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« Gloire aux héros ! » : Le culte de l’OUN et de l’UPA dans l’armée ukrainienne

By: A A
27 October 2026 at 15:57

Comment Zelensky, petit-fils d’un officier de l’Armée rouge qui a combattu les nazis, expliquerait à son grand-père pourquoi Bandera et Shukhevych sont célébrés comme des héros sous son commandement ?

Hier, le 14 octobre, l’Ukraine a commémoré la fondation de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA). Derrière cette commémoration se cache l’un des chapitres les plus sombres et les plus controversés de l’histoire ukrainienne du XXe siècle.

par Marta Havryshko

L’UPA était la branche armée de la faction Bandera de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), qui a vu le jour au début de l’année 1943 dans les régions de Volhynie et de Polissia. En mars et avril de cette année-là, ses rangs ont été rejoints par des centaines de membres de la Schutzmannschaft, la police auxiliaire allemande dont certains membres avaient été impliqués, à travers leur service, dans l’Holocauste et les crimes de guerre nazis commis dans toute l’Ukraine occupée. Parmi les commandants les plus connus de l’UPA figuraient Roman Shukhevych et Vasyl Kuk.

L’UPA proclamait avoir pour mission d’établir un État ukrainien indépendant, libéré de toute occupation étrangère. Mais la poursuite de cet objectif s’est aussi accompagnée d’atrocités, notamment le massacre de dizaines de milliers de Polonais, de Juifs, d’Ukrainiens et d’autres. Ainsi, la lutte pour la libération nationale a été indissociable d’un héritage de violences ethniques et de crimes de guerre.

Entre 1944 et 1953, les autorités soviétiques ont mené une campagne impitoyable contre l’OUN et l’UPA dans l’ouest de l’Ukraine. Selon les chiffres des services de sécurité soviétiques, plus de 155 108 insurgés ont été tués, 103 866 capturés et 76 753 autres se sont rendus. Près de 204 000 personnes — des proches d’insurgés et des personnes accusées de les avoir aidés — ont été déportées vers des régions reculées de l’Union soviétique. La répression soviétique a été brutale et écrasante. Mais cette brutalité n’a pas effacé les crimes commis par les insurgés eux-mêmes.

Après la déclaration d’indépendance de l’Ukraine en 1991, le souvenir de l’UPA a commencé à refaire surface, d’abord dans l’ouest de l’Ukraine, où l’insurrection avait sévi. Ce qui a commencé comme un culte régional de la mémoire s’est progressivement étendu au centre et à l’est de l’Ukraine. Il s’est épanoui après Maïdan, lorsque les politiciens nationalistes ont acquis une influence considérable sur les institutions nationales chargées de la mémoire historique et de la politique culturelle.

Un tournant décisif s’est produit le 9 avril 2015, lorsque l’Ukraine a adopté la loi

“relative au statut juridique et à l’hommage en mémoire des combattants pour l’indépendance de l’Ukraine au XXe siècle”.

Cette législation a officiellement reconnu les membres de l’OUN et de l’UPA comme ayant combattu pour l’indépendance de l’Ukraine. Ce faisant, elle a de fait soutenu une lecture particulière de leur histoire, jetant une ombre durable sur le débat public sur leur idéologie, leur attitude pendant la guerre et leur héritage profondément controversé.

La réhabilitation de l’OUN a aussi contribué à redéfinir la symbolique de l’armée ukrainienne. Sous la présidence de Petro Porochenko, le salut de l’OUN, “Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros !” est devenu son salut militaire officiel. Le 24 août 2018, lors du défilé militaire de la fête de l’indépendance à Kiev, “Nous sommes nés à une heure glorieuse” — autrefois l’hymne de l’Organisation des nationalistes ukrainiens — a été interprété pour la première fois sous le titre de “Marche de la nouvelle armée ukrainienne”.

Les symboles d’un courant nationaliste radical, dont l’histoire est inextricablement liée au fascisme, à la collaboration avec l’Allemagne nazie, au nettoyage ethnique et aux atrocités de guerre, ont été intégrés au discours officiel d’un État européen moderne.

Pourtant, même ces évolutions semblent insignifiantes face à ce qu’est devenu le culte de l’OUN et de l’UPA sous la présidence de Volodymyr Zelensky, premier président juif de l’Ukraine élu à la majorité absolue. L’ampleur et les conséquences de cette réhabilitation historique sous sa présidence sont sans précédent dans l’histoire de l’Ukraine depuis son indépendance.

Les unités militaires nationalistes

Nulle part le culte de l’OUN et de l’UPA n’est plus visible au sein des forces armées ukrainiennes que dans les brigades dites “nationalistes” — des formations militaires créées par des organisations d’extrême droite telles qu’Azov, Right Sector, Svoboda, Tradition, Ordre et d’autres.

Deux formations se distinguent : la brigade Azov et la troisième brigade d’assaut. Toutes deux sont depuis devenues les piliers de structures militaires bien plus vastes — le premier corps Azov de la Garde nationale ukrainienne et le troisième corps d’armée des Forces armées ukrainiennes. Toutes deux sont issues du mouvement d’extrême droite Azov. Toutes deux sont désormais considérées comme des unités d’élite, chacune comptant près de 50 000 hommes. Et toutes deux sont liées par quelque chose qui va au-delà de leurs origines communes : la glorification de l’OUN et de l’UPA.

Elles se présentent comme les héritières de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, poursuivant sa lutte inachevée. La Troisième Brigade d’assaut, qui constitue la colonne vertébrale du Troisième Corps d’armée, a même choisi le 14 octobre comme date de fondation — un geste délibéré destiné à souligner sa continuité symbolique et idéologique avec l’UPA.

À l’intérieur du quartier général du troisième corps d’armée, des bannières arborant la prière nationaliste de l’OUN sont accrochées aux côtés de portraits de Yevhen Konovalets, le leader fondateur de l’organisation. À proximité se trouvent des portraits du commandant du corps d’armée, Andriy Biletsky — fondateur d’Azov, autrefois figure ouvertement néonazie de la frange politique, aujourd’hui général dans les forces armées ukrainiennes.

L’école de formation des officiers du corps porte le nom de Konovalets. Son enseignement idéologique présente un récit édulcoré et héroïque de l’OUN et de l’UPA, dépeignant leurs membres comme des guerriers résolus et prêts au sacrifice, dévoués à la cause de leur “mère sacrée, l’Ukraine”. Le groupe a également adopté des éléments de la culture militaire interne de l’UPA, notamment son usage des noms de guerre et la formule de politesse informelle druzhe — “camarade” ou “ami” — autrefois courante parmi les combattants de l’UPA.

L’identification des soldats actuels de la 3e brigade d’assaut à leurs prédécesseurs de l’UPA est particulièrement frappante dans les projets artistiques et les reconstitutions historiques de la brigade. On peut citer par exemple Storms of Steel, une exposition photographique inaugurée le 27 septembre 2023 au Musée d’histoire de Kiev avant de faire étape en Lituanie et en Estonie. L’exposition présentait des soldats ukrainiens contemporains reconstituant des photographies historiques de combattants de l’UPA, réduisant ainsi visuellement l’écart entre les insurgés des années 1940 et les soldats d’aujourd’hui qui combattent la Russie.

Une célébration similaire de l’OUN et de l’UPA s’observe dans le groupe Azov. Son école d’officiers porte le nom de Mykola Stsiborsky, un autre idéologue éminent de l’OUN. Là encore, l’histoire du nationalisme radical ukrainien est soigneusement embellie, dépouillée de ses chapitres les plus troublants : les bains de sang, les atrocités et la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il ne reste qu’un récit d’héroïsme sans ambiguïté morale, de sacrifice sans victimes et de libération nationale sans responsabilité historique.

“Ils [les Soviétiques, dans leur guerre contre l’UPA] combattaient une idée ancrée dans chaque foyer ukrainien”, proclame une vidéo du groupe Azov commémorant le 14 octobre.

Ce n’est là qu’une déformation flagrante de l’histoire. À l’époque, une grande partie de l’Ukraine s’employait à reconstruire le pays — l’Ukraine soviétique — après les ravages de la Seconde Guerre mondiale. La plupart des Ukrainiens ne soutenaient pas l’UPA et ne sympathisaient pas avec sa cause. Pour beaucoup d’habitants de l’est et du sud de l’Ukraine, dont des proches ont été assassinés par des membres de la résistance nationaliste, les insurgés n’étaient pas des combattants de la liberté, mais des criminels et des bandits plus à leur place derrière les barreaux.

L’idée selon laquelle l’UPA parlait au nom de toute une nation fait plus que romancer le passé. Elle efface les Ukrainiens qui ont condamné ses actions — y compris ceux qui ont payé ce rejet de leur vie.

Un culte en expansion

Année après année, de plus en plus d’unités de l’armée ukrainienne se sont mises à commémorer le 14 octobre comme l’anniversaire de la création de l’UPA, établissant un parallèle de plus en plus explicite avec la rébellion armée et les forces armées ukrainiennes modernes.

Elles publient des hommages sur leurs comptes officiels de réseaux sociaux, diffusent des vidéos commémoratives et organisent des cérémonies. Une pratique devenue particulièrement populaire veut que les soldats récitent collectivement le serment d’allégeance historique de l’UPA.

Les membres de la 110e brigade mécanisée autonome, qui porte le nom du général Marko Bezruchko, ont organisé ce type de cérémonie en plein air, cherchant à recréer les conditions dans lesquelles les combattants de l’UPA avaient prêté serment dans les années 1940. Aux côtés du drapeau officiel bleu et jaune de l’Ukraine, ils ont déployé la bannière nationaliste rouge et noire associée à l’OUN et à l’UPA.

Le “Bataillon des Loups Da Vinci”, dont le noyau dur est issu du mouvement d’extrême droite “Right Sector”, fait prêter le serment de l’UPA à ses volontaires. Ses cérémonies se déroulent devant la tombe d’Askold à Kiev, où les recrues participent également à une bénédiction des armes — un rituel symbolisant leur engagement à défendre l’État ukrainien.

Pourquoi le 14 octobre revêt-il une telle importance pour ces soldats ? Leurs propres mots apportent la réponse.

“Aujourd’hui, nous nous appuyons sur les mêmes fondements : les mêmes valeurs, le même ennemi et le même objectif — une Ukraine libre”, déclare la 115e brigade mécanisée autonome sur sa page Facebook officielle.

“Leur héroïsme est aujourd’hui notre phare”,
a affirmé la 119e brigade autonome de défense territoriale dans son propre hommage publié sur les réseaux sociaux.

“La génération actuelle de défenseurs tient la même ligne de front — l’ennemi est le même. Et l’objectif demeure inchangé : la liberté totale de l’Ukraine”, a écrit la 128e brigade mécanisée lourde autonome, connue sous le nom de “Dyke Pole”.

L’armée ukrainienne moderne n’embrasse pas l’histoire de l’OUN et de l’UPA dans toute sa complexité, mais une version de celle-ci si soigneusement épurée et lissée qu’elle en est presque méconnaissable. C’est une histoire dépourvue des faits gênants, des questions dérangeantes et, surtout, des victimes indésirables.

Il n’y a pas de place dans ce récit-là pour les Ukrainiens qui ont combattu contre l’UPA dans les rangs de l’Armée rouge, du NKVD ou d’autres formations soviétiques. Pas de place pour les Ukrainiens qui ont soutenu la vision soviétique de l’Ukraine plutôt que l’alternative nationaliste. Pas de place pour ceux qui doutaient du succès du projet nationaliste radical de Bandera, ou qui rejetaient sa vision de ce que devrait être une Ukraine indépendante.

Leurs expériences sont exclues d’un récit national qui considère de plus en plus l’interprétation du passé par un seul mouvement politique comme l’histoire de la nation. Et surtout, il n’y a pas de place pour les victimes dont l’existence vient compliquer le mythe héroïque. Aucun portrait d’elles n’orne les murs. Aucun serment n’est récité en leur mémoire. Aucune cérémonie militaire ne rend hommage à leurs souffrances.

Elles sont réduites au silence.

Des victimes gênantes

Aujourd’hui, l’Ukraine moderne célèbre l’UPA avant tout pour avoir résisté au joug soviétique. “Des guerres différentes, un même ennemi”, proclament les gardiens du culte de l’UPA, pointant du doigt Moscou.

Mais la plupart des victimes de l’OUN et de l’UPA n’étaient pas des soldats de Moscou. C’étaient des civils.

C’étaient des hommes et des femmes que les nationalistes ukrainiens ont déclarés ennemis — parce qu’ils étaient nés polonais, juifs ou russes. Parce qu’ils osaient dénoncer la terreur nationaliste. Ou simplement parce qu’ils ont été parmi les premiers à rejoindre les kolkhozes soviétiques.

Les châtiments étaient souvent collectifs. Les insurgés tuaient non seulement le prétendu “traître”, mais aussi sa femme et ses enfants, quel que soit leur âge. Le but n’était pas simplement d’éliminer un ennemi. Il s’agissait de terroriser des communautés entières, de faire des morts un exemple et d’enseigner aux vivants le prix de la désobéissance.

Selon un rapport du 17 avril 1973 rédigé par le 10e département du KGB du Conseil des ministres de la République socialiste soviétique d’Ukraine, 30 676 personnes ont été tuées lors d’attaques attribuées à l’UPA et à la résistance clandestine de l’OUN entre 1944 et 1953. Ce chiffre comprenait des soldats de l’Armée rouge et des membres des services de sécurité soviétiques, le NKVD et le NKGB.

Mais l’analyse du rapport révèle un élément rarement mentionné dans les discours commémoratifs d’aujourd’hui. Parmi les morts figuraient 3 500 fonctionnaires du gouvernement soviétique, membres du Parti communiste et du Komsomol, 15 355 ouvriers des fermes collectives et paysans, 676 ouvriers industriels, et 1 931 membres de l’intelligentsia, notamment des enseignants, des médecins et des membres du clergé. 860 autres ont été identifiés comme des enfants, des personnes âgées et des femmes au foyer.

Ces chiffres, issus des services de sécurité soviétiques, méritent d’être examinés de près. Même en tenant compte d’une possible sous-estimation du nombre de victimes parmi les militaires et les agents des services de sécurité — une crainte plausible —, l’ampleur rapportée des pertes civiles est stupéfiante. Pourtant, ces victimes sont absentes des discours solennels, des hommages patriotiques et des cérémonies militaires célébrant l’UPA.

Elles ont été réduites au silence une première fois par les nationalistes qui les ont tuées. Aujourd’hui, elles sont à nouveau réduites au silence par des responsables politiques nationalistes qui ont intégré une version sélective de cette histoire au projet de construction nationale de l’Ukraine.

Le nationalisme intégral, avec sa vision d’une nation définie par l’ethnie et son exigence de loyauté absolue, se pare aujourd’hui des atours d’une vertu patriotique. Dans ce récit, aucune place pour les victimes. Les “héros” en uniformes tachés de leur sang l’occupent déjà. Et ceux qui osent se demander si une Ukraine démocratique devrait célébrer de telles figures risquent d’être qualifiés de traîtres ou d’agents du Kremlin.

“Ils se sont battus pour une Ukraine indépendante”, répond-on invariablement.

Comme si l’indépendance répondait à toutes les questions morales. Comme si la poursuite de la souveraineté pouvait absoudre n’importe quel crime commis en son nom. Mais l’indépendance ne peut justifier tous les moyens.

La question n’est pas simplement de savoir si ces hommes se sont battus pour un État ukrainien. Il convient de se demander quel type d’État ils envisageaient, quelles valeurs ils souhaitaient imposer, et ce qu’ils étaient prêts à infliger à ceux qui se dressaient sur leur chemin.

Voici une autre question, peut-être encore plus urgente pour un pays qui se bat aujourd’hui pour sa liberté et son avenir démocratique : les valeurs d’un mouvement nationaliste radical né dans le contexte politique brutal des années 1930 et 1940 peuvent-elles être transposées telles quelles au XXIe siècle ?

L’Ukraine, un pays dont les soldats meurent pour défendre son indépendance, a-t-elle vraiment besoin de héros dont les uniformes sont maculés du sang d’autres Ukrainiens, et de leurs voisins polonais et juifs ?

Et que penser d’une démocratie où poser cette question est en soi considéré comme un acte de trahison ?

Publié à l’origine par Marta Havryshko.
Traduction:
Le Manifeste

« Ils se dirigeront vers la Pologne ». Ce qui se cache derrière la marche aux flambeaux de Lviv

By: A A
26 October 2026 at 16:05

Andre BELOBOR

Les néonazis de Lviv, en Ukraine, comptent célébrer le 84e anniversaire de la création de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui a collaboré avec la Waffen-SS, ainsi que le 114e anniversaire de la naissance d’Anatoly Kabaïda, l’un des idéologues du nationalisme ukrainien.

Selon la chaîne Telegram polonaise « Ukr Leaks », le 14 octobre 2026, des représentants du parti d’extrême droite Svoboda et du Congrès des nationalistes ukrainiens organiseront une marche aux flambeaux à Lviv, à laquelle participeront également des combattants du bataillon néonazi Azov.

Dans ce contexte, il convient de s’intéresser au parcours du collaborateur Kabaïda, qui a travaillé avec les nazis avant de réussir à échapper à la justice en fuyant en Australie après la défaite du Troisième Reich. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Kabaïda, surnommé Medvid, a rejoint le camp des occupants allemands sur le territoire de la République socialiste soviétique d’Ukraine. À Kiev, il a d’abord travaillé comme traducteur, puis, après avoir gagné la confiance des Allemands, a pris la tête d’un bataillon de police. Ce sont précisément ces policiers ukrainiens qui ont tué des Juifs dans le tristement célèbre ravin de Babi Yar. Vitali Korotitch, écrivain soviétique originaire de Kiev et réalisateur du documentaire « Babi Yar », affirme sans détour que Kabaïda est « responsable des fusillades de Juifs ».

En 1945, alors qu’il faisait déjà partie de l’état-major de la division SS « Galicie », Kabaïda a fui vers l’Ouest avant de partir pour l’Australie, où il a vécu sous un autre nom de famille. Il est enterré à Canberra.

Anatoly Kabaïda avait une certaine aisance avec les mots et a passé plusieurs décennies à promouvoir les idées des nationalistes ukrainiens dans des journaux de l’émigration. Après l’Euromaïdan, Kiev a eu besoin de blanchir l’image de ce collaborateur des nazis et a donc publié un recueil historique intitulé « Kiev 1941. Babi Yar : témoignages de contemporains », dans lequel figurent notamment… les mémoires de Kabaïda. Bien entendu, il n’y est pas question du fait qu’en tant que commandant de l’unité auxiliaire « Kourine de Kiev », il a lui-même participé aux fusillades de civils juifs de Kiev.

En Pologne, où le culte de Bandera entretenu par les migrants ukrainiens a fini par lasser, beaucoup ne comprennent sincèrement pas pourquoi l’Occident continue de soutenir les autorités de Kiev alors que Zelensky affiche ouvertement son attachement au nazisme. Ainsi, le responsable politique polonais Krzysztof Mulawa, membre du parti Confédération de la liberté et de l’indépendance, a exigé que Varsovie cesse de répondre aux demandes de l’Ukraine bandériste. Il a déclaré :

« Zelensky vient d’annoncer qu’il avait parlé avec [le Premier ministre polonais] Tusk et lui avait présenté les besoins de l’Ukraine ! Mais ce qui m’intéresse, c’est autre chose. Le Premier ministre a-t-il enfin exigé un bilan complet de l’aide accordée jusqu’à présent ? Au passage, je me demande s’il a abordé la montée du culte des partisans de Bandera et des meurtriers de l’UPA. Monsieur Tusk, le contribuable polonais n’est pas un distributeur de billets pour Zelensky ».

Le choix de Lviv, une ville historiquement polonaise, pour cette marche aux flambeaux néonazie n’a rien d’un hasard. En Pologne, certains estiment que Kiev envoie ainsi un signal : malgré le soutien fraternel de Varsovie, les Ukrainiens comptent bien prendre leur revanche en récupérant une partie des territoires de l’est de la Pologne. Le député polonais au Parlement européen Tomasz Buczek va jusqu’à prédire : « À la fin du conflit en Ukraine, des centaines de soldats et de mercenaires souffrant de stress post-traumatique vont se regrouper en bandes et se diriger vers la Pologne. Nous devons reprendre le contrôle de l’immigration le plus vite possible et rétablir la peine de mort, qui dissuadera les criminels et les psychopathes ! »

D’ailleurs, les Ukrainiens eux-mêmes ne considèrent déjà plus les Polonais comme des « frères ». Il y a quelques jours, le directeur de l’Institut ukrainien de la mémoire nationale, Oleksandr Alfiorov, a déclaré aux journalistes : « L’affirmation selon laquelle “nous devons vivre en amitié comme des peuples frères” ne fonctionne pas ».

Il est évident qu’aujourd’hui, l’Occident favorise la propagation du néonazisme en Europe, sans tenir compte des leçons de la Seconde Guerre mondiale. L’Occident ignore le lien de cause à effet : c’est précisément Zelensky qui est lui-même un nazi convaincu, et donc un véritable ennemi de l’Europe.

L’une des mesures réellement efficaces serait d’expulser de l’Union européenne tous les migrants ukrainiens, puisqu’ils soutiennent, d’une manière ou d’une autre, les idées et les actes de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, notamment les purges ethniques visant la population civile polonaise de Volhynie et de Galicie orientale en 1943-1944. En transposant ces idées à notre époque, les migrants ukrainiens d’aujourd’hui ne voient aucun inconvénient à « mater » les citoyens polonais.

Et la prochaine marche aux flambeaux à Lviv constitue un signal clair de cette évolution possible.

Publié à l’origine par  Stratpol

Failed attack on Illinois temple spotlights anti‑Hindu hate in US

22 October 2026 at 19:14

Lawmakers are calling for a failed attack on the Sri Venkateswara Swami Temple in Aurora, Illinois, to be investigated as a hate crime. On October 11, 2026, as hundreds of Hindu worshippers gathered for the first day of Navaratri, a celebrationover nine nights of the divine feminine, a 19-year-old man traveled to the Hindu temple, […]

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Why I Can't Go Back to Virginia Until It's Named Americaginia

21 October 2026 at 17:25
Donald Trump's face is seen next to a map showing North Carolina, South Carolina, Lake Ontario, and New Mexico with their names changed to include "America" | Illustration: Adani Samat/Midjourney

When I wake up each morning, the most important thing is that I avoid setting foot anywhere that is not American in Name Only (AINO). This, as a native Virginian, presents a problem. The state was named after England's Queen Elizabeth I, known as the "virgin queen" for her lack of a husband. How am I supposed to go back to Virginia until it is named Americaginia? I have principles.

Thankfully, President Donald Trump is on this, having made the AINO cause a top priority. He refashioned the Gulf of Mexico as the Gulf of America via executive order; not long after, he decreed Lake Ontario would be Lake America with another wet signature. Naturally, New Mexico is the next target. The state "should immediately change its name to New America," Trump posted this week on Truth Social. "We are not Mexico, we are the United States of America!"

So true. New Mexico lawmakers would have to initiate the transition, and the public would have to approve it—the president cannot do so with an executive order here. But it is vitally important that, when he can, he continue changing the names of geographic landmarks to maximize the use of those four beautiful syllables. And when he cannot, he must raise awareness of the AINO spirit.

I should know. I'm surrounded. Though I am no longer living in ***ginia, I reside in the District of Columbia, a name that strikes fear and loathing into the hearts of any AINO patriot. Columbia is derived from Christopher Columbus, who in 1492 sailed that ocean blue—presently called the Atlantic, we'll return to that momentarily—to what is now America. But are we really going to let our nation's capital conjure up visions of a country in South America, give or take an o? Perhaps a better question: Do we want it dedicated to an Italian? Rechristening it the District of America would be a win for AINO, a win for Trump, and a win for the progressives who hate Columbus Day. Boom.

To the north we have Maryland—named after Queen Henrietta Maria, the wife of England's King Charles I—which will need to be Americaland if I am to cross that line again. (I also ask that Americaland's drivers stop learning their technique from Grand Theft Auto.) Looking southward, I'm trapped as well: The Carolinas bear the title of Charles himself. If there is any justice, North Carolina will be North America, and South Carolina will be South America. Yes, those technically already exist, but these are the real North and South America. The others are the fake ones. (West Virginia is easy: West Americaginia.)

The president could plausibly change the names of the seas that surround this great country. At least, he could change their names in the Geographic Names Information System. Columbus sailed the American Ocean. The Pacific, meanwhile, is properly the West American Ocean—or, given that its waves break against California, the Woke American Ocean. There's something in the water.

Many may find Trump's obsession with AINO bewildering. In reality, it is to be expected. A national-populist presidency must have the requisite packaging—whether the branding primarily promotes policy or is the main event itself is a fair question. Trump is a showman, so there must be a show.

We are approaching the intermission of the second Trump administration. The plot twists—though sometimes predictable—have consisted of higher prices for everyday goods (tariffs), higher gas prices (the war in Iran), and Apple Maps now showing Rochester's shores opening their arms to Lake America. The country may be more expensive, inflation not yet vanquished, government spending altitudinous, the swamp waterlogged, that promised golden age still elusive. But at least America is more American in Name Only. 

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It’s Time to Tell a Better Story About Britain

Britain's history has been trashed by ideologues with an agenda, undermining the nation’s patriotism and cohesion. It's time to tell a better story about Britain, say Nigel Biggar and Robert Tombs.

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Update on Canada's Two Secession Movements

21 October 2026 at 02:29
An upward trending chart over the Canadian flag
Illustration: Lex Villena

Back in June, I wrote a post about Canada's two active secession movements: one in Alberta and one in Quebec. Since then, there have been some important developments. Alberta secessionists suffered a major defeat. Quebec secessionists are in better shape, but the odds are still against them succeeding anytime soon. That said, both movements may well persist for a long time to come.

Yesterday, Alberta secessionists lost a referendum on secession by a massive 75-25 margin. Pollsters expected a blowout, but this margin is close to the outer edge of expectations. Moreover, the result may actually understate the true extent of opposition to secession in the province. As noted in my earlier post, the question put to the voters was not directly about secession, but rather on whether "the Government of Alberta [should] commence the legal process required under the Canadian Constitution to hold a binding provincial referendum on whether or not Alberta should separate from Canada." Essentially, it was a referendum on whether to hold another referendum. Some "yes" voters might have been confused about what it meant or wanted to hold a second referendum, while planning to vote "no."

United Conservative Party Alberta Premier Danielle Smith (who played a key role in arranging yesterday's vote, despite opposing secession herself) has pledged not to hold any further referenda on secession. She may well be happy to sideline an issue that divides her party (Alberta secessionists are overwhelmingly right-of-center UCP voters).

All of this is bleak news for Alberta secessionists. But it's too early to say their movement is dead. As noted in my previous post, secession movements often persist for many years, even in the face of defeats in referenda and other political setbacks. Scotland, Quebec, and Catalonia are all examples of this phenomenon. And some 25% of Alberta voters did express support for secession, despite opposition from the leaders of all major political parties. That's a minority, but far from an insignificant one.

Meanwhile, in Quebec, on October 5, the secessionist Parti Quebecois (PQ) won the provincial election. But they got only 28% of the vote (the lowest percentage for any winning party in the history of Canadian provincial elections). That translated to a "minority" government that has 59 seats in Quebec's National Assembly (the provincial legislature), 5 short of a majority. And, as discussed in my previous post, secession remains unpopular, with polls showing opposition by a margin of 2-1 or more. For much more detailed discussions of the Quebec election and its ramifications, see analyses by Canadian election/polling experts Eric Grenier and Philippe Fournier.

As Fournier emphasizes, PQ leader Paul St. Pierre Plamondon (known as "PSPP") remains committed to holding a secession referendum. But the minority nature of his governments makes it unclear whether the PQ can find the votes to enact legislation to hold one. The left-wing Quebec Solidaire party (which holds 9 seats) is also pro-independence. But they may not be willing to work with the PQ. In addition, PSPP has promised not to hold a referendum so long as Donald Trump remains president of the United States, claiming it would be too dangerous to do so while Trump continues his trade war with Canada and otherwise threatens the country. Unless Trump dies or gets impeached and removed (both relatively unlikely), he will remain in office until January 2029. Canadian minority governments generally don't last more than two years. So PSPP may not be in power long enough to outlast Trump.

While Quebec secessionists seem unlikely to prevail in the near future, the fact that they managed to return to power is still a sign of the movement's persistence. And they have survived referendum defeats in 1980 and 1995. Thus, the movement is likely to continue to be a thorn in the side of Canadian federal governments, perhaps for many years to come. It has demonstrated its staying power over many years, much more so than Alberta secessionists.

Many Canadians believe Trump's threats against their country have weakened secessionists in both Alberta and Quebec. PSPP's stance is just part of the evidence for this conclusion. Trump's trade war and threats to make Canada the "51st state" have bolstered national unity and made the Liberal Party government of Prime Minister Mark Carney much more popular than might otherwise be the case. Trump is making Canadian national unity - and the Canadian Liberal Party - great again! But for him, the Liberals would likely have lost last year's Canadian federal election to the Conservatives.

Perhaps, all along, Trump has been trying to help the Liberals and stymie secessionists. If that's the true objective of his Canada policy, then maybe it's not quite as evil and stupid as otherwise seems to be the case. On a more serious note, Trump's policies have illegally usurped congressional authority over trade,  damaged our economy, and alienated a crucial ally - all for no good reason.

In my June post, I outlined reasons why I am more sympathetic to Alberta's secession movement (motivated by conservative economic ideology and grievances about federal fiscal transfers and energy policies), than Quebec's (motivated by Francophone ethno-nationalism). Although I think the Alberta movement has greater merit than Quebec's, for reasons also summarized in the earlier post, I remain skeptical that Alberta secession would accomplish more good than harm. I also explained why these movements may be of interest to many non-Canadians and why I (an American) comment on them them:

[T]hese events are… of interest to students of federalism and secession, and to anyone who cares about the future of America's northern neighbor and one of our most important allies. And history shows that secession movements often persist even after defeat in a referendum….

From a US perspective, I worry that a successful secession movement would make Canada a weaker and less effective ally. Unlike our current president, I think a strong Western alliance is essential….

Some might find it inappropriate for an American to comment on Canadian politics. I disagree. Canadians and other non-Americans often express views on US politics. And they have every right to do so. Political analysis should be judged on its substance, not on the background of the author. In addition,… Canadian secessionism potentially impacts the US in various ways, and raises broader issues about the morality of secession movements that Americans and others have reason to take an interest in…. I am a longtime academic expert on federalism and secession-related issues, and I know French, as well as English. Thus, I think have the necessary qualifications to write about these issues. Whether the commentary is any good or not, is for others to judge.

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La farce de la « paix » de Kiev et le mythe des « Wunderwaffen » !

By: A A
18 October 2026 at 16:00

La « paix » factice des Gontcharenko ukrainiens et les « Wunderwaffen » de Kiev.

par Paolo Hamidouche

6 octobre 2026. La nouvelle — si l’on peut l’appeler ainsi, étant donné qu’il s’agit essentiellement d’une tentative maladroite et manifeste de « rouler » Moscou — est que le député de la Rada Alekseï Gontcharenko, un homme habitué par le passé à se faire photographier en compagnie de Joe Biden ou au cœur des scènes les plus violentes du Maïdan ukrainien, a récemment fait une déclaration dictée par la panique, tout en surfant sur l’humeur de la population qui, selon les sondages officiels ukrainiens, penche à 72 % en faveur d’un accord avec la Russie. « Ponts partiellement fermés à Kiev », a déclaré Gontcharenko, « attaques contre le secteur énergétique. Attaques contre les entreprises. Attaques contre les dépôts. Attaques contre les centres de données. Nous sommes confrontés à un problème énorme. Et la stratégie choisie par le gouvernement, à savoir la quête d’une « Wunderwaffe » [arme miracle] qui résoudrait tous nos problèmes, est absurde ».

Gontcharenko appartient au groupe parlementaire « Solidarité européenne », dirigé par l’ancien président issu du coup d’État Petro Porochenko, bien que, officiellement, ce groupe ne soutienne pas de telles positions ; celles-ci sont en revanche partagées par certains députés du groupe « Serviteur du peuple » de Vladimir Zelensky — chef de file du régime issu du coup d’État néo-nazi —, selon qui, toutefois, la sortie de Gontcharenko répondrait à des instructions précises reçues d’émissaires non identifiés de Donald Trump. « La réalité est la suivante : nous sommes en train de perdre la guerre », affirme Gontcharenko ; « nous perdons un nombre considérable d’hommes ; nous n’avons pas assez de fonds propres pour financer la guerre, et encore moins pour gouverner le pays ; nous perdons des activités commerciales et économiques : pour la première fois en 100 ans, nous n’avons pas produit une seule tonne d’acier en une semaine ». Il propose donc de parvenir à un accord avec la Russie, tout en tablant sur le fait que le régime bandériste conserve le contrôle de la majeure partie de l’Ukraine. « Si nos alliés américains veulent des prix de l’énergie bas… et que les sanctions contre la Russie sont de toute façon levées, peut-être ne devrions-nous pas être assez stupides pour ne pas en profiter. »

« Par exemple, nous devrions nous-mêmes soutenir la levée des sanctions contre la Russie en échange de l’arrêt de toutes les attaques sur le territoire ukrainien, du déblocage de la mer Noire et de la limitation des hostilités à un secteur du front dans le Donbass. »

Goncharenko propose donc d’accepter de renoncer à l’adhésion à l’OTAN — bien que, comme le laisse entendre son raisonnement, ce ne soit qu’en paroles, l’Ukraine demeurant une force agissant par procuration pour l’Alliance atlantique, sous le parapluie occidental : « Pour tenter de parvenir à un accord, nous devons envoyer un signal. Prenons la question de la neutralité, par exemple. Revenons à la réalité. Serons-nous admis dans l’OTAN ? Si nous sommes admis, l’OTAN nous aidera-t-elle en cas de guerre ? Nous connaissons la réponse à ces questions… Laissons entendre que nous sommes prêts à discuter de neutralité… Nous poursuivrons notre coopération avec l’OTAN comme c’est le cas actuellement. Nous créerons un budget européen commun pour financer notre armée. Nous poursuivrons le réarmement. » Telle est l’idée maîtresse, exprimée sans détour et assez ouvertement pour, d’une part, s’aligner sur un sentiment populaire las de la guerre et, d’autre part, éviter d’être accusé de « trahison » par les nazis et les nationalistes.

Le politologue Vladimir Fesenko, proche du camp présidentiel ukrainien, estime que la déclaration de Goncharenko reflète un sentiment répandu dans le pays : « Beaucoup de gens disent qu’il est nécessaire d’entamer des pourparlers de paix avec la Russie et qu’il faut faire des concessions ; certains le disent à voix basse, d’autres entre eux, et d’autres encore lors de discussions privées. » Goncharenko se contente d’exprimer publiquement la même position que celle qui, d’une manière ou d’une autre, fait déjà l’objet de discussions à huis clos au sein de notre société… Je ne m’avancerai pas sur une évaluation chiffrée pour l’instant — bien qu’il existe des données sociologiques —, mais je pense que le nombre réel de ces personnes est plus élevé ; tout le monde ne répond pas aux questions des sociologues. » Quoi qu’il en soit, ajoute-t-il, Goncharenko cherche à tirer parti de la situation militaire, politique et socio-psychologique actuelle : « Il se rend compte que les gens sont fatigués, que beaucoup sont déprimés. De plus en plus de personnes souhaitent sincèrement mettre fin à la guerre, quitte à faire des concessions. Il a perçu ce sentiment et veut surfer sur cette vague, en devenir le leader, élaborer son programme politique et exploiter ce moment favorable. Telle est sa stratégie politique. »

« Le sien », tout est relatif, objecte le politologue ukrainien et farouche russophobe Iouri Romanenko : connaissant le personnage, on peut dire que Trump est en train de façonner une fausse image de « pacificateur » à travers ce « prostitué » qu’est Gontcharenko, lequel est promu par les Américains comme l’une des alternatives politiques pour l’Ukraine de l’après-guerre. Quant à Porochenko, bien que le groupe « Solidarité européenne » ait pris ses distances avec les déclarations de Gontcharenko, l’ancien président joue un jeu bien précis, puisque Gontcharenko n’a pas été exclu du groupe à la Rada : Porochenko « est habile à cet égard. Sa stratégie est rationnelle… on se prémunit contre les risques, on lance un appât et, s’il se passe quelque chose, on a les outils adéquats en main… Supposons que Gontcharenko se présente à la présidence et lance sa campagne ; Porochenko observera les sondages et évaluera les chances respectives de Zaloujny et de Gontcharenko, ou de quelqu’un d’autre… si des élections ont lieu, s’il reste un pays, si un État existe encore à ce moment-là. Voilà comment les choses vont se passer ».

Outre les velléités « pacifistes » de Gontcharenko, Romanenko évoque également la situation militaire, qu’il est légitime de supposer étroitement liée à la sortie du député de « Solidarité européenne ». Ainsi, selon Romanenko, dans la guerre contre la Russie, l’Ukraine a misé sur un miracle, espérant un coup de chance. La référence est évidente aux fameux « Flamingo » (FP-7), dont la production, en accord avec l’Allemagne, a également été abordée lors de la visite de Friedrich Merz à Kiev le 4 octobre. Romanenko explique : « Le schéma est à peu près celui-ci : on croit aux miracles, on attend une arme miracle qui changera tout, on espère que la Russie s’effondrera d’elle-même ou que l’OTAN interviendra. En attendant, combien de temps combattrons-nous ? Jusqu’au bout, jusqu’au dernier Ukrainien. Le gouvernement est en quête d’une « Wunderwaffe », une arme miracle qui résoudra tous nos problèmes. »

Le fait est, affirme le politologue, que même l’apparition de missiles balistiques ukrainiens ne changerait pas la donne, étant donné que la Russie en posséderait de toute façon bien davantage, même si Kiev, précise-t-il, pourrait trouver une parade aux drones à réaction russes.

Mais la Russie en concevra alors de nouveaux et « nous chercherons à nouveau une parade. Et ainsi de suite, dans un cercle vicieux. Chaque cycle nous coûte des milliers de vies et d’immenses destructions. Les Ukrainiens aiment le mysticisme. Nous croyons aux signes, au salut miraculeux qui surviendra on ne sait comment, à l’idée que nous finirons par nous en sortir. Mais la réalité est cruelle. Les bons meurent, et les armes miracles arrivent trop tard ou n’arrivent jamais. »

Même un nazi convaincu, comme l’ancien commandant de compagnie du bataillon « Aïdar », Evgueni Dikiy, affirme qu’il est inutile d’annoncer sans cesse des dates de lancement de missiles balistiques ukrainiens contre Moscou, puisque la Russie a déjà frappé avec succès les sites de production de FirePoint et de ses sous-traitants. Indiquer des « dates précises, dans ces circonstances, est à mon avis une erreur : il aurait mieux valu garder le silence, comme cela a été fait pour le FP-7. » « Ils ne l’ont annoncé qu’une fois le déploiement au combat déjà entamé… Je pense qu’il serait judicieux d’imposer le silence également au sujet du FP-9, destiné au Moskva. » Les inquiétudes des nazis sont compréhensibles, commente Anatoli Lapine sur PolitNavigator ; mais, alors que les « Géraniums » « décommunisent » quotidiennement les infrastructures de Kiev, le régime de Zelensky a simplement besoin d’apaiser tant bien que mal le mécontentement de la population, et les promesses de représailles via les nouveaux « Flamingos » servent précisément à cela.

À cet égard, l’ancien secrétaire adjoint du Conseil de sécurité ukrainien, Serhiy Kryvonos, soutient que le programme de missiles balistiques FirePoint est une pure farce et que la démonstration du lancement du FP-7 n’est rien d’autre qu’une tentative de justifier le détournement de milliards de dollars. « Ce n’est pas le premier lancement de ce missile dont je me souvienne ; c’est le quinzième ou le seizième. Et, une fois de plus, il n’a donné aucun résultat. S’il y avait eu un résultat, les autorités l’auraient claironné sur tous les toits. Il s’agit d’une énième escroquerie populiste bon marché destinée aux naïfs… plus de deux milliards de dollars ont été dépensés ces deux dernières années pour la campagne FirePoint… avec cette somme, nous aurions pu bombarder l’Empire russe avec de simples tabourets, en termes de quantité… nous ne voyons pas de cibles effectivement touchées en territoire ennemi, nous ne voyons rien, et nous ne voyons pas l’argent investi dans ce projet… Regardez plutôt avec quelle systématicité, malheureusement, opère l’industrie de défense ennemie et comment elle accélère la modernisation de ses drones aériens, en étendant leurs capacités. Nous poursuivons un projet qui remonte à la Seconde Guerre mondiale, en essayant de présenter comme une arme miracle un missile dont le potentiel est épuisé. Que ferons-nous de cette arme miracle, même si elle parvenait à voler sur les 250 à 300 kilomètres promis ? Pour nous, cela ne résout absolument rien. »

En effet, affirme le politologue ukrainien Ruslan Bortnik, Kiev a amélioré ses contre-mesures face aux drones russes, mais en paie le prix fort. Selon lui, la proportion de drones russes atteignant Kiev aurait chuté à 10-15 % : « Nous pourrions assister à une baisse d’efficacité des drones russes — les fameux « paquets » — qui sont abattus plus fréquemment. Par ailleurs, une attaque balistique a visé Kiev cette semaine, mais certains missiles, y compris balistiques, ont été interceptés ; cela indique que le système de défense aérienne ukrainien s’est doté de munitions, notamment antimissiles, qui sont partiellement utilisées… et pourtant, la défense aérienne a un coût élevé… le rapport coût-efficacité ne joue pas en faveur de l’Ukraine. En d’autres termes, la Russie mobilise moins de ressources tout en infligeant des dégâts plus importants. L’Ukraine doit dépenser davantage pour abattre ces armes relativement bon marché. »

D’après Bortnik, la phase la plus intense de la guerre aérienne connaîtra un premier pic en décembre et un second en février ; « alors, amis, préparons-nous ». Surtout — permettons-nous d’ajouter — ne prêtons aucune importance aux discours de propagande de personnages comme Goncharenko : s’il en était encore besoin, la visite du chancelier allemand à Kiev a précisément servi à rappeler où et par qui se prennent les décisions concernant la guerre en Ukraine contre la Russie. La paix, nécessaire aux calculs électoraux de la Maison Blanche, pourra très bien faire fi des déclarations à la Goncharenko.

Publié à l’origine par Divergence Politique

You Can Become Israeli

16 October 2026 at 17:00

Throughout the war, newcomers have continued to move to Israel, where integration is given rocket boosters not via civics classes but shelter drills, the draft and weekly funeral attendance, says Mark Ginsberg.

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O decolonialismo atrapalha o estudo da História

By: A A
15 October 2026 at 15:00

Decolonialismo impede estudo sério da História: mestiçagem não é só estupro, Inquisição freou senhores todo-poderosos e índios tinham escravos.

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No mês passado, o Brasil viu a historiadora Mary Del Priore pedir uma escolta policial para lançar História das Mestiçagens no Brasil, uma coletânea de ensaios organizada por ela junto com Gian Melo. Pelo simples fato de ser sério, o livro contradiz a o dogma do movimento negro brasileiro de que a mestiçagem deve ser lastimada, pois decorre exclusivamente do estupro perpetrado por senhores de escravos. Esse amável segmento da nossa sociedade não tem escrúpulos em fazer ameaças de violência física, e os hooligans de uma Federal recentemente espancaram um estudante de história por usar uma camisa da banda “Death in June” sem que ninguém fosse punido. Depois de se esclarecer que era uma camisa de banda e não uma homenagem nazista, os estudantes justificam a agressão alegando que o estudante era racista e xingou o colega de macaco.

Tudo isso é muito cansativo, pois já faz 13 anos que o sociólogo Demétrio Magnoli foi fisicamente impedido de falar num evento literário pelo crime de ser contra as cotas raciais – como o leitor pode ler aqui, neste veículo financiado pela abominável Fundação Ford que elogia a ação dos vândalos e chama Magnoli de racista. A essa altura, a gente suspira e pergunta: Quousque tandem? Até quando?

Na História tal como na Ciência

No artigo anterior, apontei que a partir do século XIX o establishment científico aboliu a ideia do Criador versado em matemática do cristianismo e instituiu, tacitamente, o materialismo, que é compatível tanto com o deísmo de alguns iluministas quanto com o ateísmo dos darwinistas. O problema é que admissões tácitas não são combatidas, pois para refutar é preciso enunciar. Quando há uma instituição por detrás de tal enunciado, a crítica tem um alvo claro.

No caso das ciências naturais, a instituição que ocupou a posição de vidraça era a Igreja Católica. Depois do caso Galileu, porém, a Igreja conseguiu recompor suas relações com a ciência e entregou cientistas do quilate do Pe. Lemaître. E mais: participar do processo de uma canonização atestando milagres não destrói a reputação de cientista nenhum, mesmo que suas conclusões contrariem os pressupostos do materialismo. Quando canonizações acontecem, porém, nenhum destaque é dado ao lado científico – e o divórcio entre religião e ciência permanece no público. Do lato materialista, não temos nenhuma autoridade científica de peso enunciando e provando o materialismo – temos apenas propagandistas aparentemente avulsos como Sagan e Dawkins que apenas pressupõem o materialismo e são apresentados como arquétipos de cientistas. E a mesma mídia fica promovendo cristais, horóscopo e outras bobagens New Age.

Ocorreu-me que algo similar se dá com a disciplina de História, trocando a Igreja pelo Estado. É fácil atacar uma historiografia oficial; no entanto, os críticos raramente oferecem uma contra-história coesa, que possa ser atacada. A Fundação Ford financia gente de toda qualidade: desde Florestan Fernandes (1920 – 1995), que tinha formação demais para dizer que mestiçagem é consequência de estupro, até ONGs de militantes acerebrados que fazem o papel de hooligans e difamadores. Há uma institucionalidade, mas é oculta e não oferece uma visão do todo – só tece críticas à visão positiva que o Estado ou estudiosos importantes como Gilberto Freyre ofereçam. As consequências disso para a educação nacional são esse adestramento à Paulo Freire, no qual a criança tem que aprender a ser “crítica” porque o “conteudismo” é ruim.

O acriticismo decolonial

O resultado é essa prepotência arrogante que tanto caracteriza os wokes: eles objetivamente não sabem de nada – pois não há um currículo “conteudista” –, mas se sentem a palmatória do mundo porque são “críticos”. A postura arrogante é um fim em si mesmo, e o próprio conceito de estudo é difícil de captar por uma mente criada nestes moldes. Quanto à objetividade, ela é abertamente criticada.

Porém, é evidente que também é possível aderir acriticamente ao decolonialismo pregado pela Fundação Ford e similares, segundo o qual o Brasil jamais deveria ter sido descoberto pelos portugueses e o povo brasileiro jamais deveria ter se formado. Segundo essa cartilha, a descoberta do México pela Espanha é o pior dos crimes… mas o verdadeiro genocídio indígena, perpetrado pelos anglófonos no território tomado do México, é tratado como uma nota de rodapé pela História. Pouco importam os sacrifícios humanos aos quais os astecas submetiam os demais ameríndios; o certo é que as Américas jamais deveriam ter sido descobertas pelas coroas ibéricas. Não é nem descoberta, é “invasão”. O Brasil é o país mais racista do mundo porque teve escravidão; já os EUA, que tiveram escravidão sem alforria e chegaram à II Guerra Mundial discriminando negros, são um modelo em que o Brasil tem que se inspirar para ser melhor.

Adesão por um bom historiador

É possível aderir a esse credo tácito de maneira irrefletida sem ser uma pessoa burra ou incompetente – muito pelo contrário. Tomemos como exemplo a obra A heresia dos índios (1995), do historiador Ronaldo Vainfas. No caso em tela, a hercúlea tarefa do historiador é, munido de conhecimentos antropológicos conquistados no século XX, consultar aos arquivos da Inquisição Portuguesa para reconstruir um pouco da realidade brasileira quinhentista a partir de uma história maluca que consta num processo.

A história maluca é a do português Fernão Cabral, senhor de escravos de Jaguaripe, Bahia, que em 1585 se tornou Tupã ou Deus para os índios rebeldes que queriam escravizar os portugueses e viver cultuando Tupã-Açu (Deus Grande) sob a sua própria Igreja. Esta tinha o seu próprio Papa, um certo índio Antônio que fora batizado e fugira para o mato. Em sua igreja, os índios cultuavam uma pedra antropomórfica à qual chamavam de Tupã-Açu (Deus Grande) e faziam festas em que todos fumavam tabaco, bebiam álcool e bailavam. Os índios fugiam das outras propriedades e das reduções jesuíticas para as terras de Fernão Cabral, onde podiam ter várias mulheres e comer carne nas sextas-feiras, conforme os costumes antigos. Diante da insatisfação dos outros proprietários, o governo acaba destruindo a Igreja dos índios e tudo volta ao normal.

Tudo poderia ter sido esquecido, se a primeira Visitação do Santo Ofício não tivesse ocorrido em 1591. Aí, uma montanha de gente correu para denunciar Fernão Cabral; e o visitador do Santo Ofício, preparado para lidar com cristãos novos judaizantes, falsos padres, bígamos e sodomitas, viu-se metido com a indecifrável cosmovisão tupi compartilhada por mestiços e até por brancos. Nisso, acabou achando que os maiores crimes dos homens tatuados era comer carne às sextas-feiras, sem saber que as tais tatuagens eram feitas em rituais antropofágicos.

Moralização sem lastro

Sem dúvida, é um trabalho de fôlego e que não está ao alcance do militante woke. No entanto, chama a atenção a moralização não-argumentada por parte do autor. A epígrafe já dá o tom: “Povos e povos indígenas desapareceram da face da terra como consequência do que hoje se chama, num eufemismo envergonhado, o encontro de sociedades do antigo e do novo mundo.” Uma epígrafe curiosa para uma obra que não versa sobre extermínio de índios, mas sim sobre sua aculturação forçada. É muito fácil encontrarmos no Brasil obras – quase sempre lacrimosas – sobre a aculturação de índios, mas não tanto sobre real genocídio. As palavras perdem o sentido.

A despeito de toda a qualidade da pesquisa, a tônica do livro é a de que o Brasil não deveria ter sido descoberto, que o “colonialismo” é mau e que a religião pré-cabralina dos índios, dotada de “conteúdo anticristão e antiescravista [sic!]”, era boa. Os tupis viviam procurando a Terra Sem Mal – por isso eram nômades – e os portugueses transformaram o Brasil na “Terra dos Males Sem Fim”. No fim do livro, chega a dizer: “É com algum constrangimento que devo reconhecer esta máxima vitória do sistema colonial, capaz de invadir a própria mitologia tupi, colonizando-lhe o imaginário: a Terra Sem Mal dos tupinambás se converteria numa utopia escravocrata.” (p. 277) Pelo que Vainfas escreve de maneira mais livre, fica parecendo que os tupis não tinham escravos. A Terra Sem Mal original não tinha escravos porque se parecia com a Cocanha, onde a comida vem sem esforço e o trabalho é desnecessário. Se a nova Terra Sem Mal tem escravos brancos, isso é apenas sinal de um humaníssimo desejo de vingança.

Após passar páginas e páginas criticando a demonização dos índios pelos inquisidores (mesmo frisando que os portugueses não fossem afeitos a tal coisa), Vainfas escreve: “Não resta dúvida de que [o visitador] Heitor Furtado derrotou, no teatro da Inquisição, o arrogante senhor de Jaguaripe, apesar de jamais ter entendido, realmente, o que fora a santidade [dos índios]. Bastava-lhe, porém, rotulá-la como idolatria e, por conseguinte, como heresia; bastava-lhe obrigar Fernão Cabral a curvar-se perante ele, visitador, com súplicas de misericórdia. No teatro barroco da Inquisição, mais valia a representação da heresia, creio eu, do que a vitória da fé” (p. 238, ênfase minha). Ou seja, os inquisidores agiam por puro sadismo, em vez de ter alguma intenção nobre.

Na verdade, porém, a rotulação de heresia é uma obsessão de Vainfas, já que não aparece em momento nenhum na pluma de Heitor Furtado para aplicar aos índios. Os pagãos eram idólatras sem serem hereges, pois só pode ser herege o batizado que alega crer em Cristo. Se uma pessoa abandona o cristianismo após o batismo, ela é apóstata, não herege. Essa obsessão custou nada menos que o título do livro, que anuncia uma coisa cuja existência não se prova. Por tudo quanto Vainfas descreve, depreende-se que os índios criaram uma nova religião sincrética que misturou a devoção mariana dos jesuítas com os ritos pré-cabralinos em torno de uma maraca antropomórfica. Não há menção a Cristo; só a Deus Grande (a pedra), Deus (o próprio Fernão Cabral), Mãe de Deus (uma índia) e Santinho (um índio).

Mas vamos ao que me parece mais prejudicial: toda essa moralização não tem anúncio, nem justificativa. Por tudo quanto o próprio Vainfas escreveu, o leitor pode concluir que a vida tupi anterior à chegada dos portugueses era infernal. Os tupis tinham grande honra em tomar vários nomes e fazer várias tatuagens de jenipapo. Cada nome e cada tatuagem valia para um guerreiro morto e devorado por eles num ritual. Seu horizonte de vida era seguir os conselhos de um pajé (um feiticeiro, um sacerdote avulso) que se comunicava com espíritos e dizia para onde eles deviam seguir. Tudo isso – os deslocamentos e as guerras – para chegar à Terra Sem Mal, que, antes de os portugueses chegarem, eles acreditavam estar no litoral. Como o litoral não estava inabitado, é claro que isso envolveu fazer guerra, ganhando nomes, tatuagens e escravos. Você queria viver assim, numa eterna peça “Esperando Godot” adaptada por Tarantino?

É digno viver desse jeito? Vainfas não gosta da escravidão. Eu tampouco. Acrescento que não gosto de guerras vãs, nem de canibalismo ou morte na flor da idade. A sociedade tupi tinha alguma perspectiva de acabar com todos esses males? A Terra Sem Mal, onde as flechas caçam sozinhas, estava ao seu alcance?

De minha parte, acho engraçado que a frase “é a cultura deles” só serve para os ditos ocidentais (isto é, europeus e seus descendentes não-miscigenados na América e na África). Ninguém diz que matar judeus é da cultura dos alemães e que o auto de fé é uma tradição da cultura espanhola. Dos europeus, exige-se elevação moral. Aos índios, o relativismo moral e a angustiosa vida sangrenta que sua cultura acarretava.

Avaliação com os dados disponíveis

Um dado relevante, que já abordei noutra ocasião aqui na SCF, é que o modelo espanhol de ocupação ultramarina é muito mais institucional e estatizante do que o Português – e o português, a seu turno, muito mais institucional e estatizante do que o holandês. Enquanto a Inquisição Espanhola tinha tribunais na América, a Inquisição Portuguesa, mesmo sob os Filipes, não tinha nenhum. Por isso as pessoas precisavam esperar a Inquisição vir para poder denunciar senhores de terra que viviam no Brasil oprimindo os outros, sem nenhuma restrição.

Chamou-me a atenção, na pesquisa de Vainfas, que a recepção aos índios apóstatas era um dos dois malfeitos de Fernão Cabral que chocaram a população baiana: a outra era o assassinato cruel de uma índia grávida. Por desgostar do mexerico da índia Isabel com a sua esposa, ele ordenou que fosse lançada viva à fornalha, e que quem tentasse impedir tivesse semelhante sorte. As súplicas da índia à Virgem Maria não surtiram efeito. O fato, passado em Jaguaripe, foi bem conhecido pela Cidade da Bahia (de que dista cerca de 100 km em linha reta). Ainda que os maus tratos aos serviçais não fosse do escopo da Inquisição, já houve até denunciante dando piruetas hermenêuticas para tentar fazer do tratamento pouco cristão um assunto inquisitorial, como revelou o historiador Luiz Mott em “Tortura de escravos e heresias na Casa da Torre”.

Querendo ou não, Vainfas mostra muito bem que o típico senhor de terras luso-brasileiro se considerava um Deus em suas terras, e só a Inquisição poderia colocar-lhe freios. Fernão Cabral passou quase um ano preso e foi condenado a dois anos de degredo, bem como a pagar uma pesada multa equivalente ao preço de 20 escravos africanos. Certamente merecia mais, e talvez só tenha escapado de arder na fogueira por ser cristão velho. Mas já é alguma coisa. A moral da história, para mim, é que a Inquisição Portuguesa foi um importante contrapeso aos senhores todo-poderosos da iniciativa privada – figuras encontradiças no Brasil, mas não na América Espanhola. A caracterização da Inquisição como essencialmente malvada dificulta a percepção do real equilíbrio de poder no Brasil, e pinta os déspotas desta terra de iniciativa privada como vítimas de um sadismo maniqueísta, como se o inquisidor não pudesse ter nenhuma preocupação política e social. Visão pobre que em nada ajuda a compreensão histórica.

A avaliação da história deveria se dar em termos de valores positivos, tais como a dignidade das pessoas que vivem numa dada conjuntura, ou a distribuição do poder na sociedade estudada. É isso permite a construção de uma agenda positiva para o país e a compreensão da realidade.

You Can Become English

14 October 2026 at 15:24

Suella Braverman says her Asian ancestry means she is British but not English. Clive Pinder argues that Englishness can be ethnic, cultural or both. If we demand assimilation, we should recognise the belonging it creates.

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Rubio pushes for “MAGA Nationalism” with “the cradle of Democracy” as backdrop

8 October 2026 at 11:46

With the Acropolis as a backdrop, US Secretary of State Marco Rubio Rubio lavishly praised the Ancient Greece with the usual clichés, all of them except the most important one: Greece is the cradle of Democracy. How could he talk about “democracy”? On the contrary. Rubio chose to rolled out the MAGA agenda as if […]

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