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La Chine est-elle le nouveau centre du monde ?

par Alvaro GARCIA LINERA

En 1858, Karl Marx avait prédit l’ascension de l’Asie au rang de centre du capitalisme. Aujourd’hui, la Chine confirme sa prophétie en occupant une position dominante dans l’économie mondiale (19,9% du PIB mondial en PPA) et dans le secteur industriel : elle est en tête dans 7 des 10 industries les plus avancées, dans la transition énergétique et dans la fabrication de haute technologie. Sa croissance a multiplié son économie par 54 depuis 1990 grâce à la planification et aux investissements de l’État. Bien que les États-Unis conservent la primauté du dollar et de leurs bases militaires, la Chine est le plus grand créancier mondial et la puissance décisive. L’article conclut en critiquant l’aveuglement des élites latino-américaines qui se tournent vers des puissances en déclin.

En 1858, Karl Marx s’était penché sur la marginalisation imminente de l’Europe et des États-Unis face à l’expansion du capitalisme en Asie. Dans une lettre adressée à Engels, il exprimait sa crainte qu’une future révolution européenne ne soit géographiquement réduite à un «petit coin» du monde, compte tenu de la montée de la société bourgeoise dans de vastes régions de la planète telles que la Chine, le Japon, l’Australie et la Californie (Œuvres complètes, vol. 40).

Nous étions au milieu du XIXe siècle, marqué par la domination mondiale absolue de l’Empire britannique, l’élan de la première révolution industrielle — la puissance de la vapeur, l’industrie textile — et la présence des États-Unis en tant que puissance intermédiaire fournissant du coton aux grandes usines de Manchester. Mais au-delà de tout cela, Marx voyait en Asie, et en Chine en particulier, la formation embryonnaire du nouveau cœur du capitalisme mondial.

Cent soixante-huit ans se sont écoulés, et les prédictions de Marx ont été confirmées par l’histoire. Aujourd’hui, la Chine est la plus grande économie de la planète. En mesurant le PIB en parité de pouvoir d’achat (PPA) — ce qui élimine les distorsions liées aux taux de change du marché et aux différences de coût de la vie —, le FMI estime que l’économie chinoise représente aujourd’hui 19,9% de l’économie mondiale, tandis que celle des États-Unis atteint 14,5% et celle de l’Union européenne (UE), 14%. En 1990, le PIB de la Chine ne représentait que 3% du total mondial, celui des États-Unis 19% et celui de l’Europe 23% (IMF DataMapper, 2026). Si l’on prend en compte l’ensemble de l’Asie, le PIB du continent atteint 49% du total mondial.

Cela n’a rien de surprenant. En 1700, l’économie asiatique représentait 60% de l’économie mondiale, tandis que celle de l’Europe atteignait un peu moins de 30% et celle de l’ensemble des États-Unis, 3% (Piketty, Le Capital au XXIe siècle, p. 76). À cette époque, le revenu moyen d’un Chinois était similaire à celui d’un habitant des Pays-Bas, alors leader commercial et financier de l’Europe. La colonisation européenne de l’Asie a détourné cette trajectoire pendant 200 ans, et aujourd’hui, ce continent est à nouveau à la tête de l’économie mondiale.

Mais la Chine n’est pas seulement en tête aujourd’hui en termes de taille de son PIB, mais aussi en ce qui concerne les fondements matériels sous-jacents de la puissance du pays.

En ce qui concerne la valeur ajoutée manufacturière, la Chine génère 29% du total mondial, tandis que les États-Unis et l’Union européenne y contribuent chacun à hauteur de 17% (Statista Research, 2025). On estime que d’ici 2030, cette part atteindra 45% (ONUDI, 2024). Ce leadership ne se limite pas à la fabrication de masse de jouets ou d’appareils électroménagers, mais s’étend également aux domaines des technologies de pointe et à la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur des produits. L’Information Technology and Innovation Foundation (ITIF) — un groupe de réflexion américain — montre que la Chine est déjà leader dans 7 des 10 industries les plus avancées au monde : les systèmes informatiques et électroniques, les produits chimiques, les machines et équipements, les métaux de base, les véhicules à moteur, les produits métalliques transformés et les équipements électroniques. De leur côté, les États-Unis occupent la première place dans la production de technologies de l’information et de services — en particulier la conception de puces d’IA —, dans le secteur pharmaceutique et dans d’autres secteurs des transports (ITIF, 2026).

En 2024, la Chine a fabriqué 86% des panneaux solaires mondiaux, 80% des batteries électriques, 72% des voitures électriques, 64% des smartphones, 54% des robots industriels et 49% des drones (El País, 25 septembre 2026).

En matière de consommation d’électricité, l’essor de la Chine a été spectaculaire. En 1990, la Chine consommait moins de 1 000 térawattheures (TWh), tandis que les États-Unis en consommaient 3 000 TWh. En 2025, la Chine a atteint 10 300 TWh, tandis que la consommation des États-Unis stagne depuis 20 ans autour de 4200 TWh (EIA, 2026).

De plus, la Chine est le premier «État électrique» au monde, étant à la fois le plus grand investisseur et le plus grand producteur mondial d’énergies alternatives. Elle a réussi à réduire le coût de production de l’énergie solaire de 350 dollars par MWh en 2016 à 35–60 dollars par MWh d’ici 2025. Ce coût est inférieur à celui de l’électricité produite à partir du gaz en cycle combiné (60–120 dollars par MWh) ou du charbon (71–170 dollars par MWh) (Lazard, LCOE, 2026).

La Chine est un pays qui ne produit pas de pétrole et qui, au cours du siècle dernier, a été l’un des plus grands extracteurs de charbon pour la production d’énergie. Cependant, au cours de la dernière décennie, c’est le pays qui a le plus contribué à la transition énergétique mondiale. Sa capacité installée de production d’énergie solaire s’élève aujourd’hui à 1175 TWh, alors que le reste du monde ne produit à lui seul que 1600 TWh (Statista, avril 2026). Aujourd’hui, la Chine dispose d’un complexe de production dont la capacité annuelle de fabrication de panneaux solaires s’élève à 1200 TWh, de sorte qu’en moins de 10 ans, une fois les problèmes de stockage et de transport surmontés, elle pourrait fabriquer suffisamment de panneaux pour enrayer le changement climatique (Tooze, 19 septembre 2025). Aucun pays au monde ne possède aujourd’hui une telle capacité de restauration écologique à l’échelle mondiale.

Dans l’ensemble, la croissance de l’économie chinoise représente entre 25% et 30% de la croissance de l’économie mondiale. De 1990 à 2025, la croissance moyenne de son PIB a été de 8,5%, atteignant 14% certaines années, bien qu’elle se soit stabilisée ces dernières années autour de 5%. Ce développement sans précédent lui a permis de multiplier la taille de son économie par 54 depuis 1990, alors que les États-Unis l’ont multipliée par 5,1 et l’Union européenne par 2,9 au cours de la même période (Banque mondiale, données ouvertes, 2026).

Grâce à une combinaison mûrement réfléchie d’ouverture aux investissements étrangers, de transferts de technologie, de soutien à l’investissement privé national et de création d’entreprises publiques dans des secteurs stratégiques de l’économie, la Chine a atteint cette position de leader tout en maintenant un taux d’investissement annuel qui, depuis plus de deux décennies, oscille entre 35% et 45% du PIB. À titre de comparaison, ce taux s’est établi à environ 17% aux États-Unis et à 22% dans l’Union européenne.

Sur le plan commercial, de 1990 à 2025, la Chine a accumulé un excédent commercial de 9 700 milliards de dollars. Pour la seule année 2025, alors que les États-Unis avaient déclaré une guerre commerciale, cet excédent a atteint 1100 milliards de dollars (BBC, janvier 2026). De plus, comme dans toutes les économies développées, la dette publique est élevée. Pour 2025, elle est estimée à 120% du PIB, un chiffre très proche des 125% des États-Unis (FMI, 2026). À cette différence près que la totalité de la dette chinoise est contractée en yuan auprès de banques d’État chinoises, tandis que la majeure partie de la dette américaine est détenue par des investisseurs privés et des gouvernements étrangers.

Ces flux de revenus ont permis à la Chine de devenir le premier créancier bilatéral mondial, devant la Banque mondiale ou le FMI. De 1990 à 2025, la Chine a accordé des prêts commerciaux d’une valeur de 2200 milliards de dollars, notamment aux États-Unis (AidData, novembre 2025). Ce chiffre est déjà supérieur aux 1300 milliards de dollars que, sur la même période, les États-Unis ont versés à titre d’aide militaire et économique à leurs pays alliés (USAFacts, septembre 2026). Ainsi, alors que la Chine a mis en place une infrastructure mondiale pour l’approvisionnement en matières premières et la distribution de marchandises (la «Route de la soie»), les États-Unis ont maintenu des armées et des dirigeants soumis à leurs desseins politiques.

Malgré toute cette puissance économique, la Chine — contrairement à ce qu’ont fait les États-Unis au XXe siècle et, avant eux, le Royaume-Uni — n’a pas encore établi l’hégémonie mondiale de sa monnaie, n’a pas déployé de bases militaires pour garantir sa suprématie politique, et n’exporte pas non plus sa culture ou son système politique comme un modèle à imiter par le reste des pays.

Aujourd’hui, le dollar continue de remplir la fonction de monnaie de réserve mondiale pour 85% des opérations de change mondiales, représente 58% des réserves internationales des banques d’États et sert de monnaie de règlement au sein du système SWIFT pour la plupart des paiements internationaux (BRI, 25 février 2026). Mais sur le plan intérieur, la Chine a déjà créé le deuxième plus grand marché obligataire au monde, évalué à 28 000 milliards de dollars, derrière celui des États-Unis, qui représente 61 000 milliards de dollars (Deutsche Bank, juillet 2026). De même, elle compte trois des dix centres financiers les plus importants au monde (Shanghai, Hong Kong et Shenzhen) et a lancé le système CIPS comme alternative pour les paiements internationaux.

Quant aux bases militaires à l’étranger, la Chine en possède trois, contre 750 pour les États-Unis, et, pour l’instant, elle ne semble pas intéressée par l’exportation de son modèle d’organisation politique appelé «socialisme aux caractéristiques chinoises». Quant à l’expansion culturelle, elle n’en est qu’à ses débuts — jeux vidéo, esthétique asiatique, plateformes de vente en ligne rapides —, alors que le marché intérieur gagne en importance pour la croissance économique. Aux États-Unis, la consommation des ménages représente 69% du PIB ; en Chine, 40% (Banque mondiale, 2026). À titre de comparaison, il y a vingt ans, le rapport entre le revenu par habitant de la Chine et celui des États-Unis était de 1 pour 20. Aujourd’hui, ce rapport est de 1 pour 3,5. Dans moins de 50 ans, il sera de 1 pour 1 (Milanovic, 2026). Tout indique que le «Grand Renouveau du pays chinois», par lequel ses dirigeants envisagent le rétablissement de la grandeur mondiale de leur pays, ne se mesure pas à l’aune de la précipitation de quelques décennies, mais à celle de la patience obstinée de plusieurs siècles.

Il ne fait aucun doute que la Chine est déjà aujourd’hui le centre du monde. Et, face à cela, il est tout simplement pathétique de voir les élites réactionnaires d’Amérique latine chercher désespérément à obtenir un visa américain ou acheter un appartement à Madrid pour rehausser leur statut de «modernes». Elles courent dans tous les sens, hébétées, à la poursuite des mirages de pays qui ne sont désormais plus que de «petits coins» du monde.

Publié à l’origine par  China Beyond the Wall

Traduction:  Reseau International

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Depois da Rússia, a China é o próximo alvo dos falcões europeus?

Sem condições materiais para disputar a supremacia industrial chinesa, a União Europeia insiste em transformar suas dificuldades econômicas em justificativa para uma nova escalada de hostilidades.

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A liderança europeia parece ter encontrado uma nova missão estratégica: reconstruir a capacidade industrial do continente e, simultaneamente, reduzir sua dependência da China. A iniciativa foi recentemente trazida por França e Alemanha conjuntamente e é apresentada como uma resposta à crescente participação chinesa no mercado europeu. O problema é que os dirigentes responsáveis por esse projeto continuam ignorando uma questão elementar: nenhuma reindustrialização de grande escala pode prosperar sem uma base energética estável, abundante e economicamente acessível.

A Europa possui universidades de excelência, mão de obra qualificada, centros tecnológicos avançados e uma tradição industrial que ainda lhe confere vantagens consideráveis. Entretanto, essas capacidades não funcionam isoladamente. Fábricas de produtos químicos, siderúrgicas, instalações metalúrgicas e numerosas outras atividades dependem de fornecimento energético contínuo e competitivo. A existência de capital, conhecimento científico e trabalhadores especializados não compensa indefinidamente os custos elevados de produção. É justamente nesse ponto que a estratégia europeia entra em contradição com seus próprios objetivos.

Durante décadas, a integração econômica entre a Europa Ocidental e a Rússia proporcionou condições favoráveis ao desenvolvimento de importantes segmentos industriais. O fornecimento de gás natural russo, em particular, contribuiu para sustentar atividades que exigem grandes quantidades de energia. Essa relação atendia a interesses econômicos concretos de ambas as partes: Moscou encontrava um mercado importante para suas exportações, enquanto as economias europeias obtinham um insumo fundamental para sua competitividade.

O começo do regime de sanções em 2022 alterou profundamente esse cenário. As medidas coercitivas ilegais cortaram a parceria russo-europeia de longa data, tornando o lado ocidental do continente economicamente fraco e dependente de energia externa mais cara e menos segura. A Europa, que já vinha progressivamente se desindustrializando antes disso, entrou então no total caos energético, com todas as suas consequências, desde contas de energia mais altas até empresas falindo por incapacidade produtiva.

Seria razoável esperar que uma estratégia de recuperação industrial começasse pela revisão dessas vulnerabilidades. O que se observa, porém, é a tentativa de construir uma nova base produtiva sem resolver adequadamente o problema energético. Os responsáveis pela política europeia parecem acreditar que subsídios, incentivos fiscais e programas de investimento serão suficientes para restaurar a competitividade. Tais instrumentos podem contribuir para o desenvolvimento industrial, mas seus resultados serão limitados enquanto persistirem desvantagens estruturais nos custos de energia.

É nesse contexto que a China passa a ocupar uma posição cada vez mais importante na lista de preocupações de Bruxelas. A capacidade chinesa de produzir em grande escala, abastecer cadeias industriais complexas e oferecer equipamentos a preços competitivos representa um desafio para uma Europa que procura recuperar sua autonomia produtiva. Em vez de reconhecer a dimensão do atraso acumulado e elaborar uma estratégia coerente para superá-lo, setores da liderança europeia preferem recorrer a barreiras comerciais, investigações punitivas e mecanismos de contenção econômica.

Essa orientação revela uma compreensão bastante superficial da competição industrial. Restringir as importações chinesas não cria automaticamente fábricas europeias, tampouco reduz o custo da eletricidade ou garante o fornecimento de gás às instalações industriais. Pelo contrário, empresas que dependem de equipamentos, componentes e matérias-primas chinesas poderão enfrentar despesas maiores justamente quando precisam investir para recuperar sua posição no mercado internacional.

A questão russa torna esse quadro ainda mais delicado. Recuperar a cooperação energética com Moscou seria o passo inicial de qualquer plano de recuperação industrial. Com energia russo e parcerias comerciais amplas com a China, a Europa reencontraria o caminho do desenvolvimento – da mesma maneira que países africanos e asiáticos, em parceria com Rússia e China, estão agora encontrando pela primeira vez.

Mas Bruxelas, Paris e Berlim fazem o contrário. Os estrategistas europeus parecem determinados a enfrentar simultaneamente dois dos maiores polos industriais e energéticos do mundo, sem demonstrar que possuem os recursos necessários para sustentar essa ambição. Primeiro, comprometeram uma relação energética fundamental com a Rússia. Agora, arriscam transformar a China em um adversário comercial permanente.

No fim, o que os falcões europeus querem não é o desenvolvimento da própria Europa, mas a instrumentalização de pautas como indústria e comércio para avançar seus próprios planos autodestrutivos – nos quais os cidadãos europeus, já sem energia russa e possivelmente sem produtos chineses em breve, são sempre as primeiras vítimas.

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¿Es posible una guerra entre Europa y Rusia?

Escrito por Mehmet Perinçek en United World International. Traducción por el Dr. Enrique Refoyo.

El enfrentamiento entre la OTAN y Rusia desde la perspectiva de Turquía

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El profesor asociado Mehmet Perinçek, autor de la UWI, historiador y politólogo, participó como invitado en directo en el canal turco Ulusal Kanal para analizar el aumento de las tensiones entre Europa y Rusia y las razones que las subyacen.

Compartimos el programa con nuestros lectores.

La «amenaza rusa» como pretexto para la agresión

La «amenaza rusa» se está convirtiendo cada vez más en un tema de debate político en Europa. ¿Qué está ocurriendo y qué hay detrás de ello?

El discurso en Europa sobre una «amenaza rusa» no se ajusta a la realidad. Europa está inventando una supuesta amenaza rusa con el fin de ocultar su propia agresión hacia Eurasia y Rusia. Si echamos la vista atrás a Hitler y a la Segunda Guerra Mundial, ¿qué dijo Hitler cuando actuó contra Checoslovaquia? Las vidas de los alemanes en Checoslovaquia estaban en peligro, y Alemania tuvo que enviar tropas y ocupar Checoslovaquia para protegerlos. Afirmó que el comunismo se estaba extendiendo y que Alemania tenía que eliminar esa amenaza de raíz. Así pues, incluso la Alemania de Hitler intentó disimular sus ambiciones imperialistas y agresivas y fabricar un pretexto para justificarlas.

Observamos cómo resurgen tendencias similares en la Europa actual, con Merz, Macron y otras figuras destacadas del panorama europeo. Cuando analizamos los hechos, lo que realmente vemos no es a Rusia avanzando hacia Europa, sino a Europa y al bloque atlántico avanzando hacia Rusia.

La expansión de la OTAN: hacia Rusia y los demás

A principios de la década de 1990, cuando la Unión Soviética se desmoronaba, los dirigentes soviéticos, bajo el liderazgo de Gorbachov, afirmaron en esencia: disolveremos el Pacto de Varsovia, pero la OTAN no debe expandirse hacia el este. Los dirigentes occidentales dieron garantías verbales en ese sentido. Sin embargo, no cumplieron esas promesas. Por el contrario, la OTAN se expandió hacia el este, en dirección a Rusia, en seis ocasiones y, finalmente, llegó a las fronteras rusas.

Este intento de rodear a Rusia tiene paralelismos en otros lugares: en el Mediterráneo oriental y la cuestión de Chipre, en la cuestión de Taiwán, en el estrecho de Ormuz y en Yemen. En todas estas regiones, observamos intentos por parte de las mismas fuerzas de rodear, contener y asfixiar a Irán, China y Turquía.

«No se puede descartar la posibilidad de una guerra a gran escala»

Así pues, lo que usted está diciendo es que no hay fundamento alguno en esa afirmación de que Rusia no está preparando realmente un ataque. Por el contrario, usted sostiene que el bloque atlántico está tratando de traspasar las líneas rojas de Rusia y expandirse hacia el este, en dirección a Rusia. Entonces, permítame plantear la pregunta de otra manera. ¿Dispone Rusia actualmente de la capacidad militar y los recursos necesarios para abrir un segundo frente contra la OTAN?

No se puede descartar la posibilidad de tal guerra o enfrentamiento. Es necesario subrayar esto.

Alemania, Gran Bretaña, Francia y Polonia también deberían incluirse aquí, ya que vemos que se están preparando para una posible guerra con Rusia. Se están rearmando rápidamente. Están aumentando sus presupuestos militares y de defensa. Al mismo tiempo, están llevando a cabo campañas de propaganda y otras actividades destinadas a preparar a la sociedad para la guerra. Están diciendo a los jóvenes europeos que deben estar preparados para la guerra. La industria europea también se está orientando cada vez más en esa dirección.

Los principales fabricantes de automóviles y otras grandes empresas occidentales están empezando a invertir en la industria de la defensa. Volkswagen, por ejemplo, se ha puesto en contacto con el ejército alemán con propuestas para fabricar equipamiento militar. La francesa Renault se ha lanzado a la producción de drones. Añadimos a esta lista a Rheinmetall y otras grandes empresas. Esto demuestra claramente que Europa y las potencias atlantistas se están preparando para la guerra. Por lo tanto, la posibilidad de una guerra de este tipo sí existe.

Simulaciones de guerra por parte de EE. UU.

Si se produjera un conflicto de este tipo, también habría que señalar que la fuerza militar de Europa y su capacidad militar general son bastante débiles. Europa no está preparada para una guerra de este tipo. Y esta no es meramente nuestra valoración. Los propios expertos militares occidentales, los funcionarios occidentales e incluso algunas de las fuerzas que abogan por la confrontación reconocen que Europa no está realmente en condiciones de hacer frente a Rusia en el ámbito militar.

Tampoco, desde el punto de vista social, está la población europea preparada para la guerra. Además, por supuesto, está el hecho de que Rusia es una potencia nuclear. Asimismo, se han llevado a cabo numerosas simulaciones de guerra en EE. UU., incluidas aquellas realizadas o encargadas por el propio Gobierno estadounidense. Estas simulaciones han concluido que, en una guerra convencional no nuclear, EE. UU. sería derrotado por Rusia y China.

Hay otro factor que debemos tener en cuenta. En cualquier enfrentamiento armado con Rusia, especialmente en caso de una intervención militar dirigida contra Rusia, también existe la posibilidad de que se vean implicados los aliados y países amigos de Rusia.

Una posible guerra que se extienda desde Rusia y la OTAN

¿Qué quiere decir exactamente con eso? ¿Podría explicarlo con más detalle?

Una guerra entre Rusia y la OTAN significaría, en efecto, el inicio de una guerra mundial. No se limitaría a Rusia y la OTAN, sino que daría lugar a un conflicto mucho más amplio que abarcaría el mundo entero. En un enfrentamiento de tal magnitud, los países del lado euroasiático también se verían involucrados. Al igual que existe solidaridad económica entre ellos, países como Irán y otros no permanecerían indiferentes ante una guerra de esta magnitud. Inevitablemente surgirían otros frentes.

Como he dicho antes, la guerra en Ucrania y la cuestión de Taiwán no pueden separarse realmente entre sí. Tampoco pueden separarse la cuestión de Taiwán y el estrecho de Ormuz o el Mediterráneo oriental.

Por eso podemos afirmar que Europa, con su actual potencia y capacidades militares, no está preparada para hacer frente a Rusia. Una vez más, son los propios responsables occidentales quienes lo afirman.

Guerra justa e injusta

Existe otro factor: la distinción entre una guerra justa y una guerra injusta. No creo que un joven europeo, o por ejemplo un trabajador turco que viva en Europa, esté especialmente dispuesto a ir a morir al frente ruso en defensa de los intereses imperiales de Alemania. Los jóvenes rusos, por su parte, lucharían con una motivación mucho mayor si creyeran que están defendiendo su propia patria.

Así pues, el principal problema al que se enfrenta Europa hoy en día no es la afirmación de que Rusia esté a punto de atacar. Más bien, Europa carece de un enfoque político común y de un mecanismo de seguridad común capaz de gestionar tal confrontación o de librar una guerra contra Rusia u otro país. ¿Es eso lo que está diciendo?

Sí. Y están intentando crear ese mecanismo y la legitimación necesaria para ello. Pero se enfrentan a una fuerte oposición dentro de sus propios países. Lo hemos visto reflejado en las recientes elecciones en Alemania. En Suiza se están celebrando referéndums sobre la cuestión de la neutralidad. Macron se acerca al final de su carrera política, mientras que Le Pen y Mélenchon están ganando terreno.

El enfrentamiento entre la OTAN y Rusia desde la perspectiva de Turquía

Usted argumentó que, si estallara una guerra entre la OTAN y Rusia, esta no se limitaría a esas dos partes, sino que se extendería. Y mencionó algunos países. Esto nos lleva a la perspectiva de Turquía.

Cuando las potencias atlánticas intentan rodear a Rusia a través de Ucrania y el Mar Negro, también están rodeando a Turquía. Sus planes en el Mar Negro no pueden separarse de sus planes en el Mediterráneo Oriental ni de aquellos destinados a socavar la soberanía de la República Turca del Norte de Chipre (RTNC).

Del mismo modo, el sistema de dominación basado en el dólar que pretenden imponer a Turquía es similar al que pretenden imponer a Rusia. Por lo tanto, los intereses objetivos de Turquía la sitúan claramente en el bando opuesto al bloque atlántico. Si el bloque atlántico se fortaleciera y lograra llevar a cabo sus planes, ello también perjudicaría la soberanía de la TRNC. Debilitaría a Turquía en el equilibrio de fuerzas del Mediterráneo Oriental y fortalecería al bando contrario.

Un bloque atlántico más fuerte también implica un mayor apoyo a Israel. Significaría un aumento de la presión y las amenazas dirigidas por Israel contra Turquía, Siria, Palestina, el mundo árabe, el mundo islámico e Irán. Esto nos lleva de vuelta a lo que dije al principio: el Mar Negro y el Mediterráneo Oriental forman parte del mismo frente estratégico. La cuestión de Taiwán y el estrecho de Ormuz también forman parte de ese mismo frente más amplio. Desde ese punto de vista, los intereses objetivos de Turquía residen en oponerse al bloque atlántico.

La posición y la alineación adecuadas para Turquía

Pero hay algo que añadir aquí: existe una forma de evitar esta escalada. El mundo no tiene por qué encaminarse hacia una gran guerra. Si Turquía adopta la posición adecuada y se establece una alineación estratégica entre Turquía, Rusia, China e Irán, el poder económico creado por dicha agrupación, la disuasión militar que podría generar y la red más amplia de alianzas internacionales que podría atraer contribuirían a evitar tal guerra.

El bloque atlántico ya se encuentra en declive económico. Cada día que pasa pierde legitimidad a nivel internacional. Además, está cada vez más dividido internamente. Acontecimientos como el auge de la AfD en Alemania, el creciente apoyo a Le Pen y Melenchon en Francia, y las contradicciones entre Europa y EE. UU. lo demuestran. Todo el mundo es testigo de su fracaso en Irán y Palestina.

En ese sentido, la cuestión principal para Turquía, tanto para resolver sus propios problemas económicos y de seguridad como para ayudar a evitar que el mundo se vea arrastrado a otra gran guerra, es construir esta alianza. Dicha alianza también permitiría a Turquía establecer relaciones con Occidente sobre una base más equilibrada y sólida.

Ataques ucranianos contra buques y oleoductos turcos

Y me gustaría plantearle una última pregunta. ¿Cómo afectarán las tensiones entre Europa y Rusia al campo de batalla en Ucrania? Se acerca el invierno. ¿Seguirán los países occidentales y europeos prestando apoyo militar a Ucrania? A corto plazo, ¿hacia dónde cree que se dirige la guerra?

El apoyo occidental va a continuar. Sin embargo, el ejército ucraniano no ha podido avanzar y, de hecho, se ha visto obligado a retroceder. Por eso estamos asistiendo a un aumento de los ataques con drones y de los atentados terroristas en el interior de Rusia, dirigidos contra objetivos civiles. Estos ataques están ejerciendo presión sobre Rusia para que responda con mayor dureza, tal vez incluso hasta el punto de plantearse el uso de armas nucleares a escala limitada y táctica. La intensificación de los ataques tras las líneas del frente se debe a que fracasan en el campo de batalla.

Creo que cabe esperar que la intensidad de la guerra aumente en el próximo período, si tenemos en cuenta los preparativos que está llevando a cabo Occidente.

Debo señalar un aspecto relativo a Turquía. Los buques turcos y algunos de los proyectos energéticos más importantes de Turquía, entre ellos TurkStream y Blue Stream, también han sido objeto de ataques por parte de Ucrania. Debemos reconocerlo. Rusia no es el único objetivo en este contexto. Fíjese en el mar Negro hoy en día: el comercio se ha paralizado prácticamente por completo. Los barcos ya no navegan de un lado a otro de la costa opuesta como solían hacerlo. Los tomates cultivados por los agricultores turcos y la maquinaria fabricada por los fabricantes turcos ya no pueden llegar a Rusia como antes. Del mismo modo, las materias primas y otros bienes que Turquía necesita ya no llegan desde la otra orilla del mar Negro como antes.

Por lo tanto, no podemos considerar esta guerra como algo que no tenga una repercusión directa en Turquía. Y el coste del conflicto para Turquía aumenta con cada día que pasa.

Publicado originalmente por  Geopolítica rugiente

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Scientists Find a Giant Fungus in China whose Lineage Originated on Dead Matter Left Behind after the Extinction of the Dinosaurs

Until now, the biggest fruiting bodies known among the ascomycetes, the largest group of fungi (it includes morels and truffles), stood between 20 and 30 centimeters (8 to 12 inches) tall, about the length of a school ruler. Researchers at the Kunming Institute of Botany, part of the Chinese Academy of Sciences, have now found […]

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Descubren en China un hongo gigante cuyo linaje nació sobre la materia muerta posterior a la extinción de los dinosaurios

Hasta ahora, los cuerpos fructíferos más grandes conocidos entre los ascomicetos, el grupo más numeroso de hongos, medían entre 20 y 30 centímetros de altura, lo que un folio DIN A4 puesto de pie. Investigadores del Instituto de Botánica de Kunming (Academia China de las Ciencias) han encontrado en Yunnan, al suroeste de China, uno […]

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How Beijing combines conservation and trade in panda diplomacy

Two giant pandas recently landed in Atlanta, a week after Donald Trump and Xi Jinping met in Washington. The summit produced no immediate breakthrough on trade deals, Taiwan or AI, but it did produce something cuddly for the American public: a pair of giant pandas, Ping Ping and Fu Shuang, which are on a ten-year […]

The post How Beijing combines conservation and trade in panda diplomacy appeared first on Asia Times.

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From Buffer to Bridge: The Wakhan Corridor and the Return of Russia and China to Eurasia

As the United States reassesses its global commitments, the opening of Afghanistan’s Wakhan Corridor creates a new trade artery between China, Central Asia and South Asia — giving Russia and China new openings to reshape the Eurasian order. The Changing Global Balance of Power On 4th October 2026, Afghanistan opened the Wakhan Corridor, which means […]
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Europe and China Trade Negotiations: Can Brussels Face Reality? Part 2

The European Union still lacks an adequate understanding of the China it is negotiating with and of the world in which it now has to compete. Geopolitics and the Illusions of Power: Europe’s Refusal to Adapt It is common for Europe to regard many of its economic problems as being China’s fault—this being a convenient […]
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Survey finds majority of Americans say AI is developing too fast

Meanwhile Donald Trump has dismissed calls for more regulation, saying the United States needs to maintain its edge over China in the AI race.

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A new poll indicates that 64 percent of Americans believe artificial intelligence (AI) is developing “too fast.”

The Associated Press-NORC Center poll released on Oct. 8 showed that just 27 percent say the development is “about right,” and less than 10 percent think it’s moving “too slow.”

Of the polled adults, more Democrats (76 percent) than Republicans (54 percent) think AI is moving too fast. However, 70 percent of those under 30 years old think the technology should be slowed, and 60 percent of those 60 years old and older think the same.

The findings come amid growing concern over the technology’s potential threat to humanity, which has led to industry leaders and politicians calling for a slowdown and more regulation.

President Donald Trump has dismissed calls for more regulation, saying the United States needs to maintain its edge over China in the AI race. Major AI companies recently signed a voluntary accord with the White House that calls for internal and external reviews.

According to the poll conducted Sept. 24 to 28, about half of respondents think the government’s support is about promoting technological innovation, and a little fewer say they think it’s about competition with China.

Meanwhile, 80 percent of Americans say it’s “extremely” or “very” important for the United States to ensure AI stays under human control.

Recent months have seen several incidents of AI agents from major tech firms breaching websites of private companies, research institutions, and multiple government agencies.

Notably, ChatGPT developer OpenAI acknowledged in July that its AI agents broke out of a testing environment and hacked into Hugging Face, an open-source community for AI.

In September, OpenAI canceled the release of its latest model, GPT-6.1 Astra, slated for October, over safety concerns. It also postponed plans for its initial public offering this year.

Lawmakers from both sides of the aisle have proposed a range of measures to regulate the technology, but none are likely to advance anytime soon with Congress in recess ahead of the midterms.

Confidence in politicians’ handling of AI is low, with 23 percent trusting Democrats to do a better job and 21 percent favoring Republicans, while 39 percent trust neither party.

Mistrust of AI appears to have extended to the realm of politics, as very few adults are using AI as a source of information for the upcoming election. The poll indicated that only about 21 percent of respondents said they use or plan to use AI to gather information about a candidate or ballot issue.

Even fewer (12 percent) said they will use AI for information about how to vote, and only 10 percent said they would use it for information on voter registration.

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FCC product testing ban deepens US-China tech decoupling

The US Federal Communications Commission (FCC) is moving to bar every Chinese lab from testing electronics for the US market, a sector China dominates. And Chinese media and commentators say that Beijing, having already retaliated with three countermeasures, is ready to strike back again. The FCC said on October 7 that it will vote on […]

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Il Partito Vatan verso il congresso per una Turchia pienamente multipolare

L’Impero ottomano e in minor misura seppur ugualmente lo stato turco fondato da Mustafà Kemal, detto Atatürk, ovvero padre dei turchi, era ed è una nazione formata da molti popoli, ma non cosmopolita, bensì polietnica, la turchicità e la lingua turca ne rappresentavano e ne rappresentano la sintesi

Segue nostro Telegram.

La società polietnica turca, come spiega il professor Şükrü Hanioğlu[1], non è una società multietnica in senso occidentale, ogni comunità etnica e ogni gruppo linguistico, pur connotata da una forte identità sociale e culturale, è estranea al multiculturalismo tutto confondente di matrice anglo – statunitense, così come allo stesso modo è priva di una dimensione nazionalistica, essendo l’appartenenza alla nazione turca parte dell’identità.

La turchicità e la lingua turca dunque si sostanziano come collante di una pluralità etnica, linguistica e religiosa che ha tutto l’interesse a coltivare la propria specificità e a perpetuarsi, pur dentro la cornice della nazione turca.

Questa peculiare forma di plurime identità, etniche ma non nazionali e ancor meno nazionaliste, è stata in parte trasformata nel corso della seconda metà del Novecento dall’introduzione dall’esterno, leggasi ingerenza statunitense, dentro alcune comunità, massimamente quella curda, di un nazionalismo funzionale a propagandare il separatismo etnico, in ultima istanza una risorsa dell’imperialismo in funzione di contenimento delle spinte di autonomia e sovranità della Turchia, tuttavia la recente scelta dei separatisti curdi di deporre le armi e rientrare nell’alveo della comunità nazionale turca, accettando di porsi sul piano della democrazia politica, rappresenta un’ulteriore vittoria della Turchia, intesa ad assolvere un fondamentale ruolo nella costruzione del nuovo ordine mondiale multipolare e sempre meno legata agli interessi euro – atlantici, anche in ragione del sempre più acceso confronto con l’entità statuale sionista, che rischia, per colpa di Tel Aviv, di degenerare in un pericolosissimo conflitto armato dagli imprevedibili sviluppi tanto per l’Asia Occidentale, quanto per il Mediterraneo.

La storia della civiltà turca si dipana dai tempi del sovrano turco Osman figlio di Ertuğrul, diventato sultano di un impero che aveva in Bursa la sua capitale e da lui prenderà il nome di ottomano, il tutto, siamo nel 1299, mentre Dante Alighieri ancora fa politica a Firenze.

Osman è seguito dal figlio Orhan, dal nipote Murad, in successiva continuità con Bayezid, detto Ylderim, ovvero il Fulmine, sebbene sconfitto da Timur e Lan, ovvero Tamerlano, quindi Mehmet I e infine Murad II. Tutti e sei questi primi sultani riposano a Bursa, cuore anatolico anche della Turchia moderna, ospitati in “turbe”, ovvero mausolei, di incomparabile bellezza artistica e architettonica islamica.

La svolta più significativa avviene con Mehmet II Fatih, figlio di Murad II e settimo sovrano, detto appunto il Conquistatore, che riposa a Istanbul – Costantinopoli, avendola conquistata e avendone fatto il cuore di un impero che per diversi secoli ha rappresentato una assoluta potenza presente su tre continenti.

Da poco più di un secolo la Turchia è una repubblica kemalista, ovvero orientata al coinvolgimento popolare delle lavoratrici e dei lavoratori nei destini della nazione, con una profonda tradizione di autentica emancipazione femminile.

Il partito patriottico Vatan, guidato dal marxista Doğu Perinçek, un pragmatico rivoluzionario capace nella sua lunga militanza di poter vantare profonde e durature amicizie con Mao Ze Dong, Deng Xiaoping e Kim Il Sung, si avvia a tenere ai primi di gennaio 2027 il suo prossimo congresso e ha nel frattempo pubblicato le tesi congressuali, come sempre di grande rilevanza e di profondo interesse.

Nel complesso nelle tesi per l’imminente 17° Congresso, pubblicate nel numero di TEORİ rivista teorica del Partito di settembre 2026, Vatan ribadisce la sua adesione al socialismo scientifico e al marxismo, intensi non dogmaticamente, ma creativamente, alla ricerca di una sintesi teorica originale.

Il congresso intenderà ovviamente procedere al rafforzamento organizzativo interno e al radicamento sul territorio, forte di una avanguardia militante di quadri politicamente consapevoli e ben formati, non disdegnando tuttavia una attenta valutazione delle forze in campo a partire dal ritorno al kemalismo e all’antimperialismo del CHP, ovvero il socialdemocratico Partito Popolare Repubblicano, il quale, ora guidato da Kemal Kılıçdaroğlu, intende ripristinare, abbandonando le derive atlantiste degli ultimi anni, la centralità del patriottismo repubblicano e l’impegno per l’uguaglianza dei cittadini, con un intervento riequilibratore dello stato.

Al proposito Vatan rilancia la necessità di politiche sociali, proponendo il blocco triennale degli affitti e l’istituzione di un tribunale speciale contro la corruzione, con processi rapidissimi e confisca dei beni dei corrotti.

Vatan si propone di elaborare una legge esplicita per vietare le organizzazioni e la propaganda LGBT, intese non come strumenti di salvaguardia dei diritti individuali, che il Partito rispetta e non discute, ma come pesante strumento eterodiretto di intromissione atlantista nelle scelte della Turchia, oltreché come uno strumento di alienazione naturale dei generi biologici e di frantumazione della famiglia, cellula fondamentale di resistenza della nazione lavoratrice.

Il Partito dichiara inoltre di combattere, oltre all’ideologia LGBT, il cosmopolitismo e il femminismo di matrice neoliberale.

Le tesi ammoniscono altresì che l’avanguardia rappresenta pur sempre una minoranza ed è dunque chiamata a non isolarsi dalle masse, altrimenti tenderebbe inevitabilmente a trasformarsi in una struttura di potere separata.

Vatan riconosce nell’Eurasia e in particolare nell’alleanza strutturata tra Turchia, Russia, Cina e Iran il cuore della costruzione del nuovo ordine mondiale multipolare. Viene formulata una critica radicale all’eurocentrismo del XIX e del XX secolo, accusato di aver intrappolato la sinistra occidentale in una pesante autoreferenzialità che le impedisce di capire la nuova fase storica e l’avvento del multipolarismo.

Le tesi congressuali criticano duramente la cosiddetta “coscienza di sinistra”, sia nella sua versione liberal e genderista di matrice compromissoria, socialdemocratica e in ultima analisi atlantista, sia nella sua versione massimalista e spesso violenta, definita “rozza e settaria”, ispirata a un ribellismo controproducente e in ultima istanza prossimo a un atteggiamento che intende imporre la dittatura di una minoranza sulla maggioranza della popolazione. Piuttosto il socialismo scientifico invita a ripensare ed agire nel solco della “coscienza dei lavoratori”, fondata sui valori morali popolari di onestà, solidarietà, rispetto del lavoro altrui e giustizia sociale.

La dimensione dell’umanità – nel duplice significato di insieme degli esseri umani e modalità di relazione – assurge a categoria del socialismo scientifico e viene richiamata in aperta contrapposizione rispetto alla precarizzazione, alla mercificazione, all’iper – individualismo in cui sono schiacciati gli esseri umani, non solo in Turchia, ma in tutte le nazioni a regime capitalistico.

Il Partito integra nel materialismo storico una lettura assolutamente innovativa delle nuove tecnologie. Si teorizza che lo sviluppo della robotica e dell’Intelligenza Artificiale non rappresenti una minaccia per il proletariato, ma la precondizione tecnica reale per la sua piena ed effettiva liberazione.

Anzi con molte ragioni Vatan legge nello sviluppo scientifico e tecnologico, come la Cina Popolare dimostra, la possibilità per la prima volta nella storia dell’umanità di edificare una reale società dell’abbondanza, riducendo progressivamente la necessità del lavoro manuale alienato e ponendo le basi materiali per l’abolizione dello sfruttamento dell’uomo sull’uomo.

Il Partito celebra anche l’origine della sua storia politica, quando tra la fine degli anni ‘60 e gli albori degli anni ‘70 il movimento Aydınlık, antesignano del Partito e oggi nome del pregevole settimanale edito dallo stesso, ha assunto una posizione, unica nel panorama turco, di critica del sistema sovietico, in posizione filo – cinese.

Tuttavia questo riannodare i fili del tempo non è frutto di un’esigenza meramente celebrativa, ma intende piuttosto riannodare il passato per guardare al presente.

Intanto il Partito ha sempre interpretato il tragico esaurirsi del campo sovietico non come il fallimento del socialismo scientifico, ma come la conferma empirica delle tesi storiche da lungo tempo espresse dalla dirigenza guidata da Doğu Perinçek, confermando come la degenerazione burocratica e il revisionismo moderno, iniziati dopo la scomparsa di Iosif Stalin dai suoi successori, abbiano inevitabilmente portato al collasso dello stato socialista e alla paurosa perdita delle conquiste popolari.

Per altro, mentre i sovietici dichiaravano prematuramente di aver realizzato il “comunismo”, cercando malamente di nascondere gli enormi limiti della loro esperienza, la Cina piuttosto non ha statalizzato forzatamente ogni aspetto della società ma, promuovendo un’economia pianificata e mista in cui la proprietà statale e quella privata coesistono, ha evitato l’ipertrofia burocratica che ha contributo alla fine dell’esperienza sovietica.

Infatti in Cina ancor oggi si lotta contro le disuguaglianze, applicando misure concrete per contrastare i processi di stratificazione in classi all’interno dello stato e della società.

Tutt’altro discorso e tutt’altra analisi conduce dunque, con molte ragioni, Vatan rispetto al cammino intrapreso in questo ultimo mezzo secolo dalla Cina Popolare, in cui nel solco di Deng Xiaoping e oggi di Xi Jinping i comunisti si sono affermati non come un “Partito-Stato” oppressivo, perché non hanno usurpato il potere dei lavoratori, ma hanno agito come nucleo dirigente di un autentico “potere popolare” in cui la dialettica tra avanguardia e masse rimane aperta, vitale e orientata verso il socialismo, senza disdegnare il fondamentale vincolo marxiano di sviluppo delle forze produttive e di accrescimento del benessere dei cittadini, con fondamentali elementi di ridistribuzione rispetto alle necessità infrastrutturali della nazione cinese e al diritto inalienabile in una società socialista a casa, scuola, istruzione, cultura, salute e lavoro, possibili solo in un quadro di eccezionale primato economico, scientifico e tecnologico, con ricadute immediatamente messe al servizio della cittadinanza.

[1] Si rimanda al suo pregevole “Breve storia del tardo impero ottomano” (in Italia edito da Sellerio) per ogni approfondimento legato alla polietnicità dell’identità turca.

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EU trade chief hails ‘crucial first step’ as Beijing talks avoid trade war

EU and Chinese officials agreed a series of trade concessions covering electric cars, rare earths and tariffs that dragged them away from a damaging trade war on Friday (9 October), following two days of crisis talks.

Following two days of talks in Beijing, EU trade commissioner Maroš Šefčovič said that he and China’s commerce secretary Wang Wentao had made a “crucial first step” towards rebalancing EU-China trade relations.

Europe can point to progress on hybrid vehicles, stronger assurances over the supply of critical raw materials, and continued engagement on market access issues in China.

Hours before Šefčovič arrived, Beijing rejected an EU demand for so-called “voluntary export restrictions” on its electric vehicles (EVs). However, in a joint statement on Friday, the two sides said that they had reached an “understanding on trade in hybrid vehicles in a WTO compliant manner”, but without providing further details.

They added that further negotiations on reducing tariffs and minimum pricing deals would allow Chinese EVs to enter the EU at a lower duty rate.

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EU tech chief expects countries leading AI race to come around on safety

The European Union’s technology chief expects countries that oppose stricter artificial intelligence rules to change course, as AI systems are becoming more capable and harder to evaluate.

“I’m sure that all those countries who are not willing to regulate the use of AI, they will come back to that quite soon,” European Commission Executive Vice-President Henna Virkkunen told the European Newsroom (enr) on Friday. She warned of a “risk of very serious incidents” in the absence of any guardrails and called for the establishment of safeguards at an international level.

Concerns about the risks of AI have been at the centre of public attention for weeks, sparked mainly by hacking attacks carried out by AI software that acted autonomously during test runs. Some industry insiders have sounded the alarm, warning that artificial intelligence could potentially cause large numbers of deaths if the technology were to spiral out of control.

Virkkunen warned that fierce global competition is creating a risk that “companies are coming to the markets with products that they haven’t been testing enough.” She pointed to incidents in which AI agents had escaped from test “sandboxes” and service providers or developers had been unable to control their own systems.

At the same time, she said, some AI models “have become so capable that it’s more and more difficult also to evaluate them.” Adequate testing required highly qualified experts, sufficient expertise and enough time, she added.

The EU began enforcing its AI Act, the world’s first comprehensive legal framework to regulate AI based on the level of risk it poses, in August. Virkkunen said that the Commission had already sent a Request for Information (RFI) to two major US-based AI companies – OpenAI, known for ChatGPT, and Anthropic, known for Claude – as well as to some Chinese companies not further specified.

An RFI is a formal investigative tool used by the Commission to gather facts, data, and internal documentation from businesses, governments, or member states.

Global AI race

China and the United States have emerged as frontrunners in the development of AI systems, showing no signs of hitting the breaks. Governments in both countries have rejected calls to slow down its development, arguing it would create a competitive, strategic and economic disadvantage.

“Currently the risks are mainly focused and related to cyber security,” Virkkunen said, but she warned of more serious risks in future, including the possibility that highly capable models could be used in connection with biological weapons or fall into the hands of terrorists.

The Finnish politician called for the establishment of international rules to mitigate the risks of AI. She said the security of AI models had already been discussed within the Group of Seven (G7) this year as well as among G20 countries, and that the discussions would continue.

Talking about the EU’s role in AI development, Virkkunen said the Union should avoid dependence on a single company or third country for critical technologies and develop AI systems based on European values, languages and culture.

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EU weighs safeguard tariffs as China refuses hybrid car limits

Beijing has rebuffed a European Union request to voluntarily cap hybrid car exports to the bloc, raising the prospect of new, steep EU tariffs on Chinese hybrids, which have so far escaped the duties on pure electric vehicles. China has refused to set quotas on its exports of hybrid electric vehicles (HEVs) and plug-in hybrid […]

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EU trade chief Šefčovič has no cards to play on China ‘ultimatum’ trip

Persuading China that its €1bn daily trade surplus with the EU is not sustainable was always going to be a hard sell for EU trade commissioner Maroš Šefčovič.  

And the early signs are that Šefčovič’s two days of talks with Chinese commerce secretary Wang Wentao, which conclude on Friday (9 October), are not going to deliver the breakthrough demanded by EU leaders when they gather for a summit in Brussels next week. 

“The message around the table was clear: the need to improve access to the Chinese market, while boosting our economic security,” Šefčovič posted on X ahead of the first day of talks. 

But rhetoric aside, three months after the EU Commission set up a series of ‘work streams’ with Chinese officials, with a mandate to address the multi-layered EU-Sino trade dispute, it is hard to see much tangible progress. 

Hours before Šefčovič arrived, Beijing rejected an EU demand for so-called “voluntary export restrictions” on its electric vehicles (EVs). 

In August, data published by Schmidt Automotive Research found that 14 percent of EV sales across Europe this year were Chinese-made, up from 9.4 percent last year. 

That is despite the EU imposing additional tariffs of between 17 and 36 percent on Chinese EVs in October 2024. 

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Trump’s Bombers, Xi’s Calm and the Limits of American Power

The massive display of American military might during Xi Jinping’s visit underscores the shift from a unipolar world to a new reality in which the U.S. is compelled to engage with China as an economic and industrial rival of equal standing—one whose influence cannot be overcome by military force alone. For a few seconds at […]
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