Aux États-Unis, les midterms auront lieu le 3 novembre. Le spectre d'une intervention de la Maison Blanche dans le processus électoral ressurgit. Donald Trump ne cesse de dénoncer, sans aucune preuve, les fraudes dont se rendraient coupables les démocrates. Il a déjà lancé, sans succès, des actions en justice en Alaska et en Californie. Des interférences inédites mais auxquelles la société civile se prépare depuis des mois, comme à Washington. Un webinaire était organisé le 29 octobre par la Coalition de protection des élections. Il s'agissait de former les habitants de la capitale à la résistance électorale en cas de déploiement policier dans les bureaux de vote.
Ce 29 octobre, à Caracas, Maria Corina Machado, Prix Nobel de la Paix 2025, dirigeante de l’opposition au Venezuela, parlait pour la première fois à la presse depuis son retour en fanfare le 25 octobre, après presque un an d’exil. Depuis l’université catholique, l’opposante a présenté ses projets pour le pays. Elle réclame notamment une élection présidentielle le plus tôt possible.
Au Brésil, la telenovela politique continue. Après la réélection de Lula, et alors que Flavio Bolsonaro s’est exilé aux États-Unis, qu’en est-il des orphelins du mouvement bolsonariste ? La fuite du candidat et fils de l'ancien président Jair Bolsonaro ne signifie pas la fin de son mouvement, dans une société brésilienne plus polarisée que jamais.
En Arizona, le pasteur évangélique Caleb Campbell dénonce la banalisation de la violence et l'instrumentalisation de la foi par la droite trumpiste. Ancien skinhead néonazi, il tente de convaincre les fidèles de rompre avec le nationalisme chrétien, à l'approche des élections de mi-mandat du 3 novembre.
Dans un État particulièrement conservateur, la candidature de James Talarico, un séminariste presbytérien de 37 ans, au poste de sénateur, laisse de nouveau entrevoir aux démocrates l’espoir maintes et maintes fois déçu de remporter une élection à l’échelle nationale.