Alors que l'épidémie d'Ebola de souche Bundibugyo s’est propagée au Nigéria, près de 3,5 millions de personnes sont confrontées à de graves pénuries alimentaires dans les zones touchées par cette épidémie en République démocratique du Congo (RDC), a alerté vendredi une agence des Nations Unies.
Les agences humanitaires ont alerté vendredi sur l’aggravation de la crise humanitaire dans la ville de Taëz, le long de la côte ouest du Yémen, qui est encerclée par les rebelles houthistes affrontant les troupes gouvernementales.
Un an après les atrocités commises à El Fasher, au Darfour soudanais, les femmes et les filles qui ont fui la ville continuent de subir les conséquences des violences. Une enquête d’ONU Femmes révèle l’ampleur des traumatismes psychologiques, aggravés par les disparitions, la précarité et l’absence de soins.
À l’échelle mondiale, les mères bénéficient de près de huit fois plus de jours de congé payé que les pères, les femmes continuant d’assumer l’essentiel des responsabilités liées aux soins des enfants et des proches. Un déséquilibre qui pénalise les femmes et affecte les familles, les enfants et les économies, selon de nouvelles données de l’ONU publiées jeudi.
La lutte contre le narcotrafic ne saurait justifier des exécutions extrajudiciaires ni le recours aux pouvoirs antiterroristes contre les gangs criminels. C’est l’avertissement lancé jeudi par un expert indépendant de l’ONU qui dénonce les conséquences de la nouvelle stratégie de « guerre au narcoterrorisme » menée dans plusieurs pays des Amériques.
En Somalie, des pluies supérieures à la normale sont attendues d'ici à la fin de l'année. Elles risquent de chasser de chez elles des centaines de milliers de personnes déjà éprouvées par la sécheresse et les déplacements à répétition.
Alors que les combats s’intensifient au Yémen, le chef de l’ONU a mis en garde, jeudi, contre l’extension des conflits au Moyen-Orient. Il a également dénoncé les restrictions israéliennes à l’aide humanitaire à Gaza et les violences de colons en Cisjordanie occupée, avant une visite prévue vendredi en Égypte.
Catastrophes climatiques, précarité économique, cybercriminalité, commerce illicite, défiance envers les institutions : en Asie-Pacifique, les menaces pour la sécurité se multiplient et se renforcent les unes les autres. Dans un rapport publié jeudi, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) appelle à repenser les politiques de sécurité en plaçant la protection des populations au cœur des décisions.
La confirmation d’un cas importé au Nigéria, neuf cas signalés au Kenya et la persistance de l’épidémie en République démocratique du Congo (RDC) soulignent l’ampleur régionale de la menace liée au virus Ebola de Bundibugyo. Face à cette propagation, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle les pays concernés à renforcer leur coopération, à intensifier la surveillance et à agir rapidement pour interrompre les chaînes de transmission.
De l’Europe aux pays en développement, la multiplication des conflits dans le monde alimente la hausse du coût de la vie et les frustrations sociales. Jeudi, le chef de l’ONU a alerté sur le lien entre les guerres, le creusement des inégalités et les mouvements de contestation qui secouent plusieurs pays à l’heure actuelle.