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Raffinage de pétrole : difficultés en Europe, aubaine en Algérie

Le raffinage pétrolier bat de l’aile en Europe, sur fond de perturbations des approvisionnements énergétiques et de recul des capacités de production. Selon FuelsEurope, l’association professionnelle représentant les industries européennes du raffinage et de la fabrication de carburants, les capacités de raffinage de brut ont diminué de 20 % depuis 2009. Dans un autre rapport, l’organisation indique que 30 des quelque 100 raffineries européennes en activité à cette époque, dotées chacune d’une capacité supérieure à 30 000 barils par jour, soit environ 1,5 million de tonnes par an, ont depuis fermé ou été reconverties. Au moins sept raffineries ont notamment engagé leur transformation en bioraffineries.

La situation est aggravée par les perturbations des approvisionnements en diesel et la dépendance de l’Union européenne aux importations, qui couvrent une partie de sa consommation de carburants. L’UE cherche parallèlement à réduire sa dépendance aux hydrocarbures russes. Dans ce contexte, la proximité géographique de l’Algérie et ses infrastructures énergétiques constituent des atouts pour répondre à une partie des besoins européens. Le pays prévoit ainsi de développer ses capacités de raffinage et de production pétrochimique.

Des dizaines de milliards de dollars d’investissements dans le raffinage et la pétrochimie

Le gouvernement algérien a consacré une enveloppe de 71,6 milliards de dollars à son programme global d’investissement dans les hydrocarbures à l’horizon 2030, selon l’agence de presse algérienne APS, dans le prolongement du plan de développement 2025-2029 de Sonatrach. Sur ce montant, près de 13 milliards de dollars sont destinés au raffinage et à la pétrochimie, comme l’a précisé le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, le 17 octobre.

Selon les données de l’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA), l’industrie algérienne du raffinage se concentre principalement sur la production et l’exportation de fioul, de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et de naphta, tandis que la demande européenne porte notamment sur le diesel et le carburant d’aviation. Le développement des capacités algériennes pourrait ainsi favoriser la diversification des exportations et permettre au pays de répondre à une partie de ces besoins.

Porter à 50 % la part des hydrocarbures transformés

En juin 2025, le gouvernement algérien avait annoncé son ambition de porter à 50 % en cinq ans la part des hydrocarbures transformés, contre 32 % à l’époque. Cet objectif, présenté par le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, vise à valoriser davantage les ressources brutes en les transformant en produits à plus forte valeur ajoutée.

Cette orientation s’est notamment traduite par des projets d’unités industrielles à Arzew et à Skikda : une unité de production d’huiles de base, destinées à la fabrication de lubrifiants automobiles et industriels, ainsi qu’un complexe de production d’éthylène, utilisé notamment dans la fabrication du polyéthylène. Dans le cadre de ces projets, Sonatrach a présélectionné quatre groupes internationaux pour leur réalisation, rapporte le site d’information TSA Algérie ce 26 octobre.

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La Tunisie vise à porter la part des énergies renouvelables à 16% du mix électrique en 2027

Les autorités tunisiennes visent une part de 16 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique en 2027, contre 12 % en 2026, d’après les documents budgétaires publiés par le ministère de l’Économie et de la Planification. Pour y parvenir, elles doivent développer près de 1 600 mégawatts (MW) de capacités renouvelables, dont environ 1 100 MW dans le cadre de concessions et d’autorisations, et 500 MW via des projets d’autoproduction. Pour les projets de concession, le gouvernement prévoit l’entrée en service d’une installation d’énergies renouvelables de 198 MW sur le site de Khnabna et d’un parc éolien de 77 MW. Les travaux de construction d’une centrale photovoltaïque de 300 MW dotée d’un système de stockage par batteries devraient débuter à Bazma, dans le gouvernorat de Kébili (Sud tunisien).

En matière d’autoproduction, les consommateurs devraient pouvoir produire une partie de leur électricité grâce à des installations photovoltaïques, au lieu de dépendre exclusivement du réseau national. Le projet de loi de finances 2027 ne fournit pas encore de plus amples détails sur ce point.

Des projets d’énergie renouvelable et des incitations fiscales

Les projets du gouvernement s’inscrivent dans la continuité d’investissements lancés depuis 2025 pour la construction d’une centrale photovoltaïque à Kairouan (centre du pays), d’une puissance de 120 mégawatts-crête, pour une production annuelle prévue de 222 gigawatts-heure. D’autres parcs éoliens sont programmés en 2026 à Tabaga, Jebel Abderrahmane et El Guettar. La construction de nouvelles centrales solaires a par ailleurs débuté cette année à Tataouine et Gabès.

Pour encourager le développement des énergies renouvelables, le projet de loi de finances 2027 prévoit, dans son article 49, des exonérations fiscales portant sur les droits de douane, la taxe sur la valeur ajoutée et le prélèvement professionnel affecté au fonds de compétitivité pour les importations de batteries de stockage d’électricité. Les exonérations restent, pour l’heure, tributaires de l’adoption du texte en l’état, tandis que les professionnels du secteur demandent au gouvernement de redoubler d’efforts pour lancer la filière.

Ambitions à moyen et long terme

À moyen terme, la Tunisie se fixe pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique à l’horizon 2030. À long terme, ce taux devrait atteindre 50 % en 2050, dans le cadre du Programme d’amélioration de la fiabilité, de l’efficacité et de la gouvernance énergétiques tunisiennes, approuvé en novembre 2025 par la Banque mondiale. Doté de 430 millions de dollars, il doit financer les concessions, accélérer l’installation d’énergies renouvelables et améliorer la capacité de production de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Pour rappel, la forte demande d’électricité en Tunisie, causée notamment par des canicules très fréquentes cet été, a porté la consommation à 5 000 MW à certaines heures de la journée (soit près de 30 % de plus que le niveau normal). La STEG a dû recourir au délestage de son réseau, avec des coupures tournantes, pour éviter la surcharge et une éventuelle panne généralisée.

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Pourparlers de paix : Zelensky exclut la neutralité de l’Ukraine, une condition pourtant essentielle pour Moscou

Volodymyr Zelensky a réaffirmé, le 25 octobre, son refus de discuter de la neutralité militaire de l’Ukraine et d’éventuelles restrictions imposées à son armée, alors que de nouveaux pourparlers avec Moscou sont envisagés en novembre. Le dirigeant ukrainien a exprimé cette position dans un entretien pour l’émission TSN Week, dont des extraits ont été publiés sur X.

« Les restrictions concernant notre armée et la neutralité de l’Ukraine ne sont pas à l’ordre du jour des discussions », a-t-il déclaré, tout en affirmant être prêt à négocier sur d’autres questions.

Our security guarantees are our security guarantees. They cannot be dictated by the Russian side. Restrictions on our army and Ukraine’s neutrality are not up for discussion. The territorial issue is a red line that can only be discussed at the level of leaders. The Americans have long been raising the issue of exchanging territories – they call it “land swaps.” There are also other formats and proposals for discussion. Everyone must understand. First, we are not exchanging anything for anything. We are ready for discussions. If it is the territorial issue, then it must be discussed at the level of leaders. Other issues – at the level of technical groups. So all of this can be discussed in November. From an interview with Alla Mazur for TSN Week on 1+1, as part of the United News telethon. (2/5)

— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) October 25, 2026

La neutralité de l’Ukraine concerne pourtant un point central des exigences russes, formulées bien avant le début des hostilités en février 2022. Moscou réclame depuis des années des garanties contre une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et considère la neutralité ukrainienne comme une condition majeure de sa sécurité nationale. La protection des populations russophones représente, par ailleurs, l’un des objectifs de l'opération militaire spéciale.

Les déclarations de Zelensky mettent ainsi en évidence une difficulté fondamentale : Kiev se dit disposé à reprendre les discussions, mais refuse d’inscrire à leur ordre du jour une question que Moscou juge indispensable à un règlement durable. Plus de quatre ans et demi après le début du conflit, cette divergence reste entière.

Sur les territoires, une ouverture sans concession annoncée

Le même entretien révèle les limites de la position ukrainienne sur les territoires. Zelensky a évoqué les propositions américaines d’échanges territoriaux, appelées « land swaps », avant d'affirmer qu'il n'était pas question pour Kiev de procéder à de tels échanges.

Il s'est ensuite dit prêt à aborder ce dossier au niveau des dirigeants, tout en réservant les autres questions aux groupes techniques. Cette supposée ouverture à la discussion ne constitue donc pas une vraie acceptation de compromis territorial.

Le 21 octobre, Zelensky avait déjà évoqué la possibilité d’un accord gelant la situation territoriale actuelle. Vladimir Poutine avait réagi le lendemain en réaffirmant que Moscou considérait les territoires concernés comme des terres historiquement russes.

La disposition de Zelensky à négocier a également été mise en doute par plusieurs personnalités. Vladimir Konstantinov, président du Parlement de Crimée, estime que le dirigeant ukrainien n’est pas réellement prêt à rechercher un accord. L’ancien conseiller présidentiel ukrainien Oleg Soskine considère, pour sa part, qu’un règlement avec Moscou nécessiterait le départ de Zelensky et l’organisation d’élections.

Le 25 octobre, Kirill Dmitriev, représentant spécial du président russe, a approuvé une publication sur X opposant la volonté de paix d'Elon Musk à celle de Zelensky, favorable à la poursuite du conflit. Florian Philippot, dirigeant du parti français Les Patriotes, a également soutenu des critiques formulées par Musk sur la corruption en Ukraine. Plusieurs internautes ont de leur côté appelé Zelensky à accepter un accord, sans que ces réactions individuelles permettent de tirer des conclusions sur l’opinion publique.

Moscou réaffirme ses conditions pour une paix durable

Malgré la persistance de ces désaccords, le Kremlin n’a pas exclu la possibilité de discuter des questions territoriales. Le 26 octobre, son porte-parole, Dmitri Peskov, a indiqué qu’une « discussion très sérieuse », comportant de nombreux détails, serait nécessaire. Il a également mis en garde contre une divulgation publique susceptible de compromettre le processus diplomatique.

Une rencontre trilatérale entre la Russie, les États-Unis et l’Ukraine pourrait avoir lieu en novembre, éventuellement à Abou Dhabi. Les autorités russes insistent sur la nécessité d’un accord définitif qui prenne en compte les garanties de sécurité de Moscou comme celles de Kiev, plutôt que sur un simple arrêt temporaire des combats.

Le Kremlin entend maintenir au centre des discussions les causes profondes du conflit, notamment les préoccupations liées à l’élargissement de l’OTAN. Dmitri Peskov a par ailleurs précisé que la reprise des pourparlers n’impliquait aucune restriction des opérations militaires.

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Émeutes en France : «Une énorme ligne rouge a été franchie», alerte un ancien patron de la DGSE

« Une fois lancé, le processus devient très difficile, pour ne pas dire impossible, à arrêter », a confié Pierre Brochand au Figaro, dans un entretien publié ce 26 octobre. L’ancien directeur général de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), en poste de 2002 à 2008, évoquait les pillages massifs de commerces survenus en marge de l’« Acte I » de la mobilisation contre la vie chère, le 17 octobre.

« Tout ce qui se passe n’a rien de surprenant. Sauf, pour ceux, qui, par naïveté, hypocrisie ou idéologie, ont refusé de voir les nuées annonçant l’orage », a-t-il également déclaré, interrogé sur les propos du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui avait qualifié les violences d’« inédites ».

« "Inédit" ne veut pas dire "imprévisible" », a-t-il estimé, pointant les « processus pervers » engendrés par « l’avènement de la Société des Individus, il y a 50 ans ». Selon lui, cette évolution aurait conduit à des doctrines de maintien de l’ordre et à une réponse judiciaire déconnectées de la « disproportion » des violences et du « sentiment d’impunité » qui, à ses yeux, caractérise les émeutiers. « Notre société s’est auto désarmée, en sabordant le régalien », a-t-il fustigé.

Le dispositif sécuritaire « aura du mal à reprendre la main »

Le haut fonctionnaire est notamment revenu sur la situation à Marseille, où, selon les chiffres de la préfecture des Bouches-du-Rhône, quelque « 30 000 pilleurs » auraient pris d’assaut le centre-ville. « Une énorme ligne rouge a été franchie : les dévaliseurs de magasins ont découvert ce qu’ils n’avaient pas encore pleinement mesuré, à savoir que la voie d’une curée leur était grand ouverte », a prévenu Pierre Brochand.

Pour ce dernier, ces violences ne sauraient être réduites à une simple délinquance opportuniste. « Ceux que l’on appelle, par commodité, des "racailles" ne sont pas que cela. Il y a, derrière leurs actes, une motivation, tout aussi politique que celles de l’ultra gauche : reprendre, sur le tas, à l’ancien colonisateur, ce dont celui-ci aurait dépossédé leurs ancêtres », a-t-il développé. Il a également dénoncé ce qu’il présente comme une « coalition de minorités » entre des jeunes de quartiers issus de l’immigration extra-européenne et les « escadrons de la gauche activiste ».

« Ces éruptions ont déjà eu lieu. Elles devraient se reproduire, avec une fréquence et une intensité accrue », a-t-il prédit. Évoquant les événements du 24 octobre, il a estimé que, « même ainsi renforcé, le dispositif aura du mal à reprendre la main, face à des révoltés, qui ont professionnalisé leurs tactiques et, notamment, intégré la dispersion et la mobilité, comme facteurs déterminants de la saturation adverse ».

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Afrique du Sud : des entreprises russes envisagent de participer à la modernisation du port de Durban

Preview Le vice-président du Conseil russe des affaires internationales (RIAC), Mikhaïl Margelov, a déclaré, le 26 octobre, que des entreprises russes envisageaient de participer à la modernisation du port de Durban en Afrique du Sud. Selon lui, l’expertise russe dans les infrastructures suscite un grand intérêt auprès des pays africains.
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Russie – Algérie : les vols directs pourraient reprendre début 2027

Preview L’ambassadeur de Russie à Alger, Alexeï Solomatine, a déclaré ce 26 octobre à l’agence RIA Novosti que les vols directs entre les deux pays pourraient reprendre début 2027, une fois les procédures nécessaires achevées. Il a souligné que les autorités russes s’étaient engagées à faciliter la régularisation de la présence d’Air Algérie à Moscou.
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La France veut étendre sa présence nucléaire en Europe avec des avions de combat déployés dans dix pays

La France cherche à étendre la présence de ses forces nucléaires en Europe dans le cadre d’une initiative visant la Russie, rapporte le Wall Street Journal le 25 octobre. Baptisé « dissuasion avancée » par Emmanuel Macron, ce projet prévoit le déploiement de chasseurs Rafale capables d’emporter des missiles nucléaires dans plusieurs pays européens.

Cette initiative s'inscrit dans la doctrine présentée par Macron en mars 2026, sur fond d'incertitudes concernant les garanties de sécurité américaines. Elle prévoit également la création de nouvelles infrastructures militaires, de systèmes d'alerte précoce, de communications sécurisées et de mécanismes de partage de renseignements entre Paris et ses partenaires.

Dix États participent aux discussions à des degrés divers : le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, la Grèce, la Finlande, la Norvège, la Suède et le Danemark. La France a constitué un groupe de coordination distinct pour chaque pays et privilégie les négociations bilatérales. L'Italie a refusé de rejoindre l'initiative, tandis que les trois pays baltes n'y participent pas.

Le projet vise, selon ses promoteurs, à créer une « incertitude stratégique » pour Moscou. Lors d’une conférence à Varsovie, Xavier Chatel, conseiller de Macron pour les affaires stratégiques, a expliqué que cette approche obligerait la Russie à prendre en compte un facteur supplémentaire dans ses calculs militaires. Elle offrirait également à Paris davantage de possibilités de disperser ses forces nucléaires en cas d’escalade.

Un dispositif nucléaire contrôlé par Paris

Cette extension envisagée du dispositif français ne s'accompagne toutefois d'aucun partage du pouvoir de décision. La France conservera seule le contrôle de son arsenal nucléaire et de son éventuel emploi. Macron a affirmé que les intérêts vitaux français possédaient une dimension européenne, sans offrir pour autant de garantie explicite de protection à ses partenaires.

Le président français a également annoncé une augmentation du nombre d'ogives nucléaires, tout en décidant de ne plus communiquer publiquement la taille de l'arsenal national.

Les conditions de participation restent par ailleurs à préciser. Le président finlandais Alexander Stubb a exclu tout stationnement d'armes nucléaires en Finlande. Le chef de la diplomatie norvégienne, Espen Barth Eide, a souligné que cette initiative viendrait compléter les garanties nucléaires américaines, sans les remplacer.

Moscou dénonce les risques liés au renforcement nucléaire européen

Les projets français avaient déjà suscité des avertissements de la Russie. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, avait prévenu que Moscou prendrait en compte tout éventuel déploiement nucléaire français sur le territoire d'États européens dans sa planification militaire.

Le diplomate avait également averti que les sites susceptibles d'accueillir de telles armes pourraient devenir des cibles prioritaires pour les forces russes en cas de conflit majeur.

L'ambassadeur russe en Allemagne, Sergueï Netchaïev, avait de son côté qualifié le renforcement du « parapluie nucléaire » européen de menace stratégique directe. Il a souligné la nécessité de prendre ces projets en compte dans la planification politico-militaire russe.

Ces avertissements interviennent alors que Moscou dénonce depuis plusieurs années le renforcement des capacités militaires de l'OTAN à proximité de ses frontières. La Russie considère cette évolution comme un risque pour sa sécurité, tandis que l'Alliance tente de présenter ses initiatives comme des mesures de dissuasion.

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La France, nouveau «malade de l’Europe» : les finances publiques et les tensions sociales inquiètent

Dans un article publié le 26 octobre, le média américain Politico désigne la France comme le nouveau « malade de l’Europe ». Autrefois appliquée à l’Empire ottoman en déclin, l’expression traduit les inquiétudes suscitées par l’accumulation des fragilités économiques et sociales françaises.

Selon le média, la deuxième économie de l’Union européenne est prise dans un cercle vicieux : les problèmes budgétaires aggravent le mécontentement social, tandis que les manifestations compliquent les tentatives du gouvernement de rétablir les finances publiques.

La dette publique française dépasse 3 500 milliards d’euros. Malgré les engagements pris auprès de ses partenaires européens, Paris peine à réduire son déficit, alors que la faible croissance et les difficultés liées aux retraites alimentent les craintes des investisseurs. Le 22 octobre, le rendement des obligations françaises à dix ans a atteint 5,14 %, son plus haut niveau depuis 2002, selon Politico.

« La France est au bord d’une crise financière. Nous devons envoyer un signal aux marchés », a mis en garde l’ancien Premier ministre Michel Barnier, cité par Politico.

Le gouvernement du Premier ministre Sébastien Lecornu prévoit 43 milliards d’euros d’économies dans son projet de budget pour 2027. Mais les autorités font déjà face à une forte contestation sociale, ce qui limite leurs possibilités de réduire davantage les dépenses.

Une contestation sociale persistante

Depuis septembre, les manifestations se multiplient dans le pays. Les protestataires dénoncent la hausse du coût de la vie et réclament notamment de meilleurs salaires pour les enseignants ainsi que la rénovation des établissements scolaires.

Selon le ministère français de l’Intérieur, 410 000 personnes ont manifesté le 24 octobre, contre 550 000 une semaine auparavant. Plusieurs rassemblements ont été marqués par des affrontements avec les forces de l’ordre. Les mobilisations accentuent la pression sur un gouvernement confronté à la fois aux exigences des marchés financiers et aux revendications sociales.

Aux tensions s’ajoute l’incertitude entourant la présidentielle de 2027. D’après la publication, les investisseurs s’inquiètent du coût des propositions de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon visant à abaisser l’âge de départ à la retraite, des mesures qui nécessiteraient plusieurs milliards d’euros supplémentaires.

Les engagements budgétaires de Paris mis en cause

La situation française rappelle à plusieurs responsables européens la crise de la dette de 2011 en Italie, qui avait conduit au remplacement du Premier ministre italien Silvio Berlusconi par Mario Monti. Interrogé par Politico, Mario Monti a averti que les difficultés financières pouvaient s’aggraver rapidement.

Mario Monti estime que la France a longtemps utilisé son influence politique et économique pour s’affranchir des règles budgétaires de l’Union européenne. L’ancien ministre français de l’Économie Éric Lombard a lui-même reconnu auprès du média que Paris n’avait pas tenu ses engagements concernant le redressement des finances publiques.

Les responsables et diplomates consultés par le média n’envisagent toutefois pas, à ce stade, une crise comparable à celle de la Grèce en 2015, lorsque le pays peinait à honorer ses obligations financières. Ils redoutent plutôt un scénario similaire à celui de l’Italie en 2011, avec un risque de répercussions sur d’autres économies européennes.

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Maroc : la Marine royale expulse des bateaux de pêche mauritaniens et sénégalais au large de Lagouira

Deux patrouilleurs et plusieurs vedettes de la Marine royale marocaine ont expulsé, le 25 octobre, des bateaux de pêche mauritaniens et sénégalais des eaux au large de Lagouira, localité aujourd’hui abandonnée, située sur une péninsule à l’extrême sud du Sahara occidental, territoire contesté. Citée par la presse marocaine, une source proche du dossier a indiqué que « l’intervention s’est déroulée sans incident », précisant que « les pêcheurs ont quitté les eaux marocaines sans opposer une quelconque résistance ».

Un épisode similaire s’était produit en avril dernier, lorsque la Marine royale avait expulsé des bateaux de pêche mauritaniens au large de Lagouira.

La question des frontières méridionales du Sahara occidental alimente les discussions entre Rabat et Nouakchott. Un rapport du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, remis au Conseil de sécurité le 1er octobre, fait état d’une proposition mauritanienne visant à créer une commission chargée de clarifier, par consensus, les « frontières internationales définitives et permanentes du territoire contesté ».

Cette proposition avait été présentée par le chef de la diplomatie mauritanienne, Mohamed Salem Ould Merzoug, lors d’une réunion tenue les 8 et 9 février 2026 à l’ambassade américaine à Madrid. La démarche de Nouakchott vise notamment à obtenir des clarifications sur les délimitations territoriales et à prévenir d’éventuels différends.

Le 18 octobre, plusieurs médias ont évoqué une possible revendication mauritanienne sur Lagouira, en échange d’une reconnaissance de la souveraineté marocaine sur les provinces du Sud. Cette information a toutefois été démentie le 21 octobre par le porte-parole du gouvernement mauritanien, Mohamed Ould Bebana, qui a précisé que la démarche de Nouakchott visait à éviter toute « ambiguïté pouvant entraîner des conséquences sécuritaires, juridiques ou économiques ».

En 2020, le Parlement marocain a adopté deux lois relatives à la délimitation des espaces maritimes du Royaume, incluant les côtes du Sahara occidental jusqu’à Lagouira. Cette localité se trouve sur la même péninsule que Nouadhibou, capitale économique de la Mauritanie.

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Présidentielle au Brésil : Lula décroche un quatrième mandat

Lula a été réélu pour un quatrième mandat présidentiel à la tête du Brésil, le 25 octobre, avec 51,79 % des voix contre 48,21 % pour son adversaire, le sénateur Flávio Bolsonaro, fils de l’ex-président Jair Bolsonaro (2019-2022), condamné pour tentative de coup d’État, qui était arrivé en tête au premier tour.

Une victoire qui a créé la surprise, dans la mesure où, depuis la fin de la dictature militaire, jamais un candidat arrivé en deuxième position au premier tour n’était parvenu à l’emporter au second. Les Brésiliens « sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre que le vote était très important pour garantir la démocratie », a lancé Lula à São Paulo, devant une foule euphorique.

Flávio Bolsonaro : tel père, tel fils ?

De son côté, Flávio Bolsonaro a annoncé son intention de faire annuler le scrutin, estimant qu’il était « impossible de reconnaître les élections ». « Beaucoup de choses restent à éclaircir », a-t-il ajouté, au regard de la prolongation de deux heures des votes décidée par un juge de la Cour suprême en réponse à des requêtes des deux camps.

À la veille de ses 81 ans, l’ancien métallurgiste devra composer avec des bolsonaristes en force au Congrès national. Lors des élections générales du 4 octobre, ceux-ci ont obtenu un nombre inédit de sièges à la Chambre des députés depuis la promulgation de la Constitution de 1988. Ils ont également renforcé leur présence au Sénat, où Michelle Bolsonaro, épouse de l'ancien président, et Carlos Bolsonaro, son deuxième fils, ont chacun remporté un siège.

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Le Sénégal envisage de devenir membre à part entière du Forum des pays exportateurs de gaz à partir de 2027

Preview Le Sénégal prévoit de devenir membre à part entière du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) en 2027, selon le ministère russe de l’Énergie. L’annonce fait suite à une rencontre, le 25 octobre, entre les ministres russe et sénégalais de l’Énergie. Ils ont évoqué la coopération gazière et électrique, le transfert de technologies et la formation.
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Agroalimentaire : le groupe qatari Baladna examine un projet d’investissement dans la production de lait en poudre

Le géant qatari de l’agroalimentaire Baladna prépare un nouveau projet d’investissement en Algérie. Son premier projet dans le pays, « emblématique » de la coopération algéro-qatarie, a abouti au lancement d’une immense ferme devant compter 270 000 vaches laitières, en cours de réalisation dans la wilaya d’Adrar, à 1 400 km au sud-ouest d’Alger, pour un investissement de 3,5 milliards de dollars. Le nouveau projet a été évoqué le 25 octobre par le directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement Omar Rekkache, qui a fait savoir que Baladna « examine actuellement un autre projet, dont les préparatifs sont en cours », sans apporter de plus amples détails.

Les propos ont été tenus en marge de la 9e édition du Forum mondial de l’investissement, organisée à Doha par l’État du Qatar et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, sous le thème « Investir dans l’avenir ».

Appel à « explorer les opportunités prometteuses offertes par l’Algérie »

Dans ses déclarations à l’Agence de presse du Qatar, Omar Rekkache a mis en avant les opportunités d’investissement entre l’Algérie et le Qatar, soulignant la volonté commune d’élargir leur coopération et de lui ouvrir de nouvelles perspectives. Dans ce contexte, il a appelé les investisseurs qataris à « tirer parti de ses atouts économiques et à envisager le lancement de nouveaux projets de nature à renforcer le partenariat économique entre les deux pays, au service de leurs intérêts communs et du développement de leurs relations bilatérales ». Les investissements du Qatar en Algérie ne se limitent pas à l’agroalimentaire ; la coopération économique entre les deux pays comprend, en effet, la création de la société Algerian Qatari Steel, spécialisée dans la sidérurgie, et la présence de l’opérateur Ooredoo Algérie, actif dans les télécommunications.

Le projet de la ferme géante d’Adrar vise à produire, à lui seul, 1,7 milliard de litres de lait cru par an, qui serviront à fabriquer 193 000 tonnes de poudre de lait, avec pour objectif de couvrir 50 % des besoins nationaux dès 2028. L’Algérie espère ainsi réduire de 1,5 milliard de dollars la facture de ses importations, renforcer sa souveraineté alimentaire et faire du Sahara « un pôle d’excellence agricole », selon la presse locale.

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Libye : inauguration d’un champ gazier

Preview La Compagnie nationale libyenne des hydrocarbures a inauguré, le 25 octobre, le champ gazier d’Al-Rachad, d’une capacité de 50 millions de pieds cubes par jour, au sud de Brega. Une unité de traitement du gaz a aussi été remise en service à Brega afin de mieux valoriser les ressources.
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Le FSB annonce avoir déjoué une attaque de drones contre la défense antimissile de Moscou

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé, le 26 octobre, avoir empêché un projet d’attaque de drones contre un élément clé du système de défense antimissile de Moscou et une infrastructure électrique. Deux hommes originaires du Caucase du Sud, nés en 1991 et 1998, ont été arrêtés. Selon le FSB, les suspects agissaient sur instruction du Service de sécurité d’Ukraine (SBU).

D’après les autorités russes, l’un des deux hommes aurait été recruté par un agent du SBU, qui lui aurait promis une rémunération pour mener l’opération. Il se serait ensuite rendu en Russie et aurait sollicité une connaissance pour participer à sa préparation.

Les suspects auraient récupéré des drones FPV et des composants d’engins explosifs artisanaux dans des caches situées dans les régions de Smolensk et de Kalouga. Leur mission consistait à préparer les appareils, à les acheminer vers un point de lancement dans la région de Moscou, puis à les activer avant leur décollage. Le pilotage devait être assuré à distance depuis le territoire ukrainien. Un tel appareil permet à son opérateur de le diriger grâce aux images transmises en direct par une caméra embarquée.

Les services russes affirment avoir empêché l’attaque avant son exécution

Le FSB affirme avoir découvert les préparatifs en amont et placé les suspects sous surveillance. Il indique aussi avoir identifié le représentant ukrainien présumé chargé de superviser l’opération.

Selon les informations communiquées par les autorités russes, les drones auraient déjà été configurés et acheminés vers leur point de lancement. Les deux hommes ont été interpellés avant le décollage des appareils, ce qui aurait empêché l’attaque contre les installations visées.

Un agent du FSB a souligné que l’opération visait à éviter des victimes parmi la population civile et à prévenir des dommages aux infrastructures. Les services russes ont précisé avoir poursuivi, après les arrestations, un « jeu opérationnel » avec les contacts ukrainiens des suspects dans le cadre du contre-espionnage.

Des poursuites judiciaires et un avertissement des services russes

Selon le FSB, une procédure pénale a été ouverte contre les deux hommes pour participation à une communauté terroriste, au titre de la deuxième partie de l’article 205.4 du Code pénal russe. Un tribunal a ordonné leur placement en détention provisoire.

Les suspects encourent jusqu’à 15 ans de prison. L’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances de l’affaire, de déterminer les responsabilités et d’identifier d’éventuels complices.

Dans son communiqué du 26 octobre, le FSB a réaffirmé que les services ukrainiens cherchaient à recruter des civils pour mener des opérations de sabotage sur le territoire russe. Il a aussi averti que les personnes apportant leur soutien à ces activités seraient identifiées et poursuivies conformément à la législation russe.

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Grève du 5 novembre : l’intersyndicale monte au créneau après les mobilisations d’octobre

Les syndicats entendent prolonger la pression sociale. L’intersyndicale fixe le 5 novembre comme prochaine grande journée de grève et de manifestations, dans un calendrier déjà dense de mobilisations, dans ce qui s’apparente à un automne de tous les dangers sur le front social en Fance et ailleurs en Europe. 

« L’heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais », avait déclaré la secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT) Sophie Binet à la sortie d’une réunion à Matignon avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 21 octobre.

« L’heure est grave… La grève doit prendre le relais » : face à un pouvoir, qui ne connaît que la répression, et à une extrême droite aux portes du pouvoir, la secrétaire générale de la CGT appelle à l’unité la plus large dans l’action et à la base. https://t.co/t20bJOAVWh

— Edwy Plenel (@edwyplenel) October 21, 2026

La secrétaire générale de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) Marylise Léon a, quant à elle, martelé :  « Le rendez-vous de mobilisation, c’est le 5 novembre. » L’appel, lancé début octobre par la CFDT, la CGT, Force ouvrière (FO), l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) et la Fédération syndicale unitaire (FSU), vise « les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ». Les organisations réclament des négociations immédiates sur les salaires, l’égalité femmes-hommes, la revalorisation des pensions, du point d’indice des fonctionnaires et du Smic, ainsi que des moyens pour les services publics.

La date a retenu l’attention du candidat de La France insoumise à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, qui a déclaré en marge d’une mobilisation du 24 octobre : « La grève générale, appelée par la CGT, pend au nez du gouvernement le 5 novembre prochain. »

La grève générale, appelée par la CGT, pend au nez du gouvernement le 5 novembre prochain. La masse du peuple va se mettre en mouvement. Ou bien M. Macron cède tout de suite, ou bien il devra le faire dans des conditions beaucoup plus hasardeuses. https://t.co/Bt6oyqE0HC

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) October 24, 2026

Dans l’éducation, le Snes-FSU appelle, dans la lignée des manifestations lycéennes, à une « grève massive » pour des recrutements, des salaires et la « déblanquerisation » du lycée. La FSU-SNUipp et, fait inédit, l’ensemble des syndicats de l’enseignement privé sous contrat se joignent au mouvement. À la SNCF, CGT-Cheminots, Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail et CFDT-Cheminots invitent les agents à cesser le travail. Dans la santé, la CGT Santé et la CFTC Santé Sociaux demandent des hausses de budgets et de meilleures conditions.

La CFDT Fonctions publiques a déposé un préavis couvrant les trois versants de la fonction publique. D’autres rendez-vous s’ajoutent : rassemblements des gilets jaunes le 31 octobre, possible reprise lycéenne dès le 2 novembre, manifestation des retraités le 19 novembre et action des pompiers le 4 décembre, dans un contexte politique et social explosif en France et dans l’Ouest de l’Europe.

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Législatives en Serbie : Aleksandar Vucic admet la défaite de sa liste

« Il est clair que nous avons perdu ces élections », a concédé le 25 octobre l’ex-président serbe Aleksandar Vucic à l’issue de législatives anticipées. Une prise de parole « digne, comme on l’attend de grands hommes d’État », a salué ce 26 octobre le président du Parti progressiste serbe Milos Vucevic, dont Vucic était le candidat, se déclarant « fier des citoyens serbes qui se sont rendus en grand nombre aux urnes ».

« Vous verrez dans six mois la nature de leurs tromperies et de leurs mensonges, et quelle sera leur politique », a-t-il ajouté.

D’après les données de la Commission électorale républicaine, ce 26 octobre au matin, la liste de Vucic, « Serbie unie », recueille 1,6 million de voix, soit 39,22 % des suffrages. Elle reste loin derrière la « Liste étudiante – Les étudiants gagnent », qui atteint 52,65 % des bulletins, avec 2,2 millions de voix.

Aucune des 16 autres listes en lice n’a atteint le seuil parlementaire de 3 %, lors d’un scrutin marqué par une participation record de 68,8 %. Selon les différentes projections disponibles, la coalition de Vucic obtiendrait environ 105 sièges au Parlement, contre environ 140 pour la liste étudiante, composée notamment de personnalités issues de la société civile.

La liste étudiante a reçu, dans la foulée de l’annonce de sa victoire, les félicitations de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du président du Conseil européen António Costa, qui se disent prêts « à travailler ensemble pour bâtir l’avenir de la Serbie dans l’Union européenne ».

Pour sa part, Moscou espère que Vucic, même dans l’opposition, continuera de contribuer au développement des relations bilatérales entre la Serbie et la Russie, a déclaré ce 26 octobre le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

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Manifestations du 24 octobre : l’exécutif se félicite d’un week-end «maîtrisé» face aux critiques

« L’État a eu le dessus ce week-end, l’État a été fort parce que l’État et le gouvernement, le ministre de l’Intérieur, ont anticipé ces manifestations et d’éventuelles violences », a déclaré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, le 26 octobre, sur RTL. Elle a souligné la mobilisation de 70 000 membres des forces de l’ordre, qui a permis d’« autoriser et encadrer des manifestations ». « Il y a des revendications qui sont légitimes [...] et puis il y a des violences urbaines [...] qui sont absolument incompréhensibles et intolérables », a-t-elle ajouté, estimant que le retour au calme est « le préalable à toute discussion démocratique et politique ».

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a abondé dans le même sens. « Les cortèges se sont bien passés », a-t-il affirmé samedi soir, mettant en avant « l’anticipation » et le  « prépositionnement » des forces. Le 26 octobre sur BFMTV, il a revu le bilan à la hausse par rapport à la veille, avec 1 435 interpellations, 267 blessés parmi les forces de l’ordre, dont trois grièvement, et environ 150 à 250 chez les manifestants. « La journée a été maîtrisée. Il n’y a pas eu d’incidents graves », a-t-il assuré, tout en annonçant la poursuite des couvre-feux et en tentant de rassurer sur la situation sécuritaire du pays : « On tiendra six mois jusqu’à l’élection présidentielle », a-t-il déclaré.

"On tiendra six mois jusqu'à l'élection présidentielle", assure Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur https://t.co/C6UIPgNJwe

— BFM (@BFMTV) October 26, 2026

Les chiffres officiels font état de 410 000 participants, contre 800 000 pour la Confédération générale du travail. Le week-end a été moins violent que le précédent, notamment en matière de pillages.

L’opposition relativise cependant ce bilan. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a estimé que « pour interrompre les manifestations, il suffit de répondre aux revendications ». « De quoi nous parlent-ils ? Ils nous parlent exclusivement de sécurité [...]. Non, le sujet, il est d’abord [...] social et politique », a-t-il regretté.

Le coordinateur des Insoumis Manuel Bompard a, de son côté, jugé : « Le Gouvernement doit céder face aux revendications portées par les mobilisations ! La jeunesse de ce pays exprime des revendications claires. »

Le Gouvernement doit céder face aux revendications portées par les mobilisations ! La jeunesse de ce pays exprime des revendications claires. Elle les a réunies dans une plateforme et en a chiffré le coût à 10 milliards d’euros. Cette somme doit être débloquée. Il faut également supprimer Parcoursup pour mettre fin à la sélection à l’université. Le Gouvernement doit aussi répondre aux revendications contre la vie chère en augmentant le SMIC et les salaires.

— Manuel Bompard (@mbompard) October 26, 2026

La secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier a qualifié ces cortèges de « bouquet final de cette cocotte-minute » de colère sociale, dénonçant un « deux poids, deux mesures » dans la gestion de l’ordre.

Plusieurs autres mobilisations pourraient avoir lieu en France et ailleurs en Europe dans un automne riche en revendications sociales.

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Sommet Russie-Afrique : informations en continu

Preview La troisième édition du sommet Russie-Afrique se tiendra à Moscou les 28 et 29 octobre. L’accent sera mis sur la coopération économique, le commerce et les investissements. Près de cinquante pays africains sont attendus, dont une trentaine au niveau des chefs d’État.
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Macron en visite surprise à Marseille

Preview Le président français Emmanuel Macron se rend ce 26 octobre à Marseille pour un déplacement axé sur la sécurité et l’économie. Il doit notamment visiter la mairie, touchée par les violences du 17 octobre, et rencontrer des commerçants victimes de casse et de pillages.
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Le RN se met en ordre de bataille à Orléans, à moins de six mois de la présidentielle

Le 24 octobre, au Zénith d’Orléans, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a été plébiscité avec 98,98 % des voix, pour un taux de participation d’environ 68 %. « Pour conduire Marine à l’Élysée, j’aurai besoin de vous », a lancé le seul candidat à la présidence du parti devant les militants. Le bureau exécutif a été remanié : sorties de Gilles Pennelle et de Sébastien Chenu (ce dernier prenant la présidence du groupe à l’Assemblée nationale), élection de figures « marinistes » comme Bruno Bilde et Jean-Philippe Tanguy, arrivé en tête du vote des adhérents pour le conseil national.

Très honoré et ému d’être en tête des votes des militants pour le Conseil national 🫶🏼🇫🇷 Merci à tous les militants, aux cadres et aux élus de la grande famille du Rassemblement national. En avant pour la victoire : Marine Présidente de la République, Jordan Premier ministre. https://t.co/nteemKKvyx

— Jean-Philippe Tanguy Ⓜ️ (@JphTanguy) October 24, 2026

Le 25 octobre, devant près de 8 500 personnes à l’Arena, Marine Le Pen a officiellement ouvert sa campagne. Outre le rejet de l’idée d’envoyer des troupes françaises mourir « pour des guerres qui ne sont pas les nôtres », elle a promis une « renaissance » de la France, ni rupture brutale ni révolution, mais une élévation progressive vers « le beau, le vrai, le juste ». Elle a annoncé vouloir inscrire la « communauté nationale » dans la Constitution et confier un gouvernement « ouvert et pluraliste » à Bardella, qu’elle présente comme son futur Premier ministre. « Nous ne vivons pas la fin du monde mais la fin d’un monde. À nous de bâtir celui qui vient. La Renaissance de la France commence aujourd’hui ! » s’est-elle exclamée au pupitre.

Nous ne vivons pas la fin du monde mais la fin d'un monde, de leur monde. À nous de réinventer celui qui vient, plus beau, plus juste, plus sûr et plus fort. Mes amis, ne craignez pas d'espérer, n'ayez pas peur de vouloir ! L'avenir nous appartient. https://t.co/UcWLByP2RT

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) October 25, 2026

Le week-end s’est déroulé sous haute sécurité, avec 3 000 policiers et gendarmes mobilisés face aux contre-manifestations. Un incident a perturbé le discours de Bardella : des militants de l’Union des étudiants juifs de France ont déployé une banderole proclamant « Bardella réélu : le racisme et l’antisémitisme ça ne dérange pas le RN, au contraire ! » Ils ont ensuite été expulsés par le service d’ordre. Le parti, toujours en tête des sondages, se présente désormais comme prêt pour la bataille de 2027, autour d’un tandem Le Pen-Bardella et d’une direction réorganisée.

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