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L'agité du Quai d'Orsay

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Tim Kent. – « Axis », de la série « Chronos and Kairos », 2023
© ADAGP, Paris, 2026

Misère du ministère des affaires étrangères : la Ve République a transféré l'essentiel de ses prérogatives au président, dont la diplomatie est le « domaine réservé » ; son influence s'est amoindrie un peu plus avec le recentrage atlantiste de la politique extérieure française et les intrusions croissantes de l'Union européenne sur ce terrain régalien ; ses effectifs de titulaires ont fondu de moitié en trente ans. Enfin, par un décret réformant la haute fonction publique, M. Emmanuel Macron a cloué le cercueil du corps diplomatique, un cursus — une « carrière » — jusqu'alors spécifique.

Pourtant, de toutes les avanies essuyées au Quai d'Orsay, la plus cruelle est peut-être la nomination à sa tête de personnalités visiblement moins affûtées que le duc de Talleyrand ou Aristide Briand. En poste entre 2005 et 2007, M. Philippe Douste-Blazy confondait Taïwan et la Thaïlande. En visite à Jérusalem, il se demanda aussi pourquoi il n'y avait « pas eu de Juifs tués en Angleterre » pendant la seconde guerre mondiale — il fallut lui apprendre que les nazis n'avaient jamais occupé le Royaume-Uni. Son successeur fut M. Bernard Kouchner. Il peinait à prononcer le nom de la minorité ouïgoure en Chine : « Les yoghourts ont toujours pensé que c'était chez eux », expliquait-il (au micro de France Info le 9 juillet 2009).

Avec M. Jean-Noël Barrot, on entre dans une nouvelle dimension. Moins de six mois après son entrée au ministère, en septembre 2024, il dévoile un art inédit de la diplomatie en annonçant sur LCI qu'il refusera de prendre au téléphone son homologue russe, M. Sergueï Lavrov. En février dernier, c'est sa scrupuleuse honnêteté qu'il révèle quand il diffame à coups de citations tronquées la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens, Mme Francesca Albanese, et exige sa démission (1). Désormais, même des journalistes bien disposés envers ce ministre macroniste s'inquiètent de ses propos incohérents et de ses dérapages à tonalité complotiste.

Le 15 octobre dernier, sur France Inter, son intervieweur l'interroge sur « ce mot de Volodymyr Zelensky qui dit s'être senti “trahi” par Donald Trump » — accusé d'avoir fermé la veille le robinet du renseignement américain. La question, très facile, ne réclamait rien d'autre qu'une réitération rituelle du soutien de M. Macron et de l'Union européenne à l'Ukraine. Plutôt que de saisir cette perche, M. Barrot fixe son interlocuteur de ses yeux fiévreux : « Benjamin Duhamel, ne nous laissons pas contaminer par la propagande de Vladimir Poutine. » Interloqué, le journaliste le reprend en parlant plus lentement, comme s'il s'adressait à un enfant : « Mais là, il ne s'agit pas de la propagande de Vladimir Poutine, il s'agit de mots utilisés par le président ukrainien. » Le préposé à la diplomatie française n'en a cure et incrimine à nouveau « le Kremlin et ses trolls sur les réseaux sociaux ». Lorsque, pour la quatrième fois, Duhamel tente d'arracher au ministre un commentaire sur la conduite de Washington — « Est-ce qu'on arrive à la conclusion que Donald Trump n'est plus un allié des Européens ? » —, il doit constater que le disque est rayé : « Non mais là encore, ne nous laissons pas intoxiquer, hein !? »

Le brasier de complots qui enflamme le cerveau de M. Barrot s'étend au-delà des steppes du Donbass. Que penser, interroge également Duhamel, du succès en France du film Naza, qui traite de la guerre d'anéantissement conduite par Israël en Palestine ? Nouvelle réponse déconcertante du ministre : il s'agit là encore d'une cabale, mais celle-ci est « très largement provoquée par des forces politiques et La France insoumise en particulier », afin d'importer les conflits du Proche-Orient dans l'Hexagone. Menacés de mort dans leur pays, Yuval Abraham et Rachel Szor, les deux réalisateurs israéliens de ce documentaire coproduit par le quotidien britannique The Guardian, n'ignorent plus à présent quel soutien moral ils peuvent attendre du Quai d'Orsay…

On concédera au ministre des circonstances atténuantes. Suivre les sinuosités de la politique étrangère de M. Macron réclame un godilleur d'exception. Or, déjà peu à l'aise en ligne droite, M. Barrot ne sait qu'amplifier par ses maladresses les inconséquences du président. Le grand écart est parfois périlleux. En Ukraine, estime-t-il, « quand un peuple se bat pour sa liberté et son indépendance, rien ni personne ne peut lui résister ». En revanche, en Palestine ou au Liban, résister à l'occupation étrangère relève presque toujours du terrorisme. Autre loi des symétries parfaites, le 10 octobre dernier, quand le président Mahmoud Abbas annonce le report des élections en Cisjordanie et à Gaza en raison de la guerre et des destructions, le Quai d'Orsay appelle les autorités palestiniennes à « revenir sur leur décision ». C'est, précise M. Barrot, « le plus mauvais service que l'on pouvait rendre aux Palestiniens, qui ont le droit d'exprimer leur aspiration à l'autodétermination et de le faire au travers d'élections libres et démocratiques ». Bien entendu, cette règle ne vaut pas pour l'Ukraine puisque Paris, aligné sur le président Volodymyr Zelensky, juge qu'on ne saurait organiser un scrutin présidentiel sous les bombes.

La politique française au Proche-Orient se résumant de plus en plus à un soutien un peu honteux à Israël, M. Barrot en est un parfait caudataire. La France n'applique pas le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le premier ministre Benyamin Netanyahou ; elle ouvre à son avion son espace aérien et ne sanctionne pas ses crimes de guerre. Mais elle reconnaît la Palestine une fois celle-ci quasi détruite, sans se presser pour y installer une ambassade. Dans ce même registre intrépide, le ministre tarde à réagir — mollement de surcroît — quand un maire français est roué de coups le 17 octobre par des colons israéliens dans un pays qu'ils occupent illégalement. Certes, le maire était communiste et non pas, comme M. Barrot, membre du MoDem, le parti qu'il ambitionne de diriger dès qu'il aura écarté M. François Bayrou de sa présidence. Nul doute également que si un édile de la deuxième circonscription des Yvelines — dont M. Barrot a été élu député — avait été rossé au Yémen par des militants houthistes, le Quai d'Orsay aurait réagi avec moins de flegme.

Rarement contredit par les journalistes qui partagent sa volonté de combattre la Russie avec des sanctions et des armes, tout en n'opposant que des borborygmes aux provocations du gouvernement israélien, M. Barrot a réécrit la geste diplomatique de son président. Invité sur France Inter le 4 septembre dernier, il prétend qu'« au départ les Européens étaient tétanisés à l'idée de soutenir l'Ukraine » : « C'est la France qui a dit : “Non, non, on ne peut pas accepter ce qui est en train de se passer à nos portes.” (…) Et donc nous avons fait changer l'attitude des Européens sur ces questions. » Trois mensonges consécutifs, une performance digne de M. Trump. Car « au départ », c'est-à-dire en février 2022, le Royaume-Uni, la Pologne et les États baltes, nullement « tétanisés », reprochaient plutôt à Paris et à Berlin de traîner les pieds par crainte d'envenimer le conflit ukrainien. Ce n'est qu'au printemps 2023 que M. Macron changea brutalement de cap pour devenir l'un des chefs de l'exécutif les plus va-t-en-guerre de l'Union. Les faucons européens ont donc « fait changer l'attitude » de l'Élysée, pas l'inverse. France Inter n'a pas rectifié.

Heureusement, car M. Barrot perd ses moyens sitôt qu'on le contredit. Renvoyé dans les cordes en septembre sur France 2 par Mme Natacha Polony, candidate souverainiste à l'élection présidentielle, il se rabat sur des formules creuses. Une Union européenne humiliée, impuissante et marginalisée, accuse Mme Polony ? Pas du tout, répond M. Barrot : « Tous ensemble et unis, rien ne résiste à l'Union européenne. » La soumission aux choix allemands et aux diktats de la Commission ? Nouvelle dénégation du ministre, qui répète trois fois qu'« il ne suffit pas de dire “y a qu'à, faut qu'on” », et oppose à sa contradictrice — à huit reprises ! — qu'une politique plus volontariste condamnerait la France à « l'autarcie ».

Quant à l'humiliation, c'est déjà fait. En septembre dernier, Paris a présenté de piteuses excuses à l'administration Trump pour un tweet jugé persifleur. Quelques semaines plus tôt, lors d'un scrutin aux Nations unies, Washington avait voté contre la désignation comme haut-commissaire aux droits humains de M. Volker Türk, jugé coupable d'avoir critiqué les États-Unis et Israël. D'autres capitales — Moscou, Pyongyang, Managua, Bamako, mais aussi Tel-Aviv — s'étaient retrouvées, pour des raisons différentes, dans le même camp que Washington tandis que l'écrasante majorité des États (144 contre 10) appuyaient au contraire la candidature de M. Türk. La mission permanente de la France auprès des Nations unies à Genève avait alors tweeté, le 25 juillet : « Les États-Unis se retrouvent isolés, aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie. Et le monde ne les écoute plus » — oubliant opportunément de mentionner Israël. Indigné d'avoir été ainsi critiqué, le département d'État américain avait refusé les lettres de créance du nouvel ambassadeur de France à Washington, M. Aurélien Lechevallier, à la fois proche de M. Macron et ancien directeur de cabinet de M. Barrot. Épilogue : un lamentable mea culpa dicté par Paris à sa mission genevoise le 11 septembre : « Cette divergence portait sur un seul vote et ne concernait pas la défense des droits humains. » Un sujet dont chacun sait à quel point la Maison Blanche y est attachée. Le Quai d'Orsay a par ailleurs réaffirmé à Washington « notre capacité à œuvrer ensemble pour promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité ». Sur ces trois plans, la réussite de M. Barrot est déjà presque aussi éclatante que celle de M. Trump.

Voir en ligne : /2026/11/HALIMI/70147

(1) Lire Francesca Albanese, « Réponse à mes détracteurs », Le Monde diplomatique, mars 2026.

Tous américains

10 September 2026 at 23:00

L'Amérique, c'est le monde. En deux propositions d'un enchaînement logique audacieux, le président George W. Bush a en effet expliqué : « Maintenant que la guerre nous a été déclarée, nous conduirons le monde à la victoire. » Le 11 septembre 2001, en tout cas, les Etats-Unis ont essuyé des pertes supérieures à celles causées par toutes leurs opérations militaires menées successivement depuis vingt ans contre la Grenade, la Libye, le Panama, l'Irak, la Somalie, Haïti, l'Afghanistan, le Soudan et la Yougoslavie. Un tel événement — et la destruction d'une aile du Pentagone — méritait peut-être mieux que le traitement médiatique presque exclusivement compassionnel auquel il a d'abord donné lieu.

Œil pour œil… Devant les décombres du World Trade Center, 67 % des Américains ont admis que l'éventualité de « plusieurs milliers de victimes civiles innocentes » causées par une riposte militaire n'apaiserait pas leur soif de revanche (1). Sans doute imaginent-ils que ces victimes-là se trouveront dans le camp de leur adversaire. Ce qui compte moins. Pour eux. Et donc pour nous, puisque « nous sommes tous américains ».

Ce genre de citoyenneté ne va pas sans contraintes. Après avoir réclamé la liberté de conduire une politique étrangère dictée par leurs seuls intérêts, les Etats-Unis exigent en effet, au moment de l'épreuve, une solidarité sans faille, l'alignement de leurs alliés. « La coopération dans l'effort de guerre, prévient le Washington Post, doit être une exigence absolue. Tout refus de coopérer (…) devrait définir un adversaire de l'Amérique et entraîner des conséquences sérieuses, économiques ou militaires  (2). »

« Sur toutes nos lèvres »

On coopéra. Le 18 septembre 2001, lors d'une de ces innombrables émissions, « spéciales » à force d'être vides, réalisées en direct de New York par France-Inter, le journaliste de service crut bon d'égrener presque chaque minute l'heure de la côte Est. Elle était vraisemblablement devenue la nôtre. Tous américains, nous vivions à New York et nous parlions tous anglais. « Les attaques, précisa The International Herald Tribune, ont remis en cause l'idée que les autres pays, en particulier en Europe, pouvaient avoir des systèmes de valeur et des niveaux de confort proches de ceux de l'Amérique tout en refusant de s'impliquer dans la confrontation entre les Etats-Unis et les forces terroristes qui narguent l'Occident (3). »

Interrogé par France-Inter, le réalisateur Michael Cimino n'avait rien à dire. Mais il le disait de Los Angeles, et en anglais. La politologue-journaliste Nicole Bacharand, éblouie par son babillage, lui donna la réplique : « Thank you, Michael, and remember this : we are all Americans (4). » Et puis, le 14 septembre, sur France-Musiques : « Bonjour à tous. Aujourd'hui à midi, nous serons tous américains en faisant, trois minutes durant, silence. (…) Huit cents millions d'Européens communieront peu ou prou dans la même attitude à la même heure, rejoignant en cela vos quotidiens qui, le premier choc passé, s'arrêtent un instant ce matin pour se recueillir et réfléchir. » « Réfléchir », le mot fut donc prononcé au moins une fois pendant ces journées-là.

Peut-être inspiré par le grand instant de recueillement européen, Jean d'Ormesson adressa deux jours plus tard, par l'entremise du Figaro, une « Lettre ouverte au président Bush ». Il lui écrivait : « Vous connaissez le cri qui est sur toutes nos lèvres : “Nous sommes tous des Américains.” » Mais, pour Le Journal du dimanche, il était dit qu'on n'en resterait pas là : « Si c'est l'Amérique qui est en deuil, ce sont toutes les démocraties qui sont frappées. Et en danger. En ce sens, oui, nous sommes tous des Américains. »

« Nous » ? « Tous » ? Sans indiquer au nom de quelle autorité ils le faisaient — celle de l'information ? -, nombre de commentateurs dominants se sont ainsi jugés habilités à « nous » prescrire des appartenances collectives, des minutes de silence, des cris sur nos lèvres. Au moment où un journaliste présumé trop impertinent se voyait, lui, imposer « non pas trois minutes, mais une semaine de silence (5) », la démocratie attaquée nous valut même une revue de presse involontairement éclairante : « Lisez Jean-Marie Colombani à la “une” du Monde. Lisez Serge July, de Libération, Michel Schifres dans Le Figaro. Lisez la chronique de Jacques Julliard, l'éditorial de Jean Daniel dans Le Nouvel Observateur. Celui de Claude Imbert dans Le Point ou de Denis Jeambar dans L'Express. Lisez ces dizaines de pages, ces centaines d'articles qui expliquent finalement tous la même chose (6). » Oui, la même chose. Mais alors pourquoi tout lire ?

Et l'Etat opéra son retour. Désormais les marchés le réclamaient. Car, ainsi que l'annonça un de leurs plus loyaux interprètes, « la seule réponse qu'attendent les milieux d'affaires, les milieux économiques, c'est évidemment une réponse politique très forte, parce que c'est le système capitaliste même qui a été touché en son cœur (7) ». Le 17 septembre, peut-être pour rassurer les actionnaires épouvantés et conforter notre patriotisme désormais délocalisé, on annonça, à tort, que la baisse des cours avait été enrayée à Wall Street. Le correspondant de France-Inter précisa aussitôt : « Il s'agit de ne pas offrir une deuxième victoire aux ennemis de l'Amérique (8). »

Puis on s'interrogea : dans quel chaudron intellectuel et politique avait pu bouillonner autant de haine et de détermination ? La réponse ne tarda pas : « Les primates vociférateurs et casseurs de l'antimondialisation, en déshérence de maoïsme, s'en prennent en réalité à l'Amérique, synonyme de capitalisme. Cette obsession aboutit à une véritable déresponsabilisation du monde (9). » Complaisamment cité par un quotidien du matin que ce filon-là allait beaucoup mobiliser, un « décideur » économique trop longtemps bâillonné libéra enfin sa plume : « En s'attaquant à un tel symbole (le World Trade Center), les terroristes rejoignent le discours des antimondialistes, dont la parole est devenue omniprésente (10). » Très présents en effet sur les ondes pendant l'été, les « antimondialistes » se voyaient désormais sommés de rendre gorge : qui sème le vent récolte la tempête, New York permettrait d'effacer Gênes. Un journaliste américain à Paris commit ces quelques lignes : « L'horreur de ces avions détournés qui s'écrasent sur ce symbole du World Trade Center souligne l'absurdité de cette violence déplacée contre la mondialisation et renforce la main des autorités qui doivent y faire face. Diaboliser de manière violente les Etats-Unis et les organisations du commerce mondial s'apparente à présent à une entreprise potentiellement meurtrière (11). » World Trade Center ne signifiait-il pas Centre du commerce mondial… ?

Les galeux et les pelés

Quand il apparut que, quelques jours avant l'attentat, Oussama Ben Laden avait peut-être spéculé de manière à profiter de la réaction prévisible des marchés à un événement dont il aurait eu connaissance avant les autres, nul n'eut l'idée sacrilège de mettre en cause le système capitaliste, les milliardaires et les délits d'initiés. Les galeux et les pelés avaient déjà été repérés ailleurs. Ainsi, interrogeant un dirigeant d'Attac-France sur les ondes d'Europe 1 (groupe Matra-Hachette-Lagardère), la journaliste-commissaire lui demanda : « Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent : qui vole un œuf, vole un bœuf ? Je traduis : qui arrache un pied de maïs transgénique est capable un jour — on ne sait pas — de poser une bombe ? » Effectivement, on ne sait jamais…

On sait cependant que la pudeur qui recommandait de ne pas faire son miel de la mort de milliers de civils new-yorkais ne fut pas longtemps de mise. Des industriels profitèrent de l'émotion générale pour annoncer, en catimini, de gigantesques « plans sociaux ». Et, le 17 septembre, M. Franz-Christoph Zeitler, membre du conseil de la Bundesbank, estima que, « dans cette situation difficile psychologiquement et économiquement, la priorité est de maintenir le bon fonctionnement et la liquidité des marchés financiers. La discussion sur une nouvelle taxation des marchés internationaux des capitaux, telle que la taxe Tobin, est extrêmement contre-productive ». Ne serait-elle pas même carrément criminelle ?

Voir en ligne : /2001/10/HALIMI/7965

(1) Sondage du New York Times, réalisé les 13 et 14 septembre 2001. La question posée était : « Les Etats-Unis doivent-ils prendre des mesures militaires contre les auteurs de l'attaque même si cela signifie que des milliers de civils innocents peuvent être tués ? »

(2) Editorial du Washington Post publié dans l'International Herald Tribune du 14 septembre 2001.

(3) John Vinocur, « The New World Order Is a Clash of Civilizations », International Herald Tribune, Paris, 13 septembre 2001. Hors Occident, et en particulier dans les pays du Sud, l'émotion causée par les événements fut moindre. Au Cameroun, par exemple, le journal Le Messager estima que « cet attentat-surprise a été à la mesure de l'arrogance avec laquelle le pays de George Bush tente aujourd'hui d'affirmer sur le monde une domination de mauvais aloi ».

(4) « Merci Michael, et souvenez-vous bien que nous sommes tous américains. »

(5) Daniel Mermet, comme il en fit lui-même la révélation sur France-Inter, le 17 septembre.

(6) France Info, 13 septembre 2001.

(7) Jean-Marc Sylvestre, TF1, 12 septembre 2001.

(8) Flash de 18 heures. Ce jour-là, Wall Street perdit 7,1 %.

(9) Jean-François Revel (de l'Académie française), « Pourquoi tant de haine ? », Le Point, 14 septembre 2001.

(10) Le Figaro Economie, 13 septembre 2001. Le site de l'Acrimed a réuni nombre de citations de ce type.

(11) John Vinocur, op. cit. Lire aussi « Terrorists Exploit Anti-Globalization », International Herald Tribune, 22-23 septembre 2001.

Donald Trump contra o perigo vermelho

3 September 2026 at 17:42

A ascensão de candidatos de esquerda nos Estados Unidos levou Donald Trump a fazer da luta contra o comunismo um dos seus temas de mobilização. O tom é fascizante e os antigos atentados de extrema-direita são ignorados. Ignorando este contexto, todos os Estados da União Europeia participaram em Washington num colóquio oficial contra o «terrorismo de esquerda». A priori, nada está a correr bem para o presidente dos Estados Unidos. A guerra contra o Irão, que desencadeou com Israel, foi (…)

- 2026/09
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