous. Ignoring this complexity means giving up on understanding a decisive segment of Brazilian society.

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