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Houthis condemn Saudi claims of attack on Medina

RT | October 2, 2026

Yemen’s Houthis have denied targeting a power station in the city of Medina. A Saudi-led coalition earlier accused the militant group of targeting the facility supplying power to the Prophet’s Mosque – one of the holiest sites in the Muslim world.

A senior Houthi official branded the accusation a “lie” aimed at tarnishing the group’s image and reinforcing similar claims made by the coalition in the past.

On Thursday, the Saudi coalition’s spokesman, Major General Turki al-Maliki, accused the Yemeni militants of striking the Taibah electricity distribution station in Medina earlier this week in what he called a “cowardly terrorist act” and a part of an alleged broader campaign by the Houthis to “target the Two Holy Mosques.”

In mid-September, Saudi Arabia accused the Houthis of launching a drone towards the holy city of Mecca. The unmanned aerial vehicle was intercepted and destroyed, it added. The Yemeni movement’s leader, Abdel-Malik al-Houthi, dismissed that claim as a “heinous lie” in a televised address at the time, claiming Riyadh was “weaponizing lies” to advance its own agenda.

The developments have sparked concerns in Türkiye and Pakistan, which signed a joint defense agreement with Saudi Arabia in August. Speaking to the United Nations General Assembly last week, Pakistani Prime Minister Shehbaz Sharif called any “threat to the sanctity” of the Muslim holy cities of Mecca and Medina a “red line that must never be crossed.”

Ankara denounced this week’s alleged Medina attack. “Any attack targeting the sanctity, peace, and security of the Two Holy Mosques is an unacceptable affront directed at the shared sensitivities of the entire Islamic world,” the Turkish government spokesman, Burhanettin Duran, said on X on Friday. He vowed that Türkiye “will continue to stand by Saudi Arabia.”

The developments come amid the continued escalation between the Houthis and the Saudi-led coalition. Riyadh has backed Yemen’s internationally recognized government against the Houthis since intervening in the country’s civil war in 2015.

Large-scale fighting largely subsided after a UN-brokered truce in 2022, but the conflict erupted again this summer after an airport in the Houthi-controlled Yemeni capital of Sanaa was bombed to prevent a returning Houthi delegation that had flown to Iran from landing.

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Pakistan’s Military Support for the Taliban Opposition: Status and Challenges

Tensions persist between Kabul and Islamabad, accompanied by an information war, psychological pressure, and border and political clashes. Introduction Pakistan has long held connections with various Afghan political factions. Pakistan, over the 1960s and 1970s, progressively supported religious and political groups that were against the Afghan government, aiming to establish an opposing force to its […]
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Kyrgyz Activist Gets 2 Years For Criticizing Growing Chinese Presence

The Lenin District Court in Bishkek found activist and politician Mavlyan Askarbekov guilty and sentenced to two years in prison on offenses related to a law on incitement of racial, ethnic, national, religious, or interregional hatred, a verdict he called "absurd."

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Afghanistan’s TTP sanctuary is becoming harder to deny

For years, Pakistan’s claim that the Tehreek-e-Taliban Pakistan operates from sanctuaries inside Afghanistan produced a familiar exchange: Islamabad accused, Kabul denied, and each new militant attack triggered another round of recrimination. That pattern is becoming harder to sustain. The sanctuary dispute can now be tested against a growing body of evidence rather than competing claims […]

The post Afghanistan’s TTP sanctuary is becoming harder to deny appeared first on Asia Times.

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L'humeur de Veerle Daens : le bailleur, le PLU et les 9.316 communes

Depuis ce matin, la France impose un nouveau modèle de bail. Une ligne de ce modèle peut annuler votre contrat. Et personne — ni votre notaire, ni votre mairie, ni l'État qui l'a écrite — ne peut vous dire en trente secondes si elle vous concerne. Bonne rentrée locative.

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Le décret du 6 juillet est entré en vigueur. Quatre articles. Il remplace les contrats types de 2015 et s'applique à tout bail conclu ou renouvelé à compter d'aujourd'hui. Parmi les mentions nouvelles, une seule mérite qu'on s'arrête : le cas échéant, le bail doit indiquer que le logement est grevé d'une servitude de résidence principale.

Mes amis du Pays-des-Cartésiens, arrêtons-nous sur le cas échéant.

Le cas échéant ? Le cas échéant. Quel cas ? Celui où la commune a inscrit la servitude dans son plan local d'urbanisme. Qui peut l'inscrire ? Neuf mille trois cent seize communes y ont droit — celles où les résidences secondaires dépassent 20 % du parc, ou qui relèvent de la taxe sur les logements vacants. Combien l'ont fait ? Biarritz, Bayonne, Anglet, Bidart, Boucau. Chamonix, sur la quasi-totalité de ses zones constructibles. Bonifacio, Porto-Vecchio, Santa Maria di Lota. Cancale. Oléron s'y prépare. Et les autres ? On ne sait pas. Où est la liste ? Il n'y a pas de liste.

Comment savoir, alors ? La réponse des professionnels tient en deux gestes : vérifier le PLU de la commune, demander au notaire. Autrement dit : allez lire le règlement d'urbanisme de votre village, ses zonages et ses annexes, pour savoir ce que vous devez écrire dans un contrat de deux feuillets.

Et la sanction ? Elle n'est pas dans le décret — le décret, lui, ne sanctionne rien. Elle est ailleurs, dans le code de l'urbanisme, à l'article L. 151-14-1 créé par la loi Le Meur du 19 novembre 2024 : la servitude doit être expressément mentionnée dans tout acte portant sur le logement qu'elle grève — promesse, vente, bail. À défaut, nullité de l'acte. Miljaardedju. On ne vous punit pas d'avoir mal loué : on efface le contrat.

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Arrivée là, je dois vous signaler la plus belle pièce du dossier. Cette servitude ne pèse que sur les logements neufs, en zones urbaines et à urbaniser. Le bâti existant n'est pas concerné. Les meublés de tourisme déjà convertis non plus. Le dispositif inventé pour rendre des logements aux habitants permanents s'applique donc exclusivement aux logements qui n'existent pas encore. On ne récupère rien : on grève l'avenir. C'est une réforme adressée à des murs non bâtis.

Amis libertariens, voyez l'asymétrie — elle est parfaite. Le propriétaire qui n'a pas lu le PLU risque la nullité de son bail ; celui qui loue à l'encontre de la servitude s'expose à une mise en demeure du maire, sous astreinte de mille euros par jour plafonnée à cent mille. L'État qui a créé l'obligation, décentralisé son déclenchement dans neuf mille trois cent seize règlements communaux et n'a publié aucun recensement, lui, ne risque rien. Il a fait son travail : il a imprimé la case. Je cherche l'équivalent chez nous, de l'autre côté de la frontière. Je ne le trouve pas.

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Notez au passage que le reste du décret est un théâtre d'ombres. La clause résolutoire pour troubles de voisinage ? Déjà permise par la loi du 27 juillet 2023, simplement recopiée dans le formulaire, et toujours soumise au juge. Rien de nouveau, sinon la mise en page. Le vrai danger n'est jamais celui qu'on annonce en gros titre ; il est dans la ligne qui commence par le cas échéant.

Compagnons d'absurdistan, une question avant de refermer. Quand l'obligation est écrite à Paris, sa condition de déclenchement dans neuf mille trois cent seize règlements locaux, et sa sanction dans un troisième code, le devoir du citoyen n'est plus d'obéir à la loi : c'est de la deviner. Qu'obtient-on d'un pays où le droit se devine ?

On obtient des gens qui ne louent plus.

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Why America keeps losing wars?

America has become an imperial power that aims to invade and dominate the weak countries. This tendency has created global insecurity and led America to lose wars. In terms of natural resources and firepower, America dominates like no other country. It has the largest and most flexible military, the most weapons, and the most devices […]
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F-35, les ailes de l'empire

Équipement-phare des armées de l'air américaine et israélienne, le chasseur F-35 développé aux États-Unis a été adopté par une vingtaine d'États, notamment en Europe, en dépit — ou à cause ? — de la dépendance qu'il impose à ses utilisateurs… En avance sur ses concurrents, ce chasseur furtif se distingue également par un prix prohibitif et des coûts d'exploitation faramineux.

Le 18 mars 2019, la ministre des armées française Florence Parly tançait un parterre d'experts de l'Atlantic Council, un cercle de réflexion américain, à propos des relations entre les membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). « La clause de solidarité de l'OTAN est l'article 5, pas l'article F-35 », lançait-elle, au moment où Washington incitait fortement un nombre croissant de pays européens à acheter cet avion dernier cri. Depuis, le F-35 Lightning II, chasseur furtif de cinquième génération produit par Lockheed Martin, principal groupe d'armement mondial, est « entré en premier » dans les espaces aériens syrien et iranien sous bannière israélienne, puis lors des guerres israélo-américaines contre l'Iran en 2025 et 2026.

Mis en service en 2015 pour remplacer le F-16 vieillissant, le F-35 se présente comme le chasseur « le plus létal, le plus résistant et le plus connecté du monde (1) ». Il s'agit du plus vaste programme de défense des États-Unis : 72 milliards de dollars par an — soit plus que la totalité du budget du ministère français des armées. À eux seuls, l'US Air Force, l'US Navy et les marines en ont commandé 2 456 exemplaires. Lockheed en construit chaque année entre 170 et 190, mobilisant 1 500 entreprises et 250 000 travailleurs.

En dépit des dérapages financiers, l'appareil dispose de quelques atouts : unique sur le marché, il allie furtivité (peu ou pas détecté par les radars), polyvalence tactique (missions air-air ou air-sol) et versions adaptées (air, marine, et même décollage vertical). Ses concepteurs l'ont pensé comme une « centrale de connectivité » aux fonctions vitales contrôlées en permanence : renouvellement des « bibliothèques de menaces », mise à jour des standards et programmation de la maintenance, en lien organique avec la base de l'US Air Force d'Eglin, en Floride.

Les déficiences de jeunesse de l'appareil — visibilité, surchauffe, etc. — ont été partiellement corrigées au fil des années même si, en 2023, 873 restaient « non résolues ». Un rapport de l'organisme d'audit du Congrès américain paru en juin dernier pointe que les F-35 de l'armée de l'air n'ont été disponibles pour des missions opérationnelles complètes que 28,5 % du temps durant l'année 2025 (au lieu des 65 % initialement programmés par l'US Air Force), en raison de pénuries de pièces détachées, de l'insuffisance des stocks de moteurs, de la lourdeur des opérations d'entretien, de la complexité de l'architecture logicielle (2). La « cannibalisation » (3) de certains appareils a permis de sauver des heures de vol, mais a aussi contribué à désorganiser les chaînes de maintenance. L'OTAN, qui tablait sur une disponibilité de 60 à 70 %, a dû revoir ses plans. Pour tenter de rattraper ce retard, le Pentagone a lancé un programme de remise à plat évalué à 8 milliards de dollars. À l'usage, le F-35 a paru insuffisamment motorisé, peu adapté au combat rapproché (dogfight), limité en capacités de carburant, et donc en rayon d'action, ce qui nécessite de coûteux ravitaillements en vol. Initialement prévue pour 2026, l'évolution vers le standard « Block 4 », qui devrait remédier à certains de ces plafonnements, vise désormais l'année 2031 — au mieux. Mais on pardonne beaucoup à une machine aussi furtive (plusieurs fois moins repérable, par exemple, que le Rafale), conçue pour frapper l'adversaire avant d'être vue.

L'architecture globale de production et de gestion des appareils, à des fins de réduction des coûts, se révèle sensible aux chocs géopolitiques et au manque de certaines matières premières : la construction d'un seul F-35 nécessite en effet quatre cents kilos de terres rares. Installée au début des années 2000, la chaîne d'approvisionnement, qui associe des centaines d'entreprises dans la vingtaine de pays clients, encaisse mal les soubresauts de la mondialisation (tensions géopolitiques sur les métaux rares, tarifs douaniers…). À l'ère des drones et des missiles triomphants, le joyau de l'US Air Force semble parfois issu d'une autre époque.

Et d'une autre économie : son prix de vente varie de 80 à 130 millions de dollars, selon les versions. S'ajoutent entre 9 et 12 millions de dollars par an de mise en œuvre, et l'heure de vol dépasse les 40 000 dollars. Prévoyant des « cauchemars budgétaires », la Suisse, le Canada, l'Australie, et même le Danemark et l'Allemagne — inquiets de ces surcoûts incontrôlables ou échaudés par la géopolitique trumpienne —, ont dû réduire leurs commandes (4). L'Espagne et le Portugal ont même quitté le programme. Au sein de l'administration américaine, on estime ce dernier too big to fail (« trop grand pour échouer »). Sans pour autant oublier son surnom — « l'avion qui a dévoré le Pentagone » —, avec une dépense totale estimée à plus de 2 000 milliards de dollars d'ici à 2088 — date de fin de vie de l'appareil. Le « pire rapport qualité-prix de l'histoire militaire », selon M. Elon Musk, le patron américain de SpaceX et de Tesla.

La vassalisation à son comble

Le succès du F-35 à l'international a eu pour effet de ponctionner les budgets des pays clients et d'ancrer une partie de leurs industries de défense dans la chaîne d'approvisionnement organisée par Lockheed Martin et le Pentagone, réduisant mécaniquement les possibilités de vente pour les appareils européens concurrents comme les Typhoon, Rafale ou Gripen. Quelques États, embarqués dans l'aventure dès le lancement du chasseur américain, en ont toutefois largement profité : le Royaume-Uni, seul « partenaire de premier niveau » ; les Pays-Bas et l'Italie, en second rang dans la chaîne de production ; ainsi que Singapour et Israël, en tant que membres de l'Agence américaine de coopération en matière de défense et de sécurité (DSCA). Israël jouit du privilège unique d'accéder à une partie des codes sources de l'appareil, afin d'intégrer ses propres armements et systèmes de guerre électronique, rebaptisant le F-35I « Adir » (puissant). L'armée de l'air israélienne avait été la première, dès 2018, à engager des F-35 — pour bombarder la Syrie et l'Iran.

Le centre névralgique d'Eglin a la main sur l'ensemble des capteurs du F-35. L'avion a ainsi acquis la réputation d'être désactivable à distance par un kill switch (« bouton d'arrêt ») dissimulé dans le maquis d'une dizaine de millions de lignes de codes. Démentie sans surprise par le Pentagone et Lookheed, cette possibilité d'un blocage sec — ou, à tout le moins, de pressions depuis les États-Unis (5) — ménage un espace d'incertitude chez des États clients : les F-35 danois se retrouveront-ils un jour neutralisés ou confrontés à ceux de l'exécutif américain, qui ne cesse de revendiquer sa souveraineté sur le Groenland ? Des pays d'Europe centrale ou de l'Est pourront-ils engager sans entrave leurs F-35 en défense ou attaque de forces russes si leur fournisseur et ex-protecteur américain privilégie une approche amicale avec Moscou ?

Grâce à son système de collecte centralisée de données, le F-35 fait figure de « facilitateur de l'implication stratégique américaine, dans une logique de protection et de dépendance consentie » de ses acquéreurs, estime le stratégiste Joseph Henrotin (6) : treize pays européens ayant lancé un renouvellement de leur flotte ont choisi le F-35, soit quelque six cents unités déjà en service ou livrables d'ici à 2035. La gestion américano-centrée assure un maximum d'interopérabilité pour cet appareil devenu de fait « l'avion de l'OTAN » ; mais elle corsète des pays qui croyaient s'assurer par ce coûteux investissement une protection américaine « automatique »… laquelle ne va plus de soi. Bien qu'échaudés, le Danemark, la Belgique, la Pologne ou l'Allemagne restent à bord du programme.

La vassalisation est à son comble lorsque, au titre de la « dissuasion nucléaire partagée » avec quatre armées de l'air ouest-européennes, Washington utilise cette coopération stratégique comme un vecteur de placement de son joyau volant. C'est en effet le seul appareil autorisé à emporter les bombes nucléaires américaines B61. Pour l'Allemagne ou la Belgique, les commandes de F-35 conditionnaient la continuité du lien organique au système de dissuasion américain, quelle que soit l'ampleur du découplage stratégique à l'œuvre entre Américains et Européens : la pleine mise en application de l'« article F-35 », dénoncée en son temps par Mme Parly…

Quel avenir pour la concurrence ?

D'autres acteurs, comme la Turquie, ont au contraire été écartés. Pour avoir osé se fournir en systèmes russes de défense antiaérienne S-400, cet État membre de l'OTAN, qui avait d'ailleurs participé à la conception du F-35 dès 2002, s'est vu interdit d'acquisition par M. Donald Trump en 2019. En marge du sommet de l'Alliance atlantique à Ankara en juillet dernier, le président américain a promis à son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan, dont le pays est jugé « bien plus loyal que d'autres pays », de faire sauter un jour cet interdit — au risque d'entamer l'avantage stratégique offert par le Pentagone à ses alliés israélien et grec face à ce grand rival régional.

Malgré sa furtivité avancée et son label « avion de l'OTAN », le F-35 n'a pas totalement écrasé la concurrence européenne. Si leur conception remonte aux années 1980-1990, le Gripen suédois, l'Eurofighter anglo-italo-hispano-allemand ou le Rafale français demeurent sur le marché. Après un développement laborieux, ce dernier a finalement été adopté par neuf pays ; plus de cinq cent cinquante machines ont été placées. Plus polyvalent que le F-35, il assure pour le même prix une disponibilité de 80 %, avec une heure de vol à 20 000 euros, et — comme Paris a une maîtrise souveraine de l'ensemble de la chaîne technologique — offre une plus large autonomie stratégique, et donc un certain « non-alignement » politique : cette dernière dimension a convaincu l'Inde et l'Égypte et, en Europe, la Grèce, la Serbie et la Croatie.

Pour les États européens, la perspective d'un futur appareil de sixième génération, franchement furtif, bardé d'intelligence artificielle (IA), voire dronisé, paraît lointaine au moment où pointent déjà des chasseurs turcs, coréens ou chinois prometteurs. D'autant que le projet franco-allemand et espagnol de système de combat aérien du futur (SCAF), qui comprenait un chasseur de cinquième/sixième génération associé à des drones, a été officiellement abandonné en juin dernier. Paris et Dassault comptent s'en tenir à un « Super Rafale », probablement en partenariat avec l'Inde. Et Berlin rêve d'échafauder un nouvel attelage multinational dont il prendrait la tête et assumerait l'essentiel du financement.

Autre pari sur les années 2035-2040 : le Global Combat Air Programme (GCAP), lancé en 2022 par le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon, et possiblement le Canada. Comme le défunt SCAF, il se veut un « système de systèmes » autour d'un chasseur de cinquième/sixième génération baptisé « Tempest », coordonnant sur un théâtre d'opérations des drones, radars, tirs, actions au sol et en mer, etc. Mais le projet souffre d'un retard de plusieurs années et déjà de surcoûts que les gouvernements hésitent à endosser… L'idée d'une fusion entre ces programmes-phares paraît peu partagée. Le chancelier allemand Friedrich Merz, occupé à construire l'armée « la plus puissante d'Europe (7) », a douché cet espoir : « Aurons-nous encore besoin dans vingt ans d'un avion de combat piloté ? »

Voir en ligne : /2026/10/LEYMARIE/70066

(1) « The most advanced fighter jet in the world », site de présentation du F-35.

(2) « F-35 sustainment : Actions needed to ensure updated strategy improves persistent readiness challenges », Government Accountability Office, Washington, DC, 11 juin 2026.

(3) Le terme désigne dans ce contexte le dépiautage d'un avion ou d'un char immobilisé pour réparer d'autres appareils.

(4) « F-35, du plomb dans l'aile ? », Défense en ligne, 21 mars 2025.

(5) Suspension ou retard de mises à jour, modification des règles et tarifs d'abonnement, interruption de l'accès à des pièces détachées, blocage de la communication avec le renseignement aérien…

(6) Joseph Henrotin, Un avion pour les gouverner tous. Le F-35, prisme de la dépendance stratégique européenne, Éditions du Rocher, Monaco, 2026. Voir la recension de cet ouvrage dans le numéro de juillet 2026.

(7) Lire Pierre Rimbert, « Le retour du refoulé », dossier « Une Allemagne “prête à la guerre” ? », Le Monde diplomatique, septembre 2026.

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Three of the four Afghans who left the country to play the Chess Olympiad are detained in Kabul and face uncertain fate

Habibullah Guldoost, Khaibar Farazi and Habibullah Amini, Afghan chess players.

Three of the four Afghans who left their country to compete last week in the Chess Olympiad in Samarkand, Uzbekistan, were detained at the border on Monday when they returned to Afghanistan, where chess is banned by the Taliban government. The players are under house arrest in Kabul and face penalties that could include corporal punishment. The fourth player has been able to return home without reprisals.

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The four Afghan female players at the Olympiad, last week in Samarkand. Standing, left to right: Gouham, Azizi and Belqis; sitting: Farahman
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Movement for the release of former PM Imran Khan heats up in Pakistan

Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), the country’s main opposition party, announced a long march to the capital, Islamabad, on Sunday, October 4, as part of its ongoing nationwide movement to demand the release of its leader and former Prime Minister Imran Khan.

The march, which was originally scheduled to be held on Sunday, September 27, starting from Peshawar, was postponed on Friday after the party’s top leadership decided it needed more time to mobilize to face the state’s preparations to block it.

Thousands of people have been taking to the streets in different parts of the country demanding the immediate release of Khan, his wife Bushra Bibi, and other party leaders.

Khan’s party and supporters have also accused the Shehbaz Sharif-led coalition government in the country of deliberately ignoring Khan’s bad health condition and trying to “slowly kill him in prison” by keeping him in solitary confinement.

They have also alleged that Khan has been denied access to his family members and party colleagues in Rawalpindi’s Adiala Jail for almost six months now and demanded that he be transferred out of the jail to a private hospital.

State repression

Meanwhile, the security forces have fortified the capital, blocking all the ways leading to the capital with shipping containers and large deployments after the government called the protests illegal and threatened consequences for the PTI leadership.

Pakistan’s Interior Minister Mohsin Naqvi had earlier called the march a failure and “a drama” and warned that if the PTI does not abandon its plan to go to Islamabad the state will find a “permanent solution” to stop them.

The security forces had arrested a large number of PTI leaders and workers in order to derail the protests. The PTI last week said that even its elected members of the National Assembly were arrested.

Three of Khan’s sisters Aleema, Uzma, and Noreen Khan were also arrested by the Pakistani authorities last week and jailed for 30 days on charges of being an alleged “threat to public order.”

The PTI released a statement on Monday, September 28, claiming Khan’s sisters have not been allowed to meet their family members or lawyers at Kot Lakhpat Jail in Lahore. Calling the situation of their incarceration “alarming” and a violation of their fundamental rights.

The previous mobilization to Islamabad in November 2024 had also witnessed large-scale state repression leading to clashes between the security forces and the PTI workers. Over a dozen people, including four security officials, were killed in those clashes.

Three years of incarceration 

Khan, largely considered the most popular political leader in Pakistan’s politics today, was first arrested almost a year after he was ousted from his Prime Minister’s post in May 2023. He led the Pakistan government from August 2018 to April 2022.

The interim government that assumed power after his removal filed over a hundred cases against Khan, accusing him of the misuse of power, corruption, and violence against the security forces during the May 9, 2023 protests.

However, he was released after a court ruled his arrest was illegal only to be arrested again on August 5, this time after a district court sentenced him to three years in prison in the Toshakhana case, related to the state department that stores valuable gifts given to Pakistani officials by foreign dignitaries. Later his wife Bushra Bibi was also arrested.

Though a higher court later overturned his conviction, he and his wife have remained in Adiala Jail facing charges and even convictions in several other cases. 

Many leaders in Khan’s party, PTI, were either arrested or forced to denounce the party and politics in public altogether. 

Despite the fact that the PTI was blocked from contesting national elections in February 2024, it emerged as the largest opposition group in the country’s National Assembly after it decided to field its candidates as independents. 

PTI and Khan’s supporters maintain that the cases against Khan and his wife were politically motivated and fake.  

Ammar Ali Jan, leader of the Left wing Haqooq-e-Khalq Party (HKP) and a member of the Tehreek-i-Tahaffuz Ayeen-i-Pakistan (Movement to Save Pakistan’s Constitution or TTAP) formed as a broader alliance to fight for Khan’s release has condemned the continued incarceration of Khan and the repression of movements for his release. 

He also questioned the state’s narrative about the failure of the movement, pointing out how it has made every effort to oppress it, including the arrests and fortification of the capital.

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Raffinerie, l’Italia decida di essere un Paese

Raffinerie, l’Italia decida di essere un Paese
di Margherita Furlan
19 settembre 2026

Aramco compra gasolio nel Mediterraneo dopo gli attacchi alle sue raffinerie. In quella stessa finestra di mercato si forma il prezzo che paghiamo alla pompa. L’Italia ci arriva senza impianti e senza bandiera
La fila di Aramco
Da alcune settimane Saudi Aramco presenta offerte d’acquisto nella finestra di contrattazione gestita da Platts per carichi di gasolio nel Mediterraneo. Secondo gli intermediari che seguono quella piattaforma, la società statale saudita cerca migliaia di tonnellate di prodotto raffinato; altri operatori riferiscono che sta sondando anche il mercato della benzina in Europa. L’azienda ha rifiutato di commentare.1
Conviene soffermarsi su cosa significhi. Aramco estrae, raffina e vende: è strutturalmente venditrice di distillati, non compratrice. Nel luglio 2025 l’Arabia Saudita aveva toccato il massimo storico delle esportazioni di gasolio, con una media mensile di 611mila barili al giorno, e Aramco si presentava come fornitore quasi solitario nelle finestre di valutazione del Nord Europa e del Mediterraneo, spesso a prezzi inferiori a quelli degli altri.2 Quattordici mesi dopo si mette in fila dall’altra parte del banco.
Il motivo non è un capriccio commerciale, sono gli impianti. Gli Houthi hanno rivendicato l’attacco alla raffineria di Yanbu, sul Mar Rosso, e nel corso dell’estate hanno colpito ripetutamente il centro di trattamento di Jazan, più a sud. Poi, il 10 settembre, droni partiti dall’Iraq hanno incendiato le stazioni di pompaggio dell’oleodotto Est-Ovest nelle aree di Riad e Medina: il ministero dell’Energia saudita ha confermato l’attacco e la chiusura «precauzionale» della conduttura, mentre le immagini satellitari mostravano il pennacchio di fumo sopra la linea e i danni estesi a una stazione vicino ad Al Mesba’ah.
Quella conduttura non è un’infrastruttura qualunque. Con lo Stretto di Hormuz sostanzialmente sbarrato dallo scoppio della guerra tra Stati Uniti, Israele e Iran nel febbraio 2026, l’oleodotto Est-Ovest è diventato la via di fuga del petrolio saudita: milleduecento chilometri dai giacimenti orientali al porto di Yanbu, con circa cinque milioni di barili al giorno dirottati su quella direttrice. Lo aveva detto l’amministratore delegato di Aramco, Amin Nasser: nel contenere la crisi di approvvigionamento il tubo aveva pesato più del rilascio delle riserve strategiche.3 Gli attacchi dell’aprile precedente avevano già sottratto al regno circa 600mila barili al giorno di capacità produttiva. Ad agosto l’estrazione saudita era scesa a 6,24 milioni di barili quotidiani, un livello che nessuno si aspettava di vedere dal principale produttore dell’OPEC.4
Nel frattempo si chiudeva anche l’altra uscita. Gli Houthi hanno proclamato a luglio un blocco marittimo contro le navi saudite, hanno preso il porto yemenita di Mokha e si sono avvicinati alle isole Hanish, cioè alla soglia di Bab el-Mandeb; il traffico attraverso quello stretto è calato di circa il sessanta per cento. Hormuz da una parte, Bab el-Mandeb dall’altra, l’oleodotto in mezzo è fermo: il regno che ha costruito la propria centralità mondiale sulla capacità di consegnare greggio ovunque si è ritrovato con tre porte socchiuse e un ordine d’acquisto da firmare nel Mediterraneo.
Il resto è politica. Nei giorni dell’avanzata su Mokha il principe ereditario Mohammed bin Salman avrebbe telefonato due volte a Donald Trump per chiedere raid contro il movimento yemenita, secondo funzionari statunitensi citati dalla stampa americana.5 Riad, per ora, ha evitato la rappresaglia diretta contro l’Iraq e Baghdad ha condannato l’attacco e apprezzato la scelta di non reagire.6 Il petroliere più potente del pianeta ha scoperto che la sua potenza dipendeva da cose fragili: una stazione di pompaggio, una colonna di distillazione, una rotta.
Il bersaglio non è più il pozzo
C’è una regolarità, in questi mesi, che i comunicati non dicono e le mappe sì. Nessuno bombarda i giacimenti. Si colpiscono le stazioni di pompaggio, le raffinerie, i terminali, i tubi. Il giacimento è profondo, disperso, difficile da distruggere e costoso da presidiare; l’impianto che trasforma il greggio in qualcosa di utilizzabile è invece un oggetto concentrato, visibile dal satellite, vulnerabile a un drone che costa quanto un’utilitaria. La stessa grammatica si legge sul fronte opposto dell’Eurasia, dove da due anni le raffinerie russe sono bersaglio sistematico dei droni ucraini, con fermate di impianti e contrazioni della produzione di carburante. Non è una coincidenza tecnica: è una dottrina che si è diffusa perché funziona.
Clausewitz aveva chiamato centro di gravità il punto da cui dipende la coesione dell’intera forza avversaria, quello contro cui vanno concentrate tutte le energie.7 Per un secolo si è creduto che nel settore energetico quel centro fosse la risorsa: chi possiede il sottosuolo comanda. La stagione che stiamo attraversando dice il contrario. Il centro di gravità è la catena di trasformazione e di trasporto e chi la colpisce ottiene con mezzi minuscoli effetti che nessun esercito convenzionale potrebbe produrre a quel costo. Un movimento armato yemenita, senza marina né aviazione, ha ridotto le esportazioni del primo produttore mondiale e ne ha fatto un compratore di gasolio sul mercato libero.
Ne discendono due conseguenze che riguardano direttamente l’Europa. La prima è che il vantaggio difensivo è scomparso: proteggere una rete di impianti e di condutture costa incomparabilmente più che attaccarla e nessuna quantità di navi in scorta può cambiare questa aritmetica. La seconda è che la sicurezza energetica ha smesso di essere un problema di contratti di fornitura per diventare un problema d’infrastrutture fisiche. Si può avere il barile e non avere il litro. Si può avere il litro e non avere il modo di farlo arrivare. Chi ha smontato pezzi della propria capacità di trasformazione pensando che il mercato avrebbe sempre provveduto ha fatto una scommessa sulla stabilità permanente delle rotte altrui. Quella scommessa, nell’anno in cui il re del greggio si mette in fila per comprare carburante, si sta rivelando per quello che era.
Il prezzo non nasce alla pompa
Qui il ragionamento smette di essere mediorientale e diventa italiano perché il collegamento fra Yanbu e il distributore sotto casa non è una metafora, ma un meccanismo documentato e pubblico.
Il prezzo industriale dei carburanti in Italia, cioè quel che resta una volta tolte accisa e imposta sul valore aggiunto, non segue il costo di produzione delle raffinerie nazionali. Segue la quotazione internazionale dei prodotti raffinati nel bacino mediterraneo, il cosiddetto Platts CIF Med, rilevato dall’agenzia che pubblica le valutazioni giornaliere sulla base delle contrattazioni fisiche. Lo scrive senza giri di parole l’associazione delle aziende petrolifere italiane nella propria nota metodologica sui prezzi: la materia prima del prezzo alla pompa è la quotazione Platts, e il margine lordo è la differenza fra il prezzo di vendita al netto delle tasse e quel valore. Lo ripete la stessa associazione quando deve spiegare perché il greggio scende e i carburanti no: il riferimento non è il Brent, sono le valutazioni dei raffinati.8
Vale la pena fermarsi su cosa sia quella finestra. Non è una borsa regolamentata con un’autorità di vigilanza pubblica: è un processo di valutazione gestito da una società privata di informazione sui mercati, alimentato dalle offerte che gli operatori presentano in un intervallo di tempo definito. L’Autorità garante della concorrenza e del mercato, in un’indagine del 2023 sui prezzi dei carburanti, ha osservato che i riferimenti internazionali dei prodotti petroliferi, Platts compreso, sono esposti a rischi di opacità, e lo ha argomentato richiamando da un lato procedimenti per sospette manipolazioni conclusi in giurisdizioni extraeuropee, dall’altro l’adozione di apposite linee guida da parte delle autorità internazionali di regolamentazione.9 È un’istituzione italiana che dice, in punta di diritto, che il termometro del nostro prezzo alla pompa non è un oggetto neutro.
In quella finestra, da alcune settimane, compra Saudi Aramco.
Il risultato lo hanno letto tutti sui cartelloni. Il 16 settembre 2026 il gasolio in modalità self service ha toccato il massimo storico italiano a 2,246 euro al litro, quasi due centesimi sopra il precedente primato del 17 marzo 2022, con 2,326 euro sulla rete autostradale e la quotazione all’ingrosso oltre i milleduecento euro per mille litri; il giorno seguente il servito viaggiava a 2,376.10 Senza il taglio dell’accisa il prezzo medio nazionale sarebbe stato di 2,416 euro.11
Nessuno impone a Roma cosa pagare. Semplicemente, il quadro dentro cui quel prezzo si forma è stato costruito da altri, si aggiorna ogni giorno in una finestra di mercato dove lo Stato italiano non siede, e il nostro margine di azione si è ridotto a decidere se restituire ai cittadini qualche centesimo di accisa. Non è dipendenza dal barile: è dipendenza dalla struttura.
Il mercato si era già ristretto
C’è un antefatto che rende il gesto di Aramco molto più pesante di quanto appaia e che riguarda l’Europa da vicino: la riserva di gasolio del Mediterraneo si era assottigliata per decisione politica mesi prima che i droni arrivassero su Yanbu.
Fino al 2022 circa il quaranta per cento del gasolio importato dall’Unione europea veniva dalla Russia. L’embargo ha chiuso quel canale ma non ha ridotto la domanda: l’ha deviata. Si è aperta così la scappatoia della raffinazione, il cosiddetto refining loophole, per cui India, Turchia e in parte Cina compravano greggio russo a prezzi scontati proprio grazie alle sanzioni occidentali, lo lavoravano nei propri impianti e rivendevano all’Europa prodotti formalmente non russi, perché la nazionalità di un carburante, nel diritto commerciale, è quella del Paese in cui avviene la trasformazione, non quella del pozzo. Non era un traffico clandestino: era legale, pubblico e quantificato. Nel giugno 2025 l’Europa ha ricevuto 124mila barili al giorno di gasolio dall’India e 94mila dalla Turchia, pari rispettivamente al sette e al cinque per cento delle importazioni totali; secondo le stime di Kpler, che includono anche il carburante per aerei, l’India, fino a pochi anni prima inesistente come esportatore verso il nostro continente, ha coperto nel 2024 il sedici per cento dell’import europeo, in un anno in cui il greggio russo rappresentava il trentotto per cento degli acquisti indiani.12
Per tre anni, insomma, l’Europa ha continuato a bruciare molecole di origine russa passate per Jamnagar o per İzmir, dichiarando di non comprare più dalla Russia. Poi, nel luglio 2025, il diciottesimo pacchetto di sanzioni ha chiuso anche quella porta: dal 21 gennaio 2026 è vietato importare nell’Unione prodotti petroliferi ottenuti in Paesi terzi a partire da greggio di origine russa, con esenzione per alcuni partner e per i Paesi esportatori netti di greggio.13 La misura ha due caratteristiche che meritano di essere dette. La prima è che nessuna analisi di laboratorio può stabilire l’origine di una molecola dopo la raffinazione, tanto più che si lavorano miscele di greggi diversi: l’applicazione dipende quindi da autocertificazioni e da tracciamenti documentali, e già al momento dell’annuncio gli operatori prevedevano un carosello di trasbordi destinato a confondere le carte. La seconda è che quel divieto ha ristretto l’offerta disponibile nel bacino mediterraneo in un momento in cui l’Europa non aveva ricostruito un grammo della capacità di raffinazione che aveva dismesso.
Ora si guardi la sequenza per intero, perché è la cosa più istruttiva di tutta questa vicenda. Il 21 gennaio 2026 l’Unione europea restringe per via normativa il proprio accesso al gasolio. A febbraio la guerra tra Stati Uniti, Israele e Iran sbarra lo Stretto di Hormuz. Durante l’estate gli attacchi degli Houthi mettono fuori uso a intermittenza gli impianti sauditi sul Mar Rosso. Il 10 settembre saltano le stazioni di pompaggio dell’oleodotto Est-Ovest. E in quel bacino ristretto, dove l’Europa deve comprare per forza, entra come acquirente anche il maggiore produttore mondiale. Nessuno di questi eventi, preso da solo, era imprevedibile; il loro sovrapporsi era un rischio di sistema che qualcuno avrebbe dovuto valutare prima di firmare i provvedimenti e prima di autorizzare le conversioni di impianti. Il differenziale fra il prezzo del gasolio e quello del greggio, che è la misura esatta della scarsità di capacità di raffinazione, aveva già superato i ventisei dollari al barile nell’estate 2025, il massimo dal febbraio 2024. Era un segnale, ed era leggibile da chiunque.
Va detto con chiarezza quel che l’Unione ha deciso senza dotarsi degli strumenti per reggerne le conseguenze non lo pagano le cancellerie, bensì chi mette il gasolio nel furgone alle sei del mattino.
La deindustrializzazione ha un indirizzo
A questo punto la domanda giusta non è perché il gasolio costi tanto, ma perché l’Italia sia arrivata a questo appuntamento in queste condizioni. E la risposta ha una data d’inizio, una sequenza e dei documenti.
Fra il 2000 e il 2024 il Paese ha perso il 12,7 per cento della propria capacità di raffinazione.14 Non è stata un’emorragia improvvisa: è stata una successione di decisioni aziendali, ciascuna ragionevole dal punto di vista di chi la prendeva, che sommate hanno prodotto un risultato che nessuno ha mai deliberato in Parlamento.
La raffineria di Cremona della Tamoil ha chiuso nel 2011 ed è stata convertita in deposito: l’amministratore delegato della società lo raccontò ai deputati della Commissione Attività produttive, spiegando che un impianto nella pianura padana, senza sbocco al mare, non riusciva più a collocare l’eccesso di olio combustibile e di benzina.15 La Raffineria di Roma, a Pantano di Grano, comunicò nel giugno 2012 l’intenzione di trasformare, a decorrere dal 30 settembre di quell’anno, lo stabilimento di lavorazione e stoccaggio in mero deposito di oli minerali: la dismissione dell’attività di raffinazione è scritta negli atti autorizzativi.16 La IES di Mantova, comprata quattro anni prima dal gruppo ungherese MOL, annunciò nell’ottobre 2013 la trasformazione graduale in deposito a partire dal gennaio successivo, con 350 esuberi su 390 dipendenti. Nel frattempo Eni fermava per sei mesi Porto Marghera e metteva in cassa integrazione a zero ore cinquecento persone a Gela.
Il Parlamento lo sapeva. Nel 2012 la Camera svolse una indagine conoscitiva specifica sulla crisi della raffinazione, con audizioni di aziende e sindacati, e il documento conclusivo registrava il rischio di chiusura di almeno quattro o cinque siti e la necessità di interventi a tutela del settore.17 Gli interventi non sono arrivati. È arrivata, invece, una narrazione più comoda.
Perché la seconda ondata è stata raccontata in tutt’altro modo. Porto Marghera è diventata bioraffineria nel 2014, Gela nel 2019, Livorno è in conversione con completamento previsto fra la fine del 2026 e l’inizio del 2027. Ogni annuncio è stato presentato come transizione ecologica e sul piano delle emissioni ha una sua logica difendibile. Sul piano della sicurezza degli approvvigionamenti, però, i numeri raccontano un’altra storia, perché le scale non sono paragonabili: Livorno, che sta completando il passaggio alla bioraffinazione, trattava quattro milioni di tonnellate di greggio l’anno e nessun impianto a scarti e oli vegetali lavora volumi simili. Un litro di gasolio idrogenato da scarti alimentari non è un litro di gasolio fossile in meno da importare: è un’altra filiera, con materie prime diverse, volumi diversi e limiti propri. La colonna di distillazione che smetti di far girare non torna.
Pasolini aveva coniato, per descrivere l’Italia che si trasformava sotto i suoi occhi, la formula dello «sviluppo senza progresso»: un Paese che si modernizza nelle forme e si impoverisce nella sostanza, perché il criterio della trasformazione non è il bene comune ma la convenienza di chi la guida.18 Non è un’analogia forzata. La dismissione della raffinazione italiana è stata razionale per ogni singolo azionista e distruttiva per l’interesse nazionale e nessuno, in vent’anni, si è preso la responsabilità politica di dire che quelle due razionalità non coincidevano.
Oggi restano poco più di dieci impianti attivi, di cui tre convertiti o in conversione alla bioraffinazione. È il patrimonio con cui l’Italia si presenta al mercato in cui, da alcune settimane, compra anche Saudi Aramco.
Il cambio di bandiera
Gli impianti sopravvissuti hanno cambiato proprietario, e la geografia di quei passaggi dice più di qualsiasi dichiarazione programmatica.
La ISAB di Priolo Gargallo, il complesso di raffinazione più grande del Paese, è passata in dieci anni dalla genovese Erg alla russa Lukoil, da questa al fondo cipriota G.O.I. Energy nel 2023, sotto la pressione delle sanzioni e con accordi decennali di fornitura e di ritiro affidati alla società di intermediazione Trafigura, e infine, nella primavera del 2026, a un gruppo italiano. È la vicenda più istruttiva dell’intero dossier e merita un capitolo a sé.
Sarroch, in Sardegna, è la seconda gamba del sistema: trecentomila barili al giorno, oltre un quinto dei carburanti italiani, in gran parte gasolio, cioè esattamente il prodotto di cui l’Europa non è autosufficiente. Era la Saras della famiglia Moratti; dal 2024 è di Vitol, il maggiore operatore mondiale indipendente nel commercio di petrolio. Augusta, centosettantamila barili al giorno, è della algerina Sonatrach, che l’ha rilevata nel 2018 da Esso Italia. Milazzo è per metà kuwaitiana, joint venture paritaria fra Eni e Kuwait Petroleum. Già nel febbraio 2024, facendo i conti con l’ingresso di Vitol in Saras, Il Sole 24 Ore osservava che circa metà della capacità di raffinazione italiana passava sotto controllo straniero.19
Poi è arrivato il passaggio più grande, e quasi nessuno se n’è accorto. Nel settembre 2025 la famiglia Brachetti Peretti ha firmato l’accordo vincolante per cedere il 99,82 per cento di Italiana Petroli, il gruppo Api, alla SOCAR, la compagnia petrolifera di Stato dell’Azerbaigian. Nel pacchetto, valutato attorno ai tre miliardi di euro, ci sono la raffineria di Falconara Marittima, quella di Trecate e oltre quattromilacinquecento stazioni di servizio a marchio IP. Il perfezionamento è arrivato nella primavera del 2026, dopo le autorizzazioni in materia di concorrenza, sovvenzioni estere e poteri speciali dello Stato. Non è più solo la raffinazione: è la rete capillare attraverso cui gli italiani fanno il pieno.
Sia chiaro cosa si sta dicendo e cosa no. Non c’è nulla di illegittimo in queste operazioni e nulla da eccepire sui compratori: un trader olandese, un fondo cipriota, una compagnia di Stato algerina e una azera hanno fatto quello che è nel loro mandato, cioè comprare beni che rendono. Il punto è l’altro lato del tavolo. Una raffineria per un operatore di mercato è un margine fra il costo del greggio e il valore dei prodotti e se quel margine si assottiglia la si spegne; per uno Stato è la differenza tra avere il petrolio e il carburante. Sono due criteri diversi e l’Italia ha lasciato che prevalesse il primo senza mai dichiarare di averlo scelto. La normativa sui poteri speciali è stata applicata come procedura di controllo su singole operazioni, non come strumento di una politica industriale: ha accompagnato i passaggi di proprietà, non li ha orientati.
È un mutamento reale dei rapporti di potere travestito da ordinaria amministrazione. La cessione dell’apparato di raffinazione italiano ne è un caso quasi scolastico. Nessun voto parlamentare ha mai stabilito che il Paese rinunciasse al controllo della propria capacità di trasformazione. È accaduto in quindici anni, un atto societario alla volta, e ogni singolo atto era legittimo.
Priolo, quattro proprietari in dieci anni
Se si vuole capire che cosa accade a un’infrastruttura strategica quando la si affida integralmente al mercato dei capitali conviene guardare da vicino Priolo Gargallo, provincia di Siracusa: le due raffinerie riunite sotto la sigla ISAB valgono circa un quinto della capacità di raffinazione nazionale, coprono una quota consistente della domanda elettrica siciliana, occupano attorno a mille persone in via diretta e ne sostengono diverse migliaia nell’indotto. Non è uno stabilimento, è un pezzo dell’ossatura del Paese.
La sequenza dei proprietari, in poco più di dieci anni, è questa: il gruppo genovese Erg esce dalla raffinazione, l’impianto passa alla russa Lukoil attraverso la controllata Litasco e nel 2023, quando le sanzioni rendono impossibile sia importare greggio russo che ottenere credito bancario per comprarne altrove, viene ceduto al fondo cipriota G.O.I. Energy. La cessione, secondo il Financial Times, fu agevolata dal gruppo di intermediazione Trafigura e da un investitore privato, e fu approvata dal governo italiano con l’esercizio dei poteri speciali; i dettagli delle condizioni imposte non sono stati resi pubblici. Lo Stato, in altre parole, ha scelto e autorizzato il compratore, e lo ha fatto in forza di un decreto legge concepito proprio per proteggere l’impianto durante l’uscita dei russi.
L’assetto era questo: la proprietà al fondo, il capitale circolante a Trafigura, che avrebbe fornito il greggio e ritirato i prodotti raffinati per dieci anni. Poi è arrivato il conto. Nel gennaio 2025 la società apre una procedura di composizione negoziata della crisi per gestire tensioni finanziarie; secondo il Financial Times l’azionista di controllo indiretto avrebbe cercato di usare quella procedura per rinegoziare o risolvere il contratto decennale con il trader, giudicato penalizzante per l’impianto, e l’esistenza di quel vincolo avrebbe ostacolato le trattative con possibili acquirenti. Nell’autunno 2025 emerge in sede giudiziaria che il prezzo di acquisto non sarebbe stato integralmente saldato al venditore russo, con un debito indicato fra i 150 e i 190 milioni di euro, e il tribunale apre alla possibilità di pignoramento delle quote. Nel febbraio 2026 la procedura di crisi si chiude con esito positivo; nella primavera il fondo firma la cessione a un gruppo italiano, con un’operazione articolata in due fasi, la prima relativa al 51 per cento. Il via libera dell’Autorità garante della concorrenza è arrivato; il vaglio dei poteri speciali, mentre scriviamo, è ancora davanti al governo, e i sindacati territoriali chiedono di essere coinvolti in quel passaggio.
Bilancio di dieci anni: quattro assetti proprietari, due procedure straordinarie, un contenzioso internazionale, perdite per centinaia di milioni nel 2023 e nel 2024 e un ritorno all’utile nel 2025 grazie a condizioni di mercato favorevoli. I lavoratori hanno attraversato l’intero percorso senza mai sapere chi fosse davvero il loro datore di lavoro l’anno successivo, e il sindacato, al primo tavolo con la nuova proprietà, ha dovuto porre come condizioni non negoziabili cose che in un Paese con una politica industriale sarebbero ovvie: salvaguardia dei livelli occupazionali, tutela dell’indotto, un cronoprogramma certo d’investimenti a partire dalla manutenzione di un impianto che tratta idrocarburi in un sito di interesse nazionale per le bonifiche.
David Harvey ha chiamato accumulazione per spoliazione quel meccanismo per cui il capitale, quando il profitto ordinario si comprime, torna a guadagnare non producendo di più ma appropriandosi di beni già esistenti, spesso pubblici o socialmente costruiti, e rimettendoli in circolo come attività finanziarie. La vicenda di Priolo non è la sua illustrazione perfetta, e sarebbe scorretto presentarla come tale: qui il rischio industriale c’è stato davvero e le perdite pure. Ma il nucleo del ragionamento tiene. Un impianto che vale un quinto della capacità nazionale è stato trattato per un decennio come una partecipazione da acquistare, da rifinanziare e da rivendere, mentre la sua funzione, per il Paese, era un’altra: garantire che ci fosse carburante. Quando il criterio finanziario e quello della sicurezza divergono, non è il primo a cedere.
Il ritorno dell’impianto sotto controllo italiano è una buona notizia e va detto. Ma è avvenuto per iniziativa di un gruppo privato al termine di una crisi, non per effetto di una strategia nazionale ed è ancora una volta lo Stato a doversi limitare a dire sì o no a un’operazione decisa da altri. Il golden power è solo un semaforo: regola il traffico, non decide dove si va.
Il fornitore diventa concorrente
L’Italia è un Paese che produce gasolio. Secondo i dati del ministero dell’Ambiente e della Sicurezza energetica relativi al 2025, il fabbisogno nazionale di gasolio si aggira sui 23,3 milioni di tonnellate e la produzione delle raffinerie italiane sfiora i 25 milioni: siamo esportatori netti, con circa 7,9 milioni di tonnellate vendute all’estero contro 5,2 importate. Chi racconta un Paese incapace di raffinare dice una cosa falsa.
E allora perché il prezzo alla pompa tocca il massimo storico proprio mentre a migliaia di chilometri saltano le stazioni di pompaggio saudite? Perché l’esposizione italiana non è fisica, è di posizione. Due numeri lo spiegano meglio di un saggio. Il 60 per cento del gasolio che importiamo proviene dall’area del Golfo, e il 47 per cento arriva dalla sola Arabia Saudita. Il nostro primo fornitore di gasolio è esattamente il soggetto che da alcune settimane presenta offerte d’acquisto nella finestra mediterranea dove si forma il nostro prezzo industriale. Non ha smesso di venderci: ha cominciato a comprare dove compriamo noi. Il fornitore è diventato concorrente, e ci è arrivato nel giro di un trimestre, senza che nessuno decidesse nulla.
Immanuel Wallerstein descriveva l’economia mondiale come un sistema unico articolato in centro, periferia e semiperiferia, dove la posizione di ciascuno non dipende dalla ricchezza assoluta ma dal punto che occupa nella divisione del lavoro e nella catena del valore.20 L’Italia energetica sta esattamente lì, nel mezzo: trasforma molto, decide poco, non controlla né la risorsa a monte né le regole di formazione del prezzo a valle. È una posizione che funziona benissimo quando il sistema è stabile e diventa una trappola nel momento in cui qualcuno, in Yemen o in Iraq, scopre che una stazione di pompaggio si buca con un drone.
L’accisa come anestetico
Lo Stato italiano f l’unica cosa che gli è rimasta da fare, e la fa in entrambe le direzioni nello stesso anno.
Il primo movimento è strutturale. Il decreto legislativo 43 del 2025 avvia il riavvicinamento graduale fra l’accisa sulla benzina e quella sul gasolio, e il decreto ministeriale del 14 maggio 2025 lo mette in pratica: un centesimo e mezzo in meno al litro sulla benzina, un centesimo e mezzo in più sul gasolio.21 Poi la legge di bilancio per il 2026 accelera bruscamente: dal primo gennaio le due aliquote sono parificate a 672,90 euro per mille litri, il che significa 4,05 centesimi in meno sulla benzina e 4,05 in più sul gasolio, senza gradualità, con la motivazione esplicita di superare un sussidio ambientalmente dannoso censito nel catalogo del ministero dell’Ambiente.22 La logica ambientale è comprensibile. L’effetto sociale, in un Paese dove il gasolio muove l’autotrasporto, l’agricoltura e la quota maggioritaria del parco veicoli, è una tassa che colpisce chi lavora. E c’è un precedente che nessuno ha chiarito: dopo il riequilibrio del maggio 2025 il rincaro sul gasolio si è trasferito ai prezzi quasi integralmente, mentre lo sconto sulla benzina, almeno sulla rete autostradale, si è visto in misura ridicola, tanto che un’associazione di consumatori ha depositato un esposto all’Antitrust.23 La partita di giro, sulla carta a somma zero, è diventata un aumento netto per il cittadino.
Il secondo movimento è d’emergenza, e va nella direzione opposta. Da quando il prezzo internazionale del gasolio ha cominciato a correre, il governo taglia la stessa accisa che ha appena aumentato: l’aliquota viene ridotta in via temporanea a 532,90 euro per mille litri, cioè quattordici centesimi al litro, più tre centesimi di minore imposta sul valore aggiunto, per uno sconto complessivo di diciassette centesimi.24 E lo fa per periodi brevissimi, rinnovati di decreto in decreto: dal 28 luglio al 6 agosto, dal 27 agosto al 5 settembre, poi fino al 10, poi fino al 17 con una copertura di circa 85 milioni di euro, poi con uno sconto dimezzato e infine ridotto a poco più di sei centesimi. Sedici proroghe, circa due miliardi di euro in sette mesi, e un prezzo che nel frattempo ha toccato comunque il massimo storico.
Messi in fila, i due movimenti raccontano meglio di qualunque analisi lo stato della politica energetica italiana. A gennaio lo Stato alza l’accisa sul gasolio di quattro centesimi per ragioni ambientali; da luglio la taglia di quattordici per ragioni sociali; a settembre torna a ridurre lo sconto perché non ci sono più coperture. È l’unica leva rimasta a un Paese che ha perso il controllo di tutto il resto della catena, e viene azionata avanti e indietro come il volante di un’automobile che ha i freni altrove. Ogni proroga dura una settimana o dieci giorni, esattamente la durata dell’attenzione mediatica che la accompagna.
Due miliardi sono una cifra seria. Sono circa quanto il Paese avrebbe speso per costituire una riserva strategica di prodotti finiti di dimensioni significative, o per finanziare la quota pubblica di un piano di ammodernamento della capacità di raffinazione residua. Sono stati spesi, invece, per ridurre di qualche centesimo e per qualche giorno un prezzo che si forma in una finestra di contrattazione privata nel Mediterraneo, dove nel frattempo è entrata a comprare Saudi Aramco. Un Paese senza controllo sulla catena può soltanto anestetizzare il dolore, mai curarlo.
Riprendersi la catena: i tre anelli
Mattei non aveva pozzi. Aveva capito che il potere non stava nel giacimento ma nella catena che porta il greggio dal sottosuolo al serbatoio e che quella catena si poteva costruire anche partendo da un Paese sconfitto e privo di risorse. A Tunisi, il 10 giugno 1960, nel giorno in cui firmava con il governo tunisino l’intesa per costruire una raffineria, spiegò che quelle intese nulla avevano a che vedere con «il modello obsoleto del capitalismo coloniale del XIX secolo», perché prevedevano compartecipazione finanziaria e cogestione fra Paesi produttori e Paesi consumatori, in condizioni di eguaglianza.25 Negli appunti preparati per quel viaggio, rimasti inutilizzati e conservati nell’archivio storico dell’Eni, la formulazione era ancora più tagliente: la condizione coloniale, annotava, esiste quando il gioco della domanda e dell’offerta di una materia prima vitale è «alterato da una potenza egemonica: anche privata, di monopolio o di oligopolio», e nel settore petrolifero quella potenza aveva un nome, il cartello.26 Sessantasei anni dopo, l’incontro fra domanda e offerta del nostro gasolio si decide in una finestra di contrattazione privata che l’Autorità garante della concorrenza definisce esposta a rischi di opacità. La definizione di Mattei non è invecchiata: si è solo spostata di soggetto.
Che cosa vuol dire, in concreto, riprendersi la catena nel 2026? Tre anelli, e per ciascuno una cosa che si può firmare.
La raffinazione. Dichiarare gli impianti infrastrutture strategiche a tutti gli effetti, sottoporne ogni passaggio di proprietà e ogni riconversione a un vaglio che non sia solo di legittimità ma di merito, e vincolare le conversioni a bioraffineria a un piano nazionale che stabilisca prima quanta capacità fossile il Paese deve conservare e per quanti anni. Non si tratta di fermare la transizione: il punto è smettere di affidarne il calendario ai margini industriali di operatori privati esteri. Sul fronte delle scorte l’architettura esiste già e va usata: il decreto legislativo 249 del 2012, che recepisce la direttiva europea sull’obbligo di mantenere una riserva minima, ha istituito l’Organismo centrale di stoccaggio italiano, le cui funzioni sono affidate ad Acquirente Unico sotto vigilanza ministeriale, e ha stabilito che le scorte specifiche siano di proprietà pubblica e conservate sul territorio nazionale.27 Il punto è la composizione: in una crisi come quella di questo settembre a mancare non è il barile, è il litro raffinato. Servono scorte di prodotti finiti, in quantità dichiarate e verificabili.
La logistica. Abbiamo i rigassificatori, il terminale di Trieste con l’oleodotto transalpino che rifornisce anche Austria, Germania e Repubblica Ceca, il gasdotto adriatico che porta in Puglia il gas del Caspio, le condutture dall’Algeria e dalla Libia. Quello che manca non è l’infrastruttura, è la regia: un soggetto pubblico che tratti direttamente con i produttori, come faceva l’Eni delle origini, invece di comprare da intermediari che lucrano sulla differenza. Il Piano Mattei del governo ha preso il nome; il metodo era un altro, e consisteva in contratti diretti, condizioni migliori per il Paese produttore e controllo italiano dell’infrastruttura di trasporto.
La rotta. Il 17 settembre, al forum Risorsa Mare della Spezia, il ministro della Difesa ha annunciato di avere deciso con il capo di Stato maggiore di attivare la Marina per garantire il transito delle navi di interesse nazionale attraverso Bab el-Mandeb, aggiungendo di non voler aspettare che sia la missione europea Aspides a stabilire se le navi possano passare. L’Italia è il primo contributore navale di quella missione, e questo rende la frase più interessante di quanto sembri: non è un atto di forza verso lo Yemen, è la constatazione che la cornice europea non decide. Una scorta, però, è una toppa. Una rotta si tiene aperta prima di tutto con la diplomazia: con l’Egitto, che vive di Suez ed è il primo interessato alla riapertura del traffico, con i Paesi rivieraschi del Mar Rosso e del Golfo, e con chi controlla militarmente la costa yemenita, perché la storia dei passaggi obbligati insegna che si negoziano prima di essere scortati. È la lezione mediterranea di Moro, che cercò nel dialogo con il mondo arabo una posizione autonoma per l’Italia, e di Craxi, che a Sigonella dimostrò che rivendicare la giurisdizione nazionale di fronte all’alleato non significa uscire dall’alleanza.
Chi esegue e chi decide
I fatti di questi giorni, non le opinioni, dicono dove siamo. Dal 31 luglio 2026 l’Italia guida la missione di sorveglianza aerea della NATO nei cieli baltici, con quattro Eurofighter e un centinaio di uomini a Šiauliai: primo decollo su allarme il 3 agosto, drone non identificato abbattuto il 15 settembre dopo essere entrato dalla Bielorussia. Il 17 settembre la Marina viene attivata per Bab el-Mandeb. Sul fronte finanziario, il Paese ha chiesto accesso ai prestiti europei del programma per l’industria della difesa, con una dotazione indicativa di 14,9 miliardi notificata dalla Commissione, da restituire in quarantacinque anni. Alla pompa, il gasolio sta a 2,25 euro al litro.
È un profilo riconoscibile: un Paese che presidia i cieli di altri, scorta le proprie navi in un mare che non controlla, s’indebita per armamenti decisi altrove e resta fuori dai tavoli dove si tratta di ciò che paga. Ma questo profilo non è un destino, è una serie di scelte, e chi lo definisce inevitabile sta spacciando per realismo una scelta. L’Italia una politica estera l’ha avuta, quando ha deciso di averla, e non l’ha mai avuta contro l’America: l’ha avuta accanto all’America, con la schiena dritta.
Un governo che volesse cominciare a riprendersi la catena non avrebbe bisogno di una legge di bilancio. Avrebbe bisogno di tre firme. Un provvedimento che dichiari le raffinerie infrastrutture strategiche e subordini conversioni e cessioni a un piano nazionale della raffinazione. Una richiesta formale, a Bruxelles e a Washington, perché l’Italia sieda al tavolo in cui si discute dell’energia che arriva nelle case degli italiani. Una convocazione dei Paesi rivieraschi del Mediterraneo e del Mar Rosso, con l’Egitto in testa, per una rotta negoziata invece che soltanto pattugliata.
Nessuna delle tre costa un euro. Costano una cosa sola, ed è la sola che in questi anni è mancata: decidere di essere un Paese.
Perché la fila in cui si è messa Aramco dice esattamente questo. Chi controlla la trasformazione e il trasporto detta le condizioni a chi possiede la materia prima, e non il contrario. Il regno che ha il più grande giacimento del mondo lo ha imparato in una settimana, con tre stazioni di pompaggio in fiamme. Noi abbiamo avuto quindici anni per impararlo e abbiamo usato quel tempo per vendere gli impianti, chiamare transizione le chiusure e ridurre le accise di sei centesimi.
La guerra è il prodotto. Il caos è la materia prima. E la sovranità, quando non la si difende, è la merce.

 

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