La chaleur a causé quelque 710 000 décès dans le monde en 2023, un record. Pour la première fois, plus de sept décès sur dix seraient imputables au changement climatique d’origine humaine, selon le dernier rapport « Lancet Countdown », réalisé en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et publié mercredi.
Comme chaque année depuis 1992, l’Assemblée générale de l’ONU a réclamé mercredi la levée de l’embargo américain contre Cuba. Mais le soutien international envers La Havane, autrefois massif, s’effrite. Alors que l’administration Trump accentue sa pression sur l’île, confrontée à de graves pénuries, le débat a donné lieu à une vive altercation entre les représentants des deux pays.
Les civils d’El-Obeid, ville de quelque 600.000 habitants dans le centre du Soudan, sont pris entre les frappes de drones, les pénuries et une répression croissante des forces de sécurité. Dans un nouveau rapport publié mercredi, la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan alerte sur les risques d’atrocités et dénonce des violations susceptibles de constituer des crimes de guerre.
L’océan absorbe environ 30 % des émissions de dioxyde de carbone (CO₂) d’origine humaine et 90 % de l’excès de chaleur piégé par les gaz à effet de serre. Mais le réchauffement climatique fragilise ce rôle essentiel : sa capacité à absorber le carbone a déjà diminué d’environ 6 %, selon un nouveau rapport de l’ONU publié à l’approche de la Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP31.
Un fonctionnaire de l’ONU sur trois déclarait avoir subi une discrimination raciale en 2020. Six ans plus tard, le chef de l’ONU reconnaît que les progrès accomplis dans la lutte contre le racisme et les inégalités entre les sexes demeurent insuffisants.
Quelque 50 000 personnes se sont réfugiées au Kenya pour échapper aux affrontements qui opposent depuis plusieurs jours les forces armées des régions Somali et Oromia, dans le sud de l’Éthiopie, a indiqué mercredi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui alerte sur l’aggravation des besoins humanitaires.
Les retards du trafic aérien coûtent des milliards de dollars et transforment les voyages en épreuves. Pourtant, certains pays montrent qu’une meilleure coordination permet d’économiser des milliers d’heures de vol et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’agence de l’ONU pour l’aviation civile souhaite que le reste du monde adopte cette approche.
Vingt-six ans après l’adoption d'une résolution historique sur les femmes et la paix et la sécurité, leur participation aux négociations reste marginale, tandis que les violences sexuelles se multiplient et que les financements destinés aux organisations de femmes s’effondrent.
Les prétendants au poste de Secrétaire général de l’ONU tentent de démontrer leur aptitude à diriger l’organisation lors d’une série de « dialogues interactifs » télévisés, organisés à New York.
Près de 300 journalistes tués, des médias réduits au silence, une information étroitement contrôlée. Un nouveau rapport d'expert accuse Israël de mener une guerre à l’encontre des témoins de ses opérations à Gaza.
Malgré des progrès dans de nombreux pays, 83 % des travailleurs domestiques dans le monde, soit 66,5 millions de personnes, occupent toujours un emploi informel et restent largement privés d’une protection effective en matière de droit du travail et de sécurité sociale. Selon de nouvelles estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT), le secteur emploie désormais près de 80 millions de personnes âgées de 15 ans et plus, contre 75,6 millions en 2019.
Alors que l’épidémie d’Ebola a dépassé les 10 000 cas confirmés en République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé le lancement d’un essai clinique destiné à évaluer des candidats-vaccins contre le virus de Bundibugyo. Baptisé « Tumaini », qui signifie « espoir » en swahili, cet essai a débuté vendredi à Bunia, dans la province de l’Ituri, avec la vaccination de quatre premiers participants.
Plus d’un an après les frappes israélo-américaines contre les installations nucléaires iraniennes, l’Agence internationale de l’énergie atomique demeure dans l’incapacité de vérifier le sort d’importantes quantités d’uranium à l'intérieur du pays. Mardi, le directeur de l’agence onusienne a appelé Téhéran à reprendre les inspections, tout en esquissant une possible sortie de l’impasse diplomatique.
La concentration de dioxyde de carbone (CO₂) et d’autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère, liée à la combustion des énergies fossiles, a atteint des niveaux records en 2025. Une évolution qui voue la planète à « un avenir plus chaud », a averti mardi l’agence météo des Nations Unies.
Au moins 25 femmes et filles sont tuées chaque jour dans les conflits armés, selon un rapport de l’ONU publié lundi. Alors que les violences sexuelles se multiplient et que les dépenses militaires atteignent des records, les femmes ne représentent plus que 5 % des négociateurs de paix dans le monde.
Après plus de trois décennies de missions politiques en Somalie, les Nations Unies s’apprêtent à tourner une page de leur engagement dans le pays. La Mission d’assistance transitoire des Nations Unies en Somalie (UNTMIS) cessera ses opérations le 31 octobre, transférant ses responsabilités aux institutions somaliennes. Cette transition intervient alors que le pays reste confronté à d’importants défis politiques et sécuritaires.
Un an après avoir conclu à un génocide à Gaza, une commission d’enquête indépendante de l’ONU accuse Israël de crimes contre l’humanité, dont celui d’extermination, contre les Palestiniens de Cisjordanie. Son rapport, publié lundi, dénonce également la poursuite du génocide à Gaza, en dépit du cessez-le-feu conclu dans l'enclave en octobre 2025.
Les autorités russes ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en menant des attaques répétées contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, privant des millions de civils de chauffage, d’électricité et d’eau en plein hiver, selon une commission d’enquête indépendante de l’ONU.
Les Nations Unies ont condamné le meurtre d’un infirmier engagé dans la riposte contre Ebola, dans la province de la Tshopo, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC). Un autre professionnel de santé a été grièvement blessé lors de cette attaque, qui intervient alors que les violences et la méfiance de certaines communautés compliquent les efforts pour endiguer l’épidémie.
Trente ans après la création d’un mandat de l’ONU destiné à protéger les enfants de la guerre, les violences à leur encontre atteignent des niveaux sans précédent. Lundi, devant le Conseil de sécurité, plusieurs responsables ont dénoncé un paradoxe : jamais les mécanismes de protection n’ont été aussi développés, mais jamais autant d’enfants n’ont été victimes de violations graves. Et, pour la première fois, les forces gouvernementales en sont les principales responsables.