❌

Reading view

The Guardian view on the far right’s plans for Brussels: doing the work of Xi, Putin and Trump | Editorial

If ever enacted, proposals by Marine Le Pen and the AfD leader, Alice Weidel, to hollow out EU institutions would be a continental act of self-harm

Following the Brexit referendum in 2016, Marine Le Pen was in a predictably celebratory mood. Britain’s vote to leave the European Union, she told one interviewer, was the first breach in the “Brussels Wall”. Ms Le Pen’s Front National party was at that point committed to taking France down the same path, given the chance. But as the UK’s self-inflicted economic wounds became a cautionary tale for the rest of Europe, the notion of Frexit was put on ice.

Instead, Ms Le Pen now hopes to lead far-right allies in hollowing out the EU from within. This month, both she and the leader of Alternative für Deutschland, Alice Weidel, outlined their visions of a “Europe of nations” in which EU institutions would be stripped of both cash and power. Ms Weidel’s “new deal for Europe” would abolish elections to the European parliament, and seek German opt-outs in areas such as migration, defence and common borrowing. Ms Le Pen’s party, now called National Rally, proposes slashing French contributions to the EU budget by 60% over a five-year presidential term, and ending the role of Brussels in proposing common policies for the 27 member states.

Do you have an opinion on the issues raised in this article? If you would like to submit a response of up to 300 words by email to be considered for publication in our letters section, please click here.

Continue reading...

© Photograph: Christophe Petit-Tesson/EPA

© Photograph: Christophe Petit-Tesson/EPA

© Photograph: Christophe Petit-Tesson/EPA

  •  

« Gloire aux héros ! » : Le culte de l’OUN et de l’UPA dans l’armée ukrainienne

Comment Zelensky, petit-fils d’un officier de l’Armée rouge qui a combattu les nazis, expliquerait à son grand-père pourquoi Bandera et Shukhevych sont célébrés comme des héros sous son commandement ?

Hier, le 14 octobre, l’Ukraine a commémoré la fondation de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA). Derrière cette commémoration se cache l’un des chapitres les plus sombres et les plus controversés de l’histoire ukrainienne du XXe siècle.

par Marta Havryshko

L’UPA était la branche armée de la faction Bandera de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), qui a vu le jour au début de l’année 1943 dans les régions de Volhynie et de Polissia. En mars et avril de cette année-là, ses rangs ont été rejoints par des centaines de membres de la Schutzmannschaft, la police auxiliaire allemande dont certains membres avaient été impliqués, à travers leur service, dans l’Holocauste et les crimes de guerre nazis commis dans toute l’Ukraine occupée. Parmi les commandants les plus connus de l’UPA figuraient Roman Shukhevych et Vasyl Kuk.

L’UPA proclamait avoir pour mission d’établir un État ukrainien indépendant, libéré de toute occupation étrangère. Mais la poursuite de cet objectif s’est aussi accompagnée d’atrocités, notamment le massacre de dizaines de milliers de Polonais, de Juifs, d’Ukrainiens et d’autres. Ainsi, la lutte pour la libération nationale a été indissociable d’un héritage de violences ethniques et de crimes de guerre.

Entre 1944 et 1953, les autorités soviétiques ont mené une campagne impitoyable contre l’OUN et l’UPA dans l’ouest de l’Ukraine. Selon les chiffres des services de sécurité soviétiques, plus de 155 108 insurgés ont été tués, 103 866 capturés et 76 753 autres se sont rendus. Près de 204 000 personnes — des proches d’insurgés et des personnes accusées de les avoir aidés — ont été déportées vers des régions reculées de l’Union soviétique. La répression soviétique a été brutale et écrasante. Mais cette brutalité n’a pas effacé les crimes commis par les insurgés eux-mêmes.

Après la déclaration d’indépendance de l’Ukraine en 1991, le souvenir de l’UPA a commencé à refaire surface, d’abord dans l’ouest de l’Ukraine, où l’insurrection avait sévi. Ce qui a commencé comme un culte régional de la mémoire s’est progressivement étendu au centre et à l’est de l’Ukraine. Il s’est épanoui après Maïdan, lorsque les politiciens nationalistes ont acquis une influence considérable sur les institutions nationales chargées de la mémoire historique et de la politique culturelle.

Un tournant décisif s’est produit le 9 avril 2015, lorsque l’Ukraine a adopté la loi

“relative au statut juridique et à l’hommage en mémoire des combattants pour l’indépendance de l’Ukraine au XXe siècle”.

Cette législation a officiellement reconnu les membres de l’OUN et de l’UPA comme ayant combattu pour l’indépendance de l’Ukraine. Ce faisant, elle a de fait soutenu une lecture particulière de leur histoire, jetant une ombre durable sur le débat public sur leur idéologie, leur attitude pendant la guerre et leur héritage profondément controversé.

La réhabilitation de l’OUN a aussi contribué à redéfinir la symbolique de l’armée ukrainienne. Sous la présidence de Petro Porochenko, le salut de l’OUN, “Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros !” est devenu son salut militaire officiel. Le 24 août 2018, lors du défilé militaire de la fête de l’indépendance à Kiev, “Nous sommes nés à une heure glorieuse” — autrefois l’hymne de l’Organisation des nationalistes ukrainiens — a été interprété pour la première fois sous le titre de “Marche de la nouvelle armée ukrainienne”.

Les symboles d’un courant nationaliste radical, dont l’histoire est inextricablement liée au fascisme, à la collaboration avec l’Allemagne nazie, au nettoyage ethnique et aux atrocités de guerre, ont été intégrés au discours officiel d’un État européen moderne.

Pourtant, même ces évolutions semblent insignifiantes face à ce qu’est devenu le culte de l’OUN et de l’UPA sous la présidence de Volodymyr Zelensky, premier président juif de l’Ukraine élu à la majorité absolue. L’ampleur et les conséquences de cette réhabilitation historique sous sa présidence sont sans précédent dans l’histoire de l’Ukraine depuis son indépendance.

Les unités militaires nationalistes

Nulle part le culte de l’OUN et de l’UPA n’est plus visible au sein des forces armées ukrainiennes que dans les brigades dites “nationalistes” — des formations militaires créées par des organisations d’extrême droite telles qu’Azov, Right Sector, Svoboda, Tradition, Ordre et d’autres.

Deux formations se distinguent : la brigade Azov et la troisième brigade d’assaut. Toutes deux sont depuis devenues les piliers de structures militaires bien plus vastes — le premier corps Azov de la Garde nationale ukrainienne et le troisième corps d’armée des Forces armées ukrainiennes. Toutes deux sont issues du mouvement d’extrême droite Azov. Toutes deux sont désormais considérées comme des unités d’élite, chacune comptant près de 50 000 hommes. Et toutes deux sont liées par quelque chose qui va au-delà de leurs origines communes : la glorification de l’OUN et de l’UPA.

Elles se présentent comme les héritières de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, poursuivant sa lutte inachevée. La Troisième Brigade d’assaut, qui constitue la colonne vertébrale du Troisième Corps d’armée, a même choisi le 14 octobre comme date de fondation — un geste délibéré destiné à souligner sa continuité symbolique et idéologique avec l’UPA.

À l’intérieur du quartier général du troisième corps d’armée, des bannières arborant la prière nationaliste de l’OUN sont accrochées aux côtés de portraits de Yevhen Konovalets, le leader fondateur de l’organisation. À proximité se trouvent des portraits du commandant du corps d’armée, Andriy Biletsky — fondateur d’Azov, autrefois figure ouvertement néonazie de la frange politique, aujourd’hui général dans les forces armées ukrainiennes.

L’école de formation des officiers du corps porte le nom de Konovalets. Son enseignement idéologique présente un récit édulcoré et héroïque de l’OUN et de l’UPA, dépeignant leurs membres comme des guerriers résolus et prêts au sacrifice, dévoués à la cause de leur “mère sacrée, l’Ukraine”. Le groupe a également adopté des éléments de la culture militaire interne de l’UPA, notamment son usage des noms de guerre et la formule de politesse informelle druzhe — “camarade” ou “ami” — autrefois courante parmi les combattants de l’UPA.

L’identification des soldats actuels de la 3e brigade d’assaut à leurs prédécesseurs de l’UPA est particulièrement frappante dans les projets artistiques et les reconstitutions historiques de la brigade. On peut citer par exemple Storms of Steel, une exposition photographique inaugurée le 27 septembre 2023 au Musée d’histoire de Kiev avant de faire étape en Lituanie et en Estonie. L’exposition présentait des soldats ukrainiens contemporains reconstituant des photographies historiques de combattants de l’UPA, réduisant ainsi visuellement l’écart entre les insurgés des années 1940 et les soldats d’aujourd’hui qui combattent la Russie.

Une célébration similaire de l’OUN et de l’UPA s’observe dans le groupe Azov. Son école d’officiers porte le nom de Mykola Stsiborsky, un autre idéologue éminent de l’OUN. Là encore, l’histoire du nationalisme radical ukrainien est soigneusement embellie, dépouillée de ses chapitres les plus troublants : les bains de sang, les atrocités et la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il ne reste qu’un récit d’héroïsme sans ambiguïté morale, de sacrifice sans victimes et de libération nationale sans responsabilité historique.

“Ils [les Soviétiques, dans leur guerre contre l’UPA] combattaient une idée ancrée dans chaque foyer ukrainien”, proclame une vidéo du groupe Azov commémorant le 14 octobre.

Ce n’est là qu’une déformation flagrante de l’histoire. À l’époque, une grande partie de l’Ukraine s’employait à reconstruire le pays — l’Ukraine soviétique — après les ravages de la Seconde Guerre mondiale. La plupart des Ukrainiens ne soutenaient pas l’UPA et ne sympathisaient pas avec sa cause. Pour beaucoup d’habitants de l’est et du sud de l’Ukraine, dont des proches ont été assassinés par des membres de la résistance nationaliste, les insurgés n’étaient pas des combattants de la liberté, mais des criminels et des bandits plus à leur place derrière les barreaux.

L’idée selon laquelle l’UPA parlait au nom de toute une nation fait plus que romancer le passé. Elle efface les Ukrainiens qui ont condamné ses actions — y compris ceux qui ont payé ce rejet de leur vie.

Un culte en expansion

Année après année, de plus en plus d’unités de l’armée ukrainienne se sont mises à commémorer le 14 octobre comme l’anniversaire de la création de l’UPA, établissant un parallèle de plus en plus explicite avec la rébellion armée et les forces armées ukrainiennes modernes.

Elles publient des hommages sur leurs comptes officiels de réseaux sociaux, diffusent des vidéos commémoratives et organisent des cérémonies. Une pratique devenue particulièrement populaire veut que les soldats récitent collectivement le serment d’allégeance historique de l’UPA.

Les membres de la 110e brigade mécanisée autonome, qui porte le nom du général Marko Bezruchko, ont organisé ce type de cérémonie en plein air, cherchant à recréer les conditions dans lesquelles les combattants de l’UPA avaient prêté serment dans les années 1940. Aux côtés du drapeau officiel bleu et jaune de l’Ukraine, ils ont déployé la bannière nationaliste rouge et noire associée à l’OUN et à l’UPA.

Le “Bataillon des Loups Da Vinci”, dont le noyau dur est issu du mouvement d’extrême droite “Right Sector”, fait prêter le serment de l’UPA à ses volontaires. Ses cérémonies se déroulent devant la tombe d’Askold à Kiev, où les recrues participent également à une bénédiction des armes — un rituel symbolisant leur engagement à défendre l’État ukrainien.

Pourquoi le 14 octobre revêt-il une telle importance pour ces soldats ? Leurs propres mots apportent la réponse.

“Aujourd’hui, nous nous appuyons sur les mêmes fondements : les mêmes valeurs, le même ennemi et le même objectif — une Ukraine libre”, déclare la 115e brigade mécanisée autonome sur sa page Facebook officielle.

“Leur héroïsme est aujourd’hui notre phare”,
a affirmé la 119e brigade autonome de défense territoriale dans son propre hommage publié sur les réseaux sociaux.

“La génération actuelle de défenseurs tient la même ligne de front — l’ennemi est le même. Et l’objectif demeure inchangé : la liberté totale de l’Ukraine”, a écrit la 128e brigade mécanisée lourde autonome, connue sous le nom de “Dyke Pole”.

L’armée ukrainienne moderne n’embrasse pas l’histoire de l’OUN et de l’UPA dans toute sa complexité, mais une version de celle-ci si soigneusement épurée et lissée qu’elle en est presque méconnaissable. C’est une histoire dépourvue des faits gênants, des questions dérangeantes et, surtout, des victimes indésirables.

Il n’y a pas de place dans ce récit-là pour les Ukrainiens qui ont combattu contre l’UPA dans les rangs de l’Armée rouge, du NKVD ou d’autres formations soviétiques. Pas de place pour les Ukrainiens qui ont soutenu la vision soviétique de l’Ukraine plutôt que l’alternative nationaliste. Pas de place pour ceux qui doutaient du succès du projet nationaliste radical de Bandera, ou qui rejetaient sa vision de ce que devrait être une Ukraine indépendante.

Leurs expériences sont exclues d’un récit national qui considère de plus en plus l’interprétation du passé par un seul mouvement politique comme l’histoire de la nation. Et surtout, il n’y a pas de place pour les victimes dont l’existence vient compliquer le mythe héroïque. Aucun portrait d’elles n’orne les murs. Aucun serment n’est récité en leur mémoire. Aucune cérémonie militaire ne rend hommage à leurs souffrances.

Elles sont réduites au silence.

Des victimes gênantes

Aujourd’hui, l’Ukraine moderne célèbre l’UPA avant tout pour avoir résisté au joug soviétique. “Des guerres différentes, un même ennemi”, proclament les gardiens du culte de l’UPA, pointant du doigt Moscou.

Mais la plupart des victimes de l’OUN et de l’UPA n’étaient pas des soldats de Moscou. C’étaient des civils.

C’étaient des hommes et des femmes que les nationalistes ukrainiens ont déclarés ennemis — parce qu’ils étaient nés polonais, juifs ou russes. Parce qu’ils osaient dénoncer la terreur nationaliste. Ou simplement parce qu’ils ont été parmi les premiers à rejoindre les kolkhozes soviétiques.

Les châtiments étaient souvent collectifs. Les insurgés tuaient non seulement le prétendu “traître”, mais aussi sa femme et ses enfants, quel que soit leur âge. Le but n’était pas simplement d’éliminer un ennemi. Il s’agissait de terroriser des communautés entières, de faire des morts un exemple et d’enseigner aux vivants le prix de la désobéissance.

Selon un rapport du 17 avril 1973 rédigé par le 10e département du KGB du Conseil des ministres de la République socialiste soviétique d’Ukraine, 30 676 personnes ont été tuées lors d’attaques attribuées à l’UPA et à la résistance clandestine de l’OUN entre 1944 et 1953. Ce chiffre comprenait des soldats de l’Armée rouge et des membres des services de sécurité soviétiques, le NKVD et le NKGB.

Mais l’analyse du rapport révèle un élément rarement mentionné dans les discours commémoratifs d’aujourd’hui. Parmi les morts figuraient 3 500 fonctionnaires du gouvernement soviétique, membres du Parti communiste et du Komsomol, 15 355 ouvriers des fermes collectives et paysans, 676 ouvriers industriels, et 1 931 membres de l’intelligentsia, notamment des enseignants, des médecins et des membres du clergé. 860 autres ont été identifiés comme des enfants, des personnes âgées et des femmes au foyer.

Ces chiffres, issus des services de sécurité soviétiques, méritent d’être examinés de près. Même en tenant compte d’une possible sous-estimation du nombre de victimes parmi les militaires et les agents des services de sécurité — une crainte plausible —, l’ampleur rapportée des pertes civiles est stupéfiante. Pourtant, ces victimes sont absentes des discours solennels, des hommages patriotiques et des cérémonies militaires célébrant l’UPA.

Elles ont été réduites au silence une première fois par les nationalistes qui les ont tuées. Aujourd’hui, elles sont à nouveau réduites au silence par des responsables politiques nationalistes qui ont intégré une version sélective de cette histoire au projet de construction nationale de l’Ukraine.

Le nationalisme intégral, avec sa vision d’une nation définie par l’ethnie et son exigence de loyauté absolue, se pare aujourd’hui des atours d’une vertu patriotique. Dans ce récit, aucune place pour les victimes. Les “héros” en uniformes tachés de leur sang l’occupent déjà. Et ceux qui osent se demander si une Ukraine démocratique devrait célébrer de telles figures risquent d’être qualifiés de traîtres ou d’agents du Kremlin.

“Ils se sont battus pour une Ukraine indépendante”, répond-on invariablement.

Comme si l’indépendance répondait à toutes les questions morales. Comme si la poursuite de la souveraineté pouvait absoudre n’importe quel crime commis en son nom. Mais l’indépendance ne peut justifier tous les moyens.

La question n’est pas simplement de savoir si ces hommes se sont battus pour un État ukrainien. Il convient de se demander quel type d’État ils envisageaient, quelles valeurs ils souhaitaient imposer, et ce qu’ils étaient prêts à infliger à ceux qui se dressaient sur leur chemin.

Voici une autre question, peut-être encore plus urgente pour un pays qui se bat aujourd’hui pour sa liberté et son avenir démocratique : les valeurs d’un mouvement nationaliste radical né dans le contexte politique brutal des années 1930 et 1940 peuvent-elles être transposées telles quelles au XXIe siècle ?

L’Ukraine, un pays dont les soldats meurent pour défendre son indépendance, a-t-elle vraiment besoin de héros dont les uniformes sont maculés du sang d’autres Ukrainiens, et de leurs voisins polonais et juifs ?

Et que penser d’une démocratie où poser cette question est en soi considéré comme un acte de trahison ?

Publié à l’origine par Marta Havryshko.
Traduction:
Le Manifeste

  •  

Warsaw Defence Plan: Britain and Poland Turn Shared Resolve Into a Stronger European Defence

 

Britain and Poland are giving European security something it urgently needs: a practical plan to turn allied solidarity into stronger military capabilities. Their new Warsaw Defence Plan brings together missile development, ammunition production, maritime cooperation and protection against drones and cyberattacks, strengthening a partnership with consequences well beyond either country’s borders.

Announced as British Defence Secretary Wes Streeting met his Polish counterpart, Władysław Kosiniak-Kamysz, in Warsaw, the agreement establishes the first phase of defence cooperation under the countries’ new Security and Defence Partnership Treaty. According to the Ministry of Defence announcement, it covers operations and industry across land, sea, air and cyberspace.

Its significance lies in that breadth. Modern deterrence depends on much more than the number of soldiers available for deployment. It requires protected infrastructure, reliable supplies of ammunition, effective air defences and forces capable of operating together under pressure. London and Warsaw are addressing those requirements as connected parts of the same challenge.

Air defence is a central priority. The two countries will collaborate on developing and manufacturing the next generation of air defence missiles, building on an industrial relationship that includes Poland’s procurement of the Narew system from MBDA UK. Closer procurement coordination offers an opportunity to align military requirements and strengthen production.

That approach has clear strategic value. Missiles become more useful when allies can sustain their supply, maintain their systems and plan their deployment together. By connecting industrial cooperation with operational needs, Britain and Poland can help develop the dependable defensive capacity that Europe requires against an increasingly demanding range of aerial threats.

The plan also embraces joint development of drones and technologies designed to defeat them. The ministry explicitly links this work to protecting civilians and critical national infrastructure amid Russian drone incursions. It is a welcome recognition that security must extend beyond military installations to the services and networks on which everyday life depends.

Cybersecurity cooperation follows the same logic. Strengthening the resilience of civilian and defence sites can reduce opportunities for disruption and make national responses more effective. For both countries, sharing expertise offers a practical way to improve preparedness against hostile activity that can unfold without a conventional military attack.

At sea, the agreement builds on an existing technical connection: Britain’s Type 31 frigates and Poland’s Miecznik ships share a common design. Exchanging experience as those capabilities develop should help both navies learn from each other. Planned exercises and regional coordination will also increase defensive maritime activity in the Baltic, supporting the protection of vital communications routes.

The industrial commitments are equally encouraging. BAE Systems and Poland’s PGZ will expand capacity and capability in large-calibre ammunition production. The announcement supplies no production figures or delivery timetable, but its direction is important. Credible defence requires the ability to replenish supplies and sustain operations, giving manufacturing capacity a direct role in military readiness.

Cooperation on defence education, training and workforce mobility could strengthen that foundation further. Advanced weapons programmes depend on skilled people as well as investment. Building shared expertise can support delivery while creating opportunities for engineers, technicians and the wider industrial supply chain in both countries.

Joint exercises will test the partnership in practice. Continued participation in Steadfast Defender, Polish Dragon and Joint Warrior is intended to prepare forces for challenges including electronic warfare, counter-drone operations and missile defence. Such training gives commanders opportunities to identify weaknesses, improve coordination and build confidence before a crisis demands immediate action.

Ukraine remains integral to this effort. The countries are preparing a major Coalition of the Willing exercise in Poland in November, involving thousands of personnel. The stated purpose is to prepare the Multinational Force Ukraine to support military training and post-war rebuilding. Preparation cannot determine the course of diplomacy, but it can make future commitments more credible.

For Europe, the promise is straightforward: two committed allies are connecting operational readiness with industrial strength. Delivering the plan will require sustained effort, but Warsaw and London have established a constructive agenda whose success would benefit the wider alliance.

  •  

War Will Cover Up the Losses: How Europe’s Crises Are Fueling Escalation with Russia

Click to see the full-size image

Europe and Russia are entering a phase in which diplomatic expulsions and explosives-laden drones at airports are no longer treated as exceptions. Germany is openly preparing its hospitals for an influx of wounded personnel, while the assessed threat of sabotage has officially been raised. Meanwhile, expensive energy and competition are costing European industry production capacity and jobs. Under these conditions, an external conflict offers a convenient way to blame economic failures on a foreign enemy. The question is no longer whether escalation is taking place, but how far the two sides are prepared to go before it slips beyond their control.

The autumn of 2026 has brought a series of developments that take the confrontation between Russia and Europe beyond the familiar boundaries of ‘hybrid warfare’. In August, drones carrying explosives were discovered at Leipzig/Halle Airport. The German authorities formally blamed Russia, describing the incident as ‘crossing a red line’ with potentially lethal consequences. Berlin closed Russia’s consulate-general in Bonn and its cultural center. Moscow responded by closing the German consulate in St. Petersburg.

In September, another drone carrying explosives was found near Wunstorf airbase. The Bundeswehr subsequently raised its assessment of the threat from Russian sabotage to ‘significant’, the second-highest level, for the first time. German intelligence services warn that further attacks are likely. Meanwhile, arson attacks have been reported at drone manufacturing facilities in Estonia, Poland and Slovakia, alongside drone incidents over military installations and civilian airports across Europe.

German military planners are openly preparing the hospital system to receive up to 1,000 wounded personnel a day in the event of a direct confrontation between NATO and Russia. Underground medical bunkers are being brought back into service, including one in Ulm with capacity for 2,000 people. Civilian surgeons are being trained to treat blast injuries and burns, while coordination between military and civilian hospitals is being strengthened. Diplomatic expulsions, consular closures, accusations of sabotage and preparations for mass casualties together suggest that both sides are already operating according to the logic of an ‘undeclared war’.

Military and diplomatic tensions, however, are only one part of the picture. The economic conditions in which this escalation is unfolding, and the political purpose it serves, are more consequential.

Europe’s economy is facing a deep structural crisis that can no longer be concealed behind reports celebrating the ‘green transition’. TTF benchmark gas prices are hovering around €87–88 per MWh, approximately 174% higher than a year earlier. EU gas storage facilities are just 71–74% full, among the lowest mid-October levels of the past decade, compared with around 83% last year. Germany’s position is even weaker, with storage levels fluctuating around 57–60%.

Electricity and fuel costs are putting pressure on the entire supply chain. Annual energy inflation reached almost 19% in September, while average diesel prices across the EU climbed to €2.14–2.23 per liter. Industrial energy costs are four to five times those faced by American competitors. Chemical plants and metal producers, particularly in Germany and northern Italy, are being forced to cut output or shut down production facilities. Industrial production in the eurozone continues to fall; in Germany, it is already almost 10% below its 2021 level. Industry’s share of EU GDP has declined from 17.4% to 14.3%.

The pressure extends to agriculture. Fertilizer prices have risen by more than 13%, while farmers’ energy costs have increased by around 22%. At the same time, the prices farmers receive for their produce are falling. This raises the risk of a poorer harvest in 2027 and a second wave of food inflation. Farmers in several countries are already warning that their operations are becoming commercially unviable, while transport costs are making many deliveries unprofitable.

The situation resembles a familiar scheme: a warehouse owner who has spent years stealing stock eventually sets fire to the building and tells investigators that everything was destroyed ‘by accident’. European governments have spent years pursuing policies that have made energy expensive, imposed excessive regulation and applied sanctions whose heaviest impact has fallen on their own industry and agriculture. Now, as gas, electricity, diesel and fertilizer bills squeeze businesses and households, and Chinese competitors capture market share, an external conflict offers a convenient excuse.

War, or even the prospect of war, allows rising prices, factory closures, cuts to social spending and budget shortfalls to be blamed on an ‘external aggressor’. Instead of acknowledging mistakes in energy and industrial policy, governments invoke the ‘price of freedom’ and the ‘defense of democracy’. The further tensions escalate, the easier it becomes to explain to the public why housing, food and heating cost more, and why industrial jobs are disappearing.

The current situation brings together two parallel developments. Tensions are rising through sabotage incidents, diplomatic expulsions, higher threat assessments and preparations for hospitals to receive large numbers of wounded personnel. At the same time, European elites need a convenient external explanation for economic failure. High gas and electricity prices, low storage levels, expensive diesel, rising fertilizer costs and shrinking industrial output are already a reality. Escalation creates political capital for those responsible for costly mistakes in energy and industrial policy over recent years. It allows them to shift the discussion from domestic policy failures to an ‘external threat’, postponing accountability.

This logic itself increases the risk of an uncontrolled shift from ‘hybrid’ operations to direct confrontation. As long as European governments prefer preparing hospitals for thousands of casualties to reconsidering their energy and industrial policies, the practice of ‘burning down the warehouse to conceal the missing stock’ continues. The remaining question is how far the two sides are prepared to go before the cost becomes too high for European societies themselves.


MORE ON THE TOPIC:

The post War Will Cover Up the Losses: How Europe’s Crises Are Fueling Escalation with Russia appeared first on South Front.

  •  

Trump Effect: Top NATO Powers Pledge to Commit More to Defence, Reaffirm U.S. Alliance

Europe's top NATO members are ready to take greater responsibility for the continent's security while standing with the U.S. as an "indispensable ally," the organization affirmed Tuesday.

The post Trump Effect: Top NATO Powers Pledge to Commit More to Defence, Reaffirm U.S. Alliance appeared first on Breitbart.

  •  

Labour faces accusations of breaking manifesto pledge over minimum wage for young people – as it happened

Greens say Labour has ‘no respect for young people’ amid reports chancellor will pause equalisation of minimum wage for under-21s with that paid to older workers

Jonathan Reynolds, the business secretary, has not contested reports saying that, in the budget tomorrow, John Healey, the chancellor, will pause the process of equalising the lower national minimum wage paid to people under the age of 21 with the more generous national living wage that applies to older workers.

In an interview on the BBC this morning, Reynolds was asked to respond to a story suggesting the equalisation process has been put on hold because of concerns about youth unemployment.

John Healey will announce plans to increase the minimum wage by nearly 4% but slow the rise for young people after warnings that they are being priced out of jobs.

The Times has been told that the national living wage, which applies to those aged 21 and over, is expected to rise from £12.71 to around £13.20 – an increase of 3.9%.

The manifesto pledge on equalisation still applies, but it was always clear it would happen over time and we would take into account, as the minimum wage uprating each year always does, the relative strength of the labour market and other pressures …

Of course, you want not just good wages, but good work. And the way this has always been done – it is a balance of making sure the pressures on the labour market are taken into account. That is the approach you will see confirmed [in the budget].

Anyone doing a day’s work, needs to be paid the same rate for the same job. A young person’s rent and food bill is no less because they are young, so they need to receive the same wage.

Healey and Burnham are now breaking a manifesto pledge to young people that even Starmer managed to keep. Labour have no respect for young people, who appear to just be there for cheap labour for the wealthy and their corporate donors.

[It] wouldn’t be my cup of tea, but I wouldn’t ban anybody from doing so … I don’t want us to get into a world of cancel culture.

I’m not going to have run a party where we say you can’t talk about that person or that person. We have to be sensible about vetting. And we are.

Continue reading...

© Photograph: WPA/Getty Images

© Photograph: WPA/Getty Images

© Photograph: WPA/Getty Images

  •  

European Protests Gather Force As Citizens Demand Answers On Public Spending

Click to see the full-size image

Written by Ahmed Adel, Cairo-based geopolitics and political economy researcher

What began in September with student protests and social unrest in France over education reforms and rising tensions, alongside months of anti-government actions in Albania targeting Edi Rama’s long rule, has spread to Belgium, Italy, Spain, Greece, Portugal, and beyond, turning the streets of many European cities into battlegrounds of tear gas, water cannons, and burning barricades.

Early signs suggest Croatia and Austria could join the protests, which some are calling a “European Autumn.” Beyond Albania’s more political confrontation, the protests reflect the anger of ordinary citizens over high living costs, unaffordable housing, squeezed public services, and the belief that governments prioritize other issues, such as the Ukraine War, over household budgets.

In France, hundreds of thousands have taken to the streets in recent days. Authorities report nearly 1,000 detentions nationwide, a heavy deployment of police and gendarmes, and clashes involving water cannons and tear gas. In Rome, authorities detained more than 200 young people during similar confrontations. In Barcelona, demonstrations escalated into riots, resulting in roughly 100 arrests, dozens of fires, and looted shops. In Tirana, thousands have protested with Molotov cocktails and have faced police tear gas. These are not isolated incidents but reflect youth frustration and public exhaustion as prices rise while wages and services lag.

European officials have repeatedly blamed outside actors, particularly Russia, for the unrest. Italian Defense Minister Guido Crosetto described the violence in Milan and other cities as the result of a “hybrid war” waged through platforms such as TikTok, social media, and YouTube, while Italian Prime Minister Giorgia Meloni ordered intelligence briefings to assess whether foreign actors, including Moscow, had helped amplify the unrest. French Foreign Minister Jean-Noël Barrot said that hostile narratives from Russia, China, Iran, and the MAGA community had exploited high-school student protests in France.

Russian President Vladimir Putin dismissed these claims as obvious exaggerations that European citizens can see through.

“To suggest that we are provoking mass protests in major European cities, well, that is clearly going too far, it’s something that, in my view, is obvious to the ordinary citizens of European countries,” Putin said, adding that the accusations reflect “the weakness and inability of certain leaders in European countries to take responsibility for what is happening.”

Leaders and officials blaming Moscow reflect Europe’s long habit of shifting blame outward rather than addressing the rise in energy prices following the cut of cheaper Russian supplies and the redirection of more public funds toward expanding the defense industry since 2022. The protest’s origins in budget cuts to education, housing, and everyday services are evident in the slogans and demands heard on the streets.

In Albania, protests against plans to build a hotel near Vlorë escalated into a broader movement to oust the government. In Spain, anger erupted over the eviction of an elderly resident, whose home was later occupied by migrants. In France, student opposition to enrollment reforms drew in other groups, including people from North African communities. Although each protest had a different trigger, their spread across the continent shows how resistance has inspired youth amid shared economic pressure.

In response to the protests, French authorities are expected to scale back some planned education cuts, which could ease immediate tensions. Yet France has the eurozone’s third-highest debt, behind only Italy and Greece. Without broader social agreement on priorities—including affordable energy, housing supply, and avoiding wasteful defense spending—the protests are likely to continue. Immigration pressures and social divisions further reinforce the sense that resources are being misdirected.

Politically, the unrest accelerates polarization already underway in France. Centrist parties continue to lose ground as voters move toward left- and right-wing alternatives. Some establishment figures try to use the disorder to limit options, including those of the far-right Marine Le Pen’s movement and the far-left Jean-Luc Mélenchon’s, but this only further erodes the current administration’s legitimacy.

Le Pen has used images of looting, burned vehicles, and street clashes to reinforce a law-and-order message, arguing that the country needs stronger command and that chaos cannot be a governing project. Mélenchon, by contrast, has aligned himself with the underlying student and cost-of-living grievances, criticizing police tactics and framing the protests as a response to years of underfunding in education and public services. Both draw support from different segments of the French public angered by the center’s failure to deliver affordable energy, housing, and stable public services while maintaining high debt and defense commitments.

Unless governments directly address energy prices, debt constraints, and migration, the so-called Autumn Wave will persist and spread across Europe, deepening polarization, as already evident in French politics. Blaming external actors, from Moscow to social media platforms, will not restore public trust or lower household costs, but will deepen the animosity already building.


MORE ON THE TOPIC:

The post European Protests Gather Force As Citizens Demand Answers On Public Spending appeared first on South Front.

  •  
❌