O CD está de volta — porque há quem esteja farto dos algoritmos

© Hilary Swift for The New York Times

© Nathan Howard for The New York Times

© DIOGO VENTURA/OBSERVADOR
Si les fausses informations sont un fléau universel, l'Afrique en fait particulièrement les frais. La journaliste franco-congolaise Dominique Tchimbakala, longtemps figure de TV5 Monde, décrypte ce qu'elle qualifie de « véritable virus ». La vulnérabilité du continent provient, notamment, de la fragilité du tissu médiatique (un « désert informationnel ») et de l'utilisation très étendue des plates-formes numériques — « La désinformation s'est industrialisée avec le téléphone portable » ; ses richesses en font un enjeu économique et la cible des campagnes de désinformation venues de Russie, de Chine ou d'anciennes puissances coloniales. Mobilisant exemples et anecdotes, Tchimbakala analyse les ressorts sociaux et psychologiques de la propagation du « virus », comme la « cécité militante » ou l'« indifférence calculée » des pouvoirs publics. Elle met en garde contre les illusions d'un fact checking sans moyens et appelle à « réapprendre collectivement (…) ce qu'est vraiment le journalisme ». Selon elle, l'Union africaine doit contribuer à relever ce défi éducatif, culturel et social.
Riveneuve, Paris, 2026, 190 pages, 10,50 euros.
La saturation progressive du sens de la vue par les écrans a ouvert un nouvel espace à l'ouïe, jusque-là essentiellement sollicitée par la voix humaine et la musique. Diffusés en ligne, chuchotements et sons de contact amplifiés permettent de nouer avec certaines personnes un rapport très particulier.
Un homme apparaît sur un fond noir, devant une toile posée sur un chevalet. Le sourire affable, il s'adresse aux téléspectateurs comme s'il les connaissait chacun personnellement : « Hi, welcome back, I'm glad to see you » (« Salut, content de vous revoir ici »). Il s'emploie alors à peindre montagnes, couchers de soleil ou fermes sous la neige. Le patient professeur conseille et encourage d'une voix douce l'élève invisible.
« The joy of painting » (« La joie de peindre ») est un programme télévisé américain, animé par Robert (« Bob ») Ross et diffusé entre 1983 et 1994. Personne, sans doute, n'aurait pu prédire que les méandres d'Internet lui donneraient une seconde célébrité quelques décennies plus tard, ni qu'il deviendrait le modèle de l'ASMR. Ce sigle — pour autonomous sensory meridian response, « réponse sensorielle autonome culminante » en français — désigne une sensation, voire un sentiment suscité par ces contenus, et par extension ces contenus eux-mêmes. Une étiquette apposée sur certaines vidéos reprenant les codes des émissions de Bob Ross : douceur de la voix, lenteur de l'élocution, adresse directe au spectateur et amplification exagérée de certains bruits d'ordinaire peu perceptibles — en l'occurrence, celui du pinceau.
Grâce à des micros placés tout près de la source sonore, les créateurs accentuent les sons produits par des objets manipulés : une vidéaste met de la mousse à raser sur un micro, découpe avec des ciseaux une balle antistress à paillettes pour en répandre le contenu. Les séquences mettent souvent en scène une personne « guide » qui, explique l'artiste et chercheuse Alice Lenay, « fait mine de prendre soin du “récepteur” ».
Ce « prendre soin » s'incarne dans un jeu de rôle : le ou la vidéaste est une librairie qui te conseille des livres ; une esthéticienne qui te prodigue un soin du visage, etc. Les sons amplifiés exacerbent sa respiration, ses bruits de bouche ; ils mettent mal à l'aise certaines personnes et en ravissent d'autres. Si ce genre compte des millions d'adeptes à travers le monde (la chaîne YouTube américaine Gentle Whispering compte plus de 2 millions d'abonnés), l'ASMR demeure un ovni. « C'est une niche », admet avec un sourire Florian Boullot, alias Paris ASMR. Sa chaîne a fêté ses 10 ans l'année dernière. « Beaucoup de gens n'hésitent pas à me dire qu'ils n'aiment pas. Je crois que j'apprécie ce clivage : sauver les nuits des uns de l'insomnie, et être moqué par les autres. »
« ASMR chuchoté (attention personnelle) », « ASMR spa & face massage », « ASMR tapping, no talking » (ou « tapotement ASMR sans paroles »)… Que vient-on chercher en s'absorbant dans la contemplation de quelqu'un qui, faisant bouger avec des gestes lents une maquette du Système solaire, dit à voix basse le nom et la localisation de chaque planète ? Ou qui mange, sans un mot, des cornichons ou des bonbons colorés près d'un micro ? Alors que ces communautés n'ont cessé de grandir sur différentes plates-formes, certains, comme Florian Boullot, se sont spécialisés dans la production de ces vidéos.
Si les images numériques colorées, saturées, agitées peuplent les réseaux sociaux, « le public ASMR en ligne délimite un espace intime, au rythme ralenti de l'infra-ordinaire, à rebours de la clarté pressante des messages informationnels », souligne Alice Lenay. Elle met l'accent sur l'« ordinaire étrangeté » de l'ASMR, où les objets et situations du quotidien deviennent des supports de relaxation. Pour Sandra Marinelli, qui a créé sa chaîne Sandra ASMR en 2015, il s'agit de « ralentir » : « J'ai découvert l'ASMR, comme beaucoup de gens, parce que je faisais des insomnies. Même si j'ai trouvé ça un peu bizarre au début, je me suis aperçue que ces vidéos me faisaient du bien. J'aimais qu'elles me donnent l'impression de s'adresser à moi. Elles devenaient comme une présence. »
À une époque marquée par un sentiment d'accélération frénétique, l'ASMR se présente telle une bulle, un monde de douceur et de calme, où tous les objets sont bien rangés, où le désagrément n'existe pas, ou alors seulement comme le sujet d'une mise en scène humoristique, passé au tamis d'une voix susurrée. De nombreuses recherches s'intéressent d'ailleurs à la portée thérapeutique du processus et à ses effets sur le cerveau. Les « artistes ASMR » estiment que cette expérience trouve son origine dans les premiers temps de la vie. Dans le langage de la communauté, le mot « triggers » (« déclencheurs ») désigne les sons qui provoquent la sensation de bien-être. Chaque personne ayant ses propres triggers, de nombreux vidéastes s'interrogent sur ce qui pourrait relever de souvenirs de la petite, voire de la très petite enfance. Florian Boullot parle ainsi des traces d'une « éducation au monde » : la voix rassurante d'un parent, le bruit des pages tournées au moment de l'histoire du soir, les lueurs du mobile au-dessus du berceau.
Créatrice de la chaîne Roxane ASMR, Roxane Cathelot, ancienne infirmière en réanimation formée à l'hypnose, utilise à présent cette technique dans ses vidéos. « Je me suis rendu compte que j'aidais peut-être encore plus de gens sur Internet qu'à l'hôpital », estime-t-elle. Une position à la fois valorisante et ambiguë. « Certaines personnes peuvent venir chercher, davantage que de la relaxation, de quoi combler leur solitude », note Florian Boullot. Cette relation unilatérale confronte des personnes souvent sans formation médicale à la souffrance d'autrui. Sur sa chaîne Paris ASMR, le vidéaste a changé de ton au fil des années pour s'adresser à ses abonnés : « J'essaie de nuancer mon propos, de dire aux gens qu'ils ne sont pas seuls, pour les encourager à ne pas trop se réfugier dans cette réalité numérique. Mon ASMR ne peut être qu'une petite pommade. »
L'une des dimensions centrales de la médiation sonore tient au « sentiment d'être touché à distance, analyse Alice Lenay. Quand le doigt de la personne effleure le micro, le son tape mon tympan et me donne l'impression d'une caresse ». La professionnalisation de la pratique s'accompagne d'une sophistication technique. Très présente sur YouTube mais aussi sur la plate-forme Twitch, qui lui permet de faire des sessions live d'ASMR, Roxane Cathelot raconte son enthousiasme pour le travail du son : « Très vite après que j'ai lancé ma chaîne, il y a dix ans, j'ai investi dans des micros de bonne qualité et j'ai une carte spécifique pour traiter les sons en direct. »
Pendant l'épidémie de Covid-19, la youtubeuse française BehindTheMoons a réalisé, en collaboration avec l'artiste Caroline Delieutraz, une performance consistant à toucher et à manipuler une sélection d'œuvres contemporaines. « En général, dans un musée, on interdit de toucher les œuvres. Au contraire, je devais m'en saisir pour essayer d'en tirer des sons et partager, dans une vidéo, une forme de découverte naïve, explique-t-elle. Ainsi, il y a un spectre d'approches qui va d'une pratique face caméra classique à des réalisations visuelles et sonores plus artistiques, se voulant cinématographiques ou encore expérimentales. » Les unes proches de la musique concrète, les autres, au contraire, asservies à l'entreprise marchande.
En 2023, un spot publicitaire pour une automobile de luxe s'inspire de l'ASMR : une jeune femme blonde, un micro à la main, tapote de ses ongles manucurés les jantes de la voiture qu'elle fait ensuite démarrer, caresse le volant, en susurrant le nom de la marque, Bentley. La mise en scène, si elle a donné lieu à de nombreux détournements comiques, met en lumière un autre aspect de l'ASMR : sa confusion avec la pornographie. « Ce lien est réel. L'ASMR est devenue une catégorie à part entière sur les sites pornographiques », constate Roxane Cathelot. Comme beaucoup de ses collègues, la jeune femme veut pourtant éviter toute dimension suggestive dans ses propres vidéos, et qualifie l'ASMR qu'elle pratique de « familial » et « enveloppant ». À son grand dam, sur Twitch, où elle diffuse plusieurs fois par semaine ses vidéos, la catégorie « ASMR » est inondée de contenus à caractère pornographique, à tel point qu'elle a été interdite aux moins de 18 ans.
Dans les années 2010, le terme de brain orgasm (orgasme cérébral) apparaît dans les médias pour désigner l'intensité de la sensation que provoque l'ASMR. « Une chaîne de télévision est un jour venue chez moi, raconte Sandra Marinelli. Quand le reportage est sorti, j'ai découvert qu'il portait sur les “nouveaux types d'orgasme”. Je n'en menais pas large quand je suis arrivée au travail le lendemain de la diffusion… » Cette sexualisation des créatrices d'ASMR les rend plus vulnérables encore aux nombreuses formes de harcèlement que la plupart subissent déjà : certaines reçoivent des messages à caractère sexuel non sollicités, des lettres de menaces de mort ou de viol, d'autres voient leur adresse ou celle de leur famille divulguée sur les réseaux sociaux. « C'est presque une règle qui régit Internet : si quelque chose existe, sa version sexuelle aussi », déplore BehindTheMoons avec un certain fatalisme.
De ce monde dépolitisé du bien-être, l'influenceur Maël Coutand a tiré un autre fil. En 2020, alors qu'il cherche à tourner en dérision une vidéo de Ségolène Royal « racontant n'importe quoi » au micro du journaliste Jean-Jacques Bourdin, ce créateur de vidéos humoristiques s'aperçoit qu'un doublage chuchoté de l'interview produit un effet insolite. « Je me suis rendu compte que les gens prêtaient parfois davantage attention à ce qui était dit grâce au chuchotement, explique celui qui est aussi conseiller en communication et chargé de plaidoyer pour des structures d'intérêt général. Après avoir transformé des engueulades en chuchotements, je suis parfois choqué par le contenu des interviews : “Il a vraiment dit ça ?” »
Pourtant, malgré le caractère très créatif de la production d'ASMR, son modèle économique reste le même que celui de l'influence (1). Le nombre de vues des vidéos génère très peu de revenus, et la rémunération découle surtout des placements de produits et de la publicité insérée en début, milieu ou fin de visionnage. Jusqu'en mars 2026, les créateurs pouvaient obtenir de la part du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) une aide financière au projet. Mais, à la suite d'une polémique alimentée par le Rassemblement national, ce fonds a été suspendu. Le financement de ces créations reste donc dépendant des activités commerciales. « Les placements de produits dans l'ASMR ont ceci de particulièrement désagréable qu'ils interviennent non pas seulement dans un moment de disponibilité de l'auditeur, mais de vulnérabilité, alors que nous sommes dans un état proche de l'hypnose », observe Alice Lenay. Pour cette raison, Sandra Marinelli a voulu restreindre les partenariats commerciaux, ce qui, dit-elle, « divise [ses] revenus par trois », en particulier les annonces en milieu ou en fin de visionnage, qui « font vivre presque tous les youtubeurs aujourd'hui ». Un autre mode de financement, les abonnements payants, existe mais reste marginal. L'ASMR reflète au fond l'univers numérique où il s'épanouit. La force de ses triggers ne se résume pas à une simple expérience neurophysiologique. Sur YouTube, « The joy of painting » connaît toujours le même engouement : la chaîne totalise 6,5 millions d'abonnés. « J'espère vous revoir très bientôt. D'ici là, bonne peinture. Merci ! »
(1) Lire Benoît Bréville, « Tous influenceurs ! », Le Monde diplomatique, juin 2025.
El menor de 17 años detenido el pasado miércoles por incitar a realizar saqueos este sábado en la ciudad de Valencia tenía varios grupos en dos aplicaciones de mensajería a través de las redes sociales, uno de ellos con hasta 400 seguidores, según informa la Policía Nacional en un comunicado.

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© Manuel Orbegozo for The New York Times
Cientos de ciclistas salimos a entrenar a diario y lo que debería ser solo deporte a menudo nos resulta un riesgo. La ley exige guardar 1,5 metros de distancia lateral al adelantar y permite invadir el sentido contrario. Sin embargo, muchos conductores ignoran estas normas. Lo que en un coche parece un adelantamiento rápido, para el ciclista es recibir un latigazo de aire a alta velocidad. Sin más protección que la ropa, ese golpe desestabiliza la bici y puede ser mortal, algo que se agrava con viento o lluvia. En lugar de imponer nuevas normativas, como las medidas de la Dirección General de Tráfico (DGT) de este 1 de octubre, es más urgente destinar recursos a vigilar y sancionar estas conductas temerarias. De nada sirven nuevas leyes si quienes deben cumplirlas ignoran que los ciclistas somos vulnerables ante ellos. Ese metro y medio salva vidas.

© fcafotodigital (Getty Images)
La computación cuántica, todavía en fase experimental, está llamada a revolucionar la informática. Se supone que multiplicará exponencialmente la capacidad de cómputo de los ordenadores. Eso es una muy buena noticia para la investigación y los desarrolladores, pero también tiene algunas implicaciones en el campo de la seguridad: los ordenadores cuánticos serán tan potentes que, presumiblemente, serán capaces de romper el cifrado (es decir, conseguir la clave) de muchas de las comunicaciones consideradas hoy bien protegidas. Este problema lleva tiempo anticipándose en el campo de la ciberseguridad, que busca estrategias para desarrollar sistemas de criptografía que puedan resistir a ordenadores cuánticos.

© KCNA (EFE)

© Ariel Davis
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Ukraine’s Military Intelligence (HUR) has published the names of 49 Russian and Belarusian companies and institutions building Rassvet, Russia’s low-orbit satellite internet system, on its War&Sanctions portal, the agency said on 28 October. It needs it for its military purposes.
Russian troops ran front-line communications and long-range strike drones on smuggled Starlink terminals until SpaceX blocked them on 1 February 2026. Ukraine still flies on Musk’s network, and on 24 October it got back to full speed after a ten-day cap imposed abroad. Rassvet is meant to give Russia’s army satellite links under its own control.
HUR has said Moscow may struggle to obtain components for more satellites, and its list names the suppliers that sanctions would need to target while the network is still being built.
Rassvet is first of all a military communications system. Russia plans to use it for command and control, strike platforms, and drones, and to install terminals in the command-and-staff vehicles of Iskander-M missile systems, HUR says.
The Central Research Institute of Automation and Hydraulics is involved in integrating Rassvet into army communications, including fitting command vehicles, Iskander ones among them, with terminals once 292 satellites are in orbit, according to the portal. The same institute produces guidance components for the Iskander-M and Kinzhal missiles.
Planned coverage takes in Ukraine and the EU first, and once it is wide enough, Russia could use the system in hybrid attacks on other countries. That is why partners should block Rassvet’s access to components, equipment, and software now, the agency said.
The lead company is Bureau 1440, part of the IKS Holding tech group. According to the portal, it is linking its flight control center to systems of the Russian Defense Ministry. Roscosmos launches the satellites into orbit, and its head, Dmitry Bakanov, personally oversees Rassvet.
Meanwhile, Belintersat, Belarus’s national satellite operator, signed a partnership with Bureau 1440 in May 2026 to bring Rassvet into Belarus’s telecom network. It is a branch of the Plant of Precision Electromechanics, Belarus’s lead missile developer and maker of the Polonez rocket launcher.
Another Belarusian firm, Aerospace Instruments, prototypes components for the system.
Of the 49, 23, Roscosmos among them, are not under sanctions by any country in the sanctions coalition. The companies involved “must be included in all blacklists” of countries, banks, and businesses, the agency wrote.
Russia launched its first 16 Rassvet satellites earlier this year. Stable communications would need 200–250 in orbit, Serhii “Flash” Beskrestnov, then adviser to Ukraine’s defense minister, said in May.
By August, Russia had launched 32 Rassvet satellites and planned seven more launches by the end of 2026, a HUR official told Janes. Only 12 of them, all from the first batch, had reached a sustainable altitude by the end of August, ISW reported.

© David Fouts for The New York Times
Espero no ser el único que echa de vez en cuando la vista atrás y recuerda con cierta nostalgia aquellos tiempos pasados que, ya sabéis, siempre fueron mejores. Todo era más sencillo, que solemos decir, aunque quizás había algo más complicado que ahora: volverse viral.
Claro que también era más satisfactorio y meritorio, con, no obstante, algunas de estas celebridades de Internet volviéndose un meme por cuestiones ajenas a su voluntad; otras no, otras buscaban esa fama temprana pero también efímera.
A todas ellas ha reunido Mozilla en una campaña publicitaria que apela directamente a nuestra nostalgia para intentar que volvamos a utilizar Firefox, su navegador web, en un momento en el que la privacidad y la inteligencia artificial están más presentes que nunca.
Bajo el lema Come Back to Firefox («Vuelve a Firefox»), el anuncio recupera a algunas de las caras más reconocibles de los años 2000 y principios de los 2010 para preguntarnos qué ha pasado con aquel Internet que tanto nos gustaba.
El anuncio reúne a personajes tan conocidos como el Numa Numa Guy, el protagonista de Chocolate Rain, la Novia Psicópata, Bad Luck Brian, Noah «Apparently» Ritter, y la Annoying Orange. También aparecen Matt Harding, famoso por sus vídeos Where the Hell is Matt? en los que bailaba por todo el mundo, Chuck Testa con sus animales disecados, y Kelly, la protagonista del viral Shoes. Por supuesto no son recreaciones mediante inteligencia artificial, sino las personas reales, a las que el paso de los años ha cambiado más o menos.
Detrás de esta reunión de viejas glorias hay una estrategia comercial bastante clara. Firefox, que actualmente solo cuenta con un 2,8 % de cuenta de mercado si hablamos de navegadores, quiere recuperar a quienes lo utilizaron en sus mejores años y convencer a nuevos usuarios de que existe una alternativa a otros como Google Chrome. La privacidad es uno de sus principales argumentos, junto con la posibilidad de controlar las funciones de inteligencia artificial y un desarrollo de código abierto.
John Solomon, director de marketing de Mozilla, ha explicado que la intención es recuperar el espíritu de una Internet divertida, extraña y sorprendente sin quedarse atrapados en el pasado. No es casualidad que la compañía recuerde precisamente ahora esos valores, cuando la integración de herramientas de IA en los navegadores genera tantas dudas entre algunos usuarios.


© Mozilla

Today's guest is Neal Stephenson, the bestselling author of Snow Crash, The Diamond Age, and Cryptonomicon. His latest novel, D: Heavy Water, revisits the early days of World War II, when scientists were racing to understand nuclear fission and a secret mission sought to keep a crucial ingredient for atomic weapons out of Nazi hands.
Nick Gillespie talks with Stephenson about what drew him to this forgotten chapter of history and how revolutionary idealism can give way to authoritarianism. The conversation also explores the internet's early promise of decentralization, how Big Tech came to dominate it, and why the metaverse hasn't lived up to the vision Stephenson introduced in Snow Crash. They discuss his early work with Jeff Bezos at Blue Origin, President Donald Trump's disruption of American politics, and why Stephenson believes the West's Enlightenment values remain worth defending.
0:00—The failure of the metaverse
9:59—Did the internet fail on its original promise?
14:36—The impact of technology conglomerates
17:22—What we get wrong about the Puritans
21:45—Mother Earth Mother Board
25:14—Blue Origin and space exploration
31:22—D: Heavy Water synopsis
35:49—Creating characters with nuance
40:00—Francoists
41:29—Atomic bomb development
44:13—Communism
46:22—Cryptonomicon
50:06—The Big U
52:46—Stephenson's literary influences
55:23—Democracy and politics
1:00:28—The aftermath of 9/11
1:05:34—Faith and science
Previous Reason features:
"Neal Stephenson's Past, Present, and Future," by Mike Godwin
"Wiki Magazines on the Way, Neal Stephenson Is Awesome," by Katherine Mangu-Ward
"Intelligence at Work," by Anders Monsen
"If We Told You Neal Stephenson Invented Bitcoin, Would You Be Surprised?" by Peter Suderman
"Neal Stephenson Wants to Tell Big Stories," by Tyler Cowen
"Neal Stephenson's Polostan Is a Compact Epic About Communism, Science, and the Dawn of the Atomic Age," by Peter Suderman
The post The Untold Story Behind the Race for the Atomic Bomb appeared first on Reason Magazine.
© Illustration: Fatima Ruiz
