❌

Reading view

Le patron de Verizon relativise la menace SpaceX

Le directeur général de Verizon, Dan Schulman, balaie les inquiétudes liées au projet de service mobile de connexion directe aux mobiles (D2D) de SpaceX lors d’une conférence consacrée aux résultats du troisième trimestre. Il souligne que l’opérateur de satellites fondé par Elon Musk fait face à des années de construction et à des centaines de milliards de dollars de dépenses pour bâtir un réseau terrestre concurrent.

« Je commencerais simplement par dire que ma philosophie d’action repose en général sur la réflexion approfondie, l’analyse et sur l’idée que rien n’est jamais acquis », répond Dan Schulman, interrogé sur la menace qu’un service D2D de SpaceX représenterait pour les opérateurs américains et sur la question de savoir si Verizon envisagerait un jour un accord MVNO pour donner à un acteur satellitaire accès à son infrastructure.

« Je garde toujours les yeux grands ouverts, ajoute Dan Schulman. De toute évidence, le secteur technologique et le paysage du sans-fil évoluent rapidement, et nous devons évoluer rapidement avec eux. »

Le dirigeant précise qu’il opère « dans l’hypothèse où SpaceX fera tout ce qu’elle dit et l’exécutera sans faute ».

Ces propos font suite à des informations selon lesquelles SpaceX cherche à accéder à au moins 80 000 sites cellulaires américains pour Starlink Mobile. Bloomberg a cité Crown Castle parmi les TowerCo en discussion sur d’éventuelles locations.

Dan Schulman estime que proposer un service concurrentiel nécessiterait de 65 000 à 80 000 sites macro, du backhaul, des équipements RAN et des alimentations électriques substantielles, ainsi que des activités de vente au détail, de service client et de back-office.

Pour le dirigeant, la mise en place complète du réseau prendrait au moins quatre à six ans et coûterait 300 à 500 milliards de dollars (270 à 450 milliards d’euros) sur sept ou huit ans, ce qui donnerait à SpaceX des capacités et une structure de coûts globalement identiques à celles de Verizon aujourd’hui.

« Je pense que SpaceX en a conscience et qu’elle explore une voie potentielle pour créer un réseau terrestre, assure le patron de Verizon. Il n’y a pas de baguette magique, pas d’ingrédient secret, pas de raccourci, pas d’avantage de coût structurel radicalement inférieur. »

Outre les locations de tours, SpaceX prévoit d’associer ses satellites à des stations radio au sol, le tout appuyé par un accord visant à acquérir jusqu’à 14 MHz de spectre apparié dans la bande 800 MHz auprès de Grain Management, pour un service D2D dont le lancement est attendu début 2028.

Dan Schulman soutient que le haut débit par satellite est surtout adapté aux zones isolées et ne peut égaler les réseaux terrestres dans les zones urbaines et périurbaines, qui représentent selon lui environ 98 % du chiffre d’affaires de Verizon.

Pour lui, Verizon continuera d’améliorer son réseau et sa structure de coûts pendant que SpaceX construit le sien. Il met en exergue les perspectives offertes par le spectre en ondes millimétriques (mmWave), les travaux sur des applications 6G et les projets de services dopés à l’IA.

Tout en laissant la porte ouverte à une collaboration avec des fournisseurs de satellites pour une couverture complémentaire, Dan Schulman écarte la perspective d’un accord MVNO et affirme que les accords existants n’offrent pas d’accès détourné.

Il dit ne voir aucun avantage à étendre un accord MVNO à un fournisseur de satellites, tout en observant qu’« il est très difficile de se battre contre quelque chose qui n’existe pas, mais dès qu’ils entreront sur le marché, nous serons férocement concurrentiels ».

Lors d’une conférence sur les résultats trimestriels d’AT&T la semaine dernière, son directeur général John Stankey a exposé pour sa part les avantages dont il estime disposer face à la menace potentielle d’un service D2D de SpaceX.

The post Le patron de Verizon relativise la menace SpaceX appeared first on Mobile World Live.

  •  

Anthropic dévoile un CA en forte hausse avant son entrée en Bourse

Anthropic a déposé un dossier d’introduction en Bourse, tout en annonçant une spectaculaire croissance de son chiffre d’affaires et des milliards de dollars d’engagements de coûts d’infrastructure. L’opération pourrait permettre au champion de l’IA de friser le record réalisé par SpaceX.

Le formulaire S-1 déposé le 26 octobre par le développeur du grand modèle de langage (LLM) Claude auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine donne un premier aperçu public détaillé de ses finances. Anthropic avait soumis ses documents d’introduction en Bourse de manière confidentielle en juin, ce qui a permis à l’agence d’examiner les chiffres avant leur diffusion plus large.

Anthropic a demandé la cotation d’actions de classe A sur le Nasdaq Global Select Market sous le symbole ANT, sans préciser le nombre d’actions proposées, la fourchette de prix ni la valorisation. Goldman Sachs et Morgan Stanley figurent en tête de la liste des banques chargées du placement.

Les documents font état d’un chiffre d’affaires de 16,3 milliards de dollars (14,7 milliards d’euros) au premier semestre 2026, contre 1,2 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) au premier semestre 2025, soit bien plus que les 4,6 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros) enregistrés sur l’ensemble de 2025.

Le coût des revenus est passé à 2,4 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros), contre un peu plus d’un milliard de dollars (environ 0,9 milliard d’euros), le calcul et l’infrastructure en représentant la quasi-totalité. Anthropic prévient que ses marges d’exploitation fluctueront à mesure que de nouvelles capacités entreront en service.

L’entreprise a enregistré une perte nette de 80,7 milliards de dollars (72,5 milliards d’euros) au premier semestre, dont 72,4 milliards de dollars (65,1 milliards d’euros) correspondent à des charges sans effet de trésorerie liées à la réévaluation d’obligations convertibles et d’instruments similaires, au fil de la hausse de sa valorisation.

À noter qu’Amazon et Google fournissent des éléments clés pour l’infrastructure informatique d’Anthropic.

Les calculs sont assurés sur des processeurs Trainium d’Amazon Web Services (AWS), les Tensor Processing Units de Google et des GPU de Nvidia et AMD. Anthropic verse par ailleurs des commissions pour commercialiser Claude via AWS, Google Cloud et Microsoft Azure.

Amazon détient des obligations convertibles qui seront converties en actions de classe N sans droit de vote lors de l’introduction en Bourse, dans la limite d’un plafond de détention.

Côté infrastructure, Anthropic prévoit d’investir au moins 110 milliards de dollars (98,9 milliards d’euros) en services cloud d’Amazon jusqu’en avril 2036, et jusqu’à 120,5 milliards de dollars (108,3 milliards d’euros) avec SpaceX d’ici 2029.

Pour étoffer ses infrastructures informatiques, l’entreprise s’est aussi engagée à verser 114,5 milliards de dollars (102,9 milliards d’euros) supplémentaires à Google jusqu’en 2033, et 44,9 milliards de dollars (40,4 milliards d’euros) à Microsoft jusqu’en mai 2033.

Risques annoncés

Dans ses documents, Anthropic avertit que certains fournisseurs de cloud développent des modèles d’IA concurrents et pourraient restreindre son accès à la capacité de calcul, en modifier le prix ou le couper.

L’entreprise note également que des criminels ont déjà utilisé l’IA dans des cyberattaques et prévient qu’un usage détourné dans le domaine de la biologie pourrait causer des dommages plus graves.

Elle met aussi en avant le risque que l’IA concentre le pouvoir et déstabilise la géopolitique.

Anthropic utilise de plus en plus ses modèles pour développer leurs successeurs et note que les capacités des nouvelles versions pourraient progresser plus vite que les mesures de sécurité. Elle prévient aussi que des systèmes d’IA pourraient agir de manière autonome et nuisible s’ils ne parviennent pas à suivre les objectifs prévus.

À noter qu’OpenAI, le principal rival d’Anthropic, a déposé confidentiellement un dossier d’introduction en Bourse aux États-Unis en juin, mais a reporté la cotation au début de 2027.

The post Anthropic dévoile un CA en forte hausse avant son entrée en Bourse appeared first on Mobile World Live.

  •  

Europe et MEA alimentent la croissance d’Orange

La directrice générale d’Orange, Christel Heydemann, met en avant l’évolution de plusieurs activités en Europe et de ses offres aux entreprises lors d’un échange optimiste sur les résultats du troisième trimestre, une période où l’Afrique et le Moyen-Orient (MEA) ont de nouveau soutenu le chiffre d’affaires.

La dirigeante souligne les avancées de son plan stratégique, dont le lancement de nouvelles offres en France, la croissance soutenue de sa filiale de cybersécurité et l’intégration en Espagne de l’ex-opérateur MasOrange, suite au rachat finalisé en juin.

Elle indique également avoir obtenu l’extension de la qualification SecNumCloud, relative à la sécurité et à la souveraineté numérique, pour les offres cloud d’Orange Business.

Bien que la signature soit postérieure à la clôture du trimestre, Christel Heydemann met également l’emphase sur la lettre d’intention signée avec Telefónica, Vodafone Group et Deutsche Telekom qui vise à explorer une candidature conjointe à des fréquences européennes pour les services mobiles par satellite.

« Cette initiative soutient l’ambition de renforcer la souveraineté, la sécurité et la résilience des infrastructures stratégiques de l’Europe », affirme Christel Heydemann.

À tous ces projets s’ajoute une opération majeure pour le groupe : le projet d’acquisition conjointe de SFR, propriété d’Altice, avec Bouygues Telecom et Free–Groupe iliad.

Orange note que l’opération devrait se concrétiser au second semestre 2027, tout en ajoutant : « Alors que des décisions sont attendues dans le cadre des procédures engagées par des comités sociaux et économiques au sein du groupe Altice France, Orange reste attaché à la qualité du dialogue social qui se poursuit. »

Résultats en progrès

L’opérateur présente un chiffre d’affaires de 12,2 milliards d’euros au troisième trimestre, en hausse de 3,6 % sur un an. Toutes les zones géographiques ont contribué à la progression, même si elle reste modeste en France (+0,5 %) : +3,5 % en Espagne, +5,3 % pour le reste de l’Europe et, surtout, +14 % pour la région MEA.

« L’Afrique et Moyen-Orient poursuit sa croissance remarquable et l’Europe, en particulier la Pologne, délivre des résultats solides », confirme Christel Heydemann.

Orange ne publie pas de résultat net au troisième trimestre, mais indique que son EBITDAaL a progressé de 4,6 % à 4,1 milliards d’euros. L’objectif annuel de croissance de l’EBITDAaL passe ainsi de plus de 4 % à plus de 4,5 %.

« Ce troisième trimestre confirme la solide dynamique engagée par notre plan Trust the future », commente la directrice générale.

The post Europe et MEA alimentent la croissance d’Orange appeared first on Mobile World Live.

  •  

Le patron de Nokia continue de vanter l’IA après un bon troisième trimestre

Le directeur général de Nokia, Justin Hotard, met en avant la progression des ventes de ses produits d’IA et de cloud au troisième trimestre. À l’en croire, l’équipementier finlandais est bien placé pour profiter de la demande croissante d’infrastructures associées.

Le chiffre d’affaires réalisé par Nokia dans les secteurs de l’IA et du cloud a bondi de 123 % sur un an, avec 1,5 milliard d’euros de nouvelles commandes passées sur le trimestre. Justin Hotard insiste aussi sur l’importance du carnet de commandes, qui place le groupe en bonne position pour poursuivre sa croissance dans ce domaine.

« Les atouts de Nokia sont particulièrement adaptés pour répondre à la demande croissante d’infrastructures d’IA plus vastes, plus distribuées et hyperconnectées, estime Justin Hotard. Nous investissons là où nous pouvons nous différencier et co-innover avec les hyperscalers. »

Justin Hotard souligne les avancées de l’AI-RAN, qui a fait l’objet d’un point d’étape le 21 octobre lors d’un événement organisé par Nvidia, partenaire et investisseur de l’équipementier finlandais. « Les réseaux natifs de l’IA entrent dans le monde physique et notre plateforme AI-RAN est développée pour offrir la performance requise par ce marché », affirme-t-il.

Bénéfice en hausse

Nokia a enregistré un bénéfice net de 156 millions d’euros au troisième trimestre, en hausse de 95 %.

Le chiffre d’affaires net s’est élevé à près de 5,2 milliards d’euros, en hausse de 10 %, soit 9 % à taux de change constants.

Le CA de la division Mobile Infrastructure progresse de 5 % à 2,9 milliards d’euros, en partie grâce à un décalage de revenus du quatrième vers le troisième trimestre. Le groupe précise que cette activité a bénéficié de la « discipline commerciale » et de la poursuite des mesures de réduction des coûts.

Selon Justin Hotard, Nokia poursuit la « simplification de notre portefeuille » et devrait parachever d’ici fin 2026 l’intégration de la société de réseaux optiques Infinera, acquise en 2025.

Le processus doit s’achever un an avant le calendrier initial, le patron précisant qu’il a généré 200 millions d’euros de synergies nettes.

The post Le patron de Nokia continue de vanter l’IA après un bon troisième trimestre appeared first on Mobile World Live.

  •  

L’UE débloque de nouveaux fonds pour accélérer sa démarche 6G

Un organisme chargé de promouvoir les développements liés à la 6G dans l’Union européenne (UE) a sélectionné cinq projets qui se partageront 22 millions d’euros dans le cadre de sa dernière attribution de financements, dont des travaux sur les appareils connectés et sur l’amélioration des données pour les réseaux natifs de l’IA.

L’entreprise commune « Réseaux et services intelligents » (Smart Networks and Services Joint Undertaking, ou SNS JU) explique que les initiatives retenues visent à répondre à des besoins clés de la prochaine phase de développement de la 6G.

L’objectif des projets soutenus est d’aider les chercheurs et les entreprises de la région à faire passer des technologies prometteuses à une phase d’essais à grande échelle avant leur adoption concrète.

L’organisation, financée en partie par l’UE, estime que le moment est « crucial pour les ambitions européennes en matière de 6G », compte tenu de l’intensification de la concurrence mondiale dans les communications de nouvelle génération.

Les projets retenus cette fois sont 6G-AID, Hemes-6G, EUnicon-6G, EU-India-6G-Bridge et SNS Impact.

6G-AID vise à bâtir un socle européen de données pour les réseaux 6G natifs de l’IA ; Hemes-6G réunira huit bancs d’essai à travers l’UE sur une plateforme commune pour des travaux à plus grande échelle. EUnicon-6G cherche à identifier des opportunités pour les appareils connectés autres que les smartphones. Comme son nom l’indique, EU-India-6G-Bridge approfondit la collaboration avec l’Inde et SNS Impact doit soutenir la collaboration entre projets.

Erzsébet Fitori, directrice exécutive de la SNS JU, affirme que ces projets signifient pour l’industrie « un meilleur accès aux données, aux bancs d’essai, aux technologies et aux partenariats nécessaires pour transformer la recherche sur la 6G en produits et services ».Pour les citoyens, ils contribuent à poser « les bases d’une connectivité plus sûre, plus fiable et plus performante dans les années à venir ».

« Ces propositions visent à garantir que l’Europe contribue à façonner les technologies et les normes qui définiront l’avenir », ajoute Erzsébet Fitori.

Les cinq projets retenus sont issus du sixième appel à propositions de l’organisation, clos plus tôt cette année.

The post L’UE débloque de nouveaux fonds pour accélérer sa démarche 6G appeared first on Mobile World Live.

  •  

Les Émirats lancent un coup de filet contre la fraude liée à l’IA

Une opération internationale dirigée par les Émirats arabes unis (EAU) contre la fraude facilitée par l’IA et les réseaux transfrontaliers a permis d’identifier plus de 39 milliards de dollars (34,8 milliards d’euros) de fonds et de cryptomonnaies liés à des escroqueries.

Menée du 1er juillet au 30 septembre, l’opération baptisée Confrontation Ghost a associé les services de police de 30 pays, dont la France, les EAU, le Royaume-Uni et la Chine. Elle a aussi mobilisé INTERPOL, la Global Anti-Scam Alliance (GASA) et 13 entreprises des secteurs technologique et financier, dont Huawei, Meta Platforms, TikTok et Mastercard.

Les autorités ont échangé plus de 9 000 éléments de renseignement au cours de ces trois mois d’opération, centrée sur la fraude facilitée par l’IA, la criminalité financière numérique et la sextorsion facilitée par la technologie, qui visait souvent des enfants et des adolescents.

L’initiative a permis d’identifier plus de 15 500 victimes et 3 500 suspects. Elle a abouti à plus de 960 arrestations et à des descentes dans 29 centres de fraude. Les enquêteurs ont aussi fermé plus de 570 comptes de réseaux sociaux liés à des activités frauduleuses et identifié 4 126 comptes bancaires associés à des escroqueries. Les efforts pour récupérer les avoirs identifiés se poursuivent.

Dana Marzouqi, directrice générale du Bureau des affaires internationales du ministère de l’Intérieur des EAU, souligne que l’opération a « transformé le renseignement partagé à l’échelle internationale en impact opérationnel coordonné » et renforcé « la résilience collective de tous les pays participants ».

Les inquiétudes quant à la sécurité de systèmes d’IA de plus en plus autonomes se multiplient dans le monde. Des dirigeants du secteur de l’IA, dont le directeur général d’OpenAI Sam Altman, le directeur général d’Anthropic Dario Amodei, le cofondateur de Google DeepMind Demis Hassabis et Elon Musk, ont appelé à ralentir le rythme de développement de l’IA de pointe et à instaurer des garde-fous réglementaires, avertissant que des cyberattaques pilotées par l’IA pourraient représenter un risque existentiel pour l’humanité.

The post Les Émirats lancent un coup de filet contre la fraude liée à l’IA appeared first on Mobile World Live.

  •  

Amazon prépare 16 milliards d’euros d’investissements en Allemagne

Amazon a présenté un projet visant à investir plus de 16 milliards d’euros dans ses activités allemandes en 2027. Le géant de la vente en ligne escompte développer son infrastructure d’IA, son informatique en nuage et sa connectivité satellite.

Cette nouvelle enveloppe s’ajoute aux plus de 100 milliards d’euros investis par Amazon outre-Rhin depuis 2010, où le groupe se mesure à ses rivaux Google et Microsoft pour développer ses services d’IA et son infrastructure cloud.

David Zapolsky, Chief Global Affairs and Legal Officer d’Amazon, décrit l’Allemagne comme un centre d’innovation et l’une des destinations d’investissement les plus attractives d’Europe.

« Nous voulons que les entreprises, les communautés et les créateurs allemands disposent de l’infrastructure et des outils dont ils ont besoin pour rivaliser et se développer », explique-t-il.

L’investissement comprend 4,8 milliards d’euros destinés à étendre la région cloud d’Amazon Web Services à Francfort et son infrastructure d’IA, afin de répondre à une demande croissante des clients.

Amazon prévoit aussi de renforcer sa connectivité via sa constellation satellite Amazon Leo afin de fournir un internet haut débit à l’ensemble du pays.

Amazon Leo a réservé 24 créneaux de lancement auprès du fournisseur européen Arianespace.

L’entreprise prévoit également d’élargir son empreinte logistique et de créer de nouveaux contenus pour sa plateforme Prime Video.

The post Amazon prépare 16 milliards d’euros d’investissements en Allemagne appeared first on Mobile World Live.

  •  

SpaceX veut lancer son service D2D début 2028

SpaceX prévoit d’activer son service de connexion directe aux appareils (Direct-to-Device, ou D2D) début 2028, après le lancement de la deuxième génération de la constellation Starlink Mobile en 2027 et l’intégration du spectre en cours d’acquisition.

Lors de la conférence consacrée à ses résultats du troisième trimestre, la présidente Gwynne Shotwell a indiqué que le spectre en bande basse dont SpaceX a convenu l’achat plus tôt ce mois-ci, ainsi que l’autorisation de la Federal Communications Commission (FCC) américaine de lancer 15 000 satellites V2 de nouvelle génération, « ouvrent la voie pour que Starlink Mobile devienne un grand opérateur mobile aux États-Unis ».

Le 8 octobre, SpaceX a conclu un accord pour acheter jusqu’à 14 MHz de spectre apparié dans la bande 800 MHz afin de soutenir ses projets. L’accord avec Grain Management devrait être finalisé au premier semestre 2027, sous réserve de l’approbation des régulateurs.

Gwynne Shotwell a rappelé que ses propos du trimestre précédent portaient sur des stations radio plus petites pour le service D2D, qu’elle décrit comme n’ayant pas tout à fait les capacités d’une tour, et que SpaceX pourrait installer chez des particuliers et des entreprises déjà équipés de Starlink.

« Donc, il ne s’agit pas seulement du spectre en bande S dont nous avons parlé, a-t-elle précisé lors de la conférence du 20 octobre. Nous allons en gros tirer parti des emplacements des installations Starlink et d’autres tours. »

SpaceX prévoit d’associer ses satellites à des stations radio au sol pour fournir une couverture mobile 5G, un plan que de nombreux dirigeants du secteur jugent irréaliste.

Interrogé sur les rôles que joueront les réseaux satellitaire et terrestre pour le service D2D, Elon Musk a estimé qu’une présentation plus détaillée pourrait être nécessaire pour expliquer la stratégie de connectivité de Starlink et les raisons pour lesquelles l’entreprise pense pouvoir un jour générer plusieurs centaines de milliards de dollars de revenus annuels.

« Il vous manque certains éléments que nous connaissons en interne, a-t-il affirmé. Je peux dire que nous voyons clairement la voie vers plusieurs centaines de milliards de dollars par an de revenus de connectivité, mais je pense que nous devrions probablement le décrire plus en détail dans un cadre qui ne se limite pas à quelques minutes lors d’une conférence de résultats. »

SpaceX dans le vert

SpaceX a enregistré un bénéfice net de 4,4 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) au troisième trimestre (clos le 30 septembre), contre une perte de 1,1 milliard de dollars (980 millions d’euros) un an plus tôt, son chiffre d’affaires ayant plus que doublé pour atteindre 14,6 milliards de dollars (13 milliards d’euros), porté en grande partie par son activité d’IA.

Il s’agit du deuxième rapport de résultats de l’entreprise depuis son introduction en Bourse en juin. Le chiffre d’affaires a progressé de 161 % sur un an.

Le segment Super Intelligence (ex-IA) représente environ 6,7 milliards de dollars (6 milliards d’euros) de la hausse d’environ 9 milliards de dollars (8 milliards d’euros), son chiffre d’affaires passant de 813 millions de dollars (724 millions d’euros) à 7,6 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros). SpaceX attribue la croissance de ce segment à de nouveaux accords de services cloud, à l’acquisition de Cursor et à l’usage croissant de Grok.

Le résultat d’exploitation s’élève à 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros), contre une perte de 273 millions de dollars (243 millions d’euros) un an plus tôt, et le BAIIA (EBITDA) ajusté atteint 8,8 milliards de dollars (7,8 milliards d’euros), en hausse de 306 %.

Le chiffre d’affaires tiré de la connectivité progresse de 69 % pour atteindre 5,2 milliards de dollars (4,6 milliards d’euros). Le résultat d’exploitation de ce pôle double quasiment, avec une croissance de 99 % à 2,4 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros).

Starlink compte 13,6 millions d’abonnés grand public au haut débit, soit 1,6 million de plus sur le trimestre, contre 7,2 millions au troisième trimestre 2025.

Pour son service de connexion directe aux appareils, Gwynne Shotwell indique que Starlink Mobile a dépassé 22 millions d’utilisateurs mensuels à la fin du trimestre, en hausse de 37 % par rapport au trimestre précédent.

En dépit des résultats qui précèdent, SpaceX reste déficitaire sur l’année en cours, avec une perte nette de 413 millions de dollars (368 millions d’euros) sur neuf mois.

The post SpaceX veut lancer son service D2D début 2028 appeared first on Mobile World Live.

  •  

La FCC valide la constellation C-3 de Globalstar avant le rachat par Amazon

Globalstar a obtenu l’approbation de la Federal Communications Commission (FCC) américaine pour C-3, son système satellitaire de nouvelle génération, alors qu’Amazon s’apprête à racheter l’entreprise.

La FCC a accordé une autorisation d’exploitation à l’échelle nationale pour ce système, conçu pour connecter des centaines de millions d’appareils mobiles aux États-Unis, y compris via des liaisons Direct-to-Device (D2D) vers des smartphones. L’ordonnance couvre également des antennes au sol en Alaska, à Hawaï, au Nevada, au Texas, en Floride et à Porto Rico.

Le feu vert de la FCC renforce la position réglementaire d’un actif central dans l’effort d’Amazon pour concurrencer Starlink (SpaceX) sur les services D2D.

C-3 comprendra 48 satellites en orbite basse à 1 414 kilomètres d’altitude, ainsi que six satellites de rechange en orbite et environ 90 antennes de six mètres de diamètre au sol installées partout dans le monde. MDA Space construit les satellites au Canada, tandis que des centres de contrôle à Toulouse, en France, et au siège de Globalstar en Louisiane superviseront les opérations. La France a déposé la notification du système auprès de l’UIT.

Le directeur général Paul Jacobs décrit cette approbation comme une étape clé pour améliorer la capacité, les performances et la flexibilité des services de Globalstar. Barbee Ponder, responsable des affaires réglementaires, indique que cette étape clôt un processus d’autorisation de plusieurs années avec le Space Bureau de la FCC.

En avril, Amazon a convenu d’acquérir l’entreprise de satellites pour 11,6 milliards de dollars (10,3 milliards d’euros), dans le cadre de sa volonté d’ajouter des services D2D à sa constellation Amazon Leo. La finalisation de l’opération est attendue en 2027, sous réserve de l’approbation des régulateurs et de l’atteinte par Globalstar de jalons satellitaires spécifiques.

En juillet, Amazon Leo a demandé à la FCC l’autorisation de déployer jusqu’à 5 105 satellites pour des services de connexion directe aux appareils.

Selon Zack Brown, responsable de la communication d’Amazon, l’entreprise comptait en octobre 396 satellites en orbite basse et en avait construit plus de 1 000 dans son centre de production de 16 000 mètres carrés à Kirkland (État de Washington).

Apple est un partenaire de longue date de Globalstar et a investi plus de 1 milliard de dollars (891 millions d’euros) dans l’entreprise. La flotte existante de Globalstar prend en charge des fonctions satellite de l’iPhone, dont les messages d’urgence, la messagerie, l’assistance routière et le partage de localisation.

Amazon a également signé un accord distinct pour fournir une connectivité satellite aux iPhone et Apple Watch actuels et futurs, en s’engageant à maintenir ces services.

The post La FCC valide la constellation C-3 de Globalstar avant le rachat par Amazon appeared first on Mobile World Live.

  •  

La directrice financière d’OpenAI pointe les risques des modèles chinois

La directrice financière d’OpenAI, Sarah Friar, aurait averti que les entreprises utilisant des modèles d’IA chinois à bas coût s’exposeraient à des risques de cybersécurité – tout en assurant que les alternatives occidentales offrent une meilleure protection.

Interviewée par Bloomberg dans le cadre de l’International AI Summit à Dublin, Sarah Friar a invité les entreprises qui envisagent d’adopter des modèles chinois à évaluer les risques en matière de sûreté et de sécurité.

OpenAI et son rival Anthropic font face à une concurrence croissante des modèles d’IA à poids ouverts, en particulier ceux développés en Chine. Les utilisateurs peuvent les télécharger et les exécuter sur leur propre matériel, souvent à moindre coût que les principales alternatives américaines, avec des performances comparables sur certaines tâches.

Bloomberg note que les modèles chinois ont représenté la plus grande part des téléchargements de modèles d’IA générative sur la plateforme d’hébergement Hugging Face en août.

De leur côté, OpenAI et Anthropic proposent principalement des modèles fermés, qui ne peuvent être ni téléchargés ni modifiés. Les deux entreprises soutiennent que les alternatives ouvertes présentent des risques plus importants.

Guillaume Princen, responsable de l’international chez Anthropic, a fait part d’inquiétudes similaires à propos des modèles à poids ouverts lors de l’événement.

« Je ne peux pas me prononcer sur les modèles ouverts, a-t-il admis. Mais, par définition, ils comportent davantage de risques. »

Ces propos font suite à plusieurs cas de comportement inattendu de la part de systèmes d’IA avancés lors de tests de cybersécurité.

En juillet, OpenAI a révélé que ses modèles avaient pénétré dans des systèmes exploités par la start-up d’IA Hugging Face lors d’une évaluation de cybersécurité autorisée.

Anthropic a elle aussi révélé des exemples de comportements déviants de ses modèles, dont celui d’un modèle Claude ayant transmis un faux signalement dans le cadre d’une enquête pour homicide, rapporte Bloomberg.

Sarah Friar a néanmoins mis en garde les entreprises américaines d’IA contre un ralentissement de leurs lancements.

« Je pense qu’il faut doser le rythme, mais sans le ralentir au point de créer un déséquilibre dans l’accès aux outils qui peuvent, sur le plan cyber, engendrer de véritables problèmes critiques dans le monde », a-t-elle affirmé.

Sachin Katti sur le départ

Sachin Katti, responsable des infrastructures d’OpenAI, a indiqué par ailleurs le 14 octobre sur LinkedIn qu’il prévoyait de quitter ses fonctions le 15 novembre, tout en continuant d’accompagner l’entreprise comme conseiller.

« Après une année incroyable chez OpenAI, j’ai décidé de passer à autre chose pour construire quelque chose de nouveau », a-t-il expliqué.

Avant de rejoindre OpenAI en novembre 2025, il a occupé plusieurs postes technologiques chez Intel, dont celui de Chief Technology and AI Officer.

CNBC rapporte qu’Uday Ruddarraju, jusqu’ici directeur technique chargé du calcul chez OpenAI, le remplacera et dirigera l’ensemble de l’organisation dédiée au calcul de l’entreprise.

The post La directrice financière d’OpenAI pointe les risques des modèles chinois appeared first on Mobile World Live.

  •  

Les livraisons trimestrielles de smartphones enregistrent une chute record

Les derniers chiffres d’IDC montrent que le marché mondial des smartphones a connu au troisième trimestre 2026 la plus forte baisse annuelle jamais enregistrée. Avec 255,3 millions d’unités, les livraisons sont en baisse de 22 %, effet de la crise persistante de la mémoire, alimentée par l’IA.

Pour Nabila Popal, directrice de recherche senior chez IDC, le net repli que le secteur redoutait s’est « enfin concrétisé » – et le pire reste à venir : « les indicateurs actuels laissent penser que le marché n’a pas encore touché le fond. Les coûts de la mémoire ont bondi d’environ 350 % depuis l’an dernier et continuent d’augmenter, ce qui exerce une forte pression sur les marges des constructeurs et sur les livraisons ».

Elle ajoute que, si l’inflation sur la mémoire commence à ralentir, « les coûts restent élevés pour d’autres composants essentiels, ce qui aggrave la crise ».

Dans ce contexte, la croissance du marché devrait rester limitée jusqu’en 2027, toute reprise éventuelle étant repoussée à 2028 au plus tôt.

Le classement des constructeurs reste proche de celui du trimestre précédent. Samsung et Apple continuent de gagner des parts de marché, atteignant respectivement 22,6 % et 22,4 %, même si les livraisons trimestrielles des deux groupes ont reculé.

Pour compléter le top 5, Xiaomi, Vivo et Oppo ont tous enregistré une baisse à deux chiffres de leur part de marché.

Kiranjeet Kaur, directrice de recherche associée pour les appareils au niveau mondial chez IDC, note cependant que, malgré des ventes atones, certains constructeurs ont relevé leurs plans de production en prévision d’un durcissement de l’approvisionnement en composants l’an prochain.

« Si la demande reste faible, cela pourrait entraîner une accumulation de stocks à l’approche de 2027, ce qui ferait peser un risque baissier supplémentaire sur notre prévision pour 2027 », explique-t-elle.

The post Les livraisons trimestrielles de smartphones enregistrent une chute record appeared first on Mobile World Live.

  •  

Nvidia veut injecter 1,8 milliard d’euros dans l’IA européenne

Le directeur général de Nvidia, Jensen Huang, aurait détaillé son projet d’investir 1,8 milliard d’euros (2 milliards de dollars) en Europe afin d’y accélérer l’adoption de l’IA et des produits du spécialiste des processeurs graphiques.

Selon Bloomberg, Jensen Huang a dévoilé ce plan le 13 octobre lors d’un événement à Paris, première étape d’une tournée qui comprend aussi Londres et Berlin. Il a indiqué que ces nouveaux investissements, qui seront annoncés la semaine prochaine, s’ajoutent aux 7,2 milliards d’euros (8 milliards de dollars) que l’entreprise a déjà engagés sur le Vieux Continent.

Le fondateur de Nvidia a également annoncé de nouveaux financements pour les start-up françaises Doctolib, Genesis AI, Pigment et Entalpic.

Jensen Huang a par ailleurs promu les modèles open source, estimant que leurs coûts plus faibles et leur plus grande flexibilité pourraient aider l’Europe à combler son retard sur les États-Unis en matière d’IA avancée. « Les modèles ouverts sont importants car ils peuvent être personnalisés selon les langues et pour votre propre souveraineté », a-t-il commenté selon Bloomberg.

Le fabricant de processeurs est un partenaire important de la société française Mistral AI, qui développe des modèles d’IA à poids ouverts. Il a investi dans Mistral et fournit des accélérateurs pour ses data centers.

La conférence GTC Berlin de Nvidia est programmée du 20 au 22 octobre.

The post Nvidia veut injecter 1,8 milliard d’euros dans l’IA européenne appeared first on Mobile World Live.

  •  

Docomo et Abside s’associent sur l’IA pour les communications HAPS

NTT Docomo et l’équipementier réseau américain Abside Networks vont étudier ensemble des réseaux de nouvelle génération pilotés par l’IA et basés sur des plateformes à haute altitude.

Le protocole d’accord entre les deux partenaires prévoit des travaux communs portant sur l’architecture des systèmes HAPS (High Altitude Platform Station), le contrôle du réseau et l’exploitation des données. Ils examineront également comment l’IA peut prévoir la demande et gérer les faisceaux radio, la capacité, le spectre et les interférences dans un réseau d’accès radio (RAN) stratosphérique.

Les partenaires prévoient en outre d’étudier la collecte et l’utilisation de données sur la qualité du réseau, les opérations et la détection stratosphérique, ainsi que l’intégration potentielle avec des applications externes et des plateformes de services.

L’accord s’inscrit chez NTT Docomo dans le cadre élargi d’une « infrastructure de communications tridimensionnelle intégrant l’IA aux initiatives de réseaux non terrestres (NTN), dont les HAPS ». Opérant à des altitudes d’environ 20 km, les HAPS reposent sur des plateformes sans pilote pour assurer une connectivité à grande échelle, y compris dans des zones mal desservies où la couverture mobile classique est difficile ou peu rentable, comme les régions montagneuses et les zones maritimes.

L’opérateur japonais explique vouloir intégrer les réseaux terrestres à des systèmes situés dans la stratosphère et dans l’espace, afin de proposer des services à plus grande échelle et à plus forte capacité, en réponse à une demande de connectivité croissante à mesure que l’usage de l’IA explose.

NTT Docomo mène des travaux de recherche et des démonstrations en vue de proposer des services de communications fondés sur les HAPS, mais note que l’environnement stratosphérique exige des technologies et des équipements RAN spécialisés.

En conséquence, Abside développe des systèmes radio reposant sur de grands réseaux d’antennes pour un contrôle précis des faisceaux, ainsi qu’une plateforme logicielle pilotée par l’IA conçue pour assurer « un contrôle intégré des réseaux au sol, dans la stratosphère et dans l’espace ». L’équipementier apporte également son expérience des communications stratosphériques, acquise grâce à ses travaux sur l’initiative de ballons Project Loon de Google, ainsi que son développement d’équipements HAPS, de technologies

The post Docomo et Abside s’associent sur l’IA pour les communications HAPS appeared first on Mobile World Live.

  •  

Google et Microsoft s’inquiètent également des risques liés à l’IA

Les récentes cyberattaques pilotées par l’IA sont des « premiers coups de semonce », prévient à son tour Demis Hassabis. Pour le cofondateur de Google DeepMind, des incidents plus graves pourront survenir avec le temps si les entreprises et les gouvernements n’intensifient pas leurs efforts pour sécuriser les systèmes d’IA.

S’exprimant lors de l’International AI Summit à Dublin, Demis Hassabis a recommandé l’adoption de pratiques de sécurité comparables à celles en vigueur dans des domaines comme la biologie et le nucléaire. Il a appellé à la mise en place de « bacs à sable » sécurisés et isolés pour tester les agents d’IA avant leur connexion à internet, ainsi qu’à un renforcement des mesures de cybersécurité.

« Nous devons en quelque sorte renforcer notre dispositif défensif de façon asymétrique afin de garder une longueur d’avance sur les attaquants », a expliqué Demis Hassabis. Il a estimé par ailleurs que les banques et les gouvernements pourraient déployer l’IA pour repérer et corriger des failles logicielles avant la diffusion à grande échelle des systèmes.

Il a réitèré son appel à la création d’un organisme de normalisation international chargé de superviser la sécurité de l’IA, tout en précisant que tout cadre doit rester assez souple pour suivre l’évolution technologique sans étouffer l’innovation.

Brad Smith, vice-président du conseil d’administration et président de Microsoft, plaide lui aussi pour la mise en place de garde-fous renforcés. Il a décrit 2026 comme une « année qui donne à réfléchir » pour la sécurité de l’IA. « Aucune entreprise ni aucune technologie ne devrait être au-dessus des lois », a-t-il assuré, notant que la réglementation devrait être « raisonnable » et « équilibrée » tout en tenant compte de l’innovation.

Pour Brad Smith, les entreprises doivent être prêtes à ralentir leur développement lorsque c’est nécessaire. Il cite à ce titre une décision de Microsoft visant à réaffecter 34 000 ingénieurs du développement de produits à la cybersécurité il y a deux ans et demi. « C’était douloureux, mais c’était la bonne décision », a-t-il précisé, avant d’ajouter ironiquement que « cette allergie qu’une partie du secteur a envers la réglementation est franchement quelque chose dont nous devons nous débarrasser ».

Aider la recherche européenne en IA

Par ailleurs, Google DeepMind et Google Cloud annoncent leur intention de donner accès à leurs modèles d’IA de pointe à un maximum de 200 chercheurs scientifiques européens, avec 3 millions de dollars (2,7 millions d’euros) de crédits de calcul à la clé.

Cette initiative soutiendra le programme IA pour la science de l’Union européenne (UE) par l’intermédiaire de l’initiative Resource for AI Science in Europe (RAISE), qui vise à combler le déficit de ressources informatiques auquel les chercheurs sont confrontés.

Les entreprises fourniront aux chercheurs un accès à des outils d’IA comme AlphaFold 3, WeatherNext, AlphaGenome, AlphaEvolve et AlphaEarth Foundations. Google indique que ce programme donnera aux chercheurs les moyens de relever des défis scientifiques complexes, comme la prévision de phénomènes météorologiques extrêmes et la cartographie de structures moléculaires.

The post Google et Microsoft s’inquiètent également des risques liés à l’IA appeared first on Mobile World Live.

  •  

Avec Muse, Meta lance un nouveau défi à ses rivaux de l’IA

Le directeur général de Meta Platforms, Mark Zuckerberg, aurait affirmé que l’entreprise avait atteint la « frontière » de l’IA, à l’occasion du dévoilement de deux nouveaux modèles conçus pour traiter des tâches personnelles et professionnelles complexes.

Après d’importants investissements dans les infrastructures de calcul et la recherche, le géant technologique indique que Muse Wonder et Muse Wonder Full constituent « nos modèles les plus performants à ce jour ».

Ces modèles peuvent traiter des tâches allant du codage et de l’analyse de documents à l’interprétation d’informations juridiques, de finances personnelles et de données de santé.

Parmi les principales fonctionnalités figure Active Memory, qui permet de conserver les informations pertinentes sur l’utilisateur d’une conversation à l’autre. Les agents sont également dotés d’Active Focus, pour les aider à poursuivre des tâches plus longues, à s’adapter aux nouvelles informations, à se remettre de leurs erreurs et à demander des précisions aux utilisateurs avant d’entreprendre des actions importantes.

Meta affirme que ses évaluations montrent de solides résultats sur des benchmarks couvrant la performance des agents, la mémoire et le codage, ajoutant que la version avancée Muse Wonder Full se comporte mieux sur des tâches inédites.

Conception responsable

Contrairement à la stratégie open source poursuivie jusqu’à présent, Meta propose Muse Wonder via ses propres canaux pour développeurs et abonnements, défi direct lancé aux chatbots de rivaux comme OpenAI et Anthropic. Selon le Financial Times (FT), Meta facturera les entreprises entre 20 cents de dollar (0,18 euro) par million de tokens pour un accès de base et jusqu’à 200 dollars (179 euros) par mois pour la version plus puissante Muse Wonder Full.

S’exprimant auprès du FT à l’occasion du lancement de Muse, Mark Zuckerberg a ajouté que les nouveaux modèles permettraient « des comportements bien plus sophistiqués, situés à la frontière de ce qui se fait dans le domaine de l’IA ».

Meta affirme que Muse Wonder surpasse Claude Opus 5.5 et Fable 5.1 d’Anthropic ainsi que GPT-6 Astra d’OpenAI sur certaines mesures techniques.

Mark Zuckerberg ajoute que ce niveau a nécessité « une grande quantité de calcul et d’investissement », ainsi qu’une recherche soutenue. Il a précisé au FT que le développement des modèles et les dépenses se poursuivent, affirmant que l’entreprise travaille « déjà sur le cran supérieur ».

Minimisant les inquiétudes croissantes portant sur des systèmes d’IA assez performants pour échapper au contrôle humain, le patron de Meta a estimé qu’il était « beaucoup plus proche de l’idée que l’IA est une technologie qui peut être conçue avec des garde-fous normaux et construite de manière responsable ».

Meta assure que ses nouveaux modèles ont été entraînés pour empêcher la divulgation non autorisée d’informations privées et rejeter les demandes visant à faciliter des actions nuisibles, tout en conservant des capacités d’agents pour des travaux de cybersécurité défensive.

The post Avec Muse, Meta lance un nouveau défi à ses rivaux de l’IA appeared first on Mobile World Live.

  •  

La GSMA se focalise sur la 6G, les menaces de l’IA et l’inclusion numérique

Le conseil d’administration de la GSMA a détaillé les priorités du secteur en matière de connectivité, appelant à agir en faveur de l’accessibilité financière des smartphones, contre les arnaques en ligne et pour l’investissement dans les réseaux, tout en soutenant un renforcement de la coopération internationale sur les futures normes 6G.

À l’issue d’une réunion du conseil à New Delhi, la GSMA a rappelé que, si 97 % de la population mondiale vit dans une zone couverte par le haut débit mobile, 3,4 milliards de personnes restent privées d’internet mobile. Le coût des appareils reste un frein important : un terminal d’entrée de gamme connecté à internet équivaut à 44 % du revenu mensuel moyen des 20 % les plus pauvres dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

La GSMA met en avant des mesures possibles pour améliorer l’accessibilité financière, comme des dispositifs de financement, des baisses d’impôts ciblées et une coopération renforcée entre fabricants d’appareils et fournisseurs de mémoire.

L’association s’inquiète par ailleurs du danger croissant lié aux fraudes et aux escroqueries, avertissant que, si le secteur mobile continue de renforcer ses outils de détection réseau et de cyberdéfense, « aucun secteur ne peut combattre seul cette menace ». La GSMA relève que les contenus générés par l’IA et les deepfakes aggravent encore les risques pour les consommateurs, la confiance du public et les objectifs des gouvernements, et appelle le secteur à « unir ses forces pour contrer les arnaques par des solutions concrètes ».

Investissement soutenu

La GSMA souligne également la nécessité d’investir dans les réseaux et de mener des politiques favorables pour accélérer la croissance de la connectivité. Elle estime que les technologies et services mobiles ont généré 6 000 milliards de dollars (5 376 milliards d’euros) de valeur économique en 2025, soit 6,4 % du PIB mondial, un chiffre qui devrait atteindre 11 300 milliards de dollars (10 125 milliards d’euros) d’ici 2030.

Par ailleurs, les opérateurs devraient investir 1 200 milliards de dollars (1 075 milliards d’euros) en capex entre 2025 et 2030 pour étendre et moderniser leurs réseaux, et 57 % des connexions mobiles devraient utiliser la 5G d’ici la fin de la décennie.

Pour Vivek Badrinath, directeur général de la GSMA, la prochaine priorité du secteur doit être de transformer l’expansion de la 5G en « valeur significative », afin qu’un plus grand nombre de personnes puissent participer à l’économie numérique. « Cela exigera des investissements soutenus, des politiques favorables et une collaboration à travers l’ensemble de l’écosystème », a-t-il insisté.

L’association sectorielle a réaffirmé en outre son soutien à des normes mondiales et à un spectre harmonisé à mesure que le développement de la 6G se poursuit. Elle a souligné que des pays représentant plus de 80 % de la population mondiale soutiennent l’usage mobile de la bande 6 GHz supérieure, qui pourrait offrir les largeurs de canal de 200 à 400 MHz jugées nécessaires pour la 6G.

Le président de la GSMA, Gopal Vittal, estime quant à lui qu’« en travaillant à travers des normes mondiales et en collaborant d’un marché à l’autre, nous pouvons accélérer l’innovation, renforcer la confiance et la résilience » à mesure que le secteur développe la prochaine génération de connectivité.

The post La GSMA se focalise sur la 6G, les menaces de l’IA et l’inclusion numérique appeared first on Mobile World Live.

  •  
❌