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Dissents, rising prices, and a change to the meeting schedule: 3 takeaways from the October Fed meeting

Fed chair Kevin Warsh
Fed chair Kevin Warsh answered questions at the FOMC press conference.

Alex Wong/Getty Images

  • The Fed decided to hold rates steady in October as expected, with two members dissenting.
  • The FOMC's main issue is inflation, which has been elevated for years.
  • Next year will be the start of a meeting change so that the FOMC can have "strategic deliberations."

The second-to-last Federal Open Market Committee meeting in 2026 has come and gone, with some new information unveiled at Chair Kevin Warsh's press conference.

The FOMC decided in its meeting to hold interest rates steady on Wednesday, although two members dissented.

That comes as the inflation rate has been above the Fed's 2% target, while unemployment remains low. Warsh also announced a shake-up to next year's FOMC meeting plans.

Here are three large takeaways from Wednesday's Fed meeting.

Two dissents

While last month's 25-basis-point hike was a unanimous 12-0 decision, the October vote to hold rates steady was 10-2. Lisa Cook and Beth Hammack wanted to hike rates by 25 basis points again.

"The skew is toward tightening, and today's decision reads as a disagreement over timing rather than over destination," Jason Pride, chief of investment strategy and research at Glenmede, said in commentary.

Inflation remains a problem

Warsh detailed some positives about the employment side of the dual mandate, including low four-week moving average unemployment claims, a lower jobless rate than a year prior, and better job growth than last year.

Meanwhile, the other side of the dual mandate, price stability, is more of a concern. Inflation has remained above the Fed's 2% target. The Fed hiked rates in September to try to help that. Warsh said at Wednesday's press conference that the FOMC's discussion has been largely focused on price stability.

"Energy and related prices have moved higher again in recent weeks," he said. "And our job is to ensure that relative price changes in some sectors do not broaden out across the economy and that inflation expectations remain as they are anchored."

Warsh said quashing inflation isn't about a fixed date on a calendar nor an isolated data point.

"If it were about those two things, this job would be easier, and we wouldn't be suffering from nearly six years of inflation above target," he said.

Meeting switchup

Next fall will look different. Warsh announced at the FOMC press conference that there will still be eight meetings next year, as usual, but one of them will "focus exclusively on broad monetary policy strategy with neither a vote on the federal funds rate nor a policy statement anticipated." He expects that in 2028, two of those meetings will be like this.

"A change to the Fed's meeting schedule is significant. That is a dollar killer," Juan Perez, senior director of trading at Monex USA, said in commentary. "Less information is a big problem for forward guidance. It also seems like an admission from the Fed that the economy is not firing on all cylinders."

Warsh said the change was discussed over a couple of meetings, and the reason behind making it is because it's important to have time and space to make "strategic deliberations," looking over longer time horizons, and thinking through large questions.

"It's yet another change to get the conduct of monetary policy on the right track," he said.

The committee is scheduled to meet once more before the year ends in December, which means they will have a slew of economic data to help make their last decision. Traders expect a rate hike to be the likely outcome of that last meeting.

Read the original article on Business Insider

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Kevin Warsh anuncia mudanças na condução de reuniões do Fed

O presidente do Federal Reserve, Kevin Warsh, anunciou nesta quarta-feira (28) uma mudança na forma como o banco central utilizará seu calendário de reuniões para avaliar melhor as principais questões que o banco central norte-americano enfrenta.

“Acreditamos que oito reuniões por ano seja o número adequado para o Fomc, mas, em 2027, uma reunião se concentrará exclusivamente na estratégia geral de política monetária, sem a previsão de votação sobre a taxa de juros nem de declaração de política monetária”, afirmou Warsh em coletiva de imprensa.

“As demais serão reuniões regulares do Fomc para definição de política monetária, e espero que, em 2028, tenhamos duas reuniões dedicadas a discussões sobre estratégia e seis… para a definição da política monetária.”

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Fed mantém juros nos Estados Unidos entre 3,75% e 4%

O Fed (Federal Reserve) manteve os juros nos Estados Unidos nesta quarta-feira (28), preservando a taxa básica no intervalo de 3,75% a 4%. A decisão foi aprovada por 10 votos a 2, sem unanimidade.

A manutenção dos juros ficou em linha com as expectativas do mercado financeiro, que já previa a decisão diante do cenário econômico norte-americano e das incertezas em relação à trajetória da inflação.

Em comunicado, a autoridade monetária afirmou que a inflação permanece elevada e destacou a necessidade de obter mais informações para definir os próximos passos da política monetária.

“A obtenção de mais informações ajudará o Comitê a determinar a postura adequada da política monetária para garantir que a inflação retorne à meta de 2% no prazo apropriado”, afirmou o Fed.

O Fomc (Comitê Federal de Mercado Aberto) também destacou que a geração de empregos tem acompanhado o crescimento da força de trabalho, enquanto a taxa de desemprego permanece relativamente estável.

A decisão mantém o foco do banco central norte-americano em seu mandato duplo de promover o pleno emprego e garantir a estabilidade dos preços.

*Em atualização.

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Le commerce à l'assaut du droit social

Ne plus avoir besoin de « motif valable » pour licencier, c'est le rêve de M. Pierre Gattaz, président du Mouvement des entreprises de France (Medef). Pour assouvir cette demande, la France devrait dénoncer la convention n° 158 de l'Organisation internationale du travail, qu'elle a ratifiée en 1989. Lutter contre de tels reculs s'avère de plus en plus délicat pour l'agence des Nations unies.

Toutes les quinze secondes, un travailleur meurt d'un accident ou d'une maladie liés à son travail (1). L'effondrement (plus de mille cent morts) de l'atelier textile du Rana Plaza à Dacca (Bangladesh), le 24 avril 2013, symbolise les conditions d'emploi proches de l'esclavage de nombreux ouvriers dans le monde. Mais on peut également citer, dans les pays du Nord, les suicides à répétition de salariés de groupes privatisés broyés par une politique managériale musclée (Orange, Renault, La Poste…).

C'est précisément pour lutter contre de telles situations que l'Organisation internationale du travail (OIT) cherche à gagner en influence. Première agence de l'Organisation des Nations unies (ONU), créée en 1919, elle repose sur une base tripartite, rassemblant sur un pied d'égalité les représentants de ses cent quatre-vingt-cinq Etats membres, ceux des employeurs et ceux des travailleurs qui y vivent. Son activité, principalement normative, consiste à adopter des conventions (obligatoires pour les Etats qui les ratifient) et des recommandations ou déclarations sur les droits des travailleurs (sans valeur contraignante).

Cependant, avec l'essor de la mondialisation économique, l'OIT s'est vue marginalisée par l'influence croissante des institutions financières internationales (IFI) — la Banque mondiale et le Fonds monétaire international — et par la création de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. En outre, la diminution du taux de syndicalisation tant dans les pays développés, où s'est généralisée la précarité de l'emploi, que dans les pays en développement, où prolifère l'économie informelle, fragilise l'OIT et son tripartisme fondateur. C'est pourquoi, à partir des années 1990, l'organisation s'est engagée dans une stratégie de réaffirmation internationale. En 1994, elle obtient ainsi le statut d'observateur auprès des deux IFI dans le but d'y promouvoir l'intérêt pour les questions sociales (2).

Peu de pouvoir contraignant

Mais c'est surtout l'adoption, en 1999, du concept de « travail décent » qui marque sa volonté de peser dans le débat mondial (3). En 2005, l'OIT lance ainsi les programmes par pays pour la promotion du travail décent (PPTD). Adoptés par plusieurs dizaines d'Etats, ils sont élaborés en accord avec les partenaires sociaux. La même année, l'organisation obtient que le travail décent figure enfin dans les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). La Conférence internationale du travail (assemblée décisionnelle de l'OIT) adopte à l'unanimité en juin 2009 un pacte mondial pour l'emploi, sans valeur contraignante.

Pour l'OIT, le travail rémunéré constitue le principal moyen de sortir de la pauvreté. Le choix du terme « travail », plutôt que celui d'« emploi », permet de prendre en compte le secteur informel. Quant à l'adjectif « décent », il relèverait plutôt du christianisme social, qui a inspiré certains fondateurs de l'organisation (4). L'agence insiste sur la protection sociale et met en place des équipes d'appui technique pour conseiller les gouvernements, notamment en Afrique.

Durant des années, le débat sur l'insertion d'une « clause sociale » dans les traités commerciaux avait agité l'organisation. Pour les partisans de cette innovation, il s'agissait de créer un lien entre l'OIT et l'OMC, cette dernière pouvant user de sa capacité de sanction vis-à-vis des Etats, capacité dont l'OIT est dépourvue. Mais les pays en développement y ont vu une manœuvre protectionniste déguisée de la part des pays développés. La déclaration de Singapour de 1996, adoptée par l'OMC, a clos ce débat en affirmant la stricte séparation des questions de commerce et de travail.

En conséquence, l'OIT a recentré son action sur la promotion de huit conventions jugées « fondamentales » : sur le travail forcé (convention adoptée en 1930), la liberté syndicale (1948), la négociation collective (1949), l'égalité de rémunération (1951), l'abolition du travail forcé (1957), la discrimination en matière d'emploi et de profession (1958), l'âge minimum d'admission à l'emploi (1973), les « pires formes de travail des enfants » (1999).

Observatrice au G20 en 2009, l'OIT paraît sortir de sa marginalisation. Mais son rapprochement des institutions financières et de l'OMC s'effectue-t-il au bénéfice des idées progressistes qu'elle porte ou des idées néolibérales promues par les IFI ? Pour le sociologue altermondialiste Thierry Brugvin, l'OIT braderait, au nom de l'efficacité, le droit international du travail en revoyant ses ambitions à la baisse (5). Pour d'autres, sa stratégie d'influence porterait ses fruits : les objectifs de travail décent et de lutte contre la pauvreté ont été inclus dans les documents stratégiques de réduction de la pauvreté (DSRP) des IFI qui ont succédé aux plans d'ajustement structurel en 1999. Ainsi, en 2009, la Banque mondiale a modifié son indicateur sur l'emploi des travailleurs, qui attribuait de bonnes notes aux pays dérégulant leur marché du travail ; elle prend en compte la mise en place d'une protection des travailleurs conforme aux conventions de l'OIT. Elle développe par ailleurs un nouvel indicateur, sur la protection des travailleurs. Ce qui ne l'empêche pas de prôner la lutte contre les « rigidités » du travail…

Quelle que soit l'évolution de l'OIT, la clé de son efficacité serait que toutes ses normes soient dotées d'une force contraignante lui permettant de sanctionner, comme l'OMC, les Etats et les entreprises contrevenants.

Voir en ligne : /2014/12/MAUREL/51025

(1) Sur le site de l'Organisation internationale du travail, rubrique « Safety and health at work ».

(2) Cf. Steve Hughes et Nigel Haworth, « Decent work and poverty reduction strategies » (PDF), Relations industrielles/Industrial Relations, université Laval (Québec), vol. 66, n° 1, hiver 2011.

(3) Cf. Marieke Louis, « Les organisations internationales et la régulation sociale de la mondialisation : le cas de l'agenda de l'OIT pour le travail décent », dans Chloé Maurel (sous la dir. de), Essais d'histoire globale, L'Harmattan, Paris, 2013.

(4) Cf. Dominique Peccoud (sous la dir. de), Philosophical and Spiritual Perspectives on Decent Work, OIT, Genève, 2004.

(5) Cf. Thierry Brugvin, « “Bonne gouvernance” : l'institutionnalisation mondiale de la précarité au travail », Interrogations, revue pluridisciplinaire de sciences humaines et sociales, n° 4, université de Franche-Comté, Besançon, juin 2007.

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