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Cinq valeurs que je n'achèterais pas dans un PEA d'ici le printemps

Par Vincent Clairmont

Un lecteur me demande la liste inverse de celle du 24 septembre : non pas quoi acheter, mais quoi ne pas mettre dans un PEA — réservé, rappelons-le, aux sociétés dont le siège est dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen, ce qui règle d'avance le sort des valeurs américaines et suisses. Cinq noms, mais trois mécanismes : je préfère l'annoncer que faire croire à cinq raisons distinctes.

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Le cadre d'abord. Le CAC 40 cotait 8 123 points le 23 septembre, 7 % sous son record d'août. L'OAT à dix ans est à 4,66 % au 25 septembre, le spread avec le Bund à environ 103 points de base. Et Goldman Sachs écrivait le 3 septembre que la sous-performance des actions françaises face au reste de l'Europe, qui dure depuis plus de deux ans, était appelée à se prolonger à cause de l'incertitude sur 2027. Ce n'est pas un environnement où l'on achète des décotes.

Premier mécanisme : l'automobile allemande n'est plus cyclique

Volkswagen a abaissé ses objectifs le 18 septembre : marge opérationnelle ramenée à 1 % contre une fourchette de 4 à 5,5 % précédemment annoncée, 10 milliards d'euros de charges exceptionnelles, chiffre d'affaires de 315 milliards. Le titre est sorti de l'Euro Stoxx 50 le 21 septembre. Il perd 28 % en 2026 et 71 % sur cinq ans ; la capitalisation est passée de 120 à 38 milliards. Les immatriculations du groupe en Chine reculent de 23,6 % sur un an en août, et le plan Zukunftsplan 30 vise 100 000 suppressions de postes d'ici 2030. BMW avait publié un avertissement sur résultats le 16 juin, marge automobile révisée en baisse, pour les mêmes raisons chinoises.

Une marge de 1 % n'est pas un point bas de cycle, c'est un ordre de grandeur de survie. Ce qui se révèle, ce sont quinze ans de capacités construites sur un marché chinois et un mix thermique qui n'existent plus — un malinvestissement au sens de Mises, pas un trou d'air. Je préconise de ne pas acheter la décote : elle n'a pas de plancher connu, et la restructuration se paiera d'abord sur les actionnaires.

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Deuxième mécanisme : la signature de l'État français

Le 27 août, BNP Paribas perdait 4 %, Société Générale 3,6 %, Crédit Agricole 3,3 %, parmi les pires performances du CAC 40, sur la seule inquiétude budgétaire. L'OAT à dix ans était alors à 4,11 % et le trente ans frôlait les 5 %, inédit depuis 2008. Un mois plus tard, le dix ans est à 4,66 %.

Une banque française n'est pas un pari sur son management. C'est un pari à effet

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OAT à 4,66 %, or en repli de 2,7 %, taxe foncière à régler : le point patrimonial du 27 septembre

Par Vincent Clairmont

Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Cette semaine : taxe foncière, PLF 2027, or et argent, taux souverains, bitcoin, livrets réglementés et euro, et la première échéance datée de DAC8.

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L'OAT à dix ans française cotait 4,66 % le 25 septembre, contre 4,5502 % le 18. L'once d'or a terminé la semaine à 4 305,40 dollars, en recul de 2,7 %. Le bitcoin cotait 83 922 dollars le 26 septembre, au terme d'une septième séance consécutive de collecte nette sur les ETF au comptant. Et Bercy a mis en ligne les avis de taxe foncière le 22 septembre. Je reprends ces dossiers un par un, sur le cas type de 500 000 euros que j'utilise depuis mai — divisez par deux à 250 000, multipliez par deux à un million.

Le calendrier fiscal : quatre dates avant la fin octobre

Les avis 2026 sont en ligne depuis le 22 septembre. Adhésion au prélèvement à l'échéance avant le 30 septembre, donc mardi. Buraliste partenaire jusqu'au 15 octobre pour les montants inférieurs ou égaux à 300 euros. Paiement en ligne jusqu'au 20 octobre. Prélèvement le 26 octobre.

Je préconise l'adhésion au prélèvement à l'échéance avant mardi — un débit unique décalé de cinq à six jours, à ne pas confondre avec la mensualisation. Cinq jours de trésorerie gagnés, et le risque de majoration de 10 % supprimé.

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Le PLF 2027 : le gel du barème est une hausse d'impôt

Sébastien Lecornu a esquissé le 18 septembre les contours du projet de loi de finances pour 2027 : 54 milliards d'euros d'effort, un déficit cible de 4,8 à 5 % du PIB contre 6,5 % sans mesures, et le gel du barème de l'impôt sur le revenu. Le texte passe en Conseil des ministres le 30 septembre — j'écrivais le 2 septembre que le vrai test de la dette française serait ce texte, pas le pétrole.

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Comment la retraite par répartition tue l'IA française

par Eric V.

Chaque mois, sur votre fiche de paie, une ligne « vieillesse » part financer les pensions du mois. Elle ne s'investit nulle part, elle est dépensée. C'est le principe de la répartition. C'est aussi pour cela que Mistral lève ses milliards à Séoul et en Californie plutôt qu'à Paris.

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Regardez votre fiche de paie, à la ligne « vieillesse ». Ce qu'on y prélève ne sera jamais placé. Ce n'est pas un défaut de gestion, c'est la définition même du système : les cotisations d'aujourd'hui paient les pensions d'aujourd'hui. Plus de 14 % de la richesse nationale (COR) traversent ainsi le pays chaque année comme l'eau traverse une turbine — sans jamais s'accumuler nulle part.

Le 8 septembre, Mistral AI a levé trois milliards d'euros. Chef de file : Samsung, épaulé par un fonds européen que gère le suédois EQT. À la table, Nvidia, a16z, General Catalyst, des véhicules de BlackRock. Côté français : Bpifrance, c'est-à-dire l'État, une banque, deux gestionnaires. Le champion national de la souveraineté numérique se finance en coréen, en californien et en suédois. En français, surtout par l'impôt. Personne ne s'en étonne. On devrait.

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Un pays sans stock

Un fonds de pension, c'est un stock : des décennies de cotisations placées, qui doivent rapporter pour payer des retraites dans trente ans. Ce stock cherche du rendement de long terme, et il peut en consacrer une petite part à des paris risqués — le capital-risque. La répartition, c'est un flux : ce qui entre ressort le mois même. Un flux ne prend aucun pari. Il n'en a pas le temps.

L'écart se mesure. Selon l'OCDE, l'épargne retraite par capitalisation pèse environ 5 % du PIB en France, contre quelque 140 % en Suisse, 150 % au Canada, 180 % au Danemark. Et ses conséquences aussi : entre 2014 et 2023, l'Union européenne a investi 89 milliards d'euros en capital-risque, les États-Unis plus de 1 000. La Banque de France, qui n'est pas un repaire de libertariens, note que la contribution des investisseurs privés de long terme y est dix-sept fois plus faible qu'outre-Atlantique.

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Quelles sont les actions françaises les plus prometteuses à acheter en octobre ?

Par Vincent Clairmont

Le CAC 40 a clôturé mercredi à 8 123 points, plus de 7 % sous son record d'août à 8 742. L'écart de taux entre la dette française et la dette allemande à dix ans, le spread, atteignait 102 points de base la veille. Le budget 2027 sera déposé mercredi prochain. Et la question qui remplit ma boîte depuis dix jours est toujours la même : la baisse est-elle une occasion, et sur quels titres ? Ma réponse tient en trois temps : pas l'indice, deux dossiers, et un calendrier. Je détaille.

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POURQUOI PAS « LE CAC » ?

Parce qu'acheter l'indice parce que les prix ont baissé, c'est acheter exactement ce que ma doctrine exclut : des actions européennes de grande capitalisation à valorisation moyenne, sans marge de sécurité particulière. C'est le centre du portefeuille, là où le Barbell ne met rien. Une baisse de 7 % ne transforme pas un indice moyen en affaire. Elle le rend moins cher, ce n'est pas la même chose.

Il y a une seconde raison. Si la séquence budgétaire tourne mal et que le spread file vers 150 points, tout baissera ensemble, bons et mauvais dossiers confondus. Dans ce scénario, l'indice n'offre aucune protection. Ce qui en offre, c'est un titre dont le prix intègre déjà le pire, ou une entreprise dont le carnet de commandes ne dépend pas de Bercy. J'ai trouvé un dossier de chaque espèce.

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PREMIER DOSSIER : GECINA, OU LE BUREAU PARISIEN SOLDÉ À MOITIÉ PRIX

Gecina est la grande foncière des bureaux parisiens. Le titre cote autour de 66 euros, soit une décote d'environ 50 % sur l'actif net réévalué, c'est-à-dire la valeur des immeubles une fois la dette déduite. Autrement dit, la Bourse vous vend un euro d'immobilier parisien pour cinquante centimes.

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