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Forum des pays exportateurs de gaz : Poutine dénonce les conséquences des sanctions occidentales et appelle à renforcer la coopération énergétique

Vladimir Poutine a appelé, le 27 octobre à Moscou, les pays exportateurs de gaz à renforcer leur coopération pour rétablir la stabilité d’un marché mondial affecté par les conflits, les sanctions et les perturbations des approvisionnements. Le président russe s’exprimait lors du 8e sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), réunissant notamment des représentants de l’Iran, du Qatar, du Mozambique, de la Guinée équatoriale et de la Libye. Les membres de cette organisation concentrent 70 % des réserves mondiales de gaz naturel et environ 40 % de ses exportations.

Devant les participants, Vladimir Poutine a souligné que d’importants volumes de gaz avaient disparu du marché malgré une demande toujours soutenue. Il a évoqué les tensions au Moyen-Orient, les obstacles aux échanges énergétiques et la destruction des gazoducs Nord Stream, qu’il a qualifiée d’« actes terroristes ».

Le président russe a particulièrement dénoncé les tentatives visant à exclure son pays du marché gazier mondial. Selon lui, ces restrictions imposent des coûts considérables aux entreprises et aux consommateurs étrangers. Il a également critiqué la politique de l’Union européenne, estimant que l’abandon des hydrocarbures russes et la rupture des contrats à long terme portent directement préjudice à l’industrie et à la population européennes.

« Ne creuse pas de fosse pour autrui, sinon tu y tomberas toi-même », a-t-il déclaré, reprenant un proverbe pour illustrer les conséquences de ces décisions.

La Russie met en avant ses capacités énergétiques et technologiques

Vladimir Poutine a rappelé la place de la Russie parmi les principaux acteurs du marché mondial du gaz : le pays dispose des plus importantes réserves de gaz naturel au monde et occupe le deuxième rang pour la production.

Réaffirmant la volonté de Moscou de demeurer un fournisseur fiable et prévisible, il a mis en avant les progrès réalisés dans le développement de technologies nationales, notamment celles du gaz naturel liquéfié (GNL), déjà utilisées dans les conditions difficiles de l’Arctique.

Ces capacités prennent une importance particulière dans un contexte de hausse attendue de la consommation mondiale. La demande de gaz, qui a atteint 4 200 milliards de mètres cubes en 2025, pourrait s’élever à 5 500 milliards d’ici 2050.

Des propositions russes pour stabiliser le marché mondial

Face à ces perspectives, Vladimir Poutine a proposé d’intensifier la coopération entre producteurs, d’exploiter de nouveaux gisements et de moderniser les infrastructures. Il a insisté sur le rôle du GNL, qui représente près de la moitié du commerce mondial de gaz et offre une plus grande souplesse dans les livraisons.

Le président russe a toutefois rappelé que ces projets nécessitent des investissements considérables et des garanties à long terme. Soulignant que la flambée des prix ne profite pas nécessairement aux producteurs, il a défendu la stabilité du marché et les contrats durables. Il a également appelé à la fin des conflits et à la levée des sanctions afin de favoriser les investissements énergétiques.

Moscou propose par ailleurs de renforcer la coordination entre pays exportateurs pour anticiper les crises et les menaces contre les infrastructures gazières. Vladimir Poutine a réaffirmé la disponibilité de la Russie à partager ses technologies et à développer de nouveaux partenariats. Il a notamment annoncé que Moscou étudiait les possibilités d’une coopération avec les États-Unis dans l’Arctique.

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France : le BHV Marais dépose le bilan et demande son placement en redressement judiciaire

Preview Le PDG du grand magasin parisien, créé en 1856, a déposé le bilan ce 27 octobre auprès du Tribunal des activités économiques de Lyon, et demandé son placement en redressement judiciaire, a rapporté Le Figaro. D’après le quotidien, la direction du BHV entendrait présenter un plan de continuation lui permettant de rester principal actionnaire.
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Colère sociale en France : «le compte n’y est pas», estiment les syndicats enseignants

« On ressort de cette réunion avec la confirmation que le compte n’y est pas, sur la question des salaires notamment », a déclaré ce 27 octobre à une équipe de BFMTV la secrétaire générale du syndicat enseignant SNES-FSU Sophie Vénétitay, au sortir d’une réunion avec le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray. Pour l’heure, le gouvernement Lecornu prévoit la suppression de 1 588 postes d'enseignants pour la prochaine rentrée scolaire.

C’est « absolument inacceptable », a ajouté la représentante syndicale, après avoir fustigé un « déclassement salarial très important » qu’aurait essuyé le personnel de l’Éducation nationale, que « tout soit renvoyé au débat parlementaire », et d’évoquer un appel à la grève le 5 novembre. Une journée de mobilisation, et de grèves, « pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie », annoncée début octobre par une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, l’UNSA et la FSU.

La veille, les syndicats étudiants et lycéens, reçus par le Premier ministre, avaient exprimé leur mécontentement à l’égard des mesures proposées et ont appelé à poursuivre la mobilisation les 31 octobre et 5 novembre. « Tout n’est pas encore satisfait et nous irons au bout », avait lancé Louis Letoublon, vice-président de l’organisation « Les Lycéens ! »

« Nous, ce qu'on demande, ce n'est pas plus de transparence. C'est-à-dire qu'on ne veut pas mieux savoir comment on est sélectionné. Ce qu'on veut, c'est tout simplement ne plus être sélectionné », a lancé le co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne Marius Ménil, qui veut en finir avec la plateforme d'orientation Parcoursup. « On ne fera, dit-il, aucun compromis ».

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États-Unis : il avale son butin en diamants, deux semaines de... digestion sous surveillance

Clap de fin pour Jaythan Lawrence Gilder, un Américain de 33 ans, reconnu coupable de vol avec violence le 22 octobre par un jury du comté d’Orange, en Floride. « Ce verdict envoie un message clair : la violence et le vol ne seront pas tolérés au sein de notre communauté », a déclaré la procureure Monique Worrell, citée dans un communiqué.

Le trentenaire avait été interpellé en février 2025, quelques heures après avoir dérobé des boucles d’oreilles en diamants dans une boutique Tiffany & Co., située dans un centre commercial d’Orlando. Deux paires, plus précisément, estimées respectivement à 160 000 et 609 500 dollars, soit environ 143 600 et 547 000 euros, a notamment rapporté le New York Post, qui s’amuse du fait que l’homme aurait « pris un petit-déjeuner » chez le joaillier.

Également surnommé « l’homme qui a c*** des diamants Tiffany », Jaythan Gilder avait, dans la foulée de son arrestation, acquis une certaine notoriété dans les médias américains.

Pour parvenir à ses fins, a rappelé Florida Today, l’homme avait prétendu effectuer des achats pour un joueur de basket-ball de l’Orlando Magic et demandé à examiner les bijoux de plus près dans un salon privé. C’est là qu’il a « eu recours à la force pour maîtriser un employé du magasin, puis a pris la fuite ».

NEW: Man swallows $770K worth of stolen Tiffany earrings during police stop   Florida Highway Patrol troopers pulled over Jaythan Lawrence Gilder after a Tiffany & Co. robbery alert   Officers noticed Gilder "was talking with a closed mouth and was moving an object around… using his tongue."   When troopers ordered him to "open his mouth," he resisted and began thrashing around.   “You’re about to get tased,” one officer warned.   Gilder responded through clenched teeth, “I don’t have to.”   He was wrestled to the ground as officers tried to prevent him from swallowing the stolen jewelry.   Gilder allegedly posed as a representative for an Orlando Magic player to access nearly $770K in jewelry.

— Unlimited L's (@unlimited_ls) June 20, 2025

« J’aurais dû les jeter par la fenêtre »

Autre précision apportée par le média régional : après l’interpellation, les bijoux n’ont pas pu être immédiatement restitués à leur propriétaire, Jaythan Gilder ayant « avalé les boucles d’oreilles dérobées » lors de son arrestation.

Selon Florida Today, qui cite le rapport d’arrestation, Gilder aurait déclaré alors qu’il se trouvait dans une voiture de police : « J’aurais dû les jeter par la fenêtre ». « Vais-je être inculpé pour ce que j’ai dans l’estomac ? », aurait-il également demandé une fois en cellule.

Un scanner ayant révélé la présence de « corps étrangers » dans son estomac, Gilder aurait alors passé « deux semaines sous surveillance » à l’hôpital, « le temps que les boucles d’oreilles soient évacuées naturellement de son organisme ».

D’après plusieurs sites spécialisés dans la couverture médicale des expatriés aux États-Unis, une journée d’hospitalisation en Floride coûte « en moyenne » 3 060 dollars.

Toujours selon Florida Today, une fois récupérés, les bijoux ont été nettoyés par un « maître joaillier » de Tiffany & Co. La peine de Jaythan Gilder doit être prononcée le 7 décembre. En tant que récidiviste, il encourt la réclusion à perpétuité pour vol aggravé.

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Burkina Faso : la cybercriminalité a causé plus de 9 milliards de francs CFA de pertes entre 2020 et 2025

La cybercriminalité au Burkina Faso a causé un préjudice financier de plus de 9 milliards de francs CFA (près de 15,4 millions de dollars américains) entre 2020 et 2025. Ce bilan a été présenté par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), le 23 octobre à Ouagadougou, lors d’un point de presse consacré à la deuxième édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité (SNLC), prévue du 26 au 30 octobre 2026, selon la presse burkinabè.

Les principales infractions recensées par les autorités comprennent les cyberescroqueries, le chantage à la vidéo, les atteintes aux systèmes informatiques, à la vie privée et à la réputation, ainsi que la diffusion de contenus illicites et de fausses informations dans le cyberespace burkinabè.

Cité par Burkina 24, le commandant de la BCLCC, le commissaire principal de police Bayi Akim Nignan, a souligné la gravité des phénomènes d’usurpation d’identité d’institutions publiques et d’utilisation abusive de leurs logos et signes distinctifs à des fins malveillantes. Ces pratiques peuvent, selon lui, compromettre la confiance des citoyens dans l’action publique.

Cyberescroqueries et nouvelles formes de fraude

Parmi les autres terrains propices à la prolifération de la cybercriminalité figurent les cryptomonnaies, les plateformes d’investissement en ligne et les paris numériques, qui donnent lieu à de nouvelles formes d’escroquerie financière et de blanchiment de capitaux. Bayi Akim Nignan a également indiqué que les fraudes liées au mobile money, aux services bancaires mobiles et au commerce en ligne exposent les utilisateurs à des pertes financières, suscitant la méfiance envers les services numériques.

Dans la lutte contre la cybercriminalité, la sensibilisation constitue un levier essentiel. Bayi Akim Nignan a mis en garde contre des comportements en apparence anodins, mais susceptibles d’entraîner des poursuites pénales. « On clique sur un lien, on le partage, on le commente et l’infraction est commise », a-t-il déclaré, appelant à une utilisation éthique des réseaux sociaux et du numérique en général.

C’est dans cette perspective de prévention que s’inscrit la deuxième édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité, placée sous le thème « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime ». Son programme prévoit une série de panels, un forum, des caravanes de sensibilisation, des journées portes ouvertes, un tournoi de maracana, une « Nuit des acteurs » et un hackathon consacré aux investigations numériques.

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RDC : Félix Tshisekedi accuse Joseph Kabila d’être le «supplétif» du président rwandais

Dans un discours prononcé le 24 octobre, mais diffusé sur X seulement ce 27 octobre, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’en est vivement pris à l’ancien chef de l’État Joseph Kabila devant des députés de la majorité au pouvoir. Le président congolais a affirmé que son homologue rwandais, Paul Kagame, avait « demandé à son supplétif, qui était tapi dans l’ombre, de sortir et de prendre les rênes de cette agression », faisant référence à Joseph Kabila, qu’il a également qualifié de « grand peureux ».

Les propos du président congolais interviennent quelques semaines après la décision de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et de sa branche armée, le M23, de créer un nouveau mouvement politico-militaire, baptisé Front pour la refondation de la nation (FRN), désormais présidé par Joseph Kabila. Félix Tshisekedi a assuré n’avoir « rien inventé » concernant l’engagement de l’ancien président, affirmant s’être forgé son « opinion sur l’engagement » de son prédécesseur « grâce aux informations que nos services m’ont apportées, mais aussi à la collaboration des services de certains pays amis ».

« Manifestation d’un camp qui est aux abois »

La création du FRN a été interprétée par le président congolais comme la « manifestation d’un camp qui est aux abois ». Selon lui, « c’est tout simplement parce qu’ils étaient en panne de solution qu’ils ont dû pousser mon prédécesseur à aller au charbon ».

Félix Tshisekedi a également décrit le départ de Joseph Kabila de la RDC comme un « exil qui ne disait pas son nom ». « Jusque-là, il avait toujours l’habitude de m’envoyer des messages pour me prévenir de ses déplacements hors du pays. Et là, c’était silence radio. Il est sorti sans crier gare », a-t-il indiqué, avant d’ajouter : « J’étais donc le premier à ne pas être étonné de le voir sortir du bois ».

Les sanctions à l’origine du revirement rwandais

Ce revirement politique s’explique, selon le président congolais, par les efforts diplomatiques de Kinshasa pour obtenir des sanctions internationales contre ce qu’il a qualifié de « régime criminel et barbare de Paul Kagame ». Il a également affirmé que l’économie du Rwanda « n’était basée que sur deux choses : le pillage de nos ressources naturelles et l’aide internationale. Cette dernière a commencé à être coupée, et la dénonciation de ces pillages a mis mal à l’aise beaucoup de ses complices receleurs ».

Félix Tshisekedi a par ailleurs estimé que la nomination de Joseph Kabila à la tête du FRN visait à « faire passer cela pour un problème congolo-congolais », avant d’ajouter que « personne n’a été dupe ». Il a salué, dans la foulée, la condamnation « unanime » de cette initiative par la classe politique et la population.

Pour rappel, l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, a été condamné à la peine capitale par contumace, fin septembre 2025, pour « trahison » et « crimes de guerre » par la justice militaire congolaise. Il fait également l’objet de sanctions américaines pour « soutien financier et politique » à l’AFC/M23, qui contrôle de vastes territoires miniers dans l’est de la RDC.

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Mozambique : signature d’un accord-cadre avec la Chine pour rééchelonner la dette

La ministre des Finances du Mozambique, Carla Louveira, et l’ambassadrice de Chine à Maputo, Zheng Xuan, ont signé, le 26 octobre, un accord-cadre s’inscrivant dans la stratégie mozambicaine de gestion de la dette publique à moyen terme 2025-2029. Cette signature marque une étape importante vers l’adaptation des échéances de remboursement aux capacités financières du pays, contribuant ainsi à la viabilité des finances publiques, selon un communiqué du ministère des Finances.

L’accord intervient après une récente rencontre entre le président mozambicain, Daniel Chapo, et son homologue chinois, Xi Jinping, lors d’une visite d’État.

La ministre des Finances s’est félicitée de cet accord-cadre, qui doit alléger la pression immédiate sur le budget de l’État. « Cet ajustement permettra de préserver la capacité de l’État à investir dans les infrastructures, à assurer la fourniture des services essentiels et à répondre aux besoins de la population, en conciliant le respect des engagements financiers et les exigences du développement national », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que la mise en œuvre de l’accord devrait se poursuivre par la formalisation des instruments financiers auprès de la Banque d’import-export de Chine (Exim Bank).

Le Mozambique exprime sa reconnaissance à la Chine

Le gouvernement mozambicain a exprimé sa reconnaissance aux autorités chinoises et à l’Exim Bank pour leur esprit de coopération, tout en réaffirmant son engagement en faveur d’une gestion prudente de la dette publique et de la mobilisation de ressources destinées au développement économique et social.

De son côté, l’ambassadrice chinoise a réaffirmé la volonté de Pékin de poursuivre son soutien au Mozambique et d’approfondir la coopération financière ainsi que le partenariat bilatéral en faveur du développement du pays.

Le rééchelonnement des remboursements devrait permettre au Mozambique d’alléger la pression immédiate sur ses finances publiques, d’améliorer la prévisibilité de ses engagements et de renforcer la gestion de sa trésorerie. Le gouvernement disposerait ainsi d’une plus grande marge de manœuvre pour financer ses projets prioritaires.

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RDC : le bilan de l’épidémie d’Ebola dépasse la barre des 10 000 cas confirmés

Preview Selon le rapport du 26 octobre de l’Institut national de santé publique, l’épidémie d’Ebola a fait 4 887 morts pour 10 060 cas confirmés au 25 octobre, soit une létalité de 48,6%. Huit provinces et 66 zones de santé sont affectées. Les autorités ont signalé 96 nouveaux cas en 24 heures, dont 58 au Nord-Kivu, 32 en Ituri et six dans la Tshopo.
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L’Afrique concentre près d’un tiers des ressources naturelles mondiales, dont le potentiel demeure sous-exploité, affirme Moscou

Preview Près d’un tiers des ressources naturelles mondiales se trouverait en Afrique, mais une grande partie reste inexploitée, selon le ministère russe des Ressources naturelles. Le continent dispose de réserves de terres rares, de lithium et d’or, mais leur exploration géologique demeure inégale selon les pays et les régions, note-t-il.
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Brésil : le parti de Bolsonaro reconnaît la victoire de Lula malgré les accusations de Trump

Preview Le parti de Bolsonaro a reconnu la réélection de Lula, qui a remporté le second tour avec plus de 4,4 millions de voix d’avance. Donald Trump a qualifié le scrutin de «truqué», sans apporter de preuves. Flávio Bolsonaro, qui conteste toujours les conditions du vote, envisage un recours judiciaire pour «abus de pouvoir politique et économique».
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Tanzanie : le chef de l’opposition entame une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention

Preview Le principal opposant tanzanien Tundu Lissu, accusé de trahison depuis 2025, a entamé une grève de la faim le 26 octobre pour protester contre le «refus d’entretiens confidentiels avec ses avocats», selon un message de son parti sur X. Le détenu, qui risque la peine capitale, attend le verdict de la Haute Cour de Tanzanie prévu le 6 novembre.
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Égypte : le Parlement autorise un soutien militaire à l’Arabie saoudite face aux Houthis

Preview Le Parlement égyptien a autorisé le président Abdel Fattah al-Sissi à apporter un soutien militaire à l’Arabie saoudite, visée par des frappes des Houthis. Adoptée à la majorité des deux tiers, cette décision ouvre la voie à un éventuel déploiement de forces égyptiennes à la demande de Riyad, sans prévoir d’offensive contre le Yémen.
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Législatives israéliennes : Netanyahou à l’épreuve des urnes

Preview Les Israéliens sont appelés aux urnes ce 27 octobre pour élire les 120 députés de la Knesset, lors du premier scrutin législatif depuis le 7 octobre 2023. Quelque 7,3 millions d’électeurs doivent départager Benjamin Netanyahou et une opposition emmenée par Gadi Eisenkot. L’issue de ces élections pourrait peser sur l’avenir de la région
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Poutine accueillera les dirigeants de 22 pays africains à Moscou pour le troisième sommet Russie-Afrique

Le président russe Vladimir Poutine accueillera du 28 au 30 octobre à Moscou les dirigeants de 22 pays africains dans le cadre du troisième sommet Russie-Afrique. Son conseiller diplomatique Iouri Ouchakov a annoncé le 26 octobre un programme de 24 entretiens bilatéraux, dont les rencontres prévues en marge du sommet du Forum des pays exportateurs de gaz, le 27 octobre.

Cinq rendez-vous sont programmés le 27 octobre avec les présidents du Mozambique, de la Guinée équatoriale et de l’Iran, ainsi qu’avec l’émir du Qatar et le président du Conseil présidentiel libyen. Le 28 octobre, Vladimir Poutine doit recevoir les dirigeants de l’Égypte, de l’Éthiopie et de la République du Congo.

Les discussions doivent se poursuivre le 29 octobre avec les dirigeants du Burundi, de la Namibie, du Kenya, du Soudan, de Madagascar et du Zimbabwe. Le lendemain, le chef de l’État russe doit notamment s’entretenir avec ceux du Ghana, du Mali, de la Mauritanie, du Soudan du Sud, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, du Togo, de l’Érythrée, de la Somalie et des Comores.

Moscou met en avant le dialogue et la souveraineté des États

Les rencontres permettront d’examiner les priorités des relations bilatérales et les possibilités de nouveaux projets économiques et énergétiques. Selon Iouri Ouchakov, le programme a été spécialement organisé pour que Vladimir Poutine puisse rencontrer les dirigeants de chaque pays africain représenté au plus haut niveau.

Au total, 48 des 54 pays africains ont confirmé leur participation au sommet. Vladimir Poutine coprésidera la séance plénière des dirigeants avec son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine.

Placé sous la devise « Pour la paix, la sécurité et le développement », le sommet doit accorder une place centrale à l’agriculture, à l’énergie, aux investissements, aux infrastructures et aux technologies. Moscou entend notamment promouvoir une coopération fondée sur le respect de la souveraineté nationale et sur un accès équitable des pays africains aux ressources, aux denrées alimentaires, aux engrais et aux technologies modernes.

De nouveaux accords pour approfondir les partenariats

Parallèlement aux échanges diplomatiques, le Forum économique et humanitaire Russie-Afrique ouvrira ses travaux le 28 octobre. Environ 4 000 entrepreneurs russes et africains y ont été invités, tandis que plus de 40 événements professionnels doivent permettre d’examiner des projets communs.

Le 29 octobre, deux séances plénières se tiendront au Grand Palais du Kremlin. D’après Iouri Ouchakov, Vladimir Poutine y présentera notamment la vision russe d’un ordre mondial multipolaire, fondé sur l’égalité entre États souverains, ainsi que le rôle que Moscou entend accorder à l’Afrique dans les relations internationales.

Les participants devraient adopter une déclaration commune, un plan d’action pour 2027-2029 et une déclaration sur la coopération dans le domaine de l’intelligence artificielle. La signature de 33 documents, comprenant des accords intergouvernementaux, des mémorandums et des contrats commerciaux, est aussi attendue.

Le troisième sommet s’inscrit dans la continuité des rencontres de Sotchi en 2019 et de Saint-Pétersbourg en 2023. Lors de l’édition de 2023, 17 pays africains étaient représentés par leurs chefs d’État, contre 22 annoncés en 2026, selon Iouri Ouchakov

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Polémique en France : Trappes est une «république islamique en miniature», réaffirme le RN

« Dans nos propos, il n’y a rien de répréhensible », a argué le 26 octobre sur le plateau de BFMTV Edwige Diaz, sénatrice de la Gironde et présidente du groupe Rassemblement national (RN) au Sénat, en rappelant que le maire de Trappes avait porté plainte contre le président de son parti Jordan Bardella, qui « a gagné au tribunal ». Interrogée sur les propos de son président qualifiant Trappes de « république islamique en miniature », elle a répondu : « Eh bien, oui, absolument. C’est ce que Jordan Bardella avait dit il y a quelques années. »

Une séquence massivement reprise et commentée le 27 octobre par les médias français, quelques jours après une fusillade mortelle à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, et l’ouverture d’une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ».

« Quelques jours après l’attentat raciste de Trappes, le RN continue de vomir sa haine et son islamophobie », a fustigé sur X le député La France insoumise de la Haute-Garonne François Piquemal, qui a repris l’extrait.

Quelques jours après l’attentat raciste de Trappes, le RN continue de vomir sa haine et son islamophobie. Cette fois par la voix de sa présidente au Sénat, Mme Diaz. Tout mon soutien aux habitants.e.s de Trappes et son maire @alirabeh https://t.co/WiWjLAax17

— François Piquemal (@FraPiquemal) October 27, 2026

En octobre 2021, après la réélection du maire de Trappes Ali Rabeh, dans un communiqué intitulé « Rendons Trappes à la France » où il regrettait « que le gouvernement reste passif devant la constitution de Républiques islamiques en miniature », Jordan Bardella avait appelé à la révocation du maire par décret ainsi qu’à la « mise sous tutelle par l’État » de la ville.

Trappes, vivier de djihadistes volontaires pour la Syrie

Des propos qui avaient ressurgi en février 2022, lorsque le président du RN par intérim avait annoncé qu’ils lui valaient d’être mis en examen.

Une mise en examen reçue « dans une période où nous apprenons que des journalistes, et notamment une de vos confrères de M6 et un habitant de Roubaix, ont été placés sous protection policière pour avoir pas seulement dénoncé, mais simplement décrit le réel et montré la progression de l’islamisme dans la ville de Roubaix », avait-il ajouté au micro d’Europe 1, déplorant que « la justice française poursuive le même but aujourd’hui que les islamistes, à savoir faire taire ceux qui dénoncent le réel ».

Je maintiens ce que j'ai dit et ni la Justice ni les islamistes ne me feront taire : Trappes est une République islamique en miniature, la capitale européenne du djihad. C'est le futur de toute la France si nous ne reprenons pas la main !   #TPMP https://t.co/oSE58v0NIv

— Jordan Bardella (@J_Bardella) February 2, 2022

« Je maintiens mes propos : Trappes est éminemment une petite république islamique en miniature », avait-il lancé le soir même sur le plateau de Touche pas à mon poste ! face à Ali Rabeh, invoquant les travaux du spécialiste du monde arabe et de l’islam Gilles Kepel. Il avait ajouté que la ville était la « capitale européenne du djihad ». « C’est la ville en Europe qui a envoyé le plus de djihadistes combattre en Syrie depuis 2013 », avait-il insisté.

#Trappes "C’est un terreau et un foyer du djihad. 67 jeunes gens sont partis de la ville en Syrie ces dernières années. Cela en fait le record d’Europe et une ville qui est particulièrement surveillée par les services de renseignement". @RaphaelleBacque #cdanslair https://t.co/s9R33DpTmh

— C dans l'air (@Cdanslair) August 23, 2018

Une affirmation qui ne vient pas de nulle part. « C’est évidemment un terreau et un foyer du djihad, puisque 67 jeunes gens sont partis en Syrie ces dernières années », avait déclaré en août 2018 sur le plateau de l’émission C dans l’air la journaliste du quotidien Le Monde Raphaëlle Bacqué, soulignant que « cela en fait le record d’Europe » et évoquant une ville « particulièrement surveillée » par le renseignement.

En 2016, France Inter évoquait « 60 à 80 jeunes » partis en Syrie depuis Trappes, « ville particulièrement touchée par les départs en Syrie », dans une enquête diffusée après que les autorités belges sont remontées jusqu’à des djihadistes originaires de Trappes.

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Autonomie de la Corse : le Sénat enterre le processus de Beauvau, un revers pour Macron

L’avenir institutionnel des autonomistes de l’île de Beauté s’assombrit brutalement. Après des années de discussions et une opposition constante de la Chambre haute, le camp autonomiste a annoncé son retrait du processus de Beauvau, initié en 2022, à la suite du rejet par le Sénat d’une réforme constitutionnelle sensible qui devait conduire la Corse à un statut d’autonomie au sein de la République.

À l’initiative de la droite, majoritaire au Palais du Luxembourg, les sénateurs ont d’abord largement réécrit le texte adopté par l’Assemblée nationale en juin 2026. Ils ont refusé d’inscrire dans la Constitution l’existence d’une « communauté insulaire » et d’un « lien singulier à la terre corse », leur substituant une simple référence au « patrimoine historique, linguistique et culturel singulier ».

À la tribune, Francis Szpiner, sénateur de Paris, a ainsi résumé : « Je ne voterai jamais dans la Constitution la reconnaissance du communautarisme ! »

#Sénat #Autonomie "Je ne voterai jamais dans la constitution la reconnaissance du communautarisme !" Francis Szpiner, sénateur de Paris, a réitéré dans l'hémicycle son opposition à l'idée de communauté ou de peuple corse. https://t.co/ragHuqBNDc

— France 3 Corse (@FTViaStella) October 26, 2026

Les pouvoirs dérogatoires accordés à la collectivité de Corse ont été amoindris et limités à des habilitations au cas par cas. Ce détricotage a provoqué la colère des élus corses. « Une majorité archaïque a choisi ce soir de détruire un accord politique équilibré patiemment construit et porteur d’espoir […] Dans ces conditions, nous nous retirons du processus de Beauvau », a lancé le sénateur de Haute-Corse Paul-Toussaint Parigi (Femu a Corsica), avant de quitter l’hémicycle avec plusieurs représentants autonomistes et nationalistes.

Peu après 22H, ce lundi 26 octobre, alors que l'#autonomie de la Corse était au programme au Palais du Luxembourg, Le sénateur de Haute-Corse, alors que les débats allaient clairement à l'encontre des espoirs de la délégation corse, a annoncé le retrait du processus. https://t.co/rEkDKJZ4mj

— France 3 Corse (@FTViaStella) October 26, 2026

Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à la présidentielle, a réaffirmé son opposition : « Il ne peut pas y avoir une sorte de double souveraineté populaire ». Le président du Sénat, Gérard Larcher, avait, quant à lui, fait connaître son opposition au texte dès juillet 2025.

La rapporteure LR Muriel Jourda a défendu une « cohérence législative » face au risque de « désordre dans l’État de droit ».

Le texte réécrit n’a finalement contenté personne. Rejeté dans son ensemble, il marque un coup d’arrêt au processus lancé par Gérald Darmanin à la demande d’Emmanuel Macron.

Validé par l’Assemblée de Corse en 2024, le compromis semblait déjà difficile à concrétiser avant 2027. Les réticences sénatoriales rendent désormais très improbable l’adoption d’un texte identique par les deux chambres, puis son approbation par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes.

La ministre Françoise Gatel s’est désolée : « On a un peu de mal à prendre en compte tout le travail accompli pendant quatre ans. » Sur X, elle a précisé que le gouvernement « continuera à discuter » et reprendra contact avec les élus corses.

Le Sénat a rejeté cette nuit le projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse, après l’adoption d’amendements de la droite sénatoriale qui en avaient profondément modifié l’équilibre et l’avaient éloigné de l’esprit de l’accord de Beauvau. Ce rejet est donc celui d’un texte qui rompait cet équilibre essentiel; il ne constitue pas un rejet du principe de l’autonomie de la Corse ni de l’accord de Beauvau. Le Gouvernement demeure pleinement engagé en faveur de ce processus historique. Dans les prochains jours, je réunirai les élus corses et les représentants des deux assemblées afin de rechercher une rédaction commune, fidèle à l’accord de Beauvau et susceptible de rassembler une large majorité pour permettre son aboutissement. @gouvernementFR @Ecologie_Gouv

— Françoise GATEL (@FrancoiseGatel) October 27, 2026

Gilles Simeoni, maire de Bastia, a regretté une « volonté claire de mettre à bas » le dialogue, et le Parti de la nation corse a retiré son soutien, dénonçant le « mépris » des sénateurs. Patrick Kanner (PS) a de son côté accusé la droite de « bloquer un processus qui a longuement mûri »

Au-delà des partis, c’est le projet autonomiste porté par Emmanuel Macron qui semble définitivement lui échapper.

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Poutine : l’Afrique, continent de l’avenir, doit être une priorité d’investissement des BRICS

Preview Le président russe a déclaré, le 27 octobre, que la jeune population africaine, aspirant à une éducation de qualité et à un niveau de vie élevé, «entraînera inévitablement des changements systémiques sur l’ensemble du continent». Selon lui, l’Afrique devrait figurer «parmi les priorités absolues» de la plateforme d’investissement des BRICS.
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Nigeria : évacuation d’une patiente atteinte d’Ebola vers la Suisse

Preview L’institut national de santé publique du Nigeria a confirmé le 26 octobre l’évacuation vers la Suisse d’une patiente atteinte d’Ebola, épouse d’un diplomate suisse. Selon son directeur général Jide Idris, la décision a pris en compte des considérations diplomatiques, le respect des droits humains et le Règlement sanitaire international.
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Violences du 17 octobre en France : une «taxe émeutes» sur les contrats d’assurance dans les tuyaux

Les cotisations d’assurance de tous les Français risquent d’augmenter l’année prochaine. Sur fond de pillages du 17 octobre, la création d’un régime émeutes ferait son chemin en France. À en croire Les Échos, qui affirme avoir mis la main sur des documents provisoires, « deux projets de décrets et deux projets d’arrêtés ont été présentés mi-octobre au comité consultatif de la législation et de la réglementation financières (CCLRF) ».

La loi de finances pour 2026 a créé la « garantie émeutes », après les milliards d’euros de dégâts occasionnés aux collectivités et aux entreprises lors d’émeutes telles que celles observées en Nouvelle-Calédonie en 2024, ou après celles déclenchées par la mort de Nahel en 2023. Les parlementaires prennent également en compte les dégâts et les pertes occasionnés aux entreprises lors de la révolte des Gilets jaunes.

Le déblocage de ce fonds de mutualisation, au profit des assureurs pour le dédommagement de leurs assurés, doit faire l’objet d’une commission statuant sur la nature de ces émeutes.

La « taxe attentat » augmentera également de deux euros

Une « cotisation de solidarité » de 0,8 %, prélevée sur les contrats d’assurance dommages (habitation, automobile, entreprises, etc.), permettrait d’alimenter ce fonds à hauteur de 400 millions d’euros par an. 

Un mécanisme qui n’est pas sans rappeler la « taxe attentat », qui alimente le fonds de garantie des victimes de terrorisme et contribue également à l’indemnisation des victimes d’infractions de droit commun (agressions, homicides, viols, violences conjugales, etc.). Cette contribution devrait elle aussi augmenter de deux euros par contrat automobile et habitation début 2027.

Le dispositif de garantie contre les émeutes n’est toutefois pas encore entré en vigueur. « Son application reste notamment suspendue à une décision de la Commission européenne sur sa conformité au droit de l’Union », soulignait le Journal du dimanche (JDD) au début du mois.

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L’Ukraine demande à cinq pays européens de lui céder 10 % de leurs stocks de missiles antiaériens

L’Ukraine a demandé à l’Allemagne, au Royaume-Uni, à la France, à la Pologne et à l’Italie d’envisager le transfert de 10 % de leurs stocks de missiles intercepteurs, notamment pour les systèmes de défense antiaérienne Patriot et IRIS-T. Cette demande a été formulée par le ministre ukrainien de la Défense, Evgueni Khmara, auprès des pays du groupe E5, selon un communiqué publié le 26 octobre par son ministère.

Pour obtenir ces missiles sans attendre les prochaines livraisons, Kiev propose un mécanisme d’échange. Les cinq pays sollicités seraient invités à puiser dans leurs propres réserves, en contrepartie de missiles destinés à l’Ukraine dans le cadre de contrats déjà conclus et financés par un crédit de l’Union européenne.

« La première priorité critique est la défense antiaérienne », a déclaré Evgueni Khmara dans un message publié sur Telegram le 27 octobre.

Le ministre sollicite également le financement de nouveaux achats de systèmes portables de défense antiaérienne, ainsi que leur transfert depuis les stocks occidentaux. Ces équipements sont notamment destinés à lutter contre les drones à réaction.

Les autorités ukrainiennes reconnaissent une situation critique

Cette demande intervient alors que Kiev reconnaît des difficultés importantes dans sa défense antiaérienne. Volodymyr Zelensky a précédemment admis que le manque de missiles empêchait les forces ukrainiennes d’intercepter les cibles balistiques. Egor Tchernev, président de la commission parlementaire chargée de la sécurité nationale, de la défense et du renseignement, a quant à lui décrit la situation comme la plus difficile depuis le début du conflit.

Les approvisionnements américains font également l’objet de tensions. Zelensky affirme attendre depuis près d’un mois l’approbation du chef du Pentagone, Pete Hegseth, pour l’envoi de missiles destinés aux systèmes Patriot et NASAMS.

Moscou estime que les livraisons occidentales prolongent le conflit

Les cinq pays du groupe E5 préparent parallèlement de nouveaux programmes d’assistance militaire à l’Ukraine pour l’hiver. Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a confirmé la préparation de ces aides après une réunion avec ses homologues à Paris. Les informations communiquées ne font toutefois état d’aucun engagement précis concernant la demande de transfert de 10 % des stocks de missiles.

Moscou dénonce depuis longtemps la poursuite des livraisons d’armes occidentales à Kiev, qu’elle considère comme un obstacle au règlement du conflit. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réaffirmé que cette assistance militaire ne favorisait pas les négociations et ne pourrait empêcher la Russie de poursuivre ses objectifs militaires.

Selon Peskov, un règlement du conflit pourrait intervenir plus rapidement si les pays occidentaux mettaient fin à leurs livraisons d’armements à l’Ukraine.

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