Au Mali, la chambre criminelle du Pôle national économique et financier de Bamako a rendu, ce lundi 26 octobre, son délibéré dans l’affaire des lotissements « illégaux » de la zone aéroportuaire de Bamako. Sept des prévenus, dont un ancien maire de Bamako, ont été condamnés à dix ans de prison. La défense a décidé de faire appel.
Le Parlement algérien a approuvé dimanche l'envoi de soldats au Niger. Un changement radical de doctrine pour ce pays non interventionniste qui n'a pas envoyé de troupes à l'étranger depuis 1973. Des enjeux économiques, sécuritaires et diplomatiques expliquent en partie ce revirement. Analyse.
Au Mali, treize civils, dont six enfants, ont été tués, dans la nuit de dimanche à ce lundi 26 octobre, par une frappe de drone de l'armée malienne, près de Lerneb, dans la région de Tombouctou, selon des informations vérifiées par RFI auprès de nombreuses sources locales. L'état-major n'a pas communiqué sur cette frappe.
Notre confrère Moussa Kaka, que vous avez entendu raconter pendant des années sur RFI l’actualité de son pays, n’a plus donné signe de vie depuis le 31 août au soir. La junte nigérienne a fini par confirmer qu’il était détenu, mais sans qu'on connaisse les infractions dont il serait soupçonné. De très nombreux confrères du continent continuent d’exprimer leur solidarité, à l’instar de Venance Konan, ancien directeur du quotidien ivoirien Fraternité Matin.
Le Parlement algérien a approuvé, dimanche, l'envoi de troupes au Niger afin de protéger des installations énergétiques. Avec ce vote, Alger ouvre la voie au premier déploiement officiel de soldats algériens à l'étranger depuis la guerre israélo-arabe de 1973.
Le 26 octobre 2025, après plusieurs mois de siège, les Forces de soutien rapide (FSR) s’emparaient d’El-Fasher, dans l’ouest d’un Soudan en proie à une violente guerre depuis avril 2023 entre les FSR et l’armée. Le 19 février 2026, une mission internationale indépendante d’établissement des faits mandatée par l’ONU concluait à des « signes distinctifs d’un génocide » sur place. Si, 12 mois plus tard, il est encore impossible de dresser un bilan humain, acteurs humanitaires, observateurs et rescapés s’accordent à décrire la capitale de l’État du Darfour-Nord comme une « ville fantôme ».
Le Sénégal risque un nouveau blocage autour du texte de la loi de finances rectificative. Ce texte doit être présenté en pénière pour adoption mardi 27 octobre, mais les députés Pastef, ultra-majoritaires à l’Assemblée nationale, ont rejeté le projet de loi en commission vendredi 23 octobre, faisant craindre un blocage. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô défend ses choix budgétaires dans un contexte économique contraint et appelle à s’entretenir avec les députés du Pastef dans une ultime tentative de trouver une entente. Ahmadou al Aminou Lo est notre grand invité, au micro de Lea-Lisa Westerhoff.
En RD Congo, l’Assemblée nationale adopte à nouveau la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum. Un texte qui encadre notamment la possibilité de réviser la Constitution ou d’en adopter une nouvelle. L’opposition dénonce une manœuvre qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.
En République démocratique du Congo, Mervie Yembele, 16 ans, est l’un des neuf athlètes congolais sélectionnés pour participer aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar prévus du 31 octobre au 13 novembre. Sa discipline : l’escrime qu'il pratique au quotidien à Kinshasa.
Au Sénégal, à la veille de la plénière sur la loi de finances rectificative, le gouvernement sénégalais et le parti d’opposition Pastef, qui détient la majorité des sièges, campent sur leurs positions. Rejeté ce vendredi 23 octobre en commission, le texte risque de l’être à nouveau mardi, faute de compromis. Le Premier ministre a tendu la main dimanche, tout en évoquant « tous les outils institutionnels » si le blocage perdure. Le Pastef, lui, précise avoir émis des réserves sur l’articulation du projet de loi et que les députés sont dans la logique de dialogue.