❌

Normal view

Donald Trump et Tony Soprano

30 September 2026 at 08:49

Ce serait la fusion du siècle. Paramount rachète Warner. C'est déjà une histoire exemplaire. Le casting : un transhumaniste et son fils, le Tout-Hollywood et des journalistes épouvantés.

JPEG - 97.1 kio
Patryk Hardziej. – « Eyeball » (Globe oculaire), 2020
© Patryk Hardziej

En 1966, Gulf+Western, fabricant de butées à ressort pour portes coulissantes, acquiert le géant du cinéma Paramount. Depuis une trentaine d'années, le mouvement de fusions et d'absorptions est en plein élan à Hollywood. Tous les grands studios « ont fini par se faire manger par des multinationales étrangères au monde de l'art et de la culture », observent les chercheurs Martin Barnier et Laurent Jullier (1). Le capitalisme de prédation poursuit aujourd'hui son avancée, à la faveur de l'essor du streaming et de l'arrivée récente des entreprises de la « tech » dans ce secteur. C'est un enjeu non seulement financier, mais aussi politique et artistique.

Depuis la crise du Covid-19, les plates-formes de vidéo à la demande dominent le marché mondial de la vidéo. Avec plus de 325 millions d'abonnés dans le monde, Netflix mène la danse devant Prime Video (220 millions) et Disney + (130 millions), accompagnés de HBO Max (140 millions) et Paramount + (79 millions). Chacun de ces mastodontes lorgne tout ce qui peut grossir et embellir son catalogue d'exclusivités.

À l'été 2025, Warner Bros. Discovery (WBD), conglomérat en difficulté depuis une série de restructurations malheureuses, annonce vouloir se scinder en deux entreprises indépendantes. La première doit contrôler les studios de production (cinéma et télévision), la plate-forme de streaming Max, rebaptisée HBO Max, ainsi que les parcs à thème. La seconde doit regrouper les réseaux de télévision du groupe, dont les chaînes Cable News Network (CNN) et Discovery, en perte de vitesse. Cette scission suscite immédiatement la convoitise de Paramount Skydance (PSKY) et de Netflix.

Début d'un feuilleton tout en rebondissements, mêlant milliards, pouvoir et coups tordus. Lors du dernier trimestre 2025, Paramount lance trois offres d'achat successives. Pourtant, le 5 décembre, c'est Netflix qui gagne : le groupe annonce le rachat de Warner, pour 83 milliards de dollars — remboursement des 11 milliards de dette de WBD compris. Trois ans plus tôt, Amazon, propriétaire de la plate-forme Prime Video, s'était emparé de la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM) pour dix fois moins.

L'accord ne porte pas sur la totalité du groupe : CNN n'en fait par exemple pas partie. Netflix enrichira d'abord sa plate-forme, et avant tout des films de l'historique studio Warner (Casablanca, Citizen Kane, etc.), mais aussi d'une soixantaine de franchises — produits dérivés compris —, dont Harry Potter, Le Seigneur des anneaux ou encore Batman, sans oublier les grandes séries produites et diffusées par HBO comme Sex and the City, Les Soprano, Six Feet Under, Sur écoute (The Wire) et Game of Thrones. Une concentration majuscule, qui agit comme un séisme sur ce marché des contenus, soulevant l'inquiétude des professionnels de Hollywood. Ils n'ont encore rien vu.

Derrière Paramount se trouve en effet un proche du président américain. Transhumaniste, membre de l'American Legislative Exchange Council — un lobby militant pour le démantèlement du droit du travail, des régulations environnementales, la privatisation de l'éducation et contre les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans (LGBT) —, M. Larry Ellison a fondé la société Oracle (bases de données, logiciels d'entreprise, cloud…). Il est l'un des hommes les plus riches du monde, et l'un des principaux mécènes privés de l'armée israélienne. Des milliers d'entreprises à travers le monde — dont la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), BNP Paribas ou encore Orange — utilisent les produits d'Oracle. Des États aussi : Oracle fournit les centres de données et les infrastructures de surveillance utilisées par Tel-Aviv.

En janvier 2026, grâce au soutien de M. Trump, Oracle devient l'un des trois principaux actionnaires de la nouvelle filiale américaine de TikTok — après que le président américain avait accusé l'ancienne de favoriser les positions propalestiniennes. L'entreprise de M. Ellison assure notamment la sécurité des données et de l'algorithme du réseau social (2). Et elle vient d'être choisie pour construire des capacités de calcul et des services de cloud au bénéfice d'OpenAI dans le cadre du projet Stargate.

M. Larry Ellison a également un fils qu'il a placé à la tête de la société de production Skydance. À l'été 2024, M. David Ellison annonce le rachat de Paramount Global, qui compte parmi ses filiales Paramount Pictures et la chaîne généraliste la plus regardée aux États-Unis, CBS. M. Trump bloque la transaction, d'un montant de 8 milliards de dollars, pendant un an car il reproche à la chaîne d'avoir diffusé un entretien avec Mme Kamala Harris au cours duquel la candidate démocrate aurait tenu des propos mensongers sur la guerre menée à Gaza par Israël. La Maison Blanche ne donne son feu vert à l'absorption de Paramount par Skydance qu'une fois ce litige réglé. Début juillet 2025, un accord judiciaire met un terme à la procédure : Paramount Skydance, dirigée par M. David Ellison, accepte de verser 16 millions de dollars à M. Trump. Proche de la mouvance MAGA (« Make America Great Again »), le président de la Federal Communications Commission (FCC), instance régulatrice des télécommunications, se réjouit des futurs changements de la ligne éditoriale de CBS (3). Effectivement, changement il y a. Le « Late show », émission-phare de la chaîne, est arrêté : son animateur, Stephen Colbert, avait qualifié le pacte conclu entre Paramount et M. Trump de « bon gros pot-de-vin ». Arrivée à la tête de CBS News, Bari Weiss, journaliste classée très à droite, s'emploie à en faire un nouveau pôle de soutien à l'administration Trump.

C'est dans le même état d'esprit, et avec les mêmes méthodes, que M. David Ellison se rend à Washington trois jours après l'annonce du rachat partiel de Warner par Netflix (4). Il promet de modifier radicalement la ligne de CNN si le pouvoir l'aide à acquérir la totalité de Warner — groupe qui pèse pourtant près de cinq fois la valorisation boursière de l'entreprise qu'il dirige, 69 milliards de dollars contre 14. M. Trump rêve depuis longtemps de faire de CNN un média à sa botte, à la manière de Fox News et, désormais, de CBS. Le 7 décembre 2025, il exprime publiquement des doutes sur le rachat de Warner par Netflix et annonce vouloir « s'impliquer dans la décision ». Aussitôt, Paramount lance une offre publique d'achat (OPA) hostile en proposant directement aux actionnaires de WBD 31 dollars par titre, soit une prime de 147 %.

Le montant de l'offensive s'élève à 111 milliards de dollars et, à la différence de l'accord passé entre Netflix et WBD, porte sur le rachat de l'intégralité du groupe — CNN compris. C'est un tournant historique pour l'industrie des médias. En février, M. Trump exige le licenciement de Mme Susan Rice, membre du conseil d'administration de Netflix. Ancienne conseillère à la sécurité nationale sous la présidence Obama puis directrice du Domestic Policy Council (« conseil de politique intérieure ») de l'administration Biden, Mme Rice venait d'affirmer que les institutions et entreprises américaines complaisantes avec l'administration Trump devraient être poursuivies en justice une fois les démocrates revenus au pouvoir. M. Theodore (« Ted ») Sarandos, codirecteur général de Netflix, fait la sourde oreille. Il est convoqué à la Maison Blanche. Le lendemain, Netflix déclare renoncer à l'achat de Warner. Et empoche une indemnité de rupture de 2,8 milliards de dollars, réglée par M. David Ellison.

Sur un plan purement industriel, l'acquisition de Warner permettrait à M. David Ellison de changer d'échelle en fusionnant HBO Max et Paramount +, la plate-forme de Paramount Skydance, déficitaire. Malgré la promesse des dirigeants de la future entité de maintenir une production de films importante et un temps d'exploitation en salles de quarante-cinq jours (ce qui, en général, est réservé aux blockbusters), il paraît évident que l'exclusivité de ces productions, au même titre que celle des séries, restera un produit d'appel pour les abonnés. Sans parler de la nature des futures productions, dont les choix éditoriaux risquent d'être influencés par l'hostilité antiwoke des républicains. L'inquiétude grandit également parmi les journalistes de CNN, qui craignent une mise au pas. En mars dernier, CNN insinuait que l'administration Trump n'avait pas anticipé les conséquences du conflit avec l'Iran. Aussitôt, le secrétaire à la guerre Peter Hegseth avait sonné la charge : « Il est grand temps que David Ellison prenne les rênes de CNN, et le plus tôt sera le mieux » (13 mars 2026).

La « fusion du siècle », valorisée à 170 milliards de dollars, est une affaire de famille. Une grande famille. Le montage financier est ouvertement élaboré par M. Jared Kushner, gendre et conseiller de M. Trump. Trois fonds souverains des pays du Golfe avec lesquels M. Kushner entretient des liens étroits entrent au capital. M. Larry Ellison fait également partie du tour de table, aux côtés d'une société d'investissement spécialisée dans le sport. L'opération repose sur 40 milliards de dollars de fonds propres, complétés par un emprunt bancaire à hauteur de 54 milliards de dollars. De quoi alourdir considérablement le passif de la nouvelle structure.

Les professionnels de Hollywood qui dénoncent une concentration du secteur appuyée par le pouvoir gardent en mémoire l'acquisition de la 21st Century Fox par Disney en 2019 — qui avait entraîné une production de films réduite de moitié et une vague de licenciements. La contestation prend de l'ampleur, mais il ne faut guère compter sur les régulateurs pour s'opposer à la fusion. En juin, la division antitrust du ministère de la justice américain donne son feu vert à l'opération, estimant qu'elle n'est pas « susceptible de nuire à la concurrence ni aux consommateurs américains » (Le Monde, 13 juin 2026). Elle aurait même pour effet d'« accroître la compétition dans l'ensemble de l'écosystème des médias et du divertissement, avec des bénéfices pour les consommateurs et les travailleurs américains ». Quelques semaines plus tard, la Commission européenne autorise à son tour l'opération, avec des réserves (5). Au Royaume-Uni, l'autorité de la concurrence et des marchés approuve également le rachat, après avoir obtenu des garanties concernant la diversité des services de diffusion audiovisuelle et de vidéo à la demande. De son côté, l'Union internationale des cinémas (UNIC) regrette que des sujets majeurs tels que la diversité des films et la préservation du volume de production aient été peu abordés, et appelle pieusement à la vigilance.

La seule lueur d'espoir des opposants résidait dans l'action intentée devant un tribunal de Californie par douze États et appuyée par le syndicat des scénaristes (Writers Guild of America, WGA). Selon le procureur chargé du dossier, ces États, tous dirigés par les démocrates, luttaient « pour des marchés libres et équitables, pas des marchés truqués ». Un procès pour entorse aux lois sur la concurrence aurait donc dû avoir lieu. Ce ne fut pas le cas. Un accord à l'amiable vient d'être trouvé, le 21 septembre, mais il doit être validé par une juge fédérale de Californie. Selon le procureur, seules des cessions d'actifs permettraient de remédier aux problèmes soulevés par la fusion.

Le processus devait prendre fin en septembre 2026. Au-delà de cette date, Paramount Skydance s'était engagé à verser des pénalités de retard aux actionnaires de Warner à hauteur de 7 millions de dollars… par jour. La menace du procès, prévu en mars 2027, a conduit Paramount à obtenir un report de la clôture de l'opération au 1er juin 2027 au plus tard. Désormais, il lui faut boucler l'opération avant les élections de mi-mandat, qui risquent de modifier le rapport de forces à Washington ; le procès risque de la mettre sérieusement en péril. La série n'est pas finie.

Voir en ligne : /2026/10/PARDO/70068

(1) Martin Barnier et Laurent Jullier, Une brève histoire du cinéma, 1895-2025, Fayard, Paris, 2026.

(2) Lire Benoît Bréville, « Le huitième front d'Israël », Le Monde diplomatique, décembre 2025.

(3) Cf. Alexis Buisson, « Qui est Brendan Carr, le porte-flingue de Trump dans le monde des médias américains ? », Télérama, Paris, 5 octobre 2025.

(4) Natalie Andrews, Joe Flint et Brian Schwartz, « Behind Paramount's relentless campaign to woo Warner Discovery and president Trump », The Wall Street Journal, New York, 8 décembre 2025.

(5) Paramount s'est, de ce fait, engagé à céder sa participation dans United International Pictures, société de distribution de films hors territoire américain, codétenue par Universal.

Deputadas de Minas pedem suspensão de decreto de Zema que beneficiou mineradora Cedro

23 September 2026 at 20:00

Duas deputadas estaduais de Minas Gerais apresentaram, na terça-feira, 22 de setembro, um projeto de resolução que pede a suspensão de um decreto de fevereiro do então governador e candidato à presidência, Romeu Zema (Novo), que beneficiou a Cedro Mineração Mariana. O pedido aconteceu três dias depois da publicação de reportagem pela Agência Pública.

O grupo Cedro é comandado por Lucas Prado Kallas, que tem conexões com ministros do Supremo Tribunal Federal (STF) e com o ex-banqueiro Daniel Vorcaro, envolvidos no escândalo do Master.

O projeto de resolução foi protocolado na Assembleia Legislativa de Minas Gerais pelas deputadas Bella Gonçalves e Beatriz Cerqueira, do PT, e precisa passar pela tramitação da Casa. A justificativa para o pedido fala em vícios de inconstitucionalidade e ilegalidade, inconsistências técnicas, divergência métrica e indícios de conflito de interesses sob investigação na própria Assembleia. “Além dos efeitos danosos da própria atividade de mineração na área, para as comunidades e para o meio ambiente, o decreto é viciado por inconstitucionalidades e ilegalidades que o impedem de produzir efeitos”, justificam as parlamentares no projeto.

O ato de Zema determinou que duas fazendas na cidade de Mariana podem ser usadas pela Cedro Mineração Mariana para atividades minerárias. O então governador cita nominalmente a empresa ao dizer que a medida é necessária “à expansão de atividades do empreendedor Cedro Mineração Mariana S.A”.

Além do questionamento no Legislativo mineiro, o decreto também é alvo de ação na Justiça, segundo documentos obtidos pela Agência Pública, pois na área em disputa já existe alvará de pesquisa mineral em favor de outra empresa, a Rio Abaeté Minerais. Além disso, a ação judicial diz que a região “alcança ou tangencia outros 14 títulos minerários, todos submetidos ao regime federal da ANM [Agência Nacional de Mineração].”

A ação, impetrada pela Rio Abaeté Minerais, tem pedido de liminar – que foi aceito em 9 de julho deste ano por magistrado da Justiça Federal. O juiz estabeleceu multa de R$ 50 mil por dia em caso de descumprimento. Determinou ainda que o estado de Minas Gerais e a Cedro Mineração Mariana não tomem, nas áreas em disputa, nenhuma medida que impeça, limite ou atrapalhe o uso do alvará de pesquisa, “como entrar no terreno, instalar estruturas, desmatar, abrir acessos, registrar restrições no cartório ou limitar a circulação”. O juiz pede também que a ANM seja notificada.

A Cedro recorreu, pedindo segredo de Justiça no processo e também a suspensão da liminar. Ambos foram negados pelo juiz em 13 de agosto.

A empresa disse, por meio de sua assessoria de imprensa, que a declaração de utilidade pública pela administração estadual seguiu os ritos legais, regulatórios e ambientais. O grupo acrescentou que a companhia “respeita a Justiça e cumpre toda decisão transitada em julgado.” 

Quem é Lucas Kallas

O fundador da Cedro, Lucas Kallas, ganhou o noticiário nesta semana porque a empresa repassou, em 2024, mais de R$ 5 milhões ao instituto educacional ligado ao ministro do STF André Mendonça e contratou no início deste ano o escritório da mulher do também ministro Alexandre de Moraes. As informações foram confirmadas pela assessoria de imprensa do escritório Barci de Moraes à Pública e pelo CEO do instituto Iter à Folha.

Kallas também aparece mencionado em mensagens do grupo que atuava para proteger Vorcaro de investigações, o “A Turma”, segundo apuração do Metrópoles. Nas mensagens, Manoel Rodrigues, preso em maio por suspeita de ameaçar pessoas a mando de Vorcaro, chama Kallas de “sócio” do ex-banqueiro. A empresa nega que o empresário mineiro seja sócio de Vorcaro.

Exclusivo: Decreto de Romeu Zema beneficiou mineradora de Lucas Kallas, ligado a Vorcaro

19 September 2026 at 20:52

Um decreto publicado no início deste ano pelo então governador de Minas Gerais e candidato à presidência, Romeu Zema (Novo), beneficiou a Cedro Mineração Mariana, empresa que faz parte do grupo Cedro, fundado por Lucas Prado Kallas. O empresário da mineração tem conexões com ministros do Supremo Tribunal Federal (STF) e com o ex-banqueiro Daniel Vorcaro, envolvidos no escândalo do Master.

O ato de Zema, publicado em de 6 de fevereiro, determinou que duas fazendas na cidade de Mariana podem ser usadas pela Cedro Mineração Mariana para atividades minerárias. O então governador cita nominalmente a empresa ao dizer que a medida é necessária “à expansão de atividades do empreendedor Cedro Mineração Mariana S.A”.

O decreto, porém, é alvo de ação na Justiça, segundo documentos obtidos pela Agência Pública, pois na área em disputa já existe alvará de pesquisa mineral em favor de outra empresa, a Rio Abaeté Minerais. Além disso, a ação judicial diz que a região “alcança ou tangencia outros 14 títulos minerários, todos submetidos ao regime federal da ANM [Agência Nacional de Mineração].”

O governador de Minas Gerais, Romeu Zema, durante cerimônia de assinatura do novo acordo de repactuação da reparação dos danos da tragédia de Mariana
A ampliação da área de atuação da Cedro em Mariana, respaldada por decreto de Zema, é alvo de ação na Justiça

As ligações com André Mendonça e Daniel Vorcaro

Lucas Kallas ganhou o noticiário nesta semana porque o grupo Cedro repassou, em 2024, mais de R$ 5 milhões ao instituto educacional ligado ao ministro do STF André Mendonça e contratou no início deste ano o escritório da mulher do também ministro Alexandre de Moraes. As informações foram confirmadas pela assessoria de imprensa do escritório Barci de Moraes à Pública e pelo CEO do instituto Iter à Folha.

Kallas também aparece mencionado em mensagens do grupo que atuava para proteger Vorcaro de investigações, o “A Turma”, segundo apuração do Metrópoles. Nas mensagens, Manoel Rodrigues, preso em maio por suspeita de ameaçar pessoas a mando de Vorcaro, chama Kallas de “sócio” do ex-banqueiro.

O megaempresário da mineração também tem conexões com Daniel Vorcaro. Em 2024, investimentos de Kallas e do ex-banqueiro foram para a farmacêutica Biomm, que disputa vender uma versão brasileira do Ozempic. Parte das ações da empresa estava nas mãos do Fundo Cartago ligado ao Master e que foi liquidado após a falência do banco. A Biomm admitiu, em comunicado no fim do ano passado, que o Cartago, do Master, passou a deter ações da farmacêutica em 2024, alcançando 25,9% de participação em dezembro de 2025.

Após o escalonamento das investigações sobre o Master e a rede de Vorcaro, o grupo Cedro vendeu sua participação na farmacêutica Biomm em abril deste ano. Três meses depois, Kallas também saiu da presidência do conselho de administração da Cedro Participações apesar de permanecer como acionista majoritário do grupo, que tem receita anual de R$ 2,5 bilhões. Ele anunciou sua mudança para os Estados Unidos para a expansão internacional de seus negócios depois de ter sido indiciado pela Polícia Federal por extração irregular de minério na Serra do Curral.

Antes dessas reviravoltas, no entanto, o empresário da mineração tinha bom trânsito entre autoridades e também no governo federal. Ele fez parte, por exemplo, do o chamado “Conselhão” (Conselho de Desenvolvimento Econômico Sustentável da Presidência da República) do governo Lula, e teve encontros com o presidente – que chegou a elogiá-lo publicamente em 2025.

Procurada, a Cedro disse que Lucas Kallas “não participou das negociações, não discutiu valores e não assinou o instrumento” com o Instituto Iter, do ministro Mendonça, e que o acordo foi celebrado entre duas pessoas jurídicas.

O grupo disse ainda que Kallas “jamais foi sócio de Daniel Vorcaro”, como vem sendo veiculado em algumas reportagens. “A aquisição de participações em companhias de capital aberto diretamente no mercado secundário — das quais diversos fundos e instituições, como BNDES e BDMG, também são acionistas – não configura sociedade comercial”, conclui a nota. Leia a nota na íntegra aqui.

A reportagem procurou a campanha de Zema e o governo de Minas Gerais para se posicionarem sobre o decreto que beneficiou a Cedro, mas não houve resposta. O espaço segue aberto.

Campo de mineração da Cedro, empresa de Lucas Kallas
Cedro Mineração afirma ter capacidade de produzir atualmente cerca de 7 milhões de toneladas de minério de ferro por ano, mas quer chegar a 20

Mineradora quer triplicar capacidade de produção em Minas Gerais

Uma publicidade do grupo de Kallas publicada na Folha de S.Paulo em abril afirma que a Cedro Mineração tem capacidade de produzir atualmente cerca de 7 milhões de toneladas de minério de ferro por ano, principalmente em Minas Gerais. Mas que, “sob a liderança de Kallas, a meta é ambiciosa: saltar para 12 milhões de toneladas em Nova Lima, atingir 3 milhões em Mariana e chegar a 20 milhões de toneladas anuais até 2030”. O cenário também é repetido em comunicado da própria empresa feito neste ano.

Dentro desta meta de crescimento, a ampliação da área de atuação em Mariana, respaldada por decreto de Zema, enfrenta questionamentos e sobreposições que estão sendo debatidas na Justiça.

Ação judicial com pedido de liminar ingressada pela Rio Abaeté Minerais, detentora de alvará de pesquisa mineral na região em disputa, processa a Cedro, o governo de Minas e a ANM. A advogada da empresa diz que “sem a preservação dessas áreas, o título federal [da ANM] permanece formalmente existente, mas perde utilidade prática”.

O processo destaca ainda que “é importante registrar a desproporção material do ato [de Zema]”. Isso porque, segundo o documento, a Cedro possui área de exploração estimada em 47 hectares em Mariana, “mas o decreto coloca ao seu alcance área mais de dez vezes maior, próxima de 300 hectares, sob a justificativa formal de disposição de detritos, apoio operacional ou expansão”.

Mapa mostra áreas de interesse de mineração da Cedro e de outras empresas

A história se complica porque servidores da ANM da gerência regional de Minas Gerais emitiram, em maio, um laudo que reconheceu a necessidade técnica de acesso à área para explorar a mina, conforme demanda da Cedro. Entretanto, os servidores inseriram a ressalva de que a utilização efetiva da área dependeria de acordo amigável ou judicial com os proprietários do solo e com os titulares dos direitos minerários – o que não teria sido cumprido, segundo a Rio Abaeté.

Por conta disso, a mineradora Rio Abaeté acionou a ouvidoria da agência em Brasília pedindo investigações de dois servidores da ANM em Minas Gerais. O Ministério Público Federal também foi acionado e pediu, em junho, explicações formais à ANM, bem como apurações sobre suposta ingerência indevida do estado de Minas Gerais em direitos minerários que são da União.

O pedido de liminar foi aceito, em 9 de julho deste ano, pelo juiz de primeira instância, que estabeleceu multa de R$ 50 mil por dia em caso de descumprimento. Determinou ainda que o estado de Minas Gerais e a Cedro Mineração Mariana não tomem, nas áreas em disputa, nenhuma medida que impeça, limite ou atrapalhe o uso do alvará de pesquisa, “como entrar no terreno, instalar estruturas, desmatar, abrir acessos, registrar restrições no cartório ou limitar a circulação”. O juiz pede também que a ANM seja notificada.

A Cedro recorreu, pedindo segredo de Justiça no processo e também a suspensão da liminar. Ambos foram negados pelo juiz em 13 de agosto.

Em nota, a Cedro Participações disse que “o decreto está em consonância com o posicionamento da ANM , que também concedeu a servidão minerária na mesma área.” E que a declaração de utilidade pública pela administração estadual seguiu “estritamente todos os ritos legais, regulatórios e ambientais, fundamentada no interesse público e na relevância socioeconômica do empreendimento para a região”. O grupo acrescentou que a companhia “respeita a Justiça e cumpre toda decisão transitada em julgado.”

Após a publicação da reportagem, a Agência Nacional de Mineração disse que “não concedeu à Cedro Mineração autorização de pesquisa ou de lavra sobre essa mesma área. O ato praticado pela Agência foi a aprovação de laudo técnico destinado a possibilitar eventual acordo, amigável ou judicial, para posterior constituição de servidão minerária”. A entidade afirmou ainda que o título minerário da Rio Abaeté permanece ativo.

A mineradora Rio Abaeté não foi encontrada.

Comissão de Meio Ambiente e Desenvolvimento Sustentável debate os impactos socioambientais do projeto de ferrovia para escoamento de minério de ferro do grupo Cedro Participações
Comissão de Meio Ambiente e Desenvolvimento Sustentável de Minas Gerais debate os impactos socioambientais do projeto de ferrovia para escoamento de minério de ferro do grupo Cedro Participações

As irregularidades na Serra do Curral

Neste ano, a Polícia Federal pediu indiciamento do empresário da mineração Lucas Kallas por irregularidades na extração de minério de ferro na Serra do Curral, patrimônio histórico de Belo Horizonte, conforme revelou a Pública em abril, informação depois confirmada por outros veículos. Deflagrada em março, a Operação Parcours apura irregularidades nas atividades da Empresa de Mineração Pau Branco (Empabra), ligada a Kallas.

À época, o empresário disse que sua inclusão no inquérito era “completamente descabida”. Ele ressaltou que a operação “tem como principais fundamentos fatos relacionados aos anos de 2023-2025”, oito anos após ter encerrado sua relação com o Grupo empresarial Green Metals/Empabra.

A PF relatou que a Empabra, sob o subterfúgio de recuperação ambiental, retirou minério da área sem autorização prévia, causando impactos irreversíveis ao meio ambiente, com prejuízo estimado de R$ 832 milhões. Além disso, a empresa deixou de arrecadar cerca de R$ 11 milhões em Compensação Financeira pela Exploração Mineral (CFEM). O caso é descrito no relatório pela PF como uma “distopia ambiental”.

Além do empresário, a PF investigou dois servidores da ANM em Minas Gerais – mesma superintendência envolvida no embate sobre a expansão da Cedro em Mariana. Ambos foram exonerados do cargo.

Desde que assumiu o governo de Minas em janeiro de 2019, Romeu Zema triplicou o uso de dois instrumentos, os termos de ajustamento de conduta (TACs) e os termos de compromisso (TCs), que permitem que mineradoras flagradas operando sem licença ambiental continuem funcionando mediante acordo com o estado, em vez de serem suspensas.

Conforme revelou a Pública em abril deste ano, esses acordos favoreceram diretamente as quatro mineradoras que atuavam irregularmente na Serra do Curral: Tamisa, Empabra, Fleurs e Gute Sicht (todas com TACs ou TCs assinados entre 2020 e 2022).

Kallas admitiu ter investido em empresas que fizeram negócios com a Empabra. Já a Tamisa tinha ligações com o Banco Master de Vorcaro. A mineradora tinha entre suas acionistas a WJ Consultoria, administrada pelo cunhado de Vorcaro, Fabiano Zettel. Além disso, o Victoria Falls Fundo de Investimento, controlado pelo Banco Master, é sócio majoritário da mineradora.

Filmographie

15 September 2026 at 18:03

La maison est noire (1963), de Forough Farrokhzad. Court-métrage documentaire poétique sur une léproserie, méditation sur la souffrance et la dignité humaine.

La Brique et le Miroir (1965), d'Ebrahim Golestan. Un chauffeur de taxi découvre un bébé abandonné, portrait de l'Iran urbain des années 1960.

Qeysar (1969), de Massoud Kimiai. Drame de la vengeance devenu un classique fondateur du cinéma populaire iranien moderne.

La Vache (1969), de Dariush Mehrjui. Après la mort de sa vache, un paysan sombre dans la folie en s'identifiant à l'animal.

Un simple événement (1973), de Sohrab Shahid Saless. Chronique minimaliste de la vie quotidienne d'un jeune garçon dans une ville côtière.

Le Coureur (1985), d'Amir Naderi. Un enfant des rues rêve d'une vie meilleure grâce à sa détermination.

Bashu, le petit étranger (1986), de Bahram Beyzai. Un enfant déplacé par la guerre trouve refuge dans une famille du nord de l'Iran.

Où est la maison de mon ami ? (1987), d'Abbas Kiarostami. Un écolier traverse des villages pour rendre le cahier de son camarade.

Nassereddin Shah, acteur de cinéma (1992), de Mohsen Makhmalbaf. Fantaisie historique sur l'arrivée du cinéma à la cour du chah.

Le Foulard bleu (1995), de Rakhshan Bani-Etemad. L'histoire d'amour entre une ouvrière et un riche exploitant agricole.

Papier sans lignes (2001), de Nasser Taghvai. Une femme tente de devenir écrivaine, révélant les tensions de son couple.

Respiration profonde (2003), de Parviz Shahbazi. Deux jeunes amis errent dans Téhéran en quête de sens et de liberté.

Persepolis (2007), de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud. Film d'animation autobiographique sur l'enfance et l'exil de l'artiste Marjane Satrapi (1969-2026).

Le Chant des moineaux (2008), de Majid Majidi. Un père de famille affronte les difficultés économiques avec humanité.

Une séparation (2011), d'Asghar Farhadi. Conflit familial et judiciaire explorant les dilemmes moraux de la société iranienne.

La Loi de Téhéran (2019), de Saeed Roustaee. Thriller sur la lutte contre le trafic de drogue en Iran.

Voir en ligne : /mav/209/A/69916

Why Is Everyone In Tech So Sad?

10 September 2026 at 14:00

If you spend your day in front of a computer, you may ask yourself, at times, why you do it. What’s it all for? Who benefits? For Noēma, Aaron Horwath suggests that the crisis confronting knowledge workers these days isn’t strictly economic, it’s also existential. He explores the pitfalls of work-as-performance and wonders whether the “messy middle,” which embraces human interaction and collaboration over an army of agents, might offer more for workers and employers alike.

But perhaps the most powerful action of all is simply to maintain an awareness (and remind others) that Workism is a spectacle. For most employees, we owe it to each other to remind one another that this work is not, in the grand scheme of things, all that important. It is illusory. No one has ever died over a spreadsheet. The world does not wait with bated breath for product launches. A marketing campaign will not change the world. Almost no one will remember all the work we do. But they might remember the types of people we were, the relationships we had and how we treated the people we worked with.

Found Wanting: A Reading List on Measurement

10 September 2026 at 11:00

Thoughtful stories for thoughtless times.

Longreads has published hundreds of original stories—personal essays, reported features, reading lists, and more—and more than 14,000 editor’s picks. And they’re all funded by readers like you. Become a member today.

In 1792 Paris, a “north-going astronomer,” Jean-Baptiste-Joseph Delambre, set forth for Dunkerque, France, while a “south-going astronomer,” Pierre-François-André Méchain, made his way to Barcelona, Spain. As leaders of the meridian expedition, their modest ambition was to measure the world. They would use a new measure to be called the meter. “The meter would be eternal because it had been taken from the earth, which was itself eternal. And the meter would belong equally to all the people of the world, just as the earth belonged equally to them all.” 

If a nonfiction book opens with a map and a list of dramatis personae, make some coffee and settle in. Such is the case with historian Ken Alder’s The Measure of All Things: The Seven-Year Odyssey and Hidden Error that Transformed the World—the story of the birth of the metric system amid the ferment of the French Revolution. It’s a thriller.

We start with our bodies, measuring height and weight and life. We want to know what health is, what beauty and pain and performance look like. We weigh our brains for intelligence, ability, sickness, happiness. We fight about race and politics, sex and money, images and words. We stalk the planet, its history and geography, biology and chemistry. We wrestle with space-time, its mathematics and paradoxes. We have no idea what to do about consciousness. And then there’s the small matter of love. We are obsessed and we cannot stop. 

At its heart, measurement is a utopian undertaking, one that aims to make perfect sense of the world. But at every turn, it runs up against the real world, and every so often, our understanding of reality itself. We know that the act of measuring changes what is measured. Might it be changing us measurers, too? 

Welcome to a reading list about measurement—not only as techne, art or craft, but as episteme, knowledge, its conquests and collapses, and what it really gives and takes away.

Medical Benchmarks and the Myth of the Universal Patient (Manvir Singh, The New Yorker, March 2025)

“In 1730, the influential physician Bernard Mandeville recalled a patient asking his doctor whether he was tired of hearing ‘so tedious a Tale’ of pain. His physician gently murmured: ‘Your Story is so diverting that I take abundance of delight in it, and your Ingenious way of telling it, gives me a greater insight into your Distemper, than you imagine.’” Now if you can get a doctor to listen to you for five undistracted minutes, count yourself lucky. Joanna Bourke takes stock of pain and its vocabulary for Aeon: “Our Anaesthetic Times.”

Indian kids tended to be small, curious, energetic as babies, growing up lean, active, rudely healthy. (I use the past tense because I’m not sure whether this is as true now as it was when I was little.) And yet, our parents thought us skinny and tried to feed us all the time. Was that a normal parental thing for the times, and if not, where did they get the idea that something needed to be fixed?

Universal standards have a way of making us feel competent and good, like, get your blood pressure down to 120/80 and you’ll be all right. But as Singh, a Harvard-trained anthropologist, points out: “Pretending that differences don’t exist doesn’t make them disappear; it only drives practitioners to rely on flawed intuitions.” 

Citing case after case of medical benchmarks—too little, too much, too sideways—across the world, Singh calls for a system altogether more nuanced and considerate than the current “myth of the universal patient”—something that won’t cause actual harm, something that will help us see the real humans behind the data.

When my daughter was ten-and-a-half months old, she qualified as “wasted,” which unicef describes as “the most immediate, visible and life-threatening form of malnutrition.” My wife and I had been trying hard to keep her weight up, and the classification felt like a pronouncement of failure. Her birth weight had been on the lower end of the scale but nothing alarming: six pounds, two ounces. She appeared as a dot on a chart in which colored curves traced optimal growth; fifteenth percentile, we were told. She took well to breast-feeding and, within a month, had jumped to the twentieth percentile, then to the twenty-sixth. We proudly anticipated that her numbers would steadily climb. Then she fell behind again. At four months, she was in the twelfth percentile. At nine-and-a-half, she was below the fifth.

Our pediatrician was worried. Ease off the lentils and vegetable smoothies, we were warned; we needed to get more calories into our babe. Ghee, peanut butter—we were to drench her food in these and other fats and wash them down with breast milk and formula. And that’s what we did. When we came back a month later, though, we learned that she had dropped further—and crossed into “wasted” territory.

The Broad, Ragged Cut (Elizabeth Svoboda, Aeon, December 2018)

“There are two kinds of people in the world: people who think there are two kinds of people in the world and people who don’t.” Science or self-help? Louis Menand assesses “society’s people-sorting operations” for The New Yorker: “What Personality Tests Really Deliver.”

Have you ever taken an IQ test? How about an aptitude test for studies or a psychometric test for work? How about an online quiz?

“You were supposed to be there already. Didn’t the tests show you had a head start?” Svoboda, labelled a “gifted” child in the ’80s and dealing with its fallout in her adult life, unpacks the deeply problematic, yet starry, history of testing. She looks at Stanford-Binet, Army Alpha, SAT, and others—all ways to measure human potential. Intelligence and aptitude tests, “binary stars circling in the same orbit,” Svoboda says, seem to be asking and answering: Who deserves a chance, and who doesn’t? Who is worthy, and who isn’t? 

For the American psychologist Lewis Terman, who devised the Stanford-Binet IQ test, the birth of a gifted child was like the birth of a star. In the name of illuminating what he saw as a void, Terman sought out the stars that burned brightest. “The school has no more important task than to foster the development of the mentally gifted,” the researcher at Stanford University in California told attendees at a meeting in San Francisco. “Our chances of survival . . . may well depend upon the discovery and utilisation of highly superior abilities of every kind.” To further this mission, Terman urged hundreds of children all over California to sit for his newly developed intelligence test in the 1920s. Intending to prove his theory that high IQs predicted life success, he sorted the highest scorers into a group of 1,521 children (called his “Termites”) that he would follow and document throughout their lives.

Fracking Eyeballs (D. Graham Burnett, Asterisk, October 2023)

“Why Netflix looks like that.” Will Tavlin investigates what goes on behind the scenes at the streaming behemoth for n+1: “Casual Viewing.”

In hydraulics, pumping high-pressure fluid into a well causes rock to crack and oil and gas to come pouring in. This is called fracturing, or fracking. Burnett, a Princeton historian of science and part of a scholar-artist-activist collective called Friends of Attention, has adapted this term to refer to an insidious property of the attention economy. “Fracking eyeballs” refers to applying psychological and advertising techniques under pressure to bait and extract monetary value from human attention. (I don’t know how they live with this mental image all the time, though.) 

This essay, opening at a 1925 Harlem shop window with a “puzzling totem face” and crammed with historical anecdote and detail, comes from the magazine’s Issue 04: Measurement. Do check out the whole  issue: “How do you measure seeing god? Does testing vaccines need to take so long? Outlining poverty. Asking better questions. The origins of the ad economy. Can we really say how smart AIs are? Domestic violence during lockdown. Sex, drugs, and colonoscopies. Our most pedantic issue yet.”

See also Burnett’s Public Domain Review essay, “Cybernetic Attention,” where he pursues the “pre-history of the laboratory research that has relentlessly worked to slice and dice the attentional powers of human beings.”

In Nixon’s earliest experiments, he would hide in an observation booth, accompanied by a metronome beating half seconds, and then watch closely as two ads were revealed to a seated subject. Ticking his pencil along the rungs of a fascinating little ladder-pad with each beat of the metronome (marking the left side when the eyes were to the left; marking the right side when the eyes were to the right), Nixon created a graphical record of the subject’s visual encounter with the two stimuli. 

If you were advertising a car, was it better to show a picture of a car, or of a pretty woman? If one was selling shirt collars, was it better to do so under the headline “Murder!” or the headline “Quality Shirt Collars”? To make a long story short (and to skip over the proto-pataphysical techniques by which Nixon established what we might call a “science of irrelevancy”), Nixon found that “irrelevant illustrations do attract more attention and hold interest longer than do relevant ones.” Which is to say: systematically doing violence to sense raised revenue. This could be proven in his laboratory. Would it be wrong to say that we live, in many respects, in the world evolved from that finding? 

The Anthropometric Detective and His Racial Clues (Ava Kofman, The Public Domain Review, February 2016)

“Correlation, one of the most used and least understood concepts in statistics, is easy to mistake for causation because it was made that way intentionally; it’s precisely because of its potential to be misunderstood that it remains so popular. . . . The eugenics movement was built out of correlations.” Read about its history and current state of affairs in this Los Angeles Review of Books essay by Aubrey Clayton for the Legacies of Eugenics series: “The ‘Correlation’ Between Statistics and Eugenics.”

In 1901, Scotland Yard started using fingerprints to solve crime. They weren’t the pioneers. Sherlock Holmes had gotten there first in The Sign of Four, already examining under his magnifying glass, in 1890, what appeared to Dr. Watson as “mere shapeless smudges of dust.” While the fictional Holmes was publishing his fictional monographs in fictional journals, “gentleman scientist” (self-funded and without institutional affiliations) Francis Galton was working on the same thing for real. The era was primed for this kind of work across disciplines and professions—finding and interpreting “clues unnoticed by others.”

And while Holmes was trying to catch bad guys, Galton came up with a malign plan. What if you could use fingerprints as “tiny fossil records, providing evidence of the genealogy, personality, criminality, and perhaps even destiny of individuals and groups”? No more varicolored bad guys, only “a political program of selective breeding to improve, in his view, the human race.” 

Empire, race, and “science”—eugenics.

In 1888, a reporter from the Pall Mall Gazette paid a visit to Galton’s Anthropometric Laboratory in London, where instruments developed by Galton measured the physical and mental characteristics—from keenness of hearing to breathing power—of over 10,000 people. The resulting article, titled “A Morning With the Anthropometric Detectives,” described Galton’s laboratory as a world of “order and precision, and tests of the nicest accuracy.” “Dumb though they are,” Galton told the reporter, “what splendid detectives our instruments might prove.” “Splendid detectives!” the reporter exclaimed, “I am not, I hope, in a department of the Criminal Investigation Department, unconsciously yielding convincing proofs of personal identity with some scoundrel hitherto unhung.”

The comparison to detection in the article’s title is no accident: the scientific development of medical and anthropometric instruments like Galton’s coincided with the rise of the detective novel, a genre which, in the words of the literary scholar Ronald Thomas, was “preoccupied with the professional monitoring and identification of bodies.” Fears of mistaken identity and unconscious slips were crystallized in the literature of detection but emerged from a broad range of hermeneutic practices across the era, at a time in which those in power considered the borders of empire and boundaries of racial identity to be insecure.

John Wheeler Saw the Tear in Reality (Amanda Gefter, Quanta Magazine, September 2024)

“Experiments that test physics and philosophy as ‘a single whole’ may be our only route to surefire knowledge about the universe.” Seeing as the lines between them have already been “blurred beyond repair,” here’s another essay by Amanda Gefter for Quanta Magazine: “‘Metaphysical Experiments’ Probe Our Hidden Assumptions About Reality.”

“What happens when you get to the end of things?” This was the question that had held John Wheeler in thrall all his life. A student of Niels Bohr and friend of Albert Einstein who counted Richard Feynman among his own students, Wheeler was a rare soul—a below-the-radar legend, a “physicist’s physicist” who really wanted physics for the people. And throughout his storied career, he kept journals. 

We learned in school that gravity is a force that pulls objects together. 

Einstein’s theory of general relativity came along and said, well, it’s actually that matter and energy can curve space-time, and that curving is gravity. Wheeler wondered, what if gravity could act on itself, endlessly contorting space-time, and that was what matter itself was . . . warped space-time? But reality had a problem. “The fabric of space-time, at its smallest scales, was loosely woven, chewed by moths, too flimsy to bear the weight of the world. Yet here is the universe. It must be made of something.” What?

A clue: At the end of Alder’s meter book, he quotes Protagoras, a pre-Socratic philosopher: “Man is the measure of all things.”

It dawned on Wheeler that when space and time went, taking the rest of physics with them, there was something left. “With law going and chaos arriving, one principle remains,” Wheeler wrote. “The quantum principle.” Quantum mechanics, he wrote, “destroys the concept of the world as ‘sitting out there,’ with the observer safely separated from it by a 20 centimeter slab of plate glass. Even to observe so miniscule an object as an electron, he must shatter the glass. He must reach in. . . . The universe will never afterwards be the same. To describe what has happened, one has to cross out that old word ‘observer’ and put in its place the new word ‘participator.’ In some strange sense the universe is a participatory universe.”

It was officially the wildest idea he’d had yet. A universe made not of matter, not of space-time, not of stuff at all, but of our choices. It wasn’t what he’d hoped to find; the physics had led him there. He’d pried up space-time, peered beneath, and found himself staring, to his bewilderment, at a mirror. “One finds himself in desperation asking if the structure, rather than terminating in some smallest object or in some most basic field, or going on and on, does not lead back in the end to the observer.”

The Mythology of Conscious AI (Anil Seth, Noēma, January 2026)

“The hard problem of consciousness is a distraction from the real one.” For a clearer picture of the fundamentals according to Seth, read his earlier essay for Aeon: “The Real Problem.”

Decades ago, the philosopher David Chalmers came up with a distinction that has since become a popular touchstone in consciousness circles—the easy problem vs. the hard problem. The “easy problem” deals with the physical brain and how its functions and processes create perception, cognition, behavior, etc. The “hard problem” is why such phenomena should be connected to internal, subjective consciousness in the first place. This “explanatory gap” takes a scientific problem into the realm of philosophy. In the sidenote essay, Seth sidesteps the hard problem for what he calls the “real problem”—accounting for “the properties of consciousness in terms of biological mechanisms.” Measuring consciousness, in effect.

In the 10 years that separate the two essays, much has happened, the main event being the astonishing evolution of artificial intelligence. And now we have an unreal problem. In this Berggruen Prize-winning essay, the neuroscientist discusses the possibility of consciousness in AI. But as he says: “The future history of AI is not yet written.”

Intelligence and consciousness are different things. Intelligence is mainly about doing: solving a crossword puzzle, assembling some furniture, navigating a tricky family situation, walking to the shop—all involve intelligent behavior of some kind. A useful general definition of intelligence is the ability to achieve complex goals by flexible means. There are many other definitions out there, but they all emphasize the functional capacities of a system: the ability to transform inputs into outputs, to get things done. 

Consciousness, in contrast to intelligence, is mostly about being. Half a century ago, the philosopher Thomas Nagel famously offered that “an organism has conscious mental states if and only if there is something it is like to be that organism.” Consciousness is the difference between normal wakefulness and the oblivion of deep general anesthesia. It is the experiential aspect of brain function and especially of perception: the colors, shapes, tastes, emotions, thoughts and more, that give our lives texture and meaning. The blueness of the sky on a clear day. The bitter tang and headrush of your first coffee.

Exhalation (Ted Chiang, Lightspeed, April 2014)

“In the space between the hands-on, physical reality of experimental science and the structured narratives fit for printed journals, sits a special genre of scientific writing: lab notebooks. They are the closest witness to ‘science in the making.’” Ulkar Aghayeva writes a lavishly illustrated essay for Asimov Press: “A Brief History of Lab Notebooks.”

Chiang points to two sources of inspiration in his story note: “The Electric Ant,” a Philip K. Dick story in which a man visits a doctor, only to be told that he’s a robot, and proceeds to open himself up to look at his own inner workings, and The Emperor’s New Mind, a book by mathematician Roger Penrose, in which a chapter discusses the concept of entropy. He’s struck by Penrose’s notion that we’re “consuming order and generating disorder,” and that we, given the laws of thermodynamics, “live by increasing the disorder of the universe.” 

In a young world of mechanical beings where “death is uncommon,” an anatomist performs exquisite auto-dissection—an extreme act of analysis to discover what sustains life and what, therefore, can end it in a “fatal equilibrium.” 

This Hugo and Locus-winning story reminds me, in its ending, of something Ursula K. Le Guin says in The Language of the Night: “Only the individual can get up and go to the window, and draw back the curtains, and look out into the dark. Sometimes it takes considerable courage to do that. When you open curtains you don’t know what may be out there in the night. Maybe starlight; maybe dragons; maybe the secret police. Maybe the grace of God; maybe the horror of death. They’re all there. For all of us.”

At first the other anatomists did not believe me when I told them what I had discovered, but in the months that followed my initial auto-dissection, more and more of them became convinced. More examinations of people’s brains were performed, more measurements of atmospheric pressure were taken, and the results were all found to confirm my claims. The background air pressure of our universe was indeed increasing, and slowing our thoughts as a result.

There was widespread panic in the days after the truth first became widely known, as people contemplated for the first time the idea that death was inevitable. Many called for the strict curtailment of activities in order to minimize the thickening of our atmosphere; accusations of wasted air escalated into furious brawls and, in some districts, deaths. It was the shame of having caused these deaths, together with the reminder that it would be many centuries yet before our atmosphere’s pressure became equal to that of the reservoir underground, that caused the panic to subside. We are not sure precisely how many centuries it will take; additional measurements and calculations are being performed and debated. In the meantime, there is much discussion over how we should spend the time that remains to us.

Kanya Kanchana is a writer from India.


Editor: Krista Stevens
Copyeditor:
Cheri Lucas Rowlands

Nova temporada do Auditório Municipal de Olhão abre a 12 de setembro com várias novidades

10 September 2026 at 07:06

Cine-concerto com a Orquestra do Algarve, novos formatos de apoio à criação artística, reforço da programação de fado, regresso do cinema para público jovem e adulto e dois novos eventos integrados nas celebrações do Bicentenário marcam a programação de setembro a dezembro

A nova temporada artística do Auditório Municipal Maria Barroso arranca a 12 de setembro com um cine-concerto muito especial, protagonizado pela Orquestra do Algarve, a partir do icónico filme mudo The General (1926), de Buster Keaton. O espetáculo integra o Ciclo APOS – Música Clássica para Todos, uma parceria entre o Município de Olhão e a Associação de Valorização do Património Cultural e Ambiental de Olhão, e insere-se nas comemorações do Bicentenário da Câmara Municipal de Olhão.

Esta nova temporada constitui um período de transição na estratégia cultural e programação artística da maior sala de espetáculos do concelho. Está prevista uma revisão significativa das mesmas a partir de janeiro de 2027, no sentido de incrementar a diversidade, continuidade e previsibilidade das propostas e contribuir para uma maior captação de vários tipos de público-alvo. Este processo estará alinhado com a ECCO – Estratégia para a Cultura e Criatividade em Olhão (2027-2030), que será apresentada publicamente no final de novembro deste ano.

Música, teatro e propostas para vários públicos

Na área dos concertos, a programação traz a Olhão Ricardo Ribeiro, que apresenta o novo disco, A alma só está bem onde não cabe, a 26 de setembro. Seguem-se Tiago Bettencourt, a 10 de outubro, e Bárbara Tinoco, a 14 de novembro.

A música estará, ainda, representada pelo aniversário da Banda Filarmónica 1.º de Dezembro de Moncarapacho, a 1 de dezembro, e pela Gala de Fados, a 6 de dezembro.

Entre os restantes destaques da programação encontram-se a Gala da Universidade Sénior, a 19 de setembro, o teatro de revista com João Baião, nos dias 26, 27 e 28 de novembro, os formatos “Mostra-te” da Bodydance e da Hip Hop Fusion, respetivamente a 17 de outubro e 21 de novembro, e, ainda, o espetáculo infantil de Natal, a 13 de dezembro.

Auditório com novo horário e Fado aos Domingos na sala de espetáculos

Entre as novidades desta temporada, está o novo horário de funcionamento do Auditório Municipal, que passa a funcionar de terça feira a sábado, das 10:00 às 12:30 e das 13:30 às 17:00.

A alteração permite aos visitantes desfrutar dos projetos patentes nos foyers do equipamento, nomeadamente da principal exposição integrada na programação cultural do Bicentenário, Dois séculos a fazer um lugar, concebida pela equipa do Museu Municipal de Olhão.

Também a rubrica regular Fado aos Domingos conhece uma alteração nesta nova temporada. Na sequência da elevada adesão de espetadores registada nos últimos meses, a iniciativa passa a realizar-se na sala de espetáculos, disponibilizando mais lugares sentados e melhores condições de conforto, visibilidade e audição para os públicos e artistas envolvidos.

Assim, sempre aos domingos, às 16:00, com entrada livre, entre 20 de setembro e 29 de novembro, desfilarão pelo palco do Auditório os músicos Vítor do Carmo, Nuno Martins, Filipe Batista e Tó Correia, bem como os fadistas Pedro Calado, Teresa Viola, Jorge Gonçalves, Inês Gonçalves, Pedro Viola, Tatiana Pinto, Marta Alves, Sara Gonçalves, César Matoso e Carlos Borges.

A iniciativa mantém a curadoria artística independente de Conceição Forra.

Buba Espinho e Conservatório de Música de Olhão em espetáculo inédito

Um dos grandes destaques da temporada é a encomenda artística a Buba Espinho e ao Conservatório de Música de Olhão, através de um ensemble de cordas e coro, para um espetáculo inédito, que terá lugar a 7 de novembro.

A proposta pretende estimular a criatividade e valorizar as estruturas olhanenses, integrando-se, igualmente, nas celebrações do Bicentenário.

Outro dos momentos de destaque será a residência artística e concerto de apresentação do novo disco Nem Tudo Sara, de Sara Badalo / Eira Viva – Associação Cultural, a 23 de outubro.

Este formato pretende ser consolidado pelo Auditório em 2027, no âmbito da sua estratégia de apoio à criação, através da agregação de um período intensivo de experimentação-pesquisa-criação em palco, seguido da apresentação de novos trabalhos de artistas sediados no concelho.

Bicentenário com colóquio e novo evento bienal

Duas outras novas propostas enquadradas nas comemorações do Bicentenário integram, igualmente, esta programação cultural.

A 24 de outubro, realiza-se um colóquio dedicado à história e identidade olhanenses, que contará com os convidados especiais Raquel Varela, António Costa Pinto, António Francisco Ventura Pina, Joaquim Américo Fialho Anastácio, Andreia Fidalgo, Fernando Cabrita, Sandra Romba, Idalécio Soares, André Rosa, a APOS, entre outros. E inclui ainda um concerto com Susana Neves e Ricardo Salvador Martins.

Já entre 20 e 22 de novembro, terá lugar a primeira edição de um novo evento bienal, inédito em Portugal neste âmbito temático, intitulado Participação Cívica e Cultura.

A iniciativa trará a Olhão vários exemplos de boas práticas participativas implementadas a nível nacional nas áreas da cultura, artes, património e ambiente. Será, também, o momento de anúncio de vários projetos participativos e colaborativos a implementar em 2027, bem como de apresentação pública da ECCO – Estratégia para a Cultura e Criatividade em Olhão.

A ECCO começou a ser desenhada no início de 2026, numa lógica de envolvimento da comunidade nos seus vários quadrantes, incluindo população em geral, associações, escolas, empresas, grupos informais e equipas municipais.

Setembro dedicado à participação, cinema de animação e artes visuais

Durante o mês de setembro realizam-se ainda, no palco do Auditório, vários laboratórios participativos. Um deles envolve as equipas municipais da Biblioteca, Museu, Auditório e Arquivo, tendo em vista a recolha de contributos para a ECCO, numa escuta interna inédita na autarquia.

Outro laboratório será realizado com os agentes associativos do concelho, com o objetivo de contribuir para a criação/revisão da regulamentação municipal de apoio a este universo, a vigorar a partir de janeiro de 2027.

Ainda em setembro, no dia 24, terão lugar duas sessões de cinema destinadas ao público escolar, no âmbito do Animagoria – Festa do Cinema de Animação do Algarve, uma parceria com a associação Plutão de Verão.

A edição deste ano da iniciativa coloca o foco na conexão humana na criação artística, partindo da realidade de uma era marcada pela massificação das ferramentas de inteligência artificial e lançando a reflexão sobre o lugar que pode ocupar o cinema de animação e sobre como continuar a cultivar a sensibilidade, a imaginação e o pensamento crítico.

Também a 2.ª edição dos Open Ateliers Olhão, evento que visa valorizar e promover o ecossistema das artes visuais no concelho, passa pelo Auditório Municipal. Nos dias 18, 19 e 20 de setembro, poderá ser visitada uma exposição de trabalhos do criativo Igor Nunes Silva.

A iniciativa inclui, ainda, propostas de mais 67 artistas, disseminadas pelo coração da cidade em vários espaços, entre casas particulares, lojas criativas, sedes de associações culturais, ateliers de arquitetura, hotéis e espaço público.

Regresso do cinema ao Auditório

Durante o mês de outubro, em data e com parceiros ainda a anunciar, o Auditório Municipal retomará, depois de um longo interregno, a oferta de cinema para público jovem e adulto, com sessões às terças feiras à noite.

A retoma desta valência integra, igualmente, a estratégia de diversificação da oferta do equipamento cultural.

Informações e bilheteira

Para mais informações sobre a programação da nova temporada, os interessados podem consultar as redes sociais do Auditório Municipal de Olhão, a sua bilheteira online, ou contactar diretamente o equipamento através do email auditorio@cm-olhao.pt, ou do telefone 289 700 160.

Hurricane Helene Washed His Wife Away From Their Mobile Home. Now New Residents Live on the Same Land.

8 September 2026 at 17:31

Dave Masters watched as his father’s house careened into a telephone pole and split in two, after Hurricane Frances lifted it from its foundation in 2004. Hayward County, in Western North Carolina, bought the house and declared the patch near the town of Clyde “permanent open space under a federally funded program to reduce the risk of future loss of life and property damage.” Not all homes were treated equally, though, in the aftermath of distaster. Hurricanes Frances, Ivan, and Helene, along with Tropical Storm Fred, all brought heavy rains and flooding to the nearby Hyder Mountain Road mobile home park. They’re “part the result of a gap in disaster policy that allows mobile home residents to be put in harm’s way again and again.” For The Assembly, in a piece produced for ProPublica’s Local Reporting Network, Ren Larson explains why.

The federal government’s programs to buy out disaster-prone buildings are “the cornerstone of the Nation’s system for emergency management,” according to the Federal Emergency Management Agency. But the program was developed with traditional homeowners in mind, and mobile homes, the country’s largest source of affordable housing, are often left out. Trailers, even when they become immovable and lifelong homes, aren’t typically considered real estate but instead personal property, like motorcycles and boats.

That still leaves people living on flood-prone land. For the state to actually buy that land, mobile home park owners have to take the buyout, and FEMA’s program offers little incentive for them to do so: They can’t collect from the government for lost rent or for the value of the mobile homes on top of the land. 

Some park owners say the payouts are not high enough to allow them to relocate; others aren’t even aware of the buyout program. So park owners regularly allow new trailers to move into the vacant spots. Art and Lynne Heinmiller, who own the Hyder Mountain Road mobile home park, did not respond to questions — which were emailed, texted and mailed via certified letter — about allowing trailers and campers to move back to where they’d washed away

Biblioteca Municipal de Faro com programação diversificada em setembro

5 September 2026 at 19:03

Leituras, encontros com autores, cinema, atividades para famílias, jogos e iniciativas dedicadas à saúde e ao bem-estar marcam a programação da Biblioteca Municipal de Faro ao longo do mês de setembro.

A Biblioteca Municipal de Faro António Ramos Rosa apresenta, em setembro, uma programação diversificada, com propostas dirigidas a diferentes públicos e interesses, reforçando o seu papel enquanto espaço de encontro, conhecimento, cultura e participação da comunidade. Ao longo do mês, são várias as oportunidades para descobrir novos livros e autores, participar em momentos de leitura e escrita, assistir a cinema, desfrutar de atividades em família ou refletir sobre temas relevantes para a comunidade.

No domínio da leitura, o mês começa com uma nova sessão do Clube de Leitura, a 10 de setembro, dedicada à discussão das leituras de verão, e prossegue com dois Encontros com Autores. Gerson Rosário apresenta O Guardião das Lendas, no dia 16 de setembro, enquanto Rui Couceiro estará na Biblioteca para apresentar A Mais Bela Maldição, numa sessão moderada por Maria Luísa Francisco, no dia 29 de setembro. A programação inclui ainda uma nova sessão do Clube de Escrita Criativa, convidando à experimentação e à partilha através da palavra escrita, no mesmo dia.

Também o cinema marca presença com mais uma sessão de “Cinema Francês”, promovida em parceria com a Alliance Française do Algarve e o Cineclube de Faro, com a exibição de Borgo, de Stéphane Demoustier, no dia 18 de setembro. Para quem prefere desafios e estratégia, haverá ainda uma tarde dedicada aos jogos de tabuleiro modernos, dinamizada por João Silva e aberta a participantes de todas as idades, a 19 de setembro.As famílias encontram igualmente várias propostas ao longo do mês. No âmbito do programa Alameda Viva, a Biblioteca leva a Hora do Conto ao Jardim da Alameda, com as sessões Jardim da Multiculturalidade e Jardim Radical, dias 12 e 26 de setembro, respetivamente. A programação inclui ainda, no dia 17 de setembro, uma “Hora do Conto Especial”, sob o mote Cidade de pessoas para pessoas, dedicada à importância dos pequenos gestos e à forma como podem contribuir para uma comunidade mais consciente e participativa.

A saúde e o bem-estar são também temas presentes na programação de setembro. O ciclo Con-versas com Saúde aborda a Anafilaxia e situações críticas em idade pediátrica, numa sessão con-duzida pela Dra. Maria Alfaro, que terá lugar dia 22 de setembro. Já a iniciativa “Biblioteca Social – Humaniza-te” promove a sessão Tu és importante – Agarra-te à vida!, dia 25 de setembro, com a participação das Dr.ªs Nazaré Santos e Patrícia Romão, do Núcleo de Estudos do Suicídio Portu-guês.

Os “Sábados em Família”, dia 26, trazem, por sua vez, uma sessão de yoga orientada por Teresa Sequeira, dedicada ao bem-estar durante a gravidez e à relação entre a futura mãe e o bebé.Ao longo de todo o mês, entre 1 e 30 de setembro, estará patente na Biblioteca uma “Mostra Bi-bliográfica dedicada ao Fundo Documental e Espólio de Mariana Santos”, completando uma pro-gramação que procura aproximar a Biblioteca da comunidade e afirmar este equipamento municipal como um espaço aberto à cultura, à aprendizagem e ao convívio.

Moment, Expand

11 August 2026 at 16:15

Ahead of the 40th anniversary of Stand By Me, Alec Joyner takes up Rob Reiner’s classic film and considers it from a few dozen angles. It’s a canny piece of critical writing on time, memory, masculinity, and tenderness, forces that often work against each other. (Joyner doesn’t raise the subject of Reiner’s violent death last year, though he pauses briefly on Chris, a character “freakishly knifed to death . . . trying to break up a fight.”) Stand By Me‘s two days of summer are a “vital pause” in the life of its characters, a “portal . . . into the expanse of time.” Here, Joyner illuminates that pause, and captures some of its elusive grace.

Stand by Me was slapped with an R rating, for the boys’ profanity, as well as the prominence of child abuse and death. This may have hampered ticket sales, but it also made it the first R-rated movie that many ’80s and ’90s kids saw. It made it a fitting rite of passage.

Still, there’s something lamentable in the verdict, the MPAA telling a faulty story much like the fictional adults of Castle Rock. How many blockbusters have promoted horrendous violence, only to make the PG-13 grade because they feel safely unreal? Stand by Me was received as dangerous because its horrors and its dirt live at home.

Tribeca Open Air: Loulé recebe evento de cinema, música e jornalismo

5 August 2026 at 06:50

No próximo dia 10 de agosto, segunda-feira, a partir das 20h00, o icónico Convento do Espírito Santo, em Loulé, transforma-se numa sala de cinema ao ar livre para acolher a sessão de estreia do Tribeca Open Air, powered by Toyota.

Loulé e Sintra são as duas localidades por onde irá passar a estreia desta iniciativa do Tribeca Festival Lisboa, que irá transformar espaços emblemáticos em pontos de encontro para celebrar o cinema, a cultura e a partilha de histórias. 

Nesta espécie de warm-up para o Festival, que este ano acontece em dezembro, a exibição de um filme é antecedida por uma conversa ao vivo com personalidades do jornalismo, das artes e da criação, seguida de momentos musicais assegurados pela RFM. 

A primeira sessão, em Loulé, terá como tema “Como se conta uma história? Do jornalismo à ficção” e será moderada por Rúben Tiago Pereira, jornalista do Expresso, contando com a participação do também jornalista (SIC) André Pacheco, e das atrizes Isabela Valadeiro, Sónia Balacó e Margarida Vila-Nova.

O ponto alto da noite acontece às 22h00 com a projeção em ecrã gigante do filme “Eleanor the Great”, que marca a estreia de Scarlett Johansson na realização cinematográfica. Esta comédia dramática, apresentada em exclusivo na edição de 2025 do Tribeca Festival Lisboa, acompanha a jornada de superação e recomeço de Eleanor Morgenstein, uma carismática mulher de 94 anos que decide mudar-se para Nova Iorque após a perda da sua melhor amiga.

O evento, que cruza a sétima arte com conversas inspiradoras e momentos musicais, tem entrada gratuita mediante levantamento de bilhetes em tribecalisboa.pt.

Esta iniciativa resulta de uma parceria entre o Tribeca Festival Lisboa, a Toyota Portugal e o Município de Loulé. 

Programa

10 de agosto | Convento do Espírito Santo, Loulé 

20h00: Abertura de portas, food & drinks e DJ Set by RFM

21h00: Como se conta uma história? Do jornalismo à ficção, com moderação de Rúben Tiago Pereira (Expresso) e participação de André Pacheco (SIC), Isabela Valadeiro e Sónia Balacó

22h00: Projeção do filme Eleanor the Great

❌